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Toto INF
44 abonnés
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1,0
Publiée le 12 août 2016
Un film d'auteur dans toute sa plus mauvaise splendeur. Long, fastidieux, ennuyeux, lent, histoire complètement niaise, jeu d'acteur complètement vides, plans de caméra faussement recherchés, faussement élitistes, et j'en passe. Ce film remplit tous les critères du film d'auteur raté. Quand on se frotte à ce genre d'exercice soit on fait une critique d'un sujet par ce procédé et ça peut devenir innovant en fonction des idées avancées. Soit on raconte une histoire tout ce qu'il y a de plus nul, et on s'y casse les dents. C'est ici la deuxième option qui est à retenir. Bref, à éviter.
"Incendies" est un très grand film, intelligent et poignant de bout en bout, chaque seconde nous captive jusqu'à la révélation finale inattendu qui propulse définitivement le film parmi les chefs-d’œuvre du septième art. Denis Villeneuve est un réalisateur québécois particulièrement brillant, à l'origine du plus récent "Prisoners", mais "Incendies", plus intime, prouve déjà les grandes qualités du cinéaste. La mise en scène est tout simplement excellente, notamment ces plans du Moyen-Orient en guerre, dans un pays fictif mais si proche de la réalité. Le récit, décomposé en plusieurs chapitre et jonglant entre les histoires parallèles de Nawal Marwan et de ses enfants, permet de révéler les éléments de l'intrigue tranquillement, laissant toujours une part d'ombre pour que le spectateur soit presque dans la même situation que les jumeaux. On pourrait également s'arrêter sur l'excellent casting, la superbe bande-originale, ou encore cette pudeur du film qui le rend si sincère et si touchant. Mais il suffit de dire qu'il faut découvrir "Incendies" pour toutes ces qualités.
Ce film, c'est l'histoire d'une boucle. L'histoire d'un Incendie. Dire que ce film est bon dès le début serait un mensonge. Il faut s'y accrocher la première heure tant le rythme est mou, plat. Mais cette histoire trouve tout son intérêt dans la boucle impeccable imaginée par le réalisateur.Les premiers flashbacks sont très difficiles à situer, car joués par la même actrice, mais vieillie.
Cette boucle est suffisamment complexe et prenante sur sa fin, que je pense que ce film a droit à la notion chef-d'oeuvre ou du moins, à la mention "film à voir absolument".
D'un point de vue cinématographique, je situe ce film au chef d'oeuvre. Si juste l'histoire comptait, alors quatre étoiles auraient fait l'affaire.
Une promenade québécoise en pleine Afrique d'une fille à la recherche du passé de sa mère afin de comprendre le testament de cette dernière et de retrouver un enigmatique frère. Un drame absolu, une actrice génialissime de talent, une mise en scène froide et percutante au service d'un des plus grand scénario que j'ai vu ces dernières années. Incendies est un film choque. De la scène d'ouverture avec la musique de radiohead au rebondissement final exprimé dans un cri d'effroi. Une oeuvre parfaitement maîtrisée. Un film magistral sur l'amour de la famille.
Décidément Denis Villeneuve n'est pas mauvais, pour le moment, malgrès une filmographie mince, aucun de ses films m'ont déçut. Cela se déroule dans un pays inventé, métaphore de tout les pays en guerres. On reconnaît déjà son style "puzzle" tel que "Enemy" même si les films n'ont carrément rien à voir. Les thèmes traités sont le silence et la colère.
Mouais bof tres decu. Soporifique a l extreme pour une conclusion improbable vu l age des protagonistes. L enquete aurait pu etre reduite a la moitie du film pour se concentrer plus sur les psychologies. Et ... la premiere scene du film aurait eu tout a gagner a etre placee tout a la fin.
