Suite à la mort de leur mère, des jumeaux vont partir en quête de leur origine à la recherche de leur père et d’un frère mystérieux. Ils vont y découvrir le parcours d’une femme courageuse faisant face à de multiples désastres et traumatismes.
Un chef d'œuvre, peut être mon film préféré. C'est beau, c'est intense, c'est triste, c'est d'une finesse folle. L'histoire vous habite longtemps avant la fin de ce film qui ne ressemble à aucun autre.
Incendies interroge la mémoire, l’héritage familial et le poids des traumatismes de la guerre. L’histoire suit des jumeaux, Jeanne et Simon, qui, après la mort de leur mère, doivent remettre deux lettres : l’une à un père qu’ils croyaient mort, et l’autre à un frère dont ils ignoraient l’existence. Leur quête les amène à remonter le passé de leur mère au Moyen-Orient, dans un pays marqué par la guerre civile (inspiré du Liban). C’est une tragédie moderne qui parle de mémoire, de réconciliation et de vérité, avec une question essentielle : peut-on briser le cycle de la violence en affrontant les blessures du passé ? Il débute commence avec un récit intime : deux enfants qui veulent comprendre le passé de leur mère. Mais plus l’enquête avance, plus elle révèle un enchevêtrement de secrets insoutenables, jusqu’à une vérité finale qui bouleverse complètement notre perception de la famille, de l’amour, et du destin. Le choc vient de ce mélange entre l’ordinaire (le lien mère-enfant) et l’extraordinaire (l’horreur de la guerre). J’en suis ressorti à la fois bousculé dans mes équilibrés mais aussi abasourdi devant la qualité de l’œuvre. Chef d’œuvre tout simplement !
On m'avait recommandé ce film comme à voir et étant vraiment bouleversant. J'ai d'abord lu la pièce de théâtre de Wajdi Mouawad qui se lit rapidement et qui est percutante. J'attendais donc la même chose du film surtout que le réalisateur n'est pas un amateur. Or ayant le livre frais dans ma tête, je trouve que les choix scénaristiques ne sont pas pertinents. Des détails auraient mérités d'apparaître à l'écran. De plus, l'accent des acteurs principaux est difficilement déchiffrable, regarder mais surtout écouté devient un effort. spoiler: Enfin, dans l'histoire, il y a une réelle idée de quête, de recherche d'identité, de déplacements physiques qui, avec ce choix d'illustration, embrouille le spectateur. Tout au long du film on ne connait ni où, ni quand, ni qui, un beau bazar qui demande de mettre en pause le visionnage pour ne pas être totalement perdu. Oui, certaines scènes sont marquantes mais elles sont rares. Pour résumer, le film est correcte mais si vous avez un peu plus de temps, le livre est largement mieux.
Peu de mots peuvent exprimer la qualité d’une telle œuvre signée Denis Villeneuve. Avec un récit poignant et marquant le réalisateur marque une véritable tragédie humaine, entre quête d’origine, guerre et terrorisme il brasse bien des thèmes et grâce à un sens aigüe de la narration emporte le spectateur dans un tourbillon d’horreur en retraçant dans le même le terrible passé de la Lybie et d’où affleure une émotion rare et une puissance qui ne laisse pas indifférent.
Film fort, dérangeant, impeccablement interprété mais pas sans défauts.
Villeneuve nous livre une tragédie familiale d’une grande noirceur, portée par une mise en scène sobre et une direction d’acteurs remarquable. L’atmosphère est crue, froide, poignante, et certains instants de vie sont d’un réalisme saisissant.
Mais derrière cette efficacité, plusieurs faiblesses... La narration, construite comme une quête initiatique à tiroirs, paraît artificielle. Chaque personnage rencontré nous en fait rencontrer un autre, comme dans un jeu vidéo. Le spectateur devine trop tôt les révélations, ce qui désamorce la tension dramatique. On se demande si la prévisibilité est voulue… ou simplement maladroite.
