Rubber
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512 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 6 février 2011
Le nouvel OVNI cinématographique de Quentin Dupieux, musicien bien connu sous le pseudo Mr. Oizo, est un petit bijou où la perfection de forme n’est là que pour mieux révéler la jouissive absurdité du fond.
Une bande sonore extrêmement travaillée nous y fait voyager au plus proche d’un héros inhabituel. Un pneu.
Doué de pouvoirs psychokinétiques, Robert assouvi ses pulsions meurtrières sans même toucher ses victimes. Juste en mobilisant une intense concentration.
Si ce résumé vous paraît improbable, c’est que vous n’avez pas encore vu le héros de caoutchouc s’énerver. Force tremblements du « personnage » et autres pulsations sonores parviennent à nous faire ressentir et comprendre ce qui pourtant défie toute logique.
Le prologue, qui introduit une mise en abîme culottée et peu flatteuse des spectateurs que nous sommes, pose les règles du jeu : l’essence du cinéma, finalement, c’est l’absence de raison. « No reason » scande en VO Stephen Spinalla dans cette scène d’ouverture magistrale.
Pourtant, on s’attache à ce pneu sanguinaire qui révèle rapidement de troublantes similitudes avec les individus de chair et de sang.
Elle s’exprime tout particulièrement dans deux situations de la vie quotidienne.
D’abord, lorsque Robert (le pneu) s’émeut pour une séduisante jeune fille en plein road trip. L’objet du désir est incarné par Roxane Mesquida, entrée dans le petit monde du cinéma indépendant grâce à un rôle de Lolita tragique dans le beau mais scandaleux « A ma sœur! » de Catherine Breillat. Et la belle est d’une telle grâce que, pour la première fois de notre vie, on s’ « identifie à un pneu » - comme le souligne l’un des protagonistes.
Ensuite, il faut voir Robert regarder la télé, affalé au fond d’un canapé… C’est là que son caractère humain est le plus frappant. On s’attend quasiment à ce qu’il se lève pour aller prendre une bière dans le frigo.
La concupiscence et la télé symboliseraient-ils mieux que toute chose l’humanité ?
Où seraient-ils coupables de pousser au crime ?
Mais ne cherchons ni questions ni réponses dans un film qui laissera chacun à sa propre réