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Nico2
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0,5
Publiée le 6 juillet 2012
Originaire d’une petite ville de province où elle s’ennuyait à mourir, Mavis Gary s’est installée à Minneapolis où elle est devenue auteur de romans pour ados. Mais lorsqu’elle apprend que son ex-petit copain de lycée est devenu papa, elle décide de revenir sur les lieux de son enfance pour le reconquérir. Jason Reitman (Thank you for smoking, Juno, Up in the Air) est de très loin un des réalisateurs américains les plus intéressants actuellement mais si ses trois premiers longs métrages étaient de vraies pépites, son dernier est un flop complet. L'histoire est mal écrite. Le dénouement est assez prévisible et ne fonctionne pas et la plupart des dialogues ne font pas naturels. La magnifique et talentueuse Charlize Theron est formidable mais ne suffit pas à sauver le film qui provoque vite l'ennui et ne sait jamais se faire intéressant. Dommage mais bon, un accident de parcours peut arriver.
Non, non, non, il a pas une vie super. Il a un bébé, et les bébé c'est chiant. Ouai, oui, ouai, et quoi, ben oui on a couché. Bof, j'en sais rien, je sais pas je te dis, non y a rien à attendre, non mais il est parti faire je ne sais pas quoi dans je ne sais quel pays éloigné pour se donner une conscience de, ah non mais c'est clair c'est une vie de merde, on est mieux là hein ? Ici, dans la mini-pomme, je suis mieux, avec mes aventures d'un soir, mon coca-light, mon chihuahua et mon tee-shirt hello kitty, j'ai trente-sept ans quoi !
On peut détester ce film pour plusieurs raisons. La première, c'est qu'il lui manque manifestement un réalisateur et un scénariste. On aura par là tôt fait de comprendre qu'il s'agit d'un film de Jason Reitman. La seconde, et la plus nauséabonde, est la morale de ces 93 longues minutes. Déjà accablé d'ennui, le spectateur se voit encore imposer le message du réalisateur-prédicateur : hors la famille point de salut. Quiconque a réellement regardé et compris ce que cachait l'un de ses précédents longs métrages, Juno, fera le lien entre les deux films. Après la condamnation ouverte de l'avortement, l'apologie de la sacro-sainte famille équivalent au stade de la " maturité " et unique voie menant au bonheur. Tous les autres, ceux qui ne suivent pas cette voie royale, sont des " youngs adults" ou ados attardés. Noyons-nous donc dans l'alcool, nous autres rebus improductifs de la société, ou mieux, agissons en adultes justement : réfléchissons et arrêtons une fois pour toutes d'aller voir les films de Jason Reitman.
Entre comédie dramatique et comédie sentimentale mais surtout histoire singulière d'une jeune femme qui a réussi à quitter son trou perdu pour réussir en ville. Elle retourne sur les lieux de sa jeunesse pour récupérer son ancien petit ami, marié et qui vient d'avoir un bébé. Elle detestera tout le monde, cet environnement qu'elle a quitté et se rapprochera d'un ancien lycéen estropié qui comme elle déteste les autres. Leur solitude, leur singularité et leur haine du monde les rapprochera. Une comédie douce amère, quasi chronique sociale américaine entre l'opposition d' une société des villes et des coins plus isolés qui vivent un peu en autarcie. Charlize Theron livre là un rôle relativement peu glamour et antipathique, avec talent et distance qui marque son dédain pour ce monde qu'elle rejete autant qu'il la rejette. Un beau film, pas forcément très moral mais proche d'une réalité des grandes différences qui existent dans la société américaine.
Avec son côté morose, Young Adulte n'est pas film à s'adresser à un vaste public; Contrairement à son Juno, Jason Reitman réuni des personnages indépendants, complexes et peu attachants, qui restent souvent dans l'ombre de leurs émotions; On reste cependant persuadé que Charlize Theron, très impliquée, parvienne à toucher.
Film déroutant du fait de son personnage principal complètement dépressif et incapable de toute analyse critique. Le malaise est le sentiment principal que l'on ressent devant cette comédie amère et sans pitié. Theron est inpeccable et surprenante dans ce personnage qu'elle rend à la fois odieuse et attachante. Au lieu de la haïr on ressent pour elle de la pitié. Reitman jette avec ce film un regard acide et lucide sur une société qui produit de jeunes adultes souvent déphasés mais heureusement pour la plupart pas si gravement atteints que son héroïne..
J'attendais avec impatience le nouveau film de Jason Reitman, j'avais adoré Thank you for smoking, Juno et In the Air. D'autant plus que Charlize Theron est excellente lorsqu'on lui écrit un bon rôle. Et bien je suis un peu partagé. L'idée est bonne et le personnage de Charlize Theron est super bien travaillé. J'ai rarement été aussi gêné au cinéma pour un personnage, pour dire que le personnage est réussi. Mais sinon je trouve le scénario un peu léger et surtout je ne comprends pas où veut en venir Jason Reitman qui ne dégage aucune morale des péripéties de son héroïne. Je m'attendais aussi à une ambiance un peu plus légère. Bref, je pense que c'est un film plus intelligent qu'il n'y parait mais que le scénario n'est pas abouti.
Une bonne histoire, un sujet intéressant sur la solitude, la dépression, la crise d'identité...mais parfois survolé à certains moments. Bon casting d'acteurs mené evidemment par la prestation de Charlize Theron.
Pas vraiment une comédie, ça change des niaiseries habituelles. L'histoire est en fait assez triste, Charlize Theron interprète très bien son personnage paumé qui court après son succès de reine de promo et son amour de lycée. Pas le film de l'année, mais bien joué et sort de l'ordinaire.
