The We and The I
Note moyenne
3,2
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184 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 21 septembre 2012
Un bon Gondry, tendre et cruel, à l'image des ados du film.
Hakim1976
Hakim1976

96 abonnés 352 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 septembre 2012
Ce bus-movie réalisé par un français, Michel Gondry, se passe entièrement dans un bus en suivant son trajet en partant d'un lycée du Bronx à l'heure de sortie des classes, et même dernier jour avant les vacances, jusqu'à son terminus. On découvre cette bande de jeunes interprètes par de vrai lycéens qui ne sont pas du tout acteurs en apportant chacun un peu de leur propre vie pour composer leur rôle attribué. D'ailleurs ils portent tous leurs vrais prénoms dans ce film. Il tient d'ailleurs très bien son titre "The We and The I" car on voit la facette de ces gamins aux caractères trempés ou effacés, se dévoiler au fil des dessertes. En effet, sous l'effet de groupe, ils portent toutes et tous un masque (The We) qui tombe au fil de l'histoire car des protagonistes descendent du bus au fur et à mesure en pleine storyline et cela sans que l'on ne connaîtra jamais leur issue. Mais la mise en scène réussit brillamment pour chaque sortie de ne pas nous laisser sur notre faim.

Attention c'est un film construit que sur des dialogues qui s'entremêlent toujours dans le même décor accompagnés de quelques flash visuels pour nous permettre de comprendre les histoires évoquées par ces jeunes. Ils sont une bonne quinzaine à prendre à tour de rôle le devant de la scène mais à aucun moment on ne s'y perd dans ce brouhaha. C'est comme si on était un passager de ce bus parmi eux et à les voir évoluer jusqu'à nous faire dévoiler leur vraie personnalité (The I) dès que les groupes d'ami(e)s se désunissent via les arrêts qui expirent les passagers vers l'extérieur. La conductrice (qui l'est dans la vie réelle également) fait aussi partie de ce casting! Ceux qui sortent du lot sont entre autre le caïd de la bande de racailles, la grosse dont tout le monde se moque, le couple gay, la métisse asiatique canon qui se la pète, le mythomane qui croit être une star, le guitariste lover, la fille modèle forcée par son père de porter un water bra etc... Ce long métrage indépendant à cette faculté de transmettre toutes les émotions! Bouleversant, drôle, énervant, touchant, il ne fait échec qu'à l'indifférence! On en ressort grandi d'avoir eu cette chance d'être entré temporairement dans la vie de ces enfants du Bronx.
BananeS
BananeS

27 abonnés 130 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 septembre 2012
Derrière des facettes de pseudos jeunes branchés et vulgaires, le réalisateur d'Eternel Sunshine nous emmène directement dans un milieu juste et délicat. Que deviens le We, que devient le I?Ils se separent, se rassemblent, se separent, se rassemblent, pour finir par mieux se séparer. Gondry pose la question du Je et du Nous. Qui sommes nous vraiment derrière ces apparences de grosses brutes et de clichés? Qui laissons nous paraitre? Le film ose nous demander comment nous nous voyons, il nous laisse nous refléter et n'a pas peur de nous montrer la vérité que l'on a beaucoup de mal a accepter. Mais surtout, The We and the I, c'est plus que ca. C'est du grand Gondry. C'est a la fois une Teresa compléxée timide et soumise, une Chen mal dans sa peau, un Mickael totalement a coté de la plaque, et surtout un bus remplie d'émotions et de sentiments a la fois fausses et vraies. Tout devient un masque, puis de fil en aiguille, le mensonge et l'apparence laisse place a la sincérité, aux révélations. Ce bus, on aurait aimé y rester bien plus que 1h et des poussières. Une oeuvre de toute beauté et de toute sensibilité.
Jean-françois Passé
Jean-françois Passé

137 abonnés 231 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 septembre 2012
des ados sans doute pauvres , vivant en pays riche , en huit clos , dans un bus qui les ramène chez eux le jour des vacances d'été .Et on retrouve là un condensé de l'humanité puérile ou surnagent quelques îlots de sagesse . je montrais à mes élèves du même âge hier la bande annonce en la comparant à celle" des enfants de Belle ville " ou des jeunes du même âge à un autre endroit de la planète vivent eux dans l'urgence et la survie .les deux cinéastes montrent surtout des jeunes sans trop de repères, ou perdus parce que pas assez , ou écrasés parce que trop .... le film de Gondry est émouvant et mérite grandement de prendre un ticket pour le bus avec ces jeunes .
Alexandre Cacheux
Alexandre Cacheux

