Le gamin au vélo
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anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 2 juin 2011
Il s'agit du premier film des frères Dardenne que je voit ! Je dois avouer que j'avais de gros à priori sur ces réalisateurs, qui selon moi, ne plaisaient qu'aux journalistes ! Et pourtant, du moins avec ce film, ils ont fait très fort ! Dès les premières minutes, où l'on voit le jeune Cyril, 12 ans, courir sans s'arrêter, poursuivi par ses éducateurs après s'être échappé, on sait que l'on va assister à un drame puissant et prenant ! La caméra est toujours en mouvement, sans jamais donner l'impression de partir dans tous les sens ! Elle colle en continu au jeune protagoniste, ne le lâchant pas jusqu'à la fin ! Ce bloc de rage et de tristesse, n'acceptant pas l'idée d'avoir été abandonné par son père, joué par un Jérémie Renier saisissant, est interprété de façon bouleversante par Thomas Doret, dont la maturité laisse pantois ! On craint à tout moment de le voir basculer dans la violence, et l'on espère de tout coeur qu'il va s'en sortir ! Cécile de France, qui joue une femme se prenant d'affection pour lui, et l'hébergeant chez elle chaque week end, est admirable ! Le film est évidemment ancré dans un contexte social alarmant, et pourtant jamais il ne tombe dans le misérabilisme excessif qui excluerait le spectateur à force de drames successifs ! Le résultat est parfois rude, mais, sans dévoiler la fin, se termine bien ! Il est désolant de constater que malgré les critiques élogieuses, le film n'a pas marché ! Les Dardenne sont apparemment victimes de leurs 2 palmes d'or à Cannes, synonymes pour beaucoup de cinéma intello et chiant ! Avec ce film plus grand public, ils auront récoltés le grand prix ex-aequo avec "Il était une fois en Anatolie" ! C'est bien, mais cela n'aura pas suffi à convaincre le public ! Il s'agit pourtant d'un grand film qui restera dans les esprits de ceux qui se seront déplacés pour le voir !
tixou0

783 abonnés 2 045 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 juin 2011
Si l'histoire est simple, voire tristement banale, ce "Gamin au vélo" est tout à fait remarquable par le traitement qui en est fait par les Dardenne. L'enfance est un âge tentant à mettre en scène, mais c'est un sujet très "casse-cou" finalement, car que de doigté, de pudeur il faut pour réussir l'exercice ! Les frères belges signent ici un petit bijou de tendresse et d'humanité - c'est ma deuxième expérience "dardennienne" seulement (et "L'Enfant" m'avait rebutée), mais cette fois je suis conquise par ce savoir-faire singulier (et le faire-savoir délicatement ourlé de ce récit d'apprentissage). Quant au jeune Thomas Doret, il est exceptionnel dans le rôle de Cyril, ce gamin rageusement cramponné à son vélo avec toute la force et la conviction de son amour filial - ce vélo autour duquel il se construit, dans le désordre et la douleur, vélo donné puis repris par son père, racheté par sa nouvelle maman, prétexte à la rencontre d'un "grand frère" dangereux et dévoyé, vélo d'enfant, alors qu'il va bientôt quitter l'enfance... Son entourage de fiction est également à louer (ainsi de Jérémie Renier qui campe, en habitué, le géniteur dénaturé, et de Cécile de France qui prête sa générosité et sa douceur à la figure maternelle qui réussira à s'imposer auprès de l'enfant perdu). Choix judicieux de la récompense au dernier Cannes : un Grand Prix mérité (une troisième Palme d'Or pour le tandem était impossible, eu égard à la concurrence du monument cinématographique qu'est "The Tree of Life").
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 2 juin 2011
J'ai bien aimé ce film sobre et émouvant, l'histoire d'un enfant qui cherche désespérément à retrouver un père qui a décidé de l'abandonner, sa souffrance d'enfant evoquée sans cris ni larmes, tout en finesse psychologique.
Une histoire simple et vraie qui doit malheureusement se rencontrer assez souvent dans la vraie vie.
Heureusement, dans le film, il a la chance de trouver une personne qui l'aime.Tout sonne juste, pas de dialogues inutiles, tout passe dans les regards, les situations parlent d'elles-mêmes, c'est çe qui fait l'intérêt et la qualité de ce film.
Le petit Cyril joue formidablement bien, Cécile de France est très juste dans son rôle aussi .
Christophe R
Christophe R

