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Un visiteur
5,0
Publiée le 24 juin 2011
Je pense, et je suis sérieux, que la valeur artistique de ce film est très nettement sous-évaluée.
Après avoir eu ses succès à Cannes, Rubber fut décrit partout comme une bouse infâme, mais pour moi il s'agit d'un véritable chef d’œuvre.
Je suis sérieux : ce film est totalement incompris. C'est un satire surréaliste et déjanté qui a été distribué sur le marché comme une parodie à deux balles.
Evidemment, avec l'idiotie ambiante, comme il n'a pas correspondu aux attentes du marché, tout de suite il a été mis à la poubelle comme on aurait mis à la poubelle n'importe quelle autre œuvre d'art non consensuelle.
Ce film pose des questions : où est la place de l'art dans la société de consommation ?
A l'heure où la loi de l'offre et de la demande a triomphé, à l'heure où les films sont jugés par le nombre de personnes qui "aiment", n'a-t-on pas atteint la fin de l'art cinématographique ? Quentin Dupieux le dit très clairement : Hollywood a transformé les spectateurs en idiots qui ne veulent que bouffer et regarder des films de merde.
Le stade ultime de la consommation.
Ce film est un croisement détonant entre un tableau de Magritte, une pièce de Ionesco et une comédie bien grasse comme Shaun of the Dead.
C'est un pari fou, donc.
Mais qui a dit qu'on devait s'ennuyer à regarder des films intellectuels ?
Suffisamment décalé pour faire illusion la première demie heure,Rubber se dégonfle au final pour les mêmes raisons qu'il séduisait. Même si le postulat de départ et la dérision affichée justifiait amplement ce délire filmique,force est de constater que le résultat aurait été beaucoup plus efficace sous forme de court,voir de moyen métrage!
Rubber, ou l'histoire d'un pneu psychopathe et criminel. Une histoire complétement barrée du début à la fin... mais il fallait oser tout de même! Une auto-dérision complétement assumée, un rythme lent, parfois maladroit et décousu mais l’originalité l'emporte toujours. A voir, ne serrait-ce que par curiosité.
Film totalement barré mais très plaisant!!!Sous ses airs de gros délires, ce film est une bonne petite critique de notre société de consommationn, de notre voyeurisme et de l'individualisme!!!Le film ne dure pas trop longtemps et heureusement!!!Certains plans sont très bien filmés!!!!La musique est bien choisie...Un bon petit délre
A voir absolument ! L'histoire d'un pneu tueur, ou plutôt l'histoire d'un groupe de spectateur qui regarderaient la cavale d'un pneu amoureux tueur en série. Dupieux, curieux expérimentateur, ne compromet pas sa démarche, il part d'une idée simple, absurde, non pas pour hypnotiser et s'amuser avec son spectateur, non ce n'est pas du Lynch, mais plutôt pour ne pas se perdre dans un long travail de rédaction de scénario. Il s'équipe d'un appareil photo, et c'est tout. Il convoque des acteurs inconnus, mais qui maitrisent parfaitement l'exercice pas si simple qu'on leur demande. Et il met donc en mouvement un pneu, il tourne autour, dans l'espace comme dans le temps, et il tourne autour de son propre film. Il tourne même autour de nous, il tourne à l'intérieur du cinéma. Et à la fin, il nous convainc... ou pas.
Ça faisait longtemps qu'un film ne m'avait pas autant déplus, trop de décalé tue le décalé. C’est n’importe quoi, dans le mauvais sens du terme, d’un ennui total et pas drôle une seconde, j’ai trouvé ça pathétique …
"Rubber" est un projet cinématographique doublement intéressant. Pour commencer, il s'agit d'une parodie des films de série Z. L'initiative n'a certes rien d'original, ainsi en 1999 le Grec Koutras réalisait déjà "L'attaque de la moussaka géante", un titre qui en disait long sur le contenu. Dans "Rubber", le héros n'est pas une moussaka mais un pneu. Le voir rouler et dégommer les gens qui croisent sa route est assez jubilatoire comme vous pouvez le deviner. Second atout de cette œuvre, la présence symbolique des spectateurs. Ils sont dirigés sans ménagement, tel un troupeau de mouton, vers l'endroit d'où ils sont censés observer l'action pour être ensuite empoisonnés, ce que l'on peut interpréter assez simplement. Les producteurs de série Z n'éprouvent aucune considération pour le public de leurs films, et ils cherchent sciemment à les endormir. Si, sur le papier, un tel projet suscite forcément l'enthousiasme, la mise en œuvre s'avère malheureusement très décevante. Primo, manque cruel de rythme. Faire rouler un pneu pendant 1h18, c'est lassant. Surtout quand il ne se passe pas grand chose. Car le pneu tueur n'est pas très créatif, il fait éclater consciencieusement chaque objet ou être vivant qu'il rencontre. Pouvait-on espérer plus de fantaisie morbide de la part d'un amas de caoutchouc ? Second défaut majeur du film, l'humour vaseux. Les traits comiques ne sont pas des plus fins. Par exemple, le monologue initial du flic n'a absolument rien de drôle. La scène dure pourtant deux minutes, une éternité quand on s'ennuie. Bref, "Rubber" fourmille de bonnes idées mais s'avère être au final un échec.
1 étoile pour son coté "hors norme" mais un nanard absolu tout de meme !on s'ennuie grave,un pneu qui tue en se concentrant sur sa victime et la fait exploser c'est du grand n'importe quoi.
Un film tout simplement génialissime, merci à Quentin Dupieux pour ce chef d'oeuvre qui nous montre encore son art à voir. je ne met pas cinq étoiles, aucun film n'est parfait, seuls les effets visuels diminuent la qualité du film, sauf si c'est volontaire pour faire passer un autre message... Un film en tout cas plein de réflexion sur le cinéma!
Quel ennui!Je n'es trouvé aucune qualité dans ce (film), en tout point.Si le realisateur a voulu créer un film artistique alors je ne doit pas avoir la meme notion de l'art.Nul!
Déjanté, déjouant tout conformisme, Mr Oizo nous sort un film "ovni" qui est à voir! Il dénonce à travers son film tout le conformisme du cinéma actuel. Une "non raison" que l'on aimerait bien voir plus souvent.
On s'emmerde un pneu à voir cette rondelle de pétrole serial-killeuse faire sa gonflette machiste devant des spectateurs ridicules... d'autant plus qu'on nous immerge en total non sense. Pourtant cette farce atypique vaut le coup, pour la cohérence du propos, l'humour un peu déjanté et pour l'expérience poétique d'un minimalisme lumineux. Cet OFNI se moque des block-busters hollywoodiens aux scénarios tout aussi absurdes, virilistes et convenus. Bien que l'histoire pèche par sa lenteur et son surgonflage, en elle-même la farce tient la route.