Fort, puissant, gris... On prend une claque visuelle mais aussi évidemment psychologique. Dénonçant le totalitarisme aussi bien fachiste que communiste, cette oeuvre est par là une dénonciation large de la manipulation des masses par la terreur et l'uniformisation de tout (nourriture, vêtement, images, pensée...). Une oeuvre à la fois "historique" et visionnaire selon les aspects que l'on considère. Perturbant et excellement interprété, ce film adapté du roman éponyme est un classique !
Un film austère, mais globalement très réussi, qui fait une lecture fidèle mais très grise du roman. C’est un choix fait, pour nous permettre de rentrer dans la noirceur de cette vision du "Big Brother", de la dictature et toute la démonstration « lumineuse » de Orwell, incroyable visionnaire. Même si les moyens de désinformation ne sont pas les mêmes que ceux des années 30 ,employés par les 2 grands régimes totalitaires de l’époque ,et décrit dans le roman en 1947, la technique au XX1eme n’a plus besoin de torture physique ou de répétition en vidéo, , mais le principe est le même et s’est même accentué , grâce à Internet aux Multi- médias, ,à la reprise en boucle de mensonges , Orwell visionnaire, homme libre, souvent encensé aujourd’hui, qui écrit cette dystopie comme sa dernière œuvre, un testament juste avant de mourir. Il y avait probablement d’autres manières d’adapter ce livre culte, en accentuant sur les quelques moments de liberté individuelle, par exemple sur les moments d’extase du jeune couple, car cinématographiquement il n’y a pas beaucoup de contraste et d’opposition entre le mal et le bien. Le casting est discutable aussi, hormis Richard Burton, qui est parfait en dictateur classieux et manipulateur, ( son dernier film) on est déçu par l’interprétation de John Hurt, trop vieux pour le rôle de Winston Smith , manquant d’enthousiasme, un peu éteint pour quelqu’un qui entame une révolte, il ne transmet pas, et idem pour l’actrice Susanna Hamilton, trop fade, un peu passive pour une résistante underground. Leur scènes intimes sont ternes aussi, alors qu’il aurait pu y avoir une fulgurance, une explosion des plaisirs, pour contrecarrer la noirceur de la ligue de vertu. Mais on comprend que c’est le parti pris du réalisateur dans son adaptation, malgré tout le film est fort ,bien construit, puissant, très violent dans ces scènes de torture, et d’une construction très cohérente. Pas facile d’adapter de toute façon, un roman aussi fort .
Adapté du Roman de George Orwell publié en 1948 , à noter que le titre du film semble habilement inverser celle de sa période d’écriture et/ou parution , c'est là un très bon film de Michael Radford qui propose là une vision affutée du totalitarisme ! * Dernière apparition à l’écran de Richard Burton qui décèdera avant la sortie du film.
Très difficile d’adapter le chef d’œuvre de Georges Orwell tant l’œuvre est complexe et étrange. Beaucoup de choses sont à redire sur ce film, tantôt lent, tantôt efficace, tantôt surprenant, tantôt énervant. Il manque du rythme et une certaine fidélité pour adhérer complètement au projet.
Difficile à regarder tant les acteurs sont statiques et leurs voix monocordes. 1984 est volontairement un film où les humains sont dénués de sentiments et fonctionnent comme des êtres zombéifiés réduits à l'état d'esclaves de l'Etat. Des fonctionnaires de l'extrême. Il fallait faire du célèbre livre du même nom de George Orwell un film. Il y a quelques bonnes réflexions mais il faut reconnaître que les personnages sont trop quelconque, neutres et manquent d'humanité.
Michael Radford adapte le célèbre roman "1984" de George Orwell, qui a connu plusieurs adaptations mais surtout inspiré bon nombre de films ("THX 1138", "Brazil"...), ce qui a tendance à le rendre obsolète au cinéma. Il dépeint une société futuriste ravagée par la pauvreté et la guerre, où les hommes de la populace vivent égaux en médiocrité, écrasés par un système totalitaire. Le fond du film n'a pourtant pas vieilli, dépeignant avec finesse les tactiques utilisées par les dictatures pour asseoir leur pouvoir : abrutissement de la population, bourrage de crâne, ennemi de paille, faux conflits permanents, propagande... Par moment, on croirait d'ailleurs voir un documentaire sur la Corée du Nord ! Le tout est présenté dans une ambiance déprimante, glauque, et oppressante, grâce aux costumes aux allures soviétiques, écrans omniprésents, et photographie bleue grise travaillée. Toutefois, il est très difficile de s'attacher aux protagonistes, très renfermés et assez froids, et donc de rentrer pleinement dans le film. Cela n'empêche pas John Hurt de livrer une prestation extrêmement poignante. Face à lui, un Richard Burton impérial dans son dernier rôle, et des dialogues de qualité. "1984" est donc une adaptation intéressante, mais on lui préfèrera d'autres classiques plus passionnants.