32 abonnés 465 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 juin 2011
"Le Gamin au Vélo est un film dur, socialement et humainement parlant, et extrèmement juste. Le jeu des acteurs est remarquable (notamment le fabuleux "gamin" Thomas Doret et Cécile de France qui joue vraiment bien ici, un peu détachée de son jeu habituel marqué de candeur), la mise en scène du film est réussie, le cadre belge est vrai (cet accent !). Le vrai point fort aussi de ce film est son timing : là où un piège de longueur était possible, le film est juste ce qu'il faut pour toucher là c'est le plus tendre. Une énorme émotion que ce très beau film.
Claire undefined.
Claire undefined.

4 abonnés 47 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 juin 2011
On pourrait reprocher aux frères Dardenne de toujours faire le même type de films. Le fait est qu'ils se situent immanquablement dans les mêmes lieux un peu gris, dans des climats sociaux difficiles, avec des personnages en souffrance aux trajectoires contrariées.
Ce type de film est donc difficilement comparable avec des oeuvres au budget colossal, misant beaucoup sur des effets visuels/spéciaux, des lumières extraordinaires, des sentiments étirés comme la guimauve ou triturés à des sauces d'un mysticisme douteux (évidemment, je ne pense à aucun film en particulier). Non, ici on est dans le réel, il n'y a pas de place pour l'artifice. Cela plaît, cela touche, cela lasse, cela décourage parfois, les réactions contrastées sont compréhensibles.

Personnellement j'apprécie ces films, même s'ils peuvent être dans la répétition. Parce qu'ils montrent des émotions difficiles de manière subtile et avec des moyens simples. J'avais vu "Rosetta" à sa sortie en salles, que j'avais beaucoup aimé, même si (et sans doute parce que) la caméra à l'épaule m'avait littéralement épuisée et que le film était choquant de dureté. Les thèmes de "L'enfant" m'avaient également émue.

Les personnages de leurs films sont en lutte permanente, contre à peu près tout ce qui les entoure. Quand ce n'est pas le travail, c'est la famille, quand ce n'est pas la famille, c'est le quartier et ceux qui l'habitent, quand ce n'est pas le quartier c'est la société inhumaine, matérialiste, de consommation qui les englue dans des besoins qu'ils ne pourront satisfaire qu'au détriment des meilleurs de leurs sentiments. Ils sont démunis, déhérités, pourtant ils n'ont de cesse de se heurter à cette réalité qui les dépasse avec un sens de la débrouille stupéfiant. Ils deviennent les incarnations de toutes ces luttes. Et selon moi, ce sont ces luttes, qu'elle soient justifiées ou non, perdues d'avance ou pas, que les frères Dardenne savent filmer.

