Note moyenne
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Attention, cette critique est un Spoiler...
Il est très rare de voir un film canadien arrivé en France. Qu'est ce que ce film à de si particulier ? Tout simplement parce que ce film est un coup de couteau en plein coeur. On reste bouche-bée devant ce film au contexte dramatique qui nous déchire et nous brûle le coeur.
A la lecture du testament de leur mère, Jeanne et Simon Marwan se voient remettre deux enveloppes : l’une destinée à un père qu’ils croyaient mort et l‘autre à un frère dont ils ignoraient l’existence.
Jeanne voit dans cet énigmatique legs la clé du silence de sa mère, enfermée dans un mutisme inexpliqué les dernières semaines précédant sa mort. Elle décide immédiatement de partir au Moyen Orient exhumer le passé de cette famille dont elle ne sait presque rien…
Simon, lui, n’a que faire des caprices posthumes de cette mère qui s’est toujours montrée distante. Mais son amour pour sa sœur jumelle le poussera bientôt à rejoindre Jeanne et à sillonner avec elle le pays de leurs ancêtres sur la piste d’une mère bien loin de celle qu’ils ont connue.
Tout d'abord, il ne faut pas oublier que Incendies est avant tout une pièce de théatre crée par Wajdi Mouawad. Cet oeuvre à priori difficile à porter au grand écran est parfaitement maîtrisé par Denis Villeneuve qui, bien qu'il prend des libertés plus ou moins importantes par rapport à l'histoire originale, nous livre un petit chef d'oeuvre ayant pour fond la guerre.
spoiler: Toute l'histoire se joue sur la recherche de l'identité de Nawal Marwan par sa fille Jeanne, qui ne peut pour l'instant compter sur son frère pour l'aider dans la quête, ce dernier apprenant que sa vie n'était qu'un mensonge, déteste encore plus sa mère. Finalement, ce sera Simon qui découvrira la vérité avant sa soeur. Ce film est porté sur le thème de la tragédie grec tel celle d' Oedipe Roi de Sophocle qui Incendies, reprend en grande partie l'histoire pour en faire quelque chose de plus moderne. Pour éviter de gâcher l'ensemble de l'histoire qui est émouvante, je n'ai préféré citer que Oedipe. Libre à vous d'en faire le rapprochement.
Cependant, il est dommage que lors du premier visionnage, on se perd un petit peu dans l'histoire qui alterne présent et passé mais cela est nécessaire pour la tragédie qui se met en place.
Incendies est un titre à interprétations libre pour celui qui verra le film ou lira la pièce de théatre. Pour ma part, je le comparerais avec spoiler: La brulure du coeur, le fait que la vérité est horrible à supporter.
Du théâtre que l'on ne voit pas tout le temps au cinéma. Mais c'est du théâtre captivant, efficace et magistrale. Un grand moment...
Il est très rare de voir un film canadien arrivé en France. Qu'est ce que ce film à de si particulier ? Tout simplement parce que ce film est un coup de couteau en plein coeur. On reste bouche-bée devant ce film au contexte dramatique qui nous déchire et nous brûle le coeur.
A la lecture du testament de leur mère, Jeanne et Simon Marwan se voient remettre deux enveloppes : l’une destinée à un père qu’ils croyaient mort et l‘autre à un frère dont ils ignoraient l’existence.
Jeanne voit dans cet énigmatique legs la clé du silence de sa mère, enfermée dans un mutisme inexpliqué les dernières semaines précédant sa mort. Elle décide immédiatement de partir au Moyen Orient exhumer le passé de cette famille dont elle ne sait presque rien…
Simon, lui, n’a que faire des caprices posthumes de cette mère qui s’est toujours montrée distante. Mais son amour pour sa sœur jumelle le poussera bientôt à rejoindre Jeanne et à sillonner avec elle le pays de leurs ancêtres sur la piste d’une mère bien loin de celle qu’ils ont connue.
