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PierreTwo
57 abonnés
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3,5
Publiée le 27 juin 2015
ce film invite à l'ouverture d'esprit et exige de nous à ne pas le censurer trop vite et primairement sans réfléchir car il est exigeant et très inhabituel. Mais c'est dur d'être ouvert et tolérant d'un forme d'expression inhabituelle et différente comme ce film est.
Le résumé de Rubber fait penser à une mauvaise plaisanterie ou mauvais jeu de mot comme "pneu mieux faire!" mais c'est peut-être là le challenge exigeant que s'est donné le réalisateur. Mais le résultat pourrait être un pneu mieux Au moins, personne ne pneut oublier ce film une fois vu et c'est déjà très bien. On oublie tellement de films qu'un telle originalité vous reste dans l'esprit comme ces traces de freinage sur le bitume.
Dupieux est doué pour les clips de techno mais ça veut pas dire qu'il l'est pour le cinéma. Malgré la qualité d'image on s'emmerde, ça cherche désesperément à reproduire l'esprit des sketch des monty python mais ça ne produit que de l'ennui.
Rubber est complètement déjanté, on retrouve bien là le goût de l'absurdité de Dupieux, et il c'est dit directement au départ! Basé sur un scénario complètement innovant et génial, un pneu tueur, Rubber est un méli-mélo de situations complètement absurdes et de dialogues savoureux. Dupieux a aussi bien soigné sa réalisation et montre en avant son sens de l'esthétique!
C est vraiment difficile à noter. Car Rubber est un véritable Ofni. Dès la scène d introduction le spectateur est prévenu, on va nager pendant une heure et demie dans du non sens ou plutôt du "No Reason" comme c est dit dans le film. Et on va donc suivre l itinéraire d un pneu serial killer, poursuivi par un flic conscient du non sens de la situation et d un public qui suit son périple en plein désert avec des jumelles. Disons le tout net le gros problème du film c est qu il peine à tenir son heure et demie avec son concept et qu un court ou un moyen métrage aurait été plus adapté. Du coup on a l impression que plusieurs scènes constituent du remplissage, ou sont l œuvre d un petit malin qui s amuse avec son spectateur en lui présentant du rien et en attendant qu il cherche une explication à ce qu il fait alors qu il a prévenu dès le début qu il n y en a aucune. Mais il y a d excellentes choses dans Rubber. Premièrement le film bénéficie d une très belle photo et d un très bon cadrage qui en fait un film esthétiquement très réussi. L humour est lui aussi très réussi avec une critique du téléspectateur lambda prêt à regarder n importe quoi à partir du moment où on le nourrit (avec n importe quoi d ailleurs tellement il est hypnotisé parce qu il regarde) et la aussi on se dit que c est l œuvre d un petit malin qui nous renvoie par ce biais à notre statut de spectateur. J ai aussi adoré la bande de flics à moitié demeurés dont l un demande quand on leur annonce que le tueur est un pneu si ce dernier est noir! La musique signée par Quentin Dupieux lui même (alias Mr Oizo) est excellente. Pour résumer Rubber est un film proche du foutage de gueule mais suffisamment original et barré au milieu de tous les films conventionnels que l on peut voir pour qu il mérite que l on s y attarde une fois.
Quentin Dupieux a son univers mais le coup n'est pas réussi. D'abord, le scénario est bon mais le film est trop long, cela fais perdre vraiment en intensité. "Rubber" n'aurait jamais du être un long métrage, il y a beaucoup trop de longueur. Mais c'est intéressant et les passages avec les spectateurs sont sympas. La réalisation n'est pas folle, il faut plus de dynamisme et de folie pour un univers comme ça. Par contre, la photo est magnifique, de très belles couleurs, signée Dupieux lui-même. Ensuite, les acteurs sont bons mais n'ont pas une place importante dans le film. Bref, un film pas terrible qui avait pourtant de bonnes idées.