Dans le Gamin au vélo, le jeune Thomas Doret - doué, buté, surprenant - envisage cette lutte de tous les instants comme un jeune animal hargneux (le surnom "Pittbull" lui va comme un gant), s'accroche autant qu'il blesse, parce qu'il ne peut pas comprendre que le peu qu'il a lui soit enlevé. Il ne peut admettre de ne pas avoir de nouvelles de son père, il ne peut accepter de ne plus avoir son vélo. Et, sans sentimentalisme aucun, le film nous fait douloureusement prendre conscience de toutes les choses "évidentes" que beaucoup d'enfants n'ont pas, ou auxquelles ils doivent parfois s'accrocher pour ne pas les perdre.
Lorsqu'il trouve un certain équilibre, il s'y réfugie mais cherche alors immédiatemment s'il ne peut pas s'aventurer en dehors de ce territoire connu pour tirer encore plus profit de la situation, et surtout plus de choses matérielles. Car au fond, s'il refuse affectivement d'intégrer l'instabilité du père et son incapacité à le prendre en charge, ses agissements prouvent qu'il sait ne pas pouvoir compter sur lui. Et la détresse d'un enfant débrouillard est une manne que certains repèrent immédiatement et cherchent à exploiter.
La lutte devient un apprentissage douloureux, un choix permanent (souvent non mesuré) entre risque et sécurité, entre douleur et facilité, entre incertitude et acquis.

Les scènes de vélo, avec pour seuls sons les bruits de l'air dans les rayons du deux roues et frôlant les oreilles du garçon, donnent une très belle et touchante sensation de liberté.

La suite de la critique sur mon blog: http://clairedanslessallesobscures.blogs.allocine.fr/
Appeal
Appeal

180 abonnés 569 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 mai 2012
Premier film des frères Dardenne que je vois, je ne vais pas me poser en connaisseur : par contre, du film social, j'en ai bouffé. De ce gamin au vélo je ne retirerai pas une certaine maitrise (voir grande) du sujet par leurs auteurs. Difficile de faire plus film social. On capte l'histoire de ce gamin à fleur de peau, il n'y a aucun effet de style, aucun jeu d'acteur poussé, aucune image sensée reflété une "beauté". Une folie, une musique (une seule), qui vient très rarement se laisser jouer. Il y a quelque chose que je n'ai jamais ressenti dans ce genre de cinéma, c'est ce côté sans pathos ni gauchisme à deux pesos, non le gamin n'est pas un ange et si sa situation est pour le moins compliquée même très dure à supporter celui ci se révèle assez incontrôlable et même... énervant (et c'est une volonté des réalisateurs de montrer ça, à l'évidence). Revers de la médaille de cet esthétique, difficile pour autant d'être réellement emballé ou touché par l'histoire. On saisit la souffrance du gamin, son manque de repère à cause d'un père qui le laisse à l'abandon et une mère jamais évoqué (sans doute morte) et pas aidé en liberté dans un quartier pas très famé. Pour autant cela ne surprend pas, y'a l'authenticité oui, mais j'ai la forte impression que Le Gamin au vélo est un film qui parle à un public déjà acquis à la cause; donc déjà connaisseur de ces problèmes la. Car pour mon cas personnel je suis effectivement un peu scandalisé que nous ne pouvons pas compter sur la société pour régler ce genre de problèmes, et qu'il faut se remettre à des particuliers habités d'un humanisme réaliste (incarné ici par Cécile de France, en temps que famille d’accueil pour le gamin); d'accord, mais pour autant, le gamin au vélo ne m'apporte rien de particulier et ne saisit aucune subtilité ou n'apporte pas un éclaircissement d'une chose que l'on ne connaitrait pas déjà. Ambitieux il le reste, grâce à sa forme cru qui marque une certaine maturité chez les frères. Mais il manque ce plus, ce gros plus pour qu'il devienne une pierre à la construction de notre édifice morale. Je donnerai pour finir quelques mauvais points aux acteurs, hormis le gamin qui est correct, et surtout quelques scènes qui me semble surréalistes (mais faut bien meubler).
fandelyon
fandelyon

3 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 juin 2011
J'ai vu "Le gamin au vélo" des frères Dardenne. Un vrai bon moment de cinéma. Les acteurs sont tous excellents, avec une mention spéciale à Jérémie Rénier qui est époustouflant. Pendant tout le film j'ai eu peur pour lui lors de tous ces déplacements en vélo filmés au plus près. L'histoire est une vraie tranche de sa vie.Ll'enfant avec sa violence, sa rébellion, en contrepoint de la douceur de Cécile de France, c'est vraiment bien vu. J'ai adoré ce film, et je crois encore plus le lendemain que sur le moment : j'en suis sortie, et mon mari pareil, liitéralement sonnée.
Un mot : allez le voir, vite car il n'y a pas beaucoup de salle à Lyon qui le projette.
Gilles P
Gilles P