Le postulat de départ (une mère qui met en scène son hérédité) demande une suspension d’incrédulité difficile à tenir, tant la quête semblait improbable à résoudre.
Certains dialogues d’exposition manquent de finesse, et pour les francophones, l’accent québécois peut surprendre.
Un film puissant, mais trop programmatique pour être totalement bouleversant. Il marque, mais ne transcende pas.
J'aurais mieux fait de lire la pièce... J'avais hésiter à la prendre la dernière fois que je suis passé à la librairie... ça avait l'air moins pénible que le film... Je crois que je déteste vraiment Denis Villeneuve, le mec avant même de réaliser des blockbusters il était déjà ce réalisateur poseur, où tout est esthétiquement bien léché, mais absolument creux. Je ne sais pas ce qui vient du bouquin et ce qui vient du film, mais le rythme est abominable (d'ailleurs on s'en fout de qui ça vient, tu adaptes, tu fais ce que tu veux du bouquin de base, surtout si ça ne fonctionne pas au cinéma). On a un film sans cesse haché, on passe d'une époque à l'autre, d'un personnage à l'autre, d'un lieu à l'autre sans que jamais on ait pu s'attacher à un personnage... sans que jamais on ait pu ressentir quelque chose. Villeneuve filme des trucs horribles, il fait un joli plan pour les amateurs de screenshot (sic) et hop on passe à la suite comme si de rien n'était.
L'esthétique publicitaire abominable de Dune et ce côté fragmenté était déjà présent en 2011 avec Incendies.
Villeneuve n'a aucun sens du rythme, il ne sait pas faire durer une séquence, tout est utilitaire et dès que l'information est passée, hop, on passe à la suite. C'est un film qui est mort du dedans. On dirait une check-list des trucs qu'il faut montrer pour que cette histoire, absolument horrible, soit compréhensible et en avant Guingamp !
On parle d'une guerre civile, mais on n'aura jamais réellement les enjeux, tout est flou, on saura juste ce qui est utile à l'histoire. Le tout en passant de la mère à la fille, de la fille à la mère (et un peu le frère à la fin). C'est tellement stupide qu'on est sur un film dépolitisant sur le Moyen Orient. On a une vague impression que bon, tous ces gens leur passion c'est de s'entretuer et que ça ne va pas plus loin.
Pour moi on est sur une proposition d'anticinéma. Tout est dit, redit, avec le petit éclairage qui va bien pour que ça soit zoli. Villeneuve filme des massacres, mais il faut qu'ils soient zoli. Massacrer des gens, pourquoi pas, mais zoliment ! Il atténue totalement la force du récit en faisant ça. On ne peut pas pleinement ressentir l'horreur du truc, vu que tout est bien propre et bien soigné. On est sur un film de poseur, le directeur de la photo a dû s'amuser comme un petit fou... Mais est ce que ça suffit pour faire un bon film ? Est ce que ça suffit pour faire un film ?
On est sur un film étudiant avec une pseudo radicalité visuelle qui normalement devrait faire hérisser le poil à tous ceux qui réfléchissent un peu à ce qu'ils regardent...
Et le clou du spectacle c'est que vu que c'est bête, haché sans rythme, sans vie, sans passion et donc passablement chiant. Après 45min, impossible de ne pas regarder sa montre pour se demander quand ce calvaire va bien pouvoir finir. Regarder 2h de cadavres inexpressifs, zoliment éclairés, c'est pas pour moi.
Un film a ne surtout pas regarder si vous tenez a connaître le bonheur. Une merde magitrale que j'ai eu l'horreur de voir (une torture). Un conseil sincère futez et vite devant ce film lent, sans musique devenant incipide et sans âme. Malgré les 2h05 de film l'histoire n'as jamais décollé et reste incompréhensible les acteurs n'articulent pas et joue de manière très moyenne... A surtout éviter.