Jason Reitman, vilain petit canard hollywoodien. Autant par la teneur de sa filmographie que par le personnage (cf. ses interviews), est de retour. Rare metteur en scène à ne pas rentrer (obligatoirement) dans le rang, il offre souvent une critique sociale et satirique d’une société américaine qui n’ose que trop rarement se regarder autrement que de manière nombriliste. Retrouvant la scénariste de Juno, Diablo Cody (peut-être surestimée ? cf. Jennifer’s body) après le rafraîchissant Juno. Avec Young Adult, Reitman nous parle une fois de plus de la difficulté de grandir. Sans doute son film le moins imposant mais à ne pas mettre immédiatement de côté. L’âge des tranchants, la trentaine passée, intéresse cette fois Jason Reitman. Que devient la reine du bal des années après que le rideau se soit baissé? en s’interrogeant sur ce point, Diablo Cody laisse une matière intéressante mais futile aux mains de Jason Reitman. Le réalisateur avec l’habileté qu’on lui connaît réussit à mettre en scène, plus particulièrement par un processus de réalisation subtile, des intentions avec sous entendus et non projetées. Le propos en lui-même n’est pas d’une intensité majeure mais il a le mérite de nous interroger. En prenant comme personnage principale Mavis Gary (Charlize Theron), ancienne reine du prom night (bal de fin d’année), Reitman évoque ce questionnement que le passé nous impose et que le futur tend à dessiner du devenir. Toujours aussi cynique, plus féroce dans sa gratuité cependant, le réalisateur n’hésite pas à nous interroger au travers son héroïne sur nos actes manqués et le passé déjà composé. A ce titre le script de Diablo Cody sert de catalyseur que Reitman tente de mettre en marche. La mise en scène passe donc bien au-dessus d’un scénario sans réelle saveur originale et donne au film son charme principal. Young Adult adopte alors les défauts de ses qualités, à savoir une démonstration poussive et trop surlignée des actes manqués et des choix en devenir. Jason Reitman tente de donner une définition de ce passage entre deux âges, d’actes révolus au futur modifiable. Il insert dans ce maelström de piques, assénées par le personnage de Charlize Theron, un semblant d’humanité bien cachée sous un bouclier d’aigreurs. L’interprétation qu’elle fait de Mavis résonne avec brillance sous de multiples aspects. Image féminine d’une reine déchue de son podium par les années écoulées, physique et plastique en parfaite adéquation avec le rôle, Theron donne également de sa personne par le côté cynique que les mots comme le scénario imposent. Pas forcément sa prestation majeure mais à ranger dans celle qui dessine l’empreinte d’une actrice dans le 7ème art. Parfaite de jeu, seul le côté caricatural de son personnage pourrait paraître exagéré. Young Adult est un peu de tout ça, un film narrant la barrière que certain(e)s trouvent entre deux âges. Comment tourner la page du passé et dessiner son propre chemin d’un avenir incertain. Reitman par une réalisation soignée apporte ce qu’il peut à un édifice scénaristique fragile, confirmant ainsi l’effet buzz créé autour de Diablo Cody qui loin d’être mauvaise s’avère surestimée. Le film reste tout de même fort de sens mais facile de construction, cela ne sera pas un grand édifice dans la filmographie de Reitman, quasi impeccable jusque-là, mais amène son lot de situations cocasses et piquantes. Léger mais pas indispensable. Plaisant mais pas inoubliable. « Adulescent » comme le titre pouvait nous le suggérer. http://requiemovies.over-blog.com/
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2,0
Publiée le 31 août 2012
Un film assez moyen à cause d'un rythme trop lent et une histoire qui m'a pas trop emballé malgré cela ça se laisse regarder car les acteurs sont bon et Charlize Theron nous montre une fois de plus son talent.
J'avais jusque-là toujours aimé (plus ou moins) les films de Jason Reitman, tous portés par un discours pertinent et un ton savoureux. Hélas, je suis nettement plus dubitatif concernant ce « Young Adult » certes pas antipathique, mais légèrement ennuyeux. Pourtant, le postulat était séduisant : une héroïne déjantée, une actrice sublime et talentueuse, des dialogues percutants, une peinture au vitriol des petites villes américaines... Voilà une bande-annonce qui faisait envie ! Hélas, la seule qui ne déçoit pas est en définitive Charlize Theron, brillante dans un de ses meilleurs rôles. Oui mais voilà : un personnage ne fait pas tout, et avouons qu'autour, il n'y a pas grand chose. Oh effectivement ces « losers sympathiques » ont quelque chose de presque attendrissant, d'autant que le réalisateur évite certains écueils et facilités. M'enfin, que c'est mou ! Alors que jusqu'ici la filmographie de Reitman se caractérisait notamment par un profond plaisir procuré, difficile d'en dire autant ici, nombre de scènes (pour ne pas dire quasiment l'intégrale) paraissant plus poussive qu'autre chose. Je n'ai absolument rien contre le cinéma indépendant, bien au contraire, reste que si on s'y éclate encore moins que les productions hollywoodiennes standard, c'est qu'il y a un problème... Après, ne soyons pas non plus trop sévère avec cette comédie douce-amère qui est loin d'avoir tout faux, notamment concernant le portrait peu reluisant qu'elle dresse de la société ou encore son dénouement, acceptable, mais on était en droit d'espérer mieux du réalisateur de « Juno » et « In the Air ». Une déception.