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Matthieu Desreumaux
6 critiques
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3,0
Publiée le 14 juillet 2026
L'idée est complètement folle : un pneu qui tue des gens avec son esprit. Au début, c'est drôle et surprenant. J'ai bien aimé le côté absurde et les clins d'œil au spectateur.
Mais voilà, passé 20 minutes, le gag s'use. Le pneu roule dans le désert, il tue des gens, et ça recommence. Les personnages sont peu intéressants et il n'y a presque pas de dialogues cultes, contrairement à Au poste ! ou Steak.
C'est mon film moins préféré de Quentin Dupieux. Pas mauvais, mais trop répétitif à mon goût. Je lui mets 3 étoiles pour l'originalité et le courage d'oser un sujet aussi barré, mais je ne le regarderai pas deux fois.
"Rubber" est probablement le film que j'aime le moins dans la carrière de Quentin Dupieux. Déjà que je ne suis pas un immense fan de son travail, autant dire que quand son style est poussé dans ses retranchements les plus spécifiques, je ne risque pas d'en ressortir conquis. Pourtant, ici, on retrouve tout ce qui fait l'univers du réalisateur, et dans tous les aspects. Sur le papier, nous avons un concept très loufoque, avec ce pneu tueur. Dans la réalisation, la mise en scène est particulièrement sobre, mais portée par une bande-son très minimaliste. Et l'ensemble forme donc un tout très absurde, totalement digne de ce metteur en scène. Malheureusement, cela ne suffit pas à faire un bon film, car j'ai beaucoup de choses à redire quant à cet ensemble. Pour revenir au concept, celui-ci est franchement bien trop léger pour tenir sur un long-métrage entier. Quand on voit le film, on se dit qu'un simple court-métrage aurait suffi, car il n'y a rien de très transcendant à regarder ça. À chaque fois, la façon dont le pneu s'y prend pour éliminer ses victimes s'avère être la même, et il n'y a donc rien de très divertissant ou amusant à regarder ça. Alors, pour essayer de combler ce vide, Quentin Dupieux a utilisé plusieurs techniques, mais aucune ne marche. Déjà, en intégrant cette histoire au sein d'une autre, où des spectateurs regardent les actions du pneu comme s'il s'agissait d'un film. Et honnêtement, non seulement cela ne sert à rien, mais ça ne raconte également pas grand-chose. Et c'est d'ailleurs de là que vient le problème : le film ne raconte rien. On alterne simplement entre les discussions des spectateurs et les actions du pneu pendant plus d'une heure, et c'est tout. Il est alors extrêmement facile de s'ennuyer, car tout paraît vide et surtout jamais drôle. À ça, notre réalisateur a essayé de répondre par une séquence d'introduction qui est censée expliquer tout le récit et qui nous dit clairement : "ce n'est pas grave s'il n'y a pas de sens". Et selon mon point de vue, c'est un gros aveu d'échec. Déjà, parce que ce n'est vraiment pas croire en son projet que de devoir créer une séquence où le concept du film nous est directement expliqué sans subtilité. Mais aussi, car je n'aime tout simplement pas cette démarche. C'est quelque chose de très personnel, mais simplement dire "je vais faire n'importe quoi, car j'en ai envie" est une excuse beaucoup trop facile pour tout justifier sans trop se prendre la tête. Dans l'ensemble, je trouve donc que ce film est le plus mauvais de son réalisateur, en plus d'être l'un des projets les plus ennuyeux que j'ai vus depuis un moment. Pour conclure, un bon film contre l'insomnie.
