Du grand n'importe quoi! Mais du bon n'importe quoi! L'intro du film est tout simplement l'une des plus intéressantes qu'il m'ait été donné de voir. De grande barres de rires, de la poésie (Si si!), une Bande son hallucinante et un robert au mieux de sa forme! Vivement une éventuelle suite!
Une demie étoile pour le boulot (tenir la caméra, faire rouler le pneu ...) Sinon je dirai dans la continuité "philosophico-lourdingue" du film: - pourquoi s'entêter à aller jusqu'au bout d'une fausse bonne idée?!! - réponse: "no reason"! - pourquoi sortir un film qui vraisemblablement a loupé son but? (comique, fantastique ou horrifique) - Réponse: "No reason!!" Le réalisateur aurait dû s'appliquer sa propre maxime, ou bien peut-être cela fait-il également partie du grand délire...?! En tout cas on s'ennuie du début à la fin, le film n'appartient ni ne joue sur aucun genre, il glisse sur le spectateur qui se demande ce qu'il fait là...! Une idée originale qui finalement n'était pas une bonne idée...
De très belles images aux cadrage parfait. On pourra se lasser des profondeurs de champs souvent courtes, mais elles rajoutes a l'atmosphère du film. On ne sait jamais ce qu'il va se passer, une figure de style par Dupieux qui nous emmène dans un irréel parfois réel... Pourquoi ai-je aimer ce film et mis 4*? - No fucking reason -
Totalement déjanté, mise en scène incroyable (un pneu aussi expressif qu'un humain...). Rien n'est à prendre au premier degré, il faut lire entre les lignes et surtout adorer la métaphore. Et si vous ne comprenez pas, ne cherchez pas : NO REASON !
La Société du Spectacle (G. Debord pour ceux qui ne connaissent pas)... pour les nuls. C est un peu trop pédant. C est assez decousu, c est parfois long, lent... Je mets une note correcte tout de même, pour l effort et la noble cause, mais je ne le recommande pas pour autant. Pour amateurs avertis exclusivement.
Quelque part dans le désert californien, des spectateurs incrédules assistent aux aventures d’un pneu tueur et télépathe…
Pour son second long-métrage, après la comédie sociétale qu’était Steak (2007), cette fois-ci, Quentin Dupieux s’attèle à une Série B mettant en scène un pneu qui utilise la psychokinésie.
Après un prologue qui vient nous rappeler que dans la vie, bon nombre de choses arrivent sans raison, le film s’ouvre sur une sorte de décharge où sommeil un pneu abandonné. Ce dernier prend vie sous nos yeux et va, sans raison apparente, tuer les quidams qui se trouveront sur son passage. Et comme venait de nous le rappeler le monologue d’ouverture (“no reason”), il n’y a pas à chercher une explication quelconque à ce que l’on s’apprête à regarder.
Et c’est ainsi que l’on se retrouve à suivre les pérégrinations de ce pneu serial-killer. Si l’idée peut faire sourire, passer le cap de la découverte du high-concept, on se rend compte assez vite que le film à la fâcheuse tendance à tourner en rond, malgré quelques agréables surprises, notamment ce clin d’oeil à Scanners (1981) de David Cronenberg et une qualité photo soignée (le film a été intégralement tourné à l’aide d’un Canon 5D Mark II).
Sans doute aurait-il été préférable que Rubber (2010) ne soit qu’un moyen-métrage, compte tenu du p(n)eu qu’il a à raconter.
Une qualité de cadrage irréprochable! Les plans sont magnifiques, le sujet a vraiment été bien filmé. Dommage que le rythme du film soit quant à lui bien trop lent. La beauté des images ne peut émerveiller le spectateur tout au long du film si on ne lui donne rien d'autre excepté quelques blagues de qualité certes (cela reste subjectif) mais bien trop rares malheureusement !
Je suis sorti avec une agréable sensation d'avoir fait un reve dans lequel la loufoquerie le dispute à l'ingeniosité. Un moment mémorable dans ma petite vie de cinéphile. Le cinéma est un art, et Dupieux en est le parfait représentant. Merci.
On pourrait définir un nouveau genre de film, le "no reason movie". C'est une recette savamment équilibrée entre de l'improbable (le pneu sérial killer, les vibrations télékinésiques faisant exploser les têtes à distance...), de l'absurde (la voiture qui fait tomber les chaises, le policier qui porte une peluche...), de la mise en abyme (les spectateurs suivant le film aux jumelles - et le critiquant...), et du délire (le faux coup de feu en pleine poitrine, le dialogue du manequin...). Tout cela doit être dosé de manière à ce qu'aucun des ingrédients ne devienne la raison des autres. RUBBER pourrait n'être qu'un film absurde, sans queue ni tête, mais non. RUBBER pourrait n'être qu'un film sur un pneu lubrique et psychopathe, mais non. RUBBER pourrait n'être qu'une parodie représentant la mise à mort des spectateurs de Séries Z auxquels on sert les plus indigestes bouses cinématographiques, mais non. RUBBER pourrait être enfin une réflexion métaphysique sur l'angoissante confusion entre le réel et le fantasmatique pur, mais non. RUBBER n'est rien de tout ça : RUBBER est tout simplement, comme E.T. et J.F.K., un no-reason-movie !
Rubber est le film concept de l'année, une histoire de pneu serial killer doublé d'une mise en abyme cinématographique aussi originale que délirante. Quentin Dupieux crée un ovni iconoclaste et offre à son spectateur des plans d'une beauté hors du commun, plongé dans le désert américain, ce trip halluciné sur fond de musique électro, regorge d'idées de mise en scène et de trouvailles. Pour peu qu'on se laisse emporter par cette folie débridée et (un peu) gore, l'expérience vaut le détour, c'est du Lynch sous ecsta, un des films intelligents et barrés de l'année avec le décapant Kaboom et le désopilant Kick ass, bref entre art conceptuel et comédie loufoque, ce Rubber vaut véritablement le détour.
Rarement on a pu voir de film français de ce style, véritable Objet Cinématographique Non Identifié, Rubber est une vraie expérience. Malgré quelques moments creux ou longueurs, on se laisse volontiers aller à suivre l'épopée de Robert le pneu, son coup de foudre pour une jolie automobiliste et sa folie de psychopathe qui l'amènent à exploser ceux qui sont sur sa route. Une construction originale, avec ce film sur un simple pneu et sa double échelle spatiale et temporelle, à la fois film en direct pour les spectateurs aux jumelles, à coté de la scène, et film conçu à l'appareil photo, pour nous qui n'avons pas la chance d'être des spectateurs actifs, dans le désert. A noter la performance d'acteur de Robert, qui accomplit des cascades, se transforme et réussi à lui seul à nous divertir. Un film réalisé "sans raison", qu'il ne faut pas trop prendre au sérieux, mais qui nous fait passer un très agréable moment.
Un film improbable qui baigne dans l'absurdité et l'incompréhension. Bien que nous soyons prévenu ("no reason") on ne peut s’empêcher de se dire "mais pourquoi"
C'est un film hors du commun à la fois drôle et intriguant, un chef d'oeuvre !