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cam_g
21 critiques
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2,5
Publiée le 12 mars 2011
Un gout d`inachevé. Voilà ce qui reste en tête après avoir vu le film. Oui, on comprend bien la volonté de la réalisatrice à nous montrer la relation entre un jeune malade et son médecin, mais pourquoi faire apparaitre autant de personnages secondaires sans leur donner un peu plus de vie (Emanuelle Devos, 10 minutes d`écran, les autres enfants, la famille de David, la copine de Romain...). Et question réalisation il y a des choses plus que moyenne... nous "cacher" la mort par un effet de caméra fixé sur la porte de la chambre... pour moi ca ne marche pas du tout. Et le pire pour moi, nous obliger à entendre des bruits humains plus que désagréables (machouillages, respiration nasale, micro mal réglé). Est-ce pour plus de réalisme ou juste de la négligence ? En résumé c`est un film touchant, parce qu`il nous parle d`un sujet qu`on connait peu, et parce que finalement quand Romain sort dans la rue, en plein jour, sans protection on se rend compte qu`on a peur pour lui. Et parce que Vincent Lindon joue une partition qu`il maitrise parfaitement. Mais vraiment, inachevé. Mais
Quelque peu déçu par ce film dont la majorité des critiques n'en disait que du bien. La première partie est assez réussie et Lindon est assez convaincant dans son rôle de médecin. Mais il semble reproduire le même type de personnages dernièrement (Welcome, Mademoiselle Chambon). Ensuite, ça s'étire, on attend une confrontation ente le médecin et le gamin qui ne viendra jamais. Le personnage du malade atteint par cette maladie spéciale est parfois assez irritant, on peut comprendre qu'il se sait en sursis d'où une certaine urgence dans son rapport à la vie, mais ça en devient lassant à force. Emmanuelle DEVOS essaie de tirer son épingle du jeu, malgré un rôle pas très évident. J'ai été aussi irrité par le fait que beaucoup de dialogues sont mal articulés, et même en tendant l'oreille, je n'ai pas saisi certaines parties.
Je suis absolument ébahi de voir que l'on peut faire un film sans avoir pris un minimum de renseignements! Voirun chirurgien dans son bloc, stérile, compter ses compresses alors que son patient n'est même pas encore arrivé c'est se foutre du spectateuret tout est comme cela dans ce film. Comment Vincent Lindon a t il pu accepter cela?
Un film très réussit dans sa première moitié, où l'émotion reste à fleur de peau de manière remarquable et maitrisée, et qui prend incompréhensiblement un petit chemin à rallonge, aussi inutile que raté, transformant le médecin en stalker et plombant le film. Après ca, difficile de remonter la pente, d'autant qu'a force de rester dans les non dit en refusant une scene d'exposition aux deux protagonistes, la réalisatrice finit par frustrer le spectateur (et les personnages) en lui refusant d'extérioriser cette émotion. Le film reste agréable à regarder mais on ne peut s'empêcher de penser qu'on est passé à coté d'une petite merveille. Dommage.
La Permission de minuit (2011) est un drame social (et sociétal) où il est question du syndrome X.P. (Xeroderma Pigmentosum), une maladie rare dont le grand public a sans doute pu en entendre parler sous ce nom : "Les Enfants de la Lune". Cette maladie se caractérise par une très forte sensibilité (et donc, allergie) aux U.V, donc à la lumière du soleil. Obligeant les enfants (l'espérance de vie ne dépasse pas vingt ans) à vivre exclusivement la nuit ou le jour sous une combinaison spécialement conçue qui les couvre de la tête au pied. Alors que nous avions toutes les raisons de nous attendre à un drame pathos et larmoyant sur cette terrible maladie, la réalisatrice a privilégié tout autre chose, se focalisant sur la formidable amitié qui s'est liée entre ce médecin et cet adolescent (quitte à mettre le doute sur leur relation au début du film, est-ce son père ?). Le film nous permet d'en savoir plus sur cette maladie peu connu du grand public, Vincent Lindon & Quentin Challal sont plus que parfaits dans les rôles principaux, touchants et humains à la fois.
Bof sans plus. A ne pas voir si vous êtes fatigué car c'est plutôt lent. Finalement peu d'émotion. A part quelques plans je n'ai pas trop aimé l'image même si leurs maisons respectives font vraiment envie. Il manque quelque chose même si le sujet est interessant.
Comment ne pas être anesthésié d'ennui devant "la permission de minuit", froid et irritant comme une compresse de Dakin. Vincent Lindon nous refait le coup des gros yeux de chien battu "plein d'humanité", le jeune garçon est atrocement mauvais et le scénario hésite en permanence entre le mélo hospitalier et "la boum 2"… Seule, Emmanuelle Devos arrive à sauver son (petit) rôle de cette erreur médicale !
Une fois n'est pas coutume, je vais défendre un film qui est partout (ou presque) décrié.