J'ai regardé ce film sans savoir de quoi il parlait, et avec une confusion sur la temporalité de ce dernier. En effet, je croyais qu'il s'agissait du 1er film de Denis Villeneuve, alors qu'il était en réalité le dernier long-métrage du cinéaste avant son envol définitif sur la colline d'Hollywood.
Quelle ne fût pas ma surprise quand j'ai compris que nous aurions de l'accent québecois et une action située dans un pays du moyen-orient. Le sujet est ambitieux, le scénario d'actualité (réfugiés/guerre/extradés), le film maitrisé de bout en bout. En effet, dès le départ on va être dans l'incompréhension de cette dame, Nawal Marouan, et la pelote va se dérouler au fur et à mesure avec ces enfants qui vont découvrir tout ce qu'ils ignoraient de leur mère et de leur propre vie indirectement.
Le récit est poignant, les acteurs tous impeccables, on est propulsés dans ce pays en guerre, on partage l'espoir de cette dame qui se bat, on partage la douleur des atrocités qui s'y passent. Mention spéciale à plusieurs scènes qui montrent d'une façon clinique et synthétique les horreurs de la guerre : spoiler: La scène du bus attaqué / la scène du sniper de Nihad de Mai ... les enfants sont aux premières loges des victimes de la guerre
On aperçoit aussi déjà l'amour de Villeneuve pour les photos panoramas de grands ensembles dans la nature, dans ce pays fictif dont la capitale est Daresh, mais où tout le monde aura deviné que l'on parle du Liban. La luminosité et les couleurs sont également intéressantes, avec ce Québec terne et froid (pluie/urbain gris) comparé au moyen-orient (chaud/jaune/blanc crème).
Je pourrais regretter une histoire qui reste trop dans ses clous et qui ne va pas creuser un peu plus le personnage du notaire au-delà de son aspect "professionnel", qui ne va pas nous dépeindre un peu plus la relation entre Nawal Marouan et ses jumeaux expliquant le début du film et leurs griefs, ainsi que l'utilisation d'une bande-son qui n'est pas réellement mémorable et où même Radiohead parait un peu hors-sujet. Mais au final ce ne sont que de minuscules détails face à une histoire poignante qui laisse bouche bée, fascinante par son horreur mais aussi par l'espoir et le combat pour la vie qu'elle distille.
J'ai terminé toute la filmographie de Villeneuve avec ce film .
Premier long métrage du réalisateur Québécois , et le moins que l'on puisse dire c'est qu'il diffère de ses autres films notamment de part le sujet traité.
L'histoire dans cette guerre au sud Liban entre catholique et musulman est passionnante , j'avoue que je connaissais pas du tout ce fait historique
Le voyage de cette fille qui tente de retrouver son demi frère suite au décès de sa mère est prenant, glaçant, certaines scènes étant vraiment fortes émotionnellement et ne peuvent pas laisser insensibles.
On comprend vite mieux pourquoi leur mère était une maman absente et assez peu aimante.
La réalisation est très soignée et le jeu des acteurs dans le ton il n'y a rien à redire à ce niveau.
Bref l'un des meilleurs Villeneuve que j'ai visionné
Très bon scénario. Excellent acteurs. Bonne réalisation. Quelques longueurs. On se perd un peu parfois dans la chronologie et dans les rapports entre les gens.
Un Chef d'oeuvre. Le plus grand film de Villeneuve. On suit l'histoire de cette femme au passé lourd, avec ses secrets, qui a grandi et subi l'horreur au Liban. Mais une horreur dont on ne peut se douter, même en imaginant ... C'est au delà de l'horreur de la guerre et de la politique. Cette horreur, elle nous tombe dessus a la toute fin, alors qu'on croyait déjà être servi. A la lecture de son testament, ses deux enfants cherchent a en savoir plus. Il n'y a pas qu'un incendie dans cette histoire, il y a celle du bus, et celle de sa vie ... Une grosse claque. On y pense plusieurs jours après. C'est remarquablement bien monté et narré. Quelle histoire !