76 abonnés 628 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 septembre 2012
Film original mais agacant. Filmer la vacuite reste toujours un exercice perilleux. A voir a vos risques et perils.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 22 septembre 2012
J'aurais préféré le tram devant "The We and the I", "The breakfast bus" sauce Gondry.
Il y a 27 ans (ah oui, déjà, quand même...) John Hugues a définitivement posé le mètre-étalon de la chronique adolescente existentielle avec son Club du Petit Déjeuner. Depuis, tant et tant de réalisateurs ont voulu croquer, avec plus ou moins de talent, voir de réussite, les affres de la condition adolescente. Michel Gondry, consciemment ou pas, décalque le film-culte de 1985 : milieu fermé (le bus remplace la salle d'étude), un adulte symbolisant le pouvoir comme leur propre futur (la conductrice remplaçant le proviseur) et un panel d'ado "à problèmes" (pléonasme) : le rebelle, le geek, la bourgeoise, le pédé, le frimeur. Emilio Estevez et Molly Ringwald pourraient être les parents des ados de ce bus, et c'est bien là le plus grand souci de ce film. Malgré une interprétation assez juste et une réalisation fluide, ponctuée de jolis morceaux "bricolé" à la Gondry, ben... pas grand chose de neuf sous le soleil depuis 30 ans : l'ado s'emmerde, l'ado est mal dans sa peau et il voudrait bien être amoureux... Tout cela méritait-il le voyage...
Matthias T.
Matthias T.

52 abonnés 612 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 janvier 2017
Un film en huis-clos vraiment intéressant, une sorte d'étude sociologique doublée d'un passionnant moment de cinéma. Bravo Michel Gondry.
Schwann
Schwann

19 abonnés 261 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 septembre 2012
Il y a quelque chose de très décevant dans the We and the I : son titre. Il rabaisse l'œuvre à une séparation de deux concepts vaguement psychologiques, la détruisant avant même de pouvoir juger - alors qu'il s'agit avant tout d'une co-existence, qu'on préfèrerait ne pas voir exprimée. C'est encore plus exaspérant quand, dans la salle de cinéma, on prend conscience que le film prend le relai de la littérature, et que the We and the I s'inscrit dans une prolongation des œuvres des plus grands écrivains - à une échelle moindre, c'est évident, puisque nous ne suivons qu'un instant de vies : un trajet de bus ; le bus comme lieu du reflet des comportements humains, comportements insaisissables, volatiles, éphémères, lunatiques et durs. Ce sont avant tout des corps et des âmes qui réagissent au quart de tour, pour leur survie ; pour se protéger. Puis les arrêts s'enchaînent, et la violence est toujours présente, mais elle passe sur des plans différents : les combats ne sont pas tous extérieurs, les efforts faits sur soi par certains personnages transpercent soudainement l'écran. Même si on reste véritablement cloîtré dans le bus, comme si nous en occupions un siège, notre questionnement ne vacille pas un seul moment. Avec un titre aussi pathétique et quelques détails incongrus qui s'immiscent dans la scène, on se dit que Michel Gondry n'a pas entièrement saisi la portée considérable que son film allait prendre. Mais c'est finalement sûrement cela qui fait qu'il est réussi et qu'il faut absolument aller le voir : l'œuvre existe par elle-même, tend à s'universaliser en faisant complètement oublier son auteur, en s'immergeant complètement dans la complexité des systèmes de l'humain (pour ne pas dire freudiens) dans ce microcosme moderne qu'est le bus - même si on en changerait quand même bien le titre ...
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 20 février 2013
Réaliste et ne tombe pas dans le piège des clichés, malheureusement trop nombreux dans les films parlant des jeunes de cette tranche d'âge. Premièrement, le fait que ce soit des élèves du Bronx est très intéressant et ensuite l'idée du bus est un mouvement, le fait que l'adolescent évolue tout au long de ces années lycéennes, doit survivre à des épreuves, bonnes ou mauvaises. Voici, pour la bonne idée de ce film. Ensuite la plupart des protagonistes sont attachants, et surtout réalistes (j'ai adoré la comparaison avec "Entre les murs"). On trouve tout type d'èlèves, chacun avec son histoire à raconter. Très bien filmé et dynamique, on ne s'ennuie pas (bon j'ai le même donc c'est normal ☺). Je le conseille pour son message et la prestation originale.
l'homme qui murmurait à l'oreille des chameaux
l'homme qui murmurait à l'oreille des chameaux

