Une belle oeuvre sur la fin difficile de l'enfance de ces trois gamins (excellents acteurs!), perdus sans leur mère avec des adultes qui profitent sur leur dos.. Un film pas dénué d'humour et d'amertume.
Il n'y a rien à garder dans ce film : les acteurs sont nul, le scénario est improbable, peu recherché et inintéressant et le réalisateur a choisi de mettre peu de dialogue ce qui est une très mauvaise idée : au bout de 40 min j'ai regardé le film en accéléré et j'ai tout compris. Bref, Les géants c'est un film à éviter.
Vu un soir d'avant-première dans une salle quasi vide du Katorza, je ne peux pas dire que le dernier film de l'acteur Bouli Lanners m'ai fait un gros effet.
Trois jeunes enfants sont abandonnés à eux-mêmes l'espace d'un été dans la campagne luxembourgeoise.
Que font ils ? Ils fument du cannabis, laissent la vaisselle s'empiler, parlent de branlette, se font exploiter par de méchants adultes, recueillir par une gentille dame (comme dans un Babar) qui a une fille handicapée et joue du piano, se teignent les cheveux en blond, conduisent une voiture, fracturent une maison, se réfugient dans une cabane en forêt.
Ce n'est pas nul, c'est simplement inconsistant. Les fantômes d'autres cinéastes de l'enfant/adolescent (Van Sant, les Dardenne), autrement plus talentueux, rôdent dans le film.
Seule curiosité : la campagne luxembourgeoise est filmée comme s'il s'agissait de la jungle amazonienne, et c'est assez réussi. D'autres critiques sur Christoblog : http://chris666blogsallocinefr.over-blog.com/
Quel ennui, quelle non-histoire, quel dommage. Les images sont belles, les gamins formidables mais le film est aussi vide que la vie de ces gamins… Eldorado etait formidable, celui-ci est raté
Ce nouveau film de l’excellent Bouli Lanners arrive sur les écrans précédé d’une belle rumeur cannoise. Le film est plutôt réussi et reste dans la même veine que le très bel Eldorado, son dernier opus (2008). Cette fois-ci le road-movie suit les péripéties de trois jeunes ados livrés à eux-mêmes le temps d’un été. Le temps du passage de l’enfance à l’adolescence est parfois chaotique et le metteur en scène nous le fait bien sentir au travers de ce joli portrait de ces trois jeunes laissés pour compte... La suite sur : http://lecinedefred2.over-blog.fr/
Encore un bon film belge loin ‘du bruit et de la fureur’ qui nourrit l’intellect, charme l’humain qui est en nous et touche le cœur. Bouli Lanners devient une valeur sûre du cinéma mondial car il a maintenant sa « touch ». En effet, tout comme les frères Dardenne, ses films deviennent petit à petit reconnaissables avec cette tendresse bourrue, cet humour permanent, ces personnages marginaux, cet amour de la nature et des « petites gens », ces musiques folks, ce style bon enfant, ce mystère ambiant, cette passion des personnages et celle de son pays. A voir, naturellement sauf pour ceux qui trouvent qu’un film où il n’y a pas d’action pendant 1 minute est un ‘film lent’. A ceux-là, je conseille de regarder les séries TV … et puis non, je leur conseille d’aller voir les films 3D : cela fait aussi vivre le cinéma !
Lancé dans une histoire sans début ni fin, l'ennui est de rigueur. On ressort même de la séance en se demandant où le réalisateur voulait réellement nous conduire, via ces tableaux (si peu dynamiques ou même captivant) qui se succèdent sans logique réelle. Entre une absence totale de fil de conducteur, un manque de dynamisme affligeant, des passages d'une longueur infinie, des scènes des violence gratuite et malgré 3 jeunes acteurs principaux assez attachants , on a au final bien du mal a rester dans la salle durant 1h25.
RAMER : Peut servir dans le cadre d'une barque et desservir dans celui d'une vie. « Les géants » c'est avant tout l'amitié portée à son apogée, là où rien n'atteint. C'est l'histoire de trois jeunes paumés, amoureux de la vie, heureux d'être sur cette terre pour s'y amuser, rendre les instants plus facile à porter. Jamais méchant, cruel, malsain, ils sont jeunes et le portent entre eux ; trop jeune peut-être pour que leur cœur sache s'acclimater à ce monde d'adulte, cette écorce pétrifiante. C'est la tendresse adolescente incarcérée dans la prison des Hommes, un sourire, un éclat, un soleil dans la noirceur et la colère de ceux à qui la vie ne réserve plus rien. Et c'est à travers cette opposition constante que le film navigue : le monde à venir et le mort, le passé, toujours triste, haineux, sale et méphitique. Cette bande de potes alors, à hue et à dia sur les flots de l'existence, essaye de vivre, de boire la calice encore frais de leur jeunesse, de le consumer jusqu'à la moelle, de le détruire, sachant bien quel futur, quel désastre surement les attend. Ils avancent, dans la saleté des vociférations immondes, à travers de somptueux paysage, un buisson qui chante, une brindille qui frémit, une pluie qui lave. Peut-être n'y a t-il rien d'autre à faire que d'espérer, se battre, jouir, la jouissance dans l'immédiat, maintenant, c'est ce qu'ils veulent, c'est ce qu'ils ont parfois. Ce sont eux « les géants » et nous, les voyeuristes, vaguement tristes, sentant bien que quelque chose s'échappe. Le souffle de la vie, le souffle de la souffrance, le souffle de trois gamins voulant saisir l'éphémère. Et quelques instants de grâce, suprême, sublime, un paysage, un arrêt, une image, un regard, un horizon qui ne promet rien encore mais qui est.
Les Géants de Bouli Lanners valent surtout pour ses petits à cotés, ses petites touches sensibles et loufoques, et la bonne bouille de ses jeunes interprètes. Ce n'est déjà pas si mal même si c'est insuffisant pour que ce road movie nous mène plus loin que la sympathique fugue des trois gamins.
Une histoire si simple, et pourtant si décalée, si drôle, si amère et si forte. Des personnages improbables sortis de contes de fée et pourtant si émouvants. Des comédiens incroyables. Des images de fou, on se fait avoir en beauté.
Sans complexe, Bouli Lanners raconte dans un conte moderne un touchant récit de trois jeunes marginaux. Un film à l’image de son cinéma, sincère, simplement écrit, sans esbroufe ni erreurs majeurs. C’est confirmé : ce cinéma d’auteur ne demande qu’à être aimé !