Une claque majeure dans ma vie de cinéphile. Un vendredi soir en troisième partie télévisuelle, sur France4, un film de Denis Villeneuve, précédent de l'excellent "Prisonners" que j'avais vu en salle. Tentant de ne pas tomber dans le piège d'un résumé peu engageant venant du guide de ma box internet, je fais abstraction des à-priori naissants dans mon esprit. Le film, avec la scène dans l'office notarial, démarre comme je le craignais : image trop sombre, dialogues longuets, absence de réelle mise en scène, une impression de sur-jeux des acteurs dû à l'accent québécois. Et puis cette mauvaise impression générale s'efface, on comprend que les enjeux du film viennent de nous être livrés, et la mise en scène, qui se révèle finalement sobre et efficace, nous montre le caractère tragique de cette histoire. Car il s'agit bien de cela, une tragédie grecque ! A travers le processus du flash-back, le film raconte en parallèle, d'une part, l'enquête menée par des jumeaux, Simon et Marwan, pour retrouver un père qu'ils n'ont pas connus et un frère dont ils ignoraient jusqu'à l'existence, et d'autre part nous montre, dans un pays du Moyen-Orient jamais cité mais qu'on pourrait identifier au Liban des années 80, le destin d'une femme, Nawal, la mère des jumeaux, qui cherche à fuir la guerre et ses persécutions. Lubna Azabal, qui interprète Nawal est juste sidérante en femme guidée par la rage de survivre et par la force de l'amour qu'elle voue à ses enfants. L'actrice incarnant sa fille est, elle aussi, très juste lorsqu'elle découvre en même temps que nous l'histoire de cette mère dont elle ignorait le passé. Je serai plus critique sur le jeu de l'acteur interprétant son frère jumeau, néanmoins, cela ne gâche pas l'ensemble heureusement. Plus le film avance et plus les jumeaux vont de révélations en révélations, la tension monte peu à peu à travers des scènes extrêmement émouvantes et/ou nerveuses (fusillade, violence, torture), qu'ils finissent eux-mêmes par côtoyer un danger qui leur semblait si loin vu du Canada. On sent arriver le pire lors d'un twist final simplement montré dans un regard de compréhension et d'horreur, et le pire...est encore pire que ça ! Une claque monumentale comme je n'en ai pas pris souvent devant un film. Et depuis bien longtemps.
Scénaristiquement implacable, l'histoire est faite pour le grand écran. Derrière la caméra, le cinéaste Denis Villeneuve, oeil singulier du cinéma art et essai populaire. On s'installe, avec un certain inconfort, dans ce secret de famille brulant. Au première loge : une femme à la vie brisée par un premier amour interdit, çà me parle. Au beau milieu d'un conflit religieux d'envergure, né ce drame qui va prendre une tournure violente, et rendre le nom de cette femme inaudible aux yeux des siens. Malgré ce témoignage fort, Villeneuve théâtralise son histoire au point de ne pas assez appuyer là où il le faut. C'est vraiment dommage, car la partie québécoise du film est esthétiquement parfaite. En revanche, la partie moyen-orientale manque de choix audacieux de cadre. Ce qui rend la copie finale avec ce commentaire :"Ah oui d'accord. Bon et alors?". J'arrive à rester indifférent d'une histoire aussi sordide, c'est forcément pas bon signe.
un choc, le corps entier en prend un coup, jusqu'au plus profond des entrailles. un film hors norme, dépassant les limites du supportable de la façon la plus proche de la perfection. incroyable et bouleversant.
Au vu des critiques, je m'attendais à beaucoup mieux. Le film se laisse regarder mais n'est quand même pas franchement passionnant. Les acteurs sont plutôt bons mais le scénario est beaucoup trop lent pour maintenir un vrai suspens. Il y a aussi de grosses invraisemblances spoiler: La mère qui tombe par hasard sur son fils et boureau à la piscine c'est un peu gros qui font perdre au film une partie de sa crédibilité. Bref vu mais vite oublié. Dommage.
