Rien à faire, je trouve que Tobey Maguire est un acteur sans aucun relief ni aucune expression et forcement, cela nuit gravement à l'intérêt du film ainsi qu'à sa crédibilité. Un biopic sur ce personnage haut en couleurs et prodigieux était terriblement engageant, et Zwick qui réalise, tout semble là pour le meilleur. Et bien non, le film alterne entre le suspense mode thriller et le documentaire de bas étage, il souffle le froid et le chaud sans dévoiler plus d'informations concernant le protagoniste principal. La suite de sa vie est bâclée en quelques images d'archives à la fin. Pas franchement mauvais, mais franchement moyen!
Le jeu de Tobey Maguire (qui je trouve excellent dans les rôles plus "sombres") est très bon dans ce film. Moi qui ne connaissait absolument pas Bobby Fischer avant ce film, je me suis laissé emporter par le caractère spécial de cet homme. Il ne s'agit pas là d'une vision romancé de sa vie et c'est ce qui m'a plu.
On savait que Bobby Fischer était un génie des échecs névropathe, parano et antisémite. Mais à ce point... Un très bon film qui ravira les amateurs d'échecs, mais aussi les autres.
Un film biographique sur Bobby Fisher, peut-être le plus grand joueur d'échecs de tous les temps. Tobey Maguire campe le rôle de ce fantasque personnage à merveille. On croirait qu'il est habité par le fantôme de Fisher. L'ambiance des parties d'échec est très bien restituées, on s'y croirait. Pour les passionnés d'échec et nostalgique de la belle époque des grands champions, ce film est à voir.
Les américains sont tous beaux et intelligents. Les soviétiques sont froids et méchants. J'en ai un peu marre de cette logique à la noix. Même en connaissant la fin, spoiler: je voulais que les soviétiques gagnent ! GO SPASSKY !
Un parcours hors du commun, personnalité complexe dans un enjeu politique d'un autre temps mais important pour l'époque. Il aurait été intéressant de rentrer plus dans le personnage qu'être spectateur/observateur. Maguire pas top également (trop "lisse"). Reste un film historique captivant et très surprenant. 3.5/5 !!!
Film Remarquable qui nous plonge dans l'histoire de ce grand nom des échecs ! La prestation de Tobey Maguire, nous emmène là où Edward Zwick veut ! Etant amateur de ce jeu, j'étais un peu sceptique sur une adaptation cinématographique, .... Mais je me suis laissé captiver du début à la fin!
L'histoire est passionnante, Tobey Maguire est un bon acteur, le metteur en scène Edward Zwick nous a offert quelques bons films, je m'attendais donc à un quelque chose de relativement bien fait. Mais malheureusement, "Le prodige" ne sera pas un grand biopic ! Le long-métrage manque de puissance, de scènes fortes, et c'est évidemment embêtant car il démarrait extrêmement bien, notamment avec la formidable prestation du héros dans son plus jeune âge. On aurait souhaité une atmosphère plus sombre, surtout lorsque l'on connaît l'état d'esprit du personnage, mais également davantage de profondeur. Le personnage énigmatique de Bobby Fisher reste cependant bien retranscrit, mais le film n'en ressortira pas aussi intelligent que cette fameuse sixième manche. Loin d'être un échec (sans mauvais jeu de mot) tout de même, "Le prodige", de par son sujet fascinant, aurait pu être un très grand biopic.
Un personnage vraiment incroyable, entre le génie et la fou.... Tobey Maguire joue de façon correct mais pas non plus transcendant. Un film avec du rythme mais je trouve enchaînement sont plutôt moyen. A voir surtout pour s'intéressé a Bobby Fisher
L’histoire véritable de Bobby Fischer, jeune surdoué des échecs, quelque peu perturbé.
En bref c’est là la ligne principale du scénario, tant cette histoire est sous-développée, sous utilisée. Las, les bons scénaristes ne sont pas foison, on ne pouvait guère compter sur un Tâcheron de la trempe d’Edward Zwick pour inoculer quelque grâce à ce film.
Le personnage de Bobby Fischer (Tobey Maguire fait ce qu’il peut!) n’est pas assez fouillé, rien ne vient jamais tenter d’éclairer une paranoïa qui point à tout moment, pour le moins surprenante même en pleine guerre froide, et ce n’est pas le passé -vaguement complotiste engagé- d’une mère aux aspirations communiste qui peut y suffire.
le film donc se répète, sans surprise, sans talent, joue sur une nostalgie sixties et puis s’en va; nous aussi.
NB: il y a un excellent livre qui parle, montre la folie échecs c’est bien entendu « Le joueur d’échecs » de Stefan Zweig. EB
Le contexte de la guerre froide exacerbe tous les délires patriotiques côté américain et russe ; la perception que nous avons maintenant de tout ce décorum à forte charge symbolique autour d'une simple partie d'échec nous parait, en 2015, vraiment ridicule... et le metteur en scène a presque perçu l'ironie de la situation. Je dis presque, car en fait il transforme l'or en plomb... on retrouve dans Le Prodige toutes les grosses ficelles du film de sport américain et sa dramaturgie immuable : ça part mal, ça finit bien, les doutes du héros, les supporters qui s'embrassent, les proches qui pleurent derrière leur télé ou radio etc. etc... rhaaa, on a vu ça 50 000 fois, on pourrait pas nous épargner ce genre de scènes ? Par ailleurs, au fond, plus qu'au contexte de la guerre froide, plus qu'aux échecs, plus qu'à Boris Spassky qui ne mérite même pas une ligne à la fin du film expliquant ce qu'il est devenu, plus qu'à Fisher même, le Prodige s'intéresse surtout à la folie paranoïaque et antisémite du héros... et sur ce plan là non plus, aucune subtilité (gros plan lourdingues, redondance des scènes...).