God bless Quentin Dupieux, quel film le speech en gros : “Dans le désert californien, des spectateurs incrédules assistent aux aventures d’un pneu tueur et télépathe, mystérieusement attiré par une jolie jeune fille. Une enquête commence.” Et honnêtement, j’ai vraiment apprécié l’expérience. Rubber assume totalement son absurdité et transforme un concept qui pourrait passer pour un simple délire de série Z en une sorte de satire méta sur le cinéma et notre besoin de chercher du sens partout. Ici, rien ne cherche vraiment à être “logique” : ça joue avec le malaise, le vide, le ridicule, tout en gardant une vraie identité visuelle et un ton unique. L’absurdité est poussée tellement loin qu’au bout d’un moment, tu commences à ressentir de la compassion pour le pneu et à l’humaniser en lui prêtant des émotions, des ambitions (et on aimerait que tout roule pour lui)… Une expérience étrange, hypnotique et sincèrement drôle que je vous conseille, et je ne sais pour quelle raison, mais c’est vraiment un truc à vivre pour tout cinéphile ^^
Ce film est tellement WTF que je mets 0,5 étoile sur 5 (car on ne peux pas mettre 0), un pneu tueur vraiment une idée chelou que c’en ai drôles
Pour tant bon public, je me suis plus ennuyé qu’autre chose à quel point le film en est ridicule et lent par la même occasion, donc en conclusion je ne recommande pas ce film
«Rubber» est un film à part, à la fois absurde et profondément métaphorique. Derrière son histoire déjantée d’un pneu tueur doté de pouvoirs psychiques se cache une critique du rapport entre le spectateur et le cinéma. Le film met en scène un public passif qui regarde sans vraiment comprendre ni questionner, se contentant de gober ce qu’on lui donne. «Turkey was a trap» Ceux qui ne saisissent pas ce jeu réflexif deviennent, en quelque sorte, empoisonnés par la raison et «For No reason» piégés dans une consommation distraite. Si «Rubber» déroute, c’est parce qu’il refuse les codes habituels du récit et invite à une lecture active. Ce n’est pas un nanar à prendre à la légère, mais un miroir cruel qui interroge notre manière de regarder un film.
Difficile de mettre une note à ce film, tant il est déjanté. Le héros ? Un pneu. Oui, un pneu, et le scénario parvient presque à lui donner une âme. Un pneu amoureux, en colère… avouons que ce n’est pas banal. Le vrai défi, avec ce genre de films décalés, c’est de tenir la distance. Après la première surprise, l’incongruité a du mal à garder son effet sur la durée. Dommage, car le film aurait gagné à être plus concis.
Quand on m'a dit que j'allais regarder un film avec un pneu nommé Robert qui tue des gens, je m'attendais à quelque chose d'absurde mais drôle. Finalement, même à ce niveau-là, j’ai été déçu…
Le film est complétement délirant, mais pas dans le bon sens. Il ne se passe quasiment rien, c’est lent, confus, et surtout ennuyeux. Je ne sais pas si c’était volontaire, mais le récit est incompréhensible. Le pire, c’est que je pensais avoir affaire à une vraie parodie comique de film d’horreur, à la Scary Movie, mais pas du tout. C’est juste… un pneu qui roule et qui tue des gens, pendant que des spectateurs dans le film l’observent (et je n’ai toujours pas compris pourquoi ils sont là). Sans oublier ce shérif qui casse le quatrième mur dès le début pour nous dire que "Aucun film n'a de sens et qu'il ne faut pas chercher à comprendre". Au moins, le film est honnête.
Mise à part son originalité, le seul point positif, c’est que les effets spéciaux sont plutôt bien faits, notamment les scènes où les têtes explosent.
0,5 car on ne peut pas mettre 0. Pourquoi ? Comme quentin aime si bien le dire : for no reason ! D'habitude assez fan de ce que peut proposer Dupieux, ce film est une insulte non seulement au cinéma mais aussi au spectateur. On ne fait pas du cinéma juste pour faire du cinéma. Une HONTE !
A trop survoler, on se crashe. Trop survoler l’humour, y compris l'humour noir, trop survoler le gore, trop survoler les dialogues, etc. Bref, on s’ennnuie ferme sauf peut-être, si on est réceptif à ce que dégage une banane scotchée à un mur. L’idée était là, mais déjà exploitée avec talent avec une voiture (je vous laisse chercher le prénom féminin de la voiture). Ici, ça tombe à plat.