Tout d'abord, il ne faut pas oublier que Incendies est avant tout une pièce de théatre crée par Wajdi Mouawad. Cet oeuvre à priori difficile à porter au grand écran est parfaitement maîtrisé par Denis Villeneuve qui, bien qu'il prend des libertés plus ou moins importantes par rapport à l'histoire originale, nous livre un petit chef d'oeuvre ayant pour fond la guerre.
spoiler: Toute l'histoire se joue sur la recherche de l'identité de Nawal Marwan par sa fille Jeanne, qui ne peut pour l'instant compter sur son frère pour l'aider dans la quête, ce dernier apprenant que sa vie n'était qu'un mensonge, déteste encore plus sa mère. Finalement, ce sera Simon qui découvrira la vérité avant sa soeur. Ce film est porté sur le thème de la tragédie grec tel celle d' Oedipe Roi de Sophocle qui Incendies, reprend en grande partie l'histoire pour en faire quelque chose de plus moderne. Pour éviter de gâcher l'ensemble de l'histoire qui est émouvante, je n'ai préféré citer que Oedipe. Libre à vous d'en faire le rapprochement.
Cependant, il est dommage que lors du premier visionnage, on se perd un petit peu dans l'histoire qui alterne présent et passé mais cela est nécessaire pour la tragédie qui se met en place.
Incendies est un titre à interprétations libre pour celui qui verra le film ou lira la pièce de théatre. Pour ma part, je le comparerais avec spoiler: La brulure du coeur, le fait que la vérité est horrible à supporter.
Du théâtre que l'on ne voit pas tout le temps au cinéma. Mais c'est du théâtre captivant, efficace et magistrale. Un grand moment...
Film à la mécanique assez classique avec un montage habile. Par contre, il faut rester impérativement jusqu’au bout car on pourrait se décourager de ce road movie initiatique à la recherche d’une identité, d’un lien. Le dénouement est un véritable choc même si on pourrait légitimement ergoter sur la coïncidence des âges. A voir.
Selon moi le meilleur film de l'année 2011, " Incendies " puise sa force dans sa construction et l'interprétation charnelle
de Lubna Azabal. Difficile de faire mieux ....
de Lubna Azabal. Difficile de faire mieux ....
Un film qui laissait entrevoir beaucoup mieux, une histoire dans laquelle je ne suis pas rentrée, pour la scène d'introduction est sublime mais pour le reste rien ne relève le niveau du film pour moi, que ce soit le scénario, l'action qu'il s'y passe, bref du bruit pour pas grand chose.
Avant d'aller voir ce film, je me disais "encore un film sur les problèmes" au moyen orient... Grand mal m'en face! L'intrigue très bien tournée offre au spectateur un spectacle dur et cruel mais avec pour premier plan l'histoire de cette famille. La guerre entre chrétiens et musulman étant effacé par l'attachement aux personnages. Un peu peur quant aux jeux d'acteurs au début du film, ce sentiment s'estompe un peu (un petit moins pour l'acteur principal). Quelques longueurs par moment, mais ce film est à voir.
Incendies sort chez nous en 2011, mais il s'agit bel et bien d'un film de 2010. Pourquoi ? Parce qu'au cinéma, 2010 a été l'année du regret, de l'exploration de la mémoire, de la quête identitaire vers un passé nébuleux qui visait à éclaircir le présent. Après Shutter Island, Inception ou encore Biutiful, Incendies clôt donc une année où l'acceptation de la vie passe inexorablement par l'exorcisation des démons intérieurs et d'un passé sombre. Chez Denis Villeneuve cependant, la différence réside dans le fait que les personnages principaux ne connaissent rien du passé, et qu'ils vont s'y confronter progressivement ( et nous avec ). Incendies est un film âpre et tendu, au récit limpide, dont on sent l'héritage d'Alain Resnais dans sa manière parfaitement fluide d'alterner les époques, mêlant présent et passé avec une intelligence remarquable. L'imbrication des différentes temporalités, la confusion entre présent et passé, sont un témoignage pertinent sur la manière dont ce dernier agit sur le premier ( et vice-versa ), et comment il dit quelque chose de notre identité actuelle.
Incendies est un film contaminé par la tragédie grecque. On pense d'abord à Antigone ( la mère ne veut pas de tombe, comme Polynice ne peut en avoir, et le film narre la lutte d'un personnage - la jumelle - pour redonner de la dignité à sa mère ), puis à Oedipe, pour la manière dont le sort et ses redoutables surprises s'abattent sur l'être humain, mais aussi pour ce que l'histoire nous révèle ( et qu'il ne faut pas dévoiler ici ). Seulement, tout cela manque cruellement de sentiments, de passion. Impressionnant techniquement, le film déroule sa mécanique propre en oubliant d'injecter une émotion plus souterraine, plus discrète et touchante, se satisfaisant peut-être trop d'une esthétique du choc un peu malhonnête ( il faut surprendre le spectateur, ne pas le ménager ). Certaines séquences fonctionnent très bien - l'attaque du bus, tout en tension et en suspense - mais d'une manière générale le film peut apparaître comme moralement douteux.