25 abonnés 166 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 28 mars 2014
Superbe film. Un budget inconmensurable, des décors grandioses, un scénario hors du commun, une réalisation hors pair, des dialogues fondamentalement subtils, des acteurs qui ne font qu'un avec leur personnage, et par dessus tout des doublages minutieusement syncronisés. Du grand cinéma d'auteur.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 20 septembre 2012
Michel Gondry est assurément un stakhanoviste des écrans. Il n’y pas une année où l’on est susceptible de le retrouver à la tête d’un nouveau projet aux ambitions différentes. Touche-à-tout – clips, courts-métrages, longs-métrages, documentaire ou fiction, faces B, épisodes de série – qu’importe, cette variété montre que le cinéaste est un artiste multimédia et protéiforme. Rien de plus normal, alors, que The We And The I vienne participer activement de cette logique.
La suite est ici : http://critiqueconnection.wordpress.com/2012/09/20/the-we-and-the-i/
Extremagic
Extremagic

80 abonnés 484 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 juillet 2015
'tain le projet monstre, l'ambition derrière le truc : capter la réalité d'une jeunesse, après je dois dire qu'elle ne me parle pas trop, il y a des choses très vraies, enfin tout est très vrai, mais disons qu'il y a des choses que je ne connais pas vraiment, ou pas de cette manière là. Je pense au fond que c'est plus le portrait d'une jeunesse typiquement américaine, je suis pas convaincu qu'en France les ados soient vraiment comme ça mais l'esprit est là au fond et plus ça va mieux c'est, j'attendais un moment où ils ne passaient pas pour des connards, parce que tout le long on a vraiment affaire à une bande de tocards. Pis finalement tout le dernier acte est une remise en cause de tout ça. Et puis le dernier évènement, on sent vraiment que c'est la banlieue américaine, enfin c'est possible aussi en France mais je dirais que ça me parait moins plausible... enfin tout dépend. Après je dis que le projet est monstre parce qu'il a été réfléchi sur plusieurs années avec des interviews des acteurs qui jouent en gros leur propre rôle et tout ça ça contribue à rendre le film tout à fait vrai, tout à fait sincère. Après même si il y a beaucoup de contraintes on sent bien l'univers de Gondry par moments et pas qu'aux effets de caméra et à la mise-en-scène mais cet amour de la jeunesse. Parce qu'au fond tout ces persos même si ce sont de bien belles baltringues, on les aime bien. Je pense que c'est le tour de force du film, on arrive à aimer des personnages parfaitement antipathiques et même dans les situations où ce sont de gros connards parce que Gondry nous ramène à notre adolescence, à ce débordement où la magnificence se trouve dans les bêtises. Après voilà disons que j'aurais préféré que ça me parle plus encore, on passe une bonne partie du film avec des idiots et vers la fin on a une remise en question mais elle reste simple, j'aurais préféré qu'elle aille plus loin, peut-être en ajoutant des temps morts dès le départ, après je suis d'accord que ça colle avec les personnages mais justement j'aurais aimé des personnages qui soient moins idiots dans le tas et qui se dévoilent dès le départ parce que toute leur sincérité se dévoile à la fin. Mais c'est comme ça aussi des idiots avec des idiots et tu peux pas les calmer, t'en prends un en aparté et il pourrait presque s'intéresser à la métaphysique !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 26 septembre 2012
Sublime. Un film de 1h45 tourné dans un bus, il fallait oser. Et pourtant, au fil des blagues et du dévoilement des personnages, on ne voit pas le temps passé. A voir pour un bon moment.
Kilian Dayer
Kilian Dayer