On ne peut sortir indemne de ce film tant il nous donne une claque cinématographique. On ne s'attend pas du tout au scénario, quand on voit par exemple la bande annonce ou les affiches ! Quentin Dupieux a frappé fort avec un film porté par le " no reason ", l'histoire un pneu serial Koller étant tellement surréaliste, mais le spectateur ne réfléchit pas parce que " no reason ". Quentin Dupieux est donc un des réalisateurs pouvant nous surprendre et on devrait attendre de grands films de sa part dans les années à venir,
Quand j'ai lu le synopsis, je me suis dit que ça allait encore être un nanar assez marrant et complétement débile mais finalement ce film s'avère assez intéressant. Alors effectivement, l'histoire d'un pneu avec des pouvoirs psychokinétiques qui fait exploser la tête des gens dans le désert, c'est débile comme scénario et en plus, si on rajoute à ça le fait qu'il y ai des spectateurs qui regardent avec des jumelles le même film que nous mais en réel, c'est complétement vide de sens mais c'est justement ça qui fait la "beauté" du film, c'est le non-sens (comme l'expliquait le flic au début du film). Il faut savoir se détacher de la logique et pour une fois, ne pas essayer de comprendre mais au contraire, de se laisser bercé sans réfléchir et le concept et plutôt intéressant alors bien sur, soit on aime, soit on aime pas, pleins de spectateurs se sentirons frustrés de ne pas comprendre (tout simplement parce qu'il n'y a rien à comprendre) et détesterons alors le film. Le film est d'autant plus intéressant car il a été tourné uniquement avec un appareil photo et en très peu de temps (environ deux semaines). Au niveau des acteurs, ils jouent tout simplement très bien et ils sont parfait chacun dans leur rôles respectifs. En résumé, Rubber ne plaira certainement pas à tout le monde mais il possède un concept tout à fait intéressant qui est sympa à découvrir.
Cet hommage au "Aucune raison" a au moins le mérite de m'avoir bien fait rire. C'est une parodie de thriller peu ambitieuse mais bien ficelée, ce qui suffit à la rendre drôle et plaisant. En fait, tout l'intérêt du film réside dans le malin plaisir que Dupieux prend à tordre la narration filmique. Il y a différents niveaux à l'histoire de ce film : celui des vrais spectateurs (nous), celui des personnages pour lesquels le but du film est de tuer les spectateurs fictifs, celui des spectateurs fictifs, et enfin celui des personnages proprement dits (le pneu, la fille...). Excepté le nôtre, ces différents niveaux d'histoire sont pourtant au même niveau matériel (dans le même espace-temps). J'aime ce genre de métalepses (pardon du gros mot), et ici, c'est assez rondement mené pour me scotcher à l'écran.
Avec Quentin Dupieux, on ne sait jamais trop sur quel pied danser. Ni sur quelle main d’ailleurs, ou même sur la tête, si on veut rester dans le ton. Génie incompris ? Va-nu-pieds (la censure a frappé) talentueux ? Diva mainstream ? Punk de Neuilly ? Bientôt quinze ans que Mr Oizo met en images le résultat probable de soirées enfumées, enivrées, encokées, emballez, c’est pesé. Ce coup-ci il nous parle d’un pneu. Oui, mais un pneu sauvage, un pneu conscient, un pneu bien vivant. Et bien décidé aussi à percer le mystère de son âme en latex. Qu’est-ce qui l’éclate ; qu’est-ce qui le gonfle ; qu’est-ce qui le crève : il a une heure vingt-cinq pour apprendre à se connaitre. Un match de foot pour s’écrire une vie, ça peut paraitre court. Mais ce serait bien mal connaitre le réalisateur. Car derrière un pitch, il faut meubler. Et le format du long apparait bien… ben, long, pour sa concentration. Alors comme souvent, il s’éparpille, laisse passer des lenteurs, s’oublie dans des vannes de cour de récré. Et comme toujours, il délaisse la fin. Eh bien soit, je fais comme lui.
Comme il l'avait déjà fait avec Nonfilm, Quentin Dupieux propose à nouveau, cette fois sous couvert de l'histoire surréaliste d'un pneu animé de vie et d'envies meurtrières, une mise en abyme réflexive qui ausculte le cinéma sous un nombre d'angles impressionnant. Une portée d'écriture insoupçonnée qui lui a souvent valu le rejet, la critique, sinon le mépris, car sous-jacente et indirectement accessible, elle est restée cachée aux yeux de beaucoup. Mais après tout, Dupieux, qui s'amuse d'ailleurs de l'exigence du cinéma d'un David Lynch qui s'occupe plus de lui-même que se s'exposer à son public, a à mes yeux bien raison de privilégier cette forme abstruse qui cache ses idées pour mieux faire ressembler leur extraction, quand elle survient, à celle de pépites d'or. De confirmer ainsi toute la puissance de l'absurde comme vecteur cinématographique, comme Holy Motors - sorti deux ans plus tard mais que j'ai vu il y a quelques mois, d'où l'utilisation du passé dans la fin de phrase qui va suivre, attention c'est maintenant - me l'avait déjà suggéré. Dupieux se préoccupe tout même un poil plus de la relation entre public et producteurs que Leos Carax, un peu moins du processus créatif en lui-même. Le traitement, lui aussi, diffère dans les deux films, bien que chacun d'eux recèle une forme de poésie unique. Celle de Rubber, indéniable, s'appuie sur les propres contradictions du film et sur ce qu'il arrive à faire de son pneu un personnage à part entière, sans doute le plus humain de tous. La faible profondeur de champ des deux appareils photo qui filment l'isolent, en même temps qu'elles créent un rendu étonnant, empêchant souvent la projection à l'intérieur du décor. On semble donc confronté à une oeuvre qui se place sur plusieurs niveaux, rendant la mise en abyme trouble et étonnante. Et comme dans Steak, j'ai vraiment trouvé que la bande-son signée Dupieux lui-même (ou plutôt Mr Oizo, accompagné ici d'un membre des Justice) ne dépareille pas. Bref, une vraie petite claque, burnée, dépaysante et tout sauf dépourvue de sens. Dupieux, c'est le cinéma français comme je l'aime.