J'ai en effet vu dans l'oeuvre de Delphine Gleize de nombreuses qualités.
Le sujet traité est très intéressant et cinégénique. Il s'agit d'abord de découvrir cet affreuse maladie (XP : Xeroderma pigmentosum) qui interdit aux enfants atteints de s'exposer aux UV sous peine de mourir de cancers de la peau. Cinégénique parce que cette situation fournit nombre de variations intéressantes : tomber en panne de voiture avant le lever du soleil devient un piège mortel, porter sa combinaison de protection c'est comme aller au bal masqué, Romain vit la nuit en toute sécurité alors que les autres enfants apprennent que danger=nuit, etc. La peau de Romain apparait finalement comme une pellicule sensible, captant la lumière des évènements comme une plaque photographique, en négatif. Impossible de ne pas penser aux récents films de vampires, et en particulier au superbe Morse. Il y a dans le jeu du jeune acteur un petit quelque chose qui rappelle dans sa sauvagerie un peu rebutante et en même temps attendrissante le/la jeune héroïne du film suédois.
Cette trame initiale se double de nombreuses variations sur d'autres sujets tout aussi puissants : la transmission de pouvoir, l'amitié, la lâcheté, le comportement des mères et des femmes, la mort, le hasard. Le film évite avec habileté tout pathos (il suffit d'entrapercevoir quelques secondes des photos sur un écran d'ordinateur pour deviner l'horreur, et la mort d'une amie est symbolisée par le cadre d'une porte ouverte). La réalisatrice parvient à construire quelques scènes qui sont d'une beauté rare : je pense à celle, que j'ai trouvée magnifique, dans la chambre d'hôtel à Bruxelles. Une façon d'utiliser les images télé d'un match de rugby à contre-emploi, de filer une bande-son discrète et oppressante, de ciseler quelques répliques glaçantes ("J'ai peur" "Moi aussi, j'ai peur") qui rendent la mort tout à coup présente : cette scène peut être montrée dans les écoles de cinéma.
Le film tient par la performance exceptionnelle de Vincent Lindon, une fois de plus absolument convaincant, d'une Emmanuelle Devos surprenante, dont on ne peut jamais prévoir les intonations, et d'une Caroline Proust toute en nuance. Le jeu du jeune acteur finit également par s'imposer.
Le film est parfois maladroit, notamment dans la façon dont est racontée l'histoire d'amour de Romain, mais la balance est pour moi nettement positive : il s'en dégage une ambiance qui marque et dont on a du mal à débarrasser - ambiance due en grande partie à une utilisation très intelligente du décor : le plus souvent désert et grandiose, et tout à coup banal (une simple rue piétonne) lorsqu'ils devient mortel.
En bref un film qui flatte l'intelligence. D'autres critiques sur Christoblog : http://chris666.blogs.allocine.fr/
film intéressant et assez juste, vincent lindon répète un peu le même rôle que dans WELCOME mais pourquoi pas ? le garçonnet est très bon, pas trop de mièvrerie, par contre j'ai pas compris la scène du début avec la compétition de domino qui ne revient plus du tout dans l'histoire, ni la fin qui n'arrive pas, les dernières 20 minutes sont à couper sans aucun doute, sans intéret et gachent le film.... pas mal les à cotés inexplorés... vincent lindon a aussi un fils mais on n'en parle pas et une fille aussi (dont on voit juste le mariage) mais ils restent aux abords de l'histoire...
Le film de Delphine Gleize possède avant tout le mérite d’éviter toute sensiblerie et voyeurisme. L’approche et la description entre ce chirurgien et son jeune patient, placées sous le sceau d’une relation devenue au fil du temps quasi filiale, sont portées par un duo d’acteurs complices et incontestablement habités par leur personnage. Cette grande force du récit est malheureusement affaiblie par une mise en scène distante, par des intrigues secondaires convenues (les relations entre le chirurgien et son épouse, le rapprochement sentimental entre la mère du jeune malade avec son entraîneur de rugby) voire peu crédibles (le rapport plus que tendu qui oppose d’emblée Vincent Lindon à Emmanuelle Devos apparaît comme trop forcé malgré le talent confirmé des deux comédiens) et par un habillage musical pas toujours approprié qui semble utilisé pour boucher les trous d’un récit parfois bancal. En dépit de ces défauts, cela reste un bon film que tout admirateur de Vincent Lindon ne peut manquer.
Quelle purge ce film lent, très mal joué, Vincent Lindon peu crédible, Emmanuelle Devos au sourire stupide, un gamin qui ne sait même pas lire. Quel gâchis alors que ce sujet grave aurait pu donner un film poignant reflétant la terrible réalité quotidienne des parents ayant un enfant de la lune. Rien, on s'ennuie ferme, on n'apprend rien avec cet enfant qui prend son médecin pour un père de substitution et qui a une mère insignifiante. NUL