Un film qui m'a fait penser à "Babel" d'Alejandro Inarritu pour la force émotionnelle de son récit et d'une violence psychologique étourdissante. Sur fond de conflit entre communautés musulmane et chrétienne dans un pays indéfini du Proche-Orient, une oeuvre lente mais puissante, dure, presque sauvage. La mise en scène de Denis Villeneuve est très sobre mais colle parfaitement à l'ambiance. Lubna Azabal est absolument extraordinaire. Une grosse sensation.
Incendies est un film qui à l'effet d'une claque malgré une sensation d'inégalité qui pèse sur l'ensemble. Il faut attendre la fin du film pour voir arriver la chute (qui est très spectaculaire) le reste du film est un peu trop "plat" à mon gout. Denis Villeneuve est décidément un réalisateur très polyvalent je préfère cependant ses thrillers ou le suspens est largement plus présent que dans Incendies. C'est une quête de vérité sur fond de conflit politique qui procure beaucoup d'émotions. A découvrir.
Rennais, je ne suis pas allé voir la pièce de Wajdi Mouawad; je viens de voir le film de Villeneuve, c'est une réussite. J'ai retrouvé l'élan poétique, flamboyant, dérangeant, des textes incandescents de Mouawad. Cette guerre du Liban, les milices chrétiennes, les musulmans, les palestiniens (camps), toutes ces horreurs que découvrent 2 jeunes qui ont grandi au Canada.
À travers cette histoire qu'ils reconstituent, en même temps que nous, ils découvrent qu'ils ne connaissaient pas leur mère... On peut imaginer une histoire autobiographique de Mouawad mais on voit aussi que ces horreurs sont en même temps si lointaines et si proches de nous.....et qu'elles n'existent pas qu'au Liban. Comédiens, paysages, bande son (Radiohead) c'est réussi et bouleversant !
Un film fort à l'intrigue complexe qui prend place, intelligence du scénario, lors d'une guerre "imaginaire" et dans des lieux créés de toutes pièces, dès lors on ne peut avoir aucun jugement de valeur sur un peuple ou sur un autre mais uniquement sur les religions en général, souvent points de départ de conflits aussi idiots que cruels. Tourné en partie en Jordanie, "Incendies" bénéficie de décors saisissants et superbes. Le temps pourrait parfois paraître long mais la force singulière de cette sombre et troublante intrigue nous empêche de détourner l'attention. On suit le parcours semé d'embûche de cette mère courage en parallèle de la quête identitaire de ses enfants avec un casting convaincant, notamment Maxim Gaudette qui laisse transparaitre sous son air débonnaire une extrême sensibilité, l'évolution de son personnage n'en étant que plus appréciable. On avance à pas de loup dans les méandres de la mémoire d'une femme meurtrie jusqu'à la révélation finale, bouleversante et implacable, la réaction de Jeanne vous traverse le corps de part en part, avant de laisser la place au pardon et à la rédemption. Un métrage pas facile d'accès, parfois long, souvent lent mais qui vaut véritablement que l'on s'y attarde.
Il est des films qui accrochent dès la première scène et "Incendies" est de ceux-ci. Ici cela commence par des enfants à qui on coupe les cheveux sur une musique doucereuse de Radiohead, c'est troublant, cela rappelle un peu l'introduction de "Full metal jacket". On devine des armes, on sait que ce sont des enfants soldats, on plonge dans le regard noir de l'un d'entre eux. Quel est le rapport entre lui et les deux jeunes québécois qu'on découvre dans la scène suivante ? On va l'apprendre suite à l'enquête qu'ils vont mener à la demande de leur mère défunte et des nombreux flash-back qui vont dévoiler la vie tumultueuse et dramatique de cette dernière. Construit comme un polar, ponctué de scènes éprouvantes d'une guerre civile fortement inspirée de celle du Liban (celle du bus est particulièrement marquante), l'histoire nous conduit sans temps mort vers un final bouleversant et imprévisible digne d'un drame shakespearien. Vous l'aurez compris, "Incendies" est un film ambitieux, ample, passionnant, et surtout âpre, ce titre regardé un peu par hasard est le meilleur film que j'ai vu depuis longtemps.