Primo, je ferai la promesse solennelle de ne tenter aucun jeu de mots à base de pneumatiques. Secundo, je dois avouer que "Rubber" m'a laissé pour le moins dubitatif une fois le générique de fin terminé... Alors, oui c'est un miracle de réussir à nous faire croire à ce pneu un poil agressif ; oui c'est très courageux de la part de Quentin Dupieux de se lancer dans un tel projet ; oui la BO est excellente (on s'y attendait en même temps) ; oui c'est complètement barré, plutôt bien trouvé dans la construction, et par moments assez jouissif... Mais c'est aussi très répétitif, mal réalisé et surtout mal joué. Couillu.
Quentin Dupieux a le mérite de ne pas mentir sur ses intentions : dès le début, il affiche clairement que son film sera l’éloge d’une philosophie de vie bien particulière : le no-reason ! La vie est absurde, alors il est finalement plutôt logique que son film le soit aussi. Rubber nous emmène donc dans un univers décalé et original, et prendra bien soin de ne pas donner de raisons à ses folies. Moi qui reproche souvent au cinéma contemporain de manquer d’originalité, me voilà servi ! Rubber, c’est l’histoire d’un pneu serial-killer. Rien que ça ! On peut repenser à certains précédents de la tradition du slasher hollywoodien proposant des psychopathes totalement déshumanisés : le « Christine » de Carpenter ou le « Duel » de Spielberg. Imaginez désormais ces films revus et corrigés par les Monthy Python, et vous obtenez quelque chose qui ressemble au film de Quentin Dupieux ! Cette histoire de pneu tueur est souvent drôle, et n’est finalement pas totalement dénuée de sens : on peut y lire une certaine dérision de l’imagerie américaine faisant de la violence un spectacle. Le réalisateur met en place une mise en abyme pour le moins originale : on voit des spectateurs regardant et commentant les aventures de ce pneu ! Cette dimension « méta-cinématographique » est très réussie, critiquant l’industrie du 7ème art tout en faisant rire. Elle permet également à l’intrigue principale de ne pas s’essouffler tout de suite, en offrant une thématique autre. Mais cela ne suffit pas, malheureusement, à compenser les quelques longueurs qui arrivent au milieu du film. Le pneu tue et re-tue, on comprend vite le procédé et le personnage, c’est le cas de le dire, finit par…. tourner en rond ! La dernière partie, plus inventive, vient heureusement redonner du souffle au récit. En fait, peut être qu’un format de moyen-métrage aurait été plus efficace pour cette histoire. Signalons aussi une mise en scène très efficace, fonctionnant avec peu de dialogues, mais des cadrages originaux, des séquences visuellement originales, et une bande-son excellente, composée par le cinéaste himself. Si Rubber est encore un peu inégal, il contient surtout beaucoup de qualités, et promet une expérience radicalement différente de ce que l’on a l’habitude de voir. Tentez-le, peut être deviendrez-vous bientôt adeptes du No Reason !
Rubber c'est une expérimentation qui fonctionne mal, mais à laquelle il ne manque pas grand chose. Ce qui fonctionne ici c'est l'absurde des situations, avec cette intro et une voiture qui zigzague sur une route pour renverser des chaises, au début ça ne sert à rien, mais la scène est tellement longue qu'on se prend à en rire. Ce qui fonctionne aussi c'est cette mise en abîme avec le spectateur, puisque l'on regarde des spectateurs qui regardent un film. Mais ce qui pêche c'est la longueur du film. Il y a un cruel manque de rythme, notamment lors des premiers "meurtres du pneus", où tout s'éternise beaucoup trop. Parfois ça passe parce qu'un des spectateurs se plaint qu'il s'ennuie, c'est sympa comme idée, parce que du coup ça permet d'oublier qu'il ne se passe rien, mais à la longue ça ne suffit plus. Il y a de l'idée, mais le réalisateur pense un peu trop à lui et à son délire, pas assez à nous. Un film c'est fait pour être regardé, avant tout.