Voila le digne successeur de Duel de Steven Spielberg. Mais bon la production ne pouvait pas se payer le camion mais juste un pneu. vous saupoudrez ce pitch avec une critique tres detournée du monde du cinema et vous obtenez un resumtat déroutant mais captivant
J'ai vu ce film pour la première fois en 2012. C'est lui qui m'a initiée à la filmographie de Quentin Dupieux (dont je n'apprécie pas toutes les œuvres) et au cinéma de l'absurde. Difficile d'expliquer pourquoi j'aime ce film où, il est vrai, il ne se passe pas beaucoup de chose. Probablement parce qu'il casse les codes et que beaucoup de gens ne comprennent pas ce genre de cinéma :) J'aime l'humour de ce film. Ces flics californiens qui prennent ce pneu tueur très au sérieux et ce pneu qui semble finalement avoir plus d'âme et d'émotions que les êtres humains. Il est même un peu coquin ce pneu ;) Bref, l'humour totalement décalé, la musique, la poésie j'oserais même dire....me font passer un bon moment à chaque fois. Ce n'est pas pour tout le monde certe. Mais ça vaut le coup d'être curieux et de lui laisser une chance. C'est un de ses meilleurs films (mais j'avoue ne pas les avoir encore tous vus !) Au pire vous ne perdrez que 1h20.
Rubber n’est pas un film comme les autres. C’est un ovni cinématographique, une œuvre volontairement absurde qui pourrait facilement passer pour une plaisanterie de mauvais goût si elle n’était pas, en réalité, une expérience méta brillante. Dirigé par Quentin Dupieux, le film raconte l’histoire d’un pneu… meurtrier… télékinésique. Oui, vous avez bien lu.
Dès les premières minutes, Rubber nous désarme avec un monologue qui explique que beaucoup de choses dans le cinéma se produisent « pour aucune raison ». Ce film est donc une lettre d’amour à l’absurde, à l’anti-narration, au refus du sens linéaire. Et c’est précisément là que réside sa force : il faut oser pour faire un film comme ça, et encore plus pour l’apprécier.
On peut en rire, être perplexe, voire exaspéré, mais difficile de rester indifférent. Le film nous force à nous poser des questions sur le cinéma lui-même, sur notre regard de spectateur, sur ce qu’on attend d’une histoire. Et surtout, il nous pousse à ouvrir notre esprit, à aller au-delà des conventions, à voir la beauté même dans ce qui semble dénué de logique ou de raison.
Est-ce que Rubber est un chef-d’œuvre? Dans sa catégorie, absolument. Pas parce qu’il répond aux standards traditionnels, mais justement parce qu’il les écrase, parfois littéralement. Le film est une satire, un manifeste, une expérience. Il faut l’aborder sans attentes, comme une œuvre libre et sans compromis.
spoiler: C'est l'histoire d'un film complètement absurde. Je veux dire la meuf elle laisse ouvert la porte de son motel ??? Au temps de #metoo !! Pourtant le reste j'aimais bien mais ça pas crédible.
Alors que c'est son film le plus iconique, c'est le Dupieux qui m'a le plus déçu. Le concept, génial, ne dure que le temps de sa découverte. Ensuite j'ai trouvé le temps très long malgré sa brieveté. Je comprend qu'on est dans une parodie mais aucun effort n'est fait sur les personnages caricaturaux (la jolie, le papa connxxx) et au bout du 4è démolissage du 4è mur on se lasse. Reste quelques bons moments la voiture qui renverse les chaises, "No reason" ou le doubble topping mais Rubber se se dégonfle trop rapidement
Finalement je viens de me rendre compte que le film date d'avant #metoo. Du coup c'est possible.
Ce que j’aime avec Quentin Dupieux c’est qu’avec lui chaque film est unique et original. Le concept est drôle je trouve, un pneu assassin avec des pouvoirs psychiques. Seulement, malgré l'inventivité de Dupieux, j’ai trouvé ça un peu moyen quand même, On remarque bien que c’est les débuts pour lui. En terme de wtf, il est formidable !
C'est un bon film qui ne se prend pas au sérieux, très comique et rafraichissant. Les personnes qui se plaignent du non sens ou commentent sans avoir vu l’entièreté n'ont pas du comprendre le message et ce n'est pas grave, ce n'est pas un film qui se regarde au 1er degré. A mon sens ce film fait la critique des spectateurs qui justement cherchent à donner un sens à tout et recherchent avidement le lore de l'univers.