Ce film fait le choix de revenir sur un évènement probablement un peu oublié maintenant, mais qui est resté longtemps mythique (notamment dans le monde des joueurs d'échecs).
Ca aurait pu n'intéresser que les fans des échecs, mais le film réussit à aller au delà:
Tout d'abord, il reconstitue avec justesse et finesse l'atmosphère de la guerre froide, et la compétition féroce que se livraient USA et URSS dans tous les domaines... et comment les USA auraient-ils pu rêver d'un plus beau domaine pour humilier l'adversaire que celui des échecs, jeu dont le panthéon est empli de noms russes, et où - comme le rappelle le film - les rencontres "amicales" étaient une occasion pour les soviétiques de venir écraser les équipes américaines?
C'est ainsi que le récit change progressivement de ton (ce que le titre français ne suggère pas, à la différence du titre original): commençant avec le petit prodige de Brooklyn - un Mozart des échecs -, l'histoire gagne de plus en plus en noirceur en racontant comment l'enfant maladivement surdoué devient un adulte de plus en plus perturbé et génial à la fois, et surtout cyniquement utilisé pour faire mordre la poussière au brillant représentant de l'Est honni.
Surtout, Tobey Maguire est l'impressionnant "pion sacrifié" (du titre original): paranoïaque, monomaniaque, insupportable et génial à la fois, il nous fait toucher du doigt l'inadaptation de Fischer à la vie "normale" et réussit à restituer la dimension exceptionnelle de celui qui aura été à la fois l'un des plus grand joueurs de tous les temps, et probablement le plus météorique (avec peut-être son compatriote Paul Morphy, rappelé dans le film).
Un film qui donne un éclairage intéressant du monde des échecs dans le contexte de la guerre froide. Les acteurs sont excellents, mais on aurait sans doute aimé comprendre comment le personnage principal a découvert cette passion pour les échecs et avoir un éclairage sur les raisons de sa démence.
Sur un fond classique de parano commun au thème de la guerre froide, l'échec est mat devant l'histoire. Notre pauvre Fischer, génie affirmé des échecs est écrasé par le poids politisé de ce film qui bien que sûrement prépondérant ramène l'échec au second plan. Si il est indéniable que les américains ont un talent pour filer du suspense et romancé sur tout et n'importe quoi, cela ne saurait pourtant pas justifié l'absence de plans sur les pions. A peine les a t'on vu, qu'ils disparaissent sous les regards hagard de Mcguire, qui décidément porte le film avec ses copains qui tiennent avec lui la baraque. Parce que, oui c'est bien ça le problème, c'est eux qui tiennent la baraque, sans quoi, tout serait bien creux. Le suspense repose sur le talent de nos acteurs qui se plient à la tension de la salle confronté au "rendez vous" de l'histoire. Le problème, c'est qu'à ce train là, on va bientôt avoir droit à un biopic sur un joueur de ping pong qui jouerait sous le regard de Mao et de Truman (pardonnez l'anachronisme, au cas où, je n'ai pas vérifié) et on nous expliquera que si il avait raté son smash, on larguait une bombe sur Pékin... Ce n'est pas la première fois que l'on galvanise l'histoire et qu'on déifie le personnage, le phénomène du biopic commence à produire sa partition en boucle. C'est donc avec beaucoup de regrets pour ma part que les échecs n'apparaissent qu'en surface même si je dois avouer que Zwick a cherché à jauger l'équilibre du scénario pour tout public. Mais ce n'est malheureusement pas avec ce film a mon sens qu'on va requinquer cet art noble de la logique que sont les échecs. On concédera tout de même une belle interprétation et un bon travail de Zwick en dépit de ces regrets, mais je crains que ce film ne restera que trés anecdotique pour un champion génial aussi remarquable que l'était Bobby Fischer.
Un film intéressant sur le monde des échecs et un de ses prodiges, considéré par beaucoup comme un joueur qui réinventa le jeu. On suit parallèlement à sa conquête du titre mondial, sa tombée progressive dans la maladie psychiatrique. On découvre surtout une personnalité hors du commun, fantasque, instable, controversée, aux idées politiques anti-sémites. Un film à la gloire de l'Amérique qui a engendré un citoyen brillant. Il développe l'idée d'une maladie psychiatrique du joueur et qui justifierait ses positions racistes, il tait surtout son anti-américanisme. Un film donc librement inspiré de la réalité comme on dit et politiquement correct, pour développer le sempiternel thème cher à Hollywood de la grandeur de l'Amérique. Pour cela, les ficelles sont un peu grosses. On passe toutefois un bon moment.