22 abonnés 553 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 1 juin 2011
Un film basé sur une invraisemblance, la relation incohérente entre la coiffeuse et le gamin. Des longueurs qui traînent en longueur et une fin inexistante. Au secours !
neoravine
neoravine

9 abonnés 160 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 juin 2011
Un avis mitigé. Les frères Dardenne ne manquent pas de talent, on le savait déjà mais l'histoire est parfois prévisible. Cécile de France est superbe, comme toujours. Pas un chef d'oeuvre mais un film interessant.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 1 juin 2011
Quoi de plus dur au monde pour un enfant qu'un père qui ne veut pas de lui? La quête désespérée de son papa du formidable petit acteur est poignante. Je n'ai pu retenir mes larmes par rapport à ce pauvre titou. On sent que cette douleur le suivra longtemps. Heureusement, il fait partie de la race des teigneux ce petit garçon et il refuse ce destin. Il court, il mord, il fugue. Tellement malheureux et émouvant. Cécile de France ne se pose aucune question quand elle le rencontre. Elle l'aime. Point. Et on y croit immédiatement. Il peut faire les pires bêtises de la terre, fuguer, voler, la blesser physiquement même...Elle est là pour lui, solide. Elle n'est pas là pour le juger, elle et là pour l'aimer. "Pourquoi tu m'as pris chez toi" demande le petit garçon?" "Parce-que tu me l'as demandé" répond elle. C'est tout, et ça suffit.
Comme chantait Cabrel "Tout le monde attend son billet retour d'amour d'amour d'amour d'amour". Le petit garçon a la chance de trouver une partie de ce billet. Un billet de compensation, déjà validé, comme un ticket de métro trouvé par terre. Mais enfin il en a trouvé un. Et il va s'y accrocher, finalement. Et il y a autour de leur couple autant de gens bienveillants que de gens malveillants.
Ce film m'a profondément ému par sa justesse et sa sincérité. Si vous aimez les films vrais, généreux, qui font du bien, laissez de côté vos préjugés et courez voir ce film!
Lucille T.
Lucille T.

48 abonnés 375 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 31 mai 2011
ASE : Aide Sociale à l'Enfance, organisme chargé de s'assurer de la sécurité et du bien être des enfants quitte à parfois les séparer de leur famille de sang pour les confier temporairement en famille d'accueil.

Il vous a pas dit où il allait, mon père ?
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 12 janvier 2012
D'une très belle justesse. Très bonne réalisation et très bon jeu d'acteurs.
Un film à la hauteur du thème qu'il aborde : sensible, émouvant.
framboise32
framboise32

183 abonnés 1 294 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 mai 2011
Le jeune Thomas Doret, Cyril, est bouleversant dans ce rôle de garçon en manque d’amour paternel. Sans cesse en rebellion, il entre dans la vie de Samantha, Cécile de France, et bouleverse. Le garçon est rude, violent, hyperactif, à fleur de peau. Samantha est douce et dure à la fois. Elle est très patiente avec cet enfant qu’elle ne connait pas et qui vient passer ses week end chez Elle. On ne saura jamais quelles sont les motivations de Samantha à s’occuper de cet enfant mais les sentiments sont là.Elle l’a choisi.

La quête d’amour est captivante. La vie de ce garçon est centré sur son désir de retrouver son père, retrouver l’amour paternel.

Les frères Dardenne nous offre un cinéma simple mais magnifique. On est happé par ce film tout en fluidité, par la vie que nous présentent les réalisateurs. Les lumières sont belles, les personnages sont beaux, l’histoire touchante.