130 abonnés 838 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 février 2013
Voilà qu’un réalisateur français sonde au plus profond l’âme de l’Amérique défavorisée. Oui, Michel Gondry, formidable cinéaste qu’il est, n’as pu s’empêcher d’illustrer un propos tenant de l’anecdote sociale en filmant une jeunesse New-Yorkaise en route pour les vacances scolaires. A ce titre, the We and the I fait figure de Teen Movie le plus sincère de tous les temps, le plus proche d’une réalité refoulée par l’image d’une Amérique luxuriante et de ses bataillons d’étudiants universitaires plein aux as et dont la seule ambition est la chasse à la minette. Bref, le film de Gondry est l’antithèse d’American Pie et autres breloques comiques qui n’illustrent que de belles et innocentes jeunes vies alors encore hors du système capitaliste américain. Ici, il s’agit d’une plongée dans les rues du Bronx, dans les bas-fonds de la plus emblématiques des métropoles de notre temps.

Les gosses sont grossiers, lookés pas l’un pareil que l’autre, les tensions montent et redescendent à mesure que le bus transportant cette jeunesse s’approche des diverses destinations. Certains sont les fauteurs de troubles, certaines sont les attractions des garçons, d’autres sont discrets, souffre-douleur ou indifférents au comportement de leurs compagnons. Tout le monde s’entrechoque, souffre, ri, s’émerveille d’amitié, se bouscule, s’amuse. Les préoccupations de chacun touchent parfois d’autres passagers du bus, les conflits naissent, les amitiés aussi. Gondry dissèque la jeunesse sous avenir des quartiers reculés de New-York en ne jugeant pas, en ne prenant parti pour personne, laissant s’exprimer les gamins dont il s’en entouré depuis trois ans.

Tous les interprètes sont non professionnels, et si l’on ressent parfois l’impression qu’ils récitent un texte appris sur le bout du pouce, ils peuvent aussi laisser quelques fois libre court à leurs personnalités multiples. Il va de soi que le film doit être vu en version originale, le doublage français étant qui plus est catastrophique. Oui, la force de The We and the I étant son immersion, difficile de juger en VF. Filmer en quasi intégralité dans le bus, véritable véhicule et chauffeuse des transports publics New-Yorkais, le film délivre également une très belle brochette d’images de la rue, de l’activité incessante de cette gigantesque et oppressante fourmilière humaine qu’est la Grosse pomme. Gondry ne se contente pas de filmer la jeunesse, il développe aussi l’attirail texto, réseaux sociaux et illustre son propos en mettant en lumière un personnage annexe qui tout le monde connaît et de qui viendra une nouvelle choquante à la vocation de rappeler à tout le monde ou chacun vit.

La jeunesse est innocente malgré sa grossièreté, son non-respect palpable de son prochain, sa propension à la frime et aux actes délirants. Oui, si Gondry filme une jeunesse dépourvue de certaines valeurs, je me suis senti touché par certains des personnages, aux comportements souvent très proches malgré le choc des cultures, que j’ai pu connaître. Le film démontre par ailleurs que la jeunesse indépendante et mal vue est la même dans tout l’occident, en Europe comme en Amérique. Un film anecdotique qui prend des allures de satyre sociale rudement bien construite, très sincère et proche d’une réalité que tous pouvons saisir. Beaucoup n’y trouveront qu’un brassement d’air, moi, j’y ai trouvé l’œuvre d’un génie créatif qui sait s’attarder comme il se doit sur les petites choses pour les faire exploser sur les écrans. 16/20
Peter Franckson
Peter Franckson

79 abonnés 1 343 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 26 septembre 2016
Le film relève du naturalisme et aussi du théâtre classique (unité de lieu et de temps mais on est à des années lumières de Shakespeare, Corneille ou Marivaux !) puisque il se déroule dans un bus que prennent des lycéens du Bronx et qui les ramènent à leur domicile après le dernier jour d’école. Les jeunes jouent leur propre rôle avec… 300 mots de vocabulaire, des blagues à 2 $ et leur doudou moderne, le téléphone portable. L’aspect documentaire ? Peut-être…
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