Cela concerne le scénario, mais également des partis pris au niveau de la mise en scène. Devant certains choix formels, on peut penser à la phrase de Godard " Un travelling est une affaire de morale " ( ou au texte de Rivette sur Kapo et la mise en scène d'un camp de concentration ), et se demander si la représentation esthétisante de la misère ( voir la première scène du film, consternante, chorégraphie ultra-stylisée sur le visage d'un enfant ) est une bonne chose. Denis Villeneuve n'en fait pas un usage constant, mais les travellings et autres ralentis sont ici gênants dans la mesure où ils ne s'accordent pas à ce qu'ils montrent. La dénonciation de la guerre est certes louable, mais les moyens mis en place frisent l'approche publicitaire.
Traversé par quelques fautes de goûts, un peu froid ( si j'ose dire... ), Incendies est néanmoins un film à la structure narrative brillante, complexe et claire à la fois, en tension permanente. Et les acteurs sont impressionnants de justesse, en premier lieu Mélissa Désormeaux-Poulin, dont l'éclat noble et calme, la révolte implicite et sage, sont un contrepoint idéal à la rugosité d'un film qui ne laisse aucun répit au spectateur.
Incendies est un film contaminé par la tragédie grecque. On pense d'abord à Antigone ( la mère ne veut pas de tombe, comme Polynice ne peut en avoir, et le film narre la lutte d'un personnage - la jumelle - pour redonner de la dignité à sa mère ), puis à Oedipe, pour la manière dont le sort et ses redoutables surprises s'abattent sur l'être humain, mais aussi pour ce que l'histoire nous révèle ( et qu'il ne faut pas dévoiler ici ). Seulement, tout cela manque cruellement de sentiments, de passion. Impressionnant techniquement, le film déroule sa mécanique propre en oubliant d'injecter une émotion plus souterraine, plus discrète et touchante, se satisfaisant peut-être trop d'une esthétique du choc un peu malhonnête ( il faut surprendre le spectateur, ne pas le ménager ). Certaines séquences fonctionnent très bien - l'attaque du bus, tout en tension et en suspense - mais d'une manière générale le film peut apparaître comme moralement douteux.
Cela concerne le scénario, mais également des partis pris au niveau de la mise en scène. Devant certains choix formels, on peut penser à la phrase de Godard " Un travelling est une affaire de morale " ( ou au texte de Rivette sur Kapo et la mise en scène d'un camp de concentration ), et se demander si la représentation esthétisante de la misère ( voir la première scène du film, consternante, chorégraphie ultra-stylisée sur le visage d'un enfant ) est une bonne chose. Denis Villeneuve n'en fait pas un usage constant, mais les travellings et autres ralentis sont ici gênants dans la mesure où ils ne s'accordent pas à ce qu'ils montrent. La dénonciation de la guerre est certes louable, mais les moyens mis en place frisent l'approche publicitaire.
Traversé par quelques fautes de goûts, un peu froid ( si j'ose dire... ), Incendies est néanmoins un film à la structure narrative brillante, complexe et claire à la fois, en tension permanente. Et les acteurs sont impressionnants de justesse, en premier lieu Mélissa Désormeaux-Poulin, dont l'éclat noble et calme, la révolte implicite et sage, sont un contrepoint idéal à la rugosité d'un film qui ne laisse aucun répit au spectateur.
Une grande claque, un film passionnant et prenant aux tripes. Il faut s'accrocher au début pour suivre (je n'avais aucune idée du sujet ni de l'histoire du film), mais en fait la construction non linéaire rajoute au plaisir (car au mystère) de l'intrigue, et on est emmené à la suite des jumeaux, et l'alternance avec les flash-back est très puissant. Si au début c'est plus l'intrigue qui intéresse, l'enquête en quelque sorte, ensuite le film devient véritablement bouleversant, il monte en puissance peu à peu et prend à la gorge. On sort de la salle KO. ça c'est du grand cinéma pour moi. A ne pas rater pour les amateurs (mais à ne pas voir pour se détendre ou à la télé avec des pubs ou autre distraction, c'est vraiment un film dans lequel il faut rentrer, puis qui monte en puissance et alors le film est vraiment très très fort). Un des meilleurs chef d'oeuvre d'une riche année 2011.
Film superbe , je vous le conseille. Assez complexe dans le scénario , mais une histoire poignante d'une famille déchirée mais unie par un amour défunt.