Thomas Doret est formidable et Cécile de France est d’une justesse impeccable !

Un film simple, beau et efficace !
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 780 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 mai 2011
Cyril, 12 ans, vit dans un foyer abandonner par son père. Il n’a qu’une seule obsession : retrouver son père. Par hasard, il tombe sur la bienveillante coiffeuse Samantha. Elle sera sa bouée de sauvetage dans un monde d’une dureté incompréhensible pour ce jeune garçon en pleine construction. Il ne le sait pas encore… mais s’accroche à elle avec comme seul objectif : s’en servir pour renouer avec son père.
Poignant et bouleversant, les Dardenne nous prennent une fois de plus aux tripes. Comparé par beaucoup comme un nouveau « 400 coups » (Truffaut) à juste titre ; les Dardenne nous montre les dégâts provoqués par le manque de référence et d’amour sur un jeune être en pleine construction. Sans temps morts et jamais dans le pathos, les Dardenne mettent aussi l’accent sur une rareté dans notre monde actuel : l’acte de générosité gratuit et désintéressé. Leur scénario est fluide et bien ficelé ; il nous amène très habilement à constater que le geste de Samantha est un réel don de soit très crédible…. On s’attend à voir des failles qui chez elle expliquant son implication dans l’éducation de cet enfant ; mais non, juste un acte de générosité et d’amour magnifique. Ce qui fait un Dardenne atypique ; moins noir que les précédents, c’est pour cette raisons peut êtres que c’est la première fois qu’ils ont choisi comme saison l’été.
Et pour jouer le rôle de Cyril, les Dardenne ont trouvé leur JP Léaud, Thomas Doret est fracassant d’intériorité. Après avoir dégotté les sublimes Emilie Dequenne (« Rosetta ») et Jeremie Renier (« L’enfant ») ; leur jeune dernière trouvaille devrait à nouveau faire parler de lui. Cécile de France retrouve son accent belge pour l’occasion et fait une bonne prestation dans le film de ses compatriotes.
Présenté à Cannes mais pas primé, la sélection était très relevé cette année, je suis resté baba devant ce petit bijou comme devant leur dernier film présenté à Cannes en 2009 : « Le silence de Lorna ». Les Dardenne : des cinéastes en or massif
jeremie747
jeremie747

48 abonnés 484 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 30 mai 2011
Il y a certains réalisateurs qu'on connait de réputation, dont on entend parler chaque année avec force cris d'admiration, et que pourtant on répugne à découvrir, gardant au fond de soi la conviction que leur cinéma ne vous convient pas. J'avais ce sentiment avec les frères Dardenne et j'ai décidé d'aller voir "Le gamin au vélo" pour l'éprouver, pour vérifier le bien fondé de mes préjugés en somme. Eh bien, j'avais raison de me méfier (ça ne m'étonne pas tellement, j'ai toujours raison, surtout quand il s'agit de moi). Loin de moi l'intention de dénigrer dans l'absolu ces estimables réalisateurs belges mais ce genre de cinéma ne m'intéresse pas, tout simplement. J'ai bien conscience de la totale hérésie que je profère, et j'en ai honte (si si), mais le genre même du réalisme social échappe totalement à mon intérêt. Il s'agit là d'une question quasi-idéologique sur ce que chacun attend du cinéma. Dans "Le gamin au vélo", il s'agit de chroniquer le morose, de saisir la bonté ou la mesquinerie dans les comportements humains, de montrer sans artifice une réalité banale. Ni vraiment fiction, ni vraiment documentaire, le film se veut mise en situation réaliste du réel. C'est sobre et rigoureux. Bien joué et correctement filmé. Terriblement plat. Ce que j'aime au cinéma, c'est la transgression du quotidien, la fantaisie, l'imagination... pas cette pâle copie de la réalité.
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