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Un visiteur
2,5
Publiée le 26 novembre 2010
Sur fond d'une Italie caliente et antique, une riche famille éclate sous l'annonce de l'homosexualité du frère. On commence par une mariée fuyant à travers des oliviers. Belle maîtrise de la caméra. Mais nettement moins de la mise en scène. On est perdu: vers qui s'intéressons nous? La grand mère qui a trompé son mari avec son frère? Le fils homosexuel qui entretient une relation ambigu avec la fille du patron? La famille qui ne vit que sur des apparences? Tout y est rapide et mal organisé. On survole sans pour autant aller au fond des choses. Mais le summum de la superficialité de ce film: les 3 amis gays qui participent aux préjugés invraisemblables des homosexuels. L'humour est aussi lourd que les bons gateaux avec lesquels se goinfre la grand-mère, honteuse de vivre dans une famille aussi fermée qu'elle le fut auparavant en épousant l'homme qu'elle n'aimait pas. La poésie rattrape les pots cassés et les manques. Belle subtilité dramatique que de mélanger deux temporalités. Surtout que le résultat y est magnifique. Dommage que le schéma du genre soit ancré dans le nouveau burlesque américain (Ben Stiller, Steve Carell ou Zach Galifianakis --> Very Bad Trip et Date Limit, aucune comparaison à ces films juste à l'humour gnian gnian et simple à faire rire une salle de spectateurs lambda adepte du pipi caca popo intellectuel). On pourrait croire que l'oeuvre est personnelle et cela nous toucherait davantage, mais outre les adresses au début à la fin ("A mon papa"...) le film a été conçu sur une conversation d'un ami à Ferzan Ozpetek qui lui a raconté que son frère l'avait devancé sur son propre coming out.
Un film frais, drôle et gai. Un excellent moment, tout le charme de l'italie, des dialogues croustillants et une analyse fine d'un problème de société.
une comédie efficace. Pas lourdingue, ni trop caricaturale, juste un peu mais qq personnages, bons comédiens, s'y prêtent plutôt bien. Un sujet pas vraiment original mais qui se développe avec intelligence et pertinence. à voir pour mieux préparer son coming out !
"Le Premier qui l'a dit" : Coming out à l'italienne, je trouve se film moyen avec une alternance d'humour, de satire sociale et d'émotion. Bien que long au démarrage, certains passages du film nous on fait sourire... rien d'exceptionnel !
Film avec quelques inégalités. Pourquoi rayer cette voiture ? Cela n'est pas vraiment expliqué, tout juste suggéré par un ragot d'une tierce personne. Quel effet lui fait cette fille en sachant qu'elle a fait cela, quelle conséquence cela a t-il pour lui ? La bande annonce m'avait fourvoyé sur cet acte (je croyais que c'est ce qui l'avait rendu intéressante / désirable aux yeux de Tommaso. Dans le film, on reste sur sa faim par rapport à cette scène.
Mais quelque chose d'indicible se dégage du film. On ressent des émotions, des non dits, des possibilités, des hors cadres. Certains disent que le cinéma est l'art du hors champs, je crois que dans ce film, il y a quelques matières à cela. Film qui donne une impression d'intelligence, de considération pour ses spectateurs.
Le cinéaste Turc Ferzan Ozpetek réalise ici une comédie dans la plus pure tradition Italienne, avec son lot de personnages à fort caractères et en stéréotypes. Une histoire qui dégénère au fil de l’intrigue, avec un apport conséquent en répliques corrosives et cinglantes. Tout commence lorsque le cadet de la famille décide de "sortir du placard" en annonçant à sa famille son attirance pour les hommes. Mais c’était sans compter sur son aîné qui lui coupe la parole au moment cruciale afin de faire à son tour son coming-out ! Stupeurs et tremblements, le cliché de l’hétéro Italien s’en retrouve bafoué, le père fait illico un infarctus et le cadet se résigne à lever le voile à son tour, de peur d’envoyer une fois pour toute son père quatre pieds sous terre. Autant vous dire tout de suite que le rire est au rendez-vous, entre les situations burlesques et les personnages comiques (le suicide pâtissier et la bande de copains gays). Ferzan Ozpetek nous offre là une comédie piquante et bon enfant, où Riccardo Scamarcio brille une fois de plus devant la caméra face à la ravissante Nicole Grimaudo. Une comédie dans l’air du temps et qui nous rappelle qu’accepter la différence des autres reste encore difficile pour certains.
pas facile de faire son coming out quand le "petit" frère se fait griller par son aîné. Bon film, des passages drôles mais on comprend aussi la difficulté des familles (italiennes ou pas) d'accepter l'homosexualité de leur enfant. Les acteurs sont très bons, musique entraînante, très sympa à voir.
Du très bon : les répliques bien senties pendant la bagarre entre les deux frangins, le jeu extraordinaire des acteurs, notamment le père. Du moins bon : la fin 'chorale' et clichesque à souhait dénuée d'émotion vraie, le côté ni comédie ni tragédie qui empêche la profondeur de l'émotion.
Le meilleur film de cet été que j'ai vu. Du sens, des messages justes sur la tolérance, sur la difficulté de dire les choses à ses parents ou à sa famille, des acteurs magnifiques dans les personnalités caricaturales qu'on leur demande d'interpréter; de l'humour qui n'est pas lourd, une belle photo, une musique qui donne la pêche à cette dolce vita italienne. Merci le cinéma quand il vous donne tout ça dans un même film.
Alors qu'il souhaite annoncer à sa famille son homosexualité, Tommaso de fait griller la priorité par son frère. Son père en fait une attaque. On pouvait s'attendre à du lourd, à de la caricature, à du ridicule. Il y en a, mais pas tant que cela finalement. Certes, le film s'affaiblit avec l'arrivée des copains gays forcément folles. Mais en dehors de cela, il y a quelques passages assez marrants. Certains dialogues font mouche, certains personnages (la tante, la mère) sont réussis, des tas de petits détails qui sauvent la mise. Par contre, la fin est trop brouillonne. Aucun véritable épilogue, mais un flou assez frustrant.