Beau film prenant. Un peu compliqué à suivre au début avec les allers-retours entre la mère et la fille, de beaux paysages. Le drame et les incohérences de la guerre du Liban sont bien là et ne rendent pas le "secret de famille" tellement invraisemblable, sauf l'âge des protagonistes.Ça ne colle pas tout à fait avec le timing de cette tragédie grecque.
D'une lenteur extrême...les acteurs ne sont pas investis dans leur rôle et l'histoire manque de rebondissements.
Rares sont les films canadiens à percer en France; Ce n'est pas le cas "Incendies" qui a su combler le public français. Sur fond de Guerre de religion (au Liban), "Incendies" nous secoue, nous émeut, nous alarme et nous pétrifie. Cette effluve de sentiments s’entremêlent à la quête de vérité dans laquelle se sont lancés les deux enfants canadiens d'une mère qu'ils connaissaient très peu et dont le passé fut aussi mouvementé qu'incroyable. Les désastres et la barbarie de la guerre semblent si réels qu'ils nous nouent la gorge sans aucune difficulté. Ce drame crépusculaire et sombre bénéficie d'une magnifique mise en scène, nous plongeant pleinement dans les paysages dépaysants et parfois magnifiques du moyen Orient. A mi chemin entre hier et aujourd'hui, l'intrigue avance régulièrement et chaque minute est un précieux instant qui vient étayer les sentiments de chaque protagonistes. L'aspect dramatique et la violence morale prennent de l'ampleur au fur et à mesure que nous est dévoilé le passé et la vérité de "La femme qui chante". Passionnant de bout en bout, extrêmement émouvant, "Incendies" est un film coup de poing et choquant que je ne peux que vous conseiller. Un remarquable travail, tant sur le fond que sur la forme, dénonciateur et engagé, terriblement poignant. 16/20
aie aie aie. Classé dans le top 10 de télérama; des critiques de folie partout !! Moi j'ai trouvé ca mou, sans intensité, monocorde... Les acteurs ne sont pas particulièrement bons; l'histoire est compliquée et pas forcément très prenante, contrairement à ce que tout le monde dit.
Une belle scène dans le bus; une superbe intro (mais bon, c'est radiohead qui y fait beaucoup)... Mais ensuite, bof !!!
Dommage
Une belle scène dans le bus; une superbe intro (mais bon, c'est radiohead qui y fait beaucoup)... Mais ensuite, bof !!!
Dommage
Les mots me manquent pour exprimer le choc qu'a provoqué ce film dans mon esprit. Certes, ennuyant au début, mais dès qu'on est accroché, on ne décroche plus jusque la fin. Fin qui m'a laissé bouche-bée, les larmes plein les joues. Personne ne peut être insensible au vécu de cette femme. Juste une belle leçon de vie, sur la haine et ses conséquences, parfois irréversibles. Bref, un film, bouleversant, choquant, puissant,… à voir absolument !
Beau, fort, impossible de décrocher, beaucoup d'émotions
Une très belle surprise doublée d'une belle réussite
Une très belle surprise doublée d'une belle réussite
A la lecture du testament de leur mère, Jeanne et Simon Marwan se voient remettre deux enveloppes : l’une destinée à un père qu’ils croyaient mort et l‘autre à un frère dont ils ignoraient l’existence. Jeanne voit dans cet énigmatique legs la clé du silence de sa mère, enfermée dans un mutisme inexpliqué les dernières semaines précédant sa mort. Elle décide immédiatement de partir au Moyen Orient exhumer le passé de cette famille dont elle ne sait presque rien… Simon, lui, n’a que faire des caprices posthumes de cette mère qui s’est toujours montrée distante. Mais son amour pour sa sœur jumelle le poussera bientôt à rejoindre Jeanne et à sillonner avec elle le pays de leurs ancêtres sur la piste d’une mère bien loin de celle qu’ils ont connue. "Incendies", adaptation de la pièce de théâtre de Wajdi Mouawad, est un chef d'oeuvre, une adaptation parfaite. Le scénario est écrit de manière à ce que l'on soit au plus profond de l'intrigue, qui se déroule comme un film d'aventures, pour dire que le temps passe mais nous sommes entièrement plongé au coeur des évènements. Denis Villeneuve signe une réalisation remarquable, qui sait nous prendre, nous choquer quand il le faut. Ce film est un choc, une claque cinématographique qu'il ne faut pas râter.
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