« 1984 », film, brûlot implicite écrit en pleine période de guerre froide sur les méfaits de la manipulation psychologique exercée par les médias et les dérives du communisme, force le respect tant il est rempli d'enseignements quant à la nature profonde des êtres humains. D'apparence banale, « 1984 » n'a rien perdu de sa puissance au fil des âges. Ajoutons à cela qu’il dispose d’une bande-son captivante (avec, entre autres, The Eurythmics) et d’un remarquable casting nous permettant de voir l'immense Richard Burton dans son tout dernier rôle au cinéma, le film lui est d'ailleurs dédié. Tout en finesse, il parvient à instiller à son personnage la subtilité nécessaire faisant douter le spectateur quant à ses réelles intentions. Dans le rôle principal, on retrouve John Hurt également reconnu pour ses performances d'acteur hors normes (notamment dans « Elephant man » et « Midnight Express ») et au physique inoubliable réaffirmant encore une fois son jeu tout en sobriété, ainsi que son aptitude à s'impliquer dans des projets amenés à compter. Force est de reconnaître également que tous les acteurs convergent dans la même direction et traduisent magnifiquement ce sentiment de réserve propre à toute personne sous le joug d'une tyrannie et ayant accepté son sort. Toute la puissance émotionnelle émanant des protagonistes se manifeste dans la retenue. On sent bien qu'à force d'être asservis et aliénés mentalement, les hommes et femmes n'éprouvent même plus l'envie de se révolter et qu'ils sont tenus dans un état végétatif dont ils n'ont même plus conscience. Tant de nihilisme fait d'ailleurs froid dans le dos et l'on espère seulement que cela soit de l'anticipation et non de la prophétie. Quoique…
Ayant lu le livre il y a très longtemps et n'en n'ayant plus de souvenir particulier, je ne peux juger le film que sur l'impression qu'il m'a fait. Globalement mon sentiment est mitigé. Si j'ai trouvé son visuel réussi tout comme l'ambiance sombre et pesante qui en ressort, j'ai peiné à m'attacher aux personnages et à être touché par ce qu'il leur arrive. Est-ce le résultat d'un jeu d'acteurs trop désincarné qui rend le résultat morne et provoque un sentiment de platitude ?
Adaptation du roman de George Orwell, 1984 le film a le mérite de faire découvrir ce livre à un plus large public. L'histoire est très fidèle à l'oeuvre originale mais malheureusement cette dernière ne fait que survoler les éléments les plus intéressants provenant du livre. C'est un superbe résumé qui condense en un peu moins de deux heures plus de 350 pages, allant à l’essentiel et qui explique les grandes lignes de ce roman d'anticipation. L'ambiance crée autour de cet univers est une belle réussite avec ses décors sales, froids et futuristes. La b.o. et l'ambiance sonore est en grande partie responsable de l'ambiance avec des sonorités quasi hypnotisantes et dérangeantes. Pour ce qui est des personnages, ils se veulent proches du bouquin et par leurs répliques, nous font comprendre la novlangue et quelques subtilités. Les acteurs qui les interprètent sont convaincants même si ils sont plus au service de l'histoire et que leur prestation passe au second plan. La réalisation pour sa part est plutôt sommaire et le rythme se veut assez lent. La fin quant à elle est satisfaisante et diffère légèrement de l'original ce qui est plaisant. Au final 1984 est un bon film mais qui aurait gagné à développer beaucoup plus le matériau de base quitte à durer trois heure trente. En l'état il résume parfaitement l'oeuvre d'Orwell mais préférez lui clairement le livre qui est infiniment plus complet, complexe et fascinant.
Une adaptation terne et pénible du chef d'œuvre de Georges Orwell. 1984 est un livre qui a marqué l'histoire avec sa vision nihiliste d'un futur totalitaire et paranoïaque. Novlangue, Big Brother, etc sont des notions qui ont bouleversé la pensée et la représentation du futur. Le livre est brillant mais difficile. Je ne m'attendais donc pas à une partie de plaisir avec le film, mais il n'est pas agréable à regarder, décousu, arty, sans étincelle. Et si le fond est plutôt bien retranscrit, la réalisation est d'une platitude criminelle. Préférez Brazil qui rend plus hommage à l'héritage orwellien.
Adaptation d'un livre d'anticipation très en avance sur son époque (livre datant de 1949) qui traite de sujets comme le contrôle des libertés et des pensées ou la surveillance de l'intimité, désormais vu et revu. Ce film a probablement inspiré beaucoup d'autres oeuvres de SF et reste certainement d'actualité mais il est tellement soporifique que le message a beaucoup de mal à passer.
Incroyable, une histoire écrire en 1949, et visionnaire avec ses écrans partout. Le film est difficile, long et lent mais il vaut la peine. Surtout si on n'a jamais lu le livre. C'est stylisé à mort, noir, et cest la culture. C'est le but de l'art ; faire réfléchir. Vive l'avant-garde. Je suis ravi et moins bête.
1984 de Michael Radford est une adaptation d’une rare fidélité au roman d’Orwell, qui impressionne par sa mise en scène austère et son réalisme oppressant. Filmé dans des décors délabrés et des teintes presque monochromes, le film donne vie à une dystopie aussi crédible qu’étouffante. John Hurt livre une performance bouleversante en Winston Smith, soutenue par un Richard Burton glaçant pour son ultime rôle. Sans chercher le spectaculaire, Radford signe une œuvre sobre, implacable et toujours terriblement actuelle, qui frappe par la puissance de son propos politique et sa froide lucidité.
Globalement la vision est éprouvante, on peut scinder le film en trois parties, une première assez confuse voire lourde dans son discours (pour ceux qui n'ont pas lu le bouquin) et dans sa cohérence. La seconde est la plus intéressante avec une belle histoire d'amour illustrée par la présence de la jolie Suzanna Hamilton, non avare de ses charmes, la troisième est carrément pénible, le réalisateur insistant lourdement sur ce que tout le monde avait déjà compris et nous infligeant une scène de torture dans laquelle Burton finit par nous saouler. Pas un mauvais film mais très certainement en deçà de ses ambition d'autant qu'on peut se poser la question sur l'adaptabilité du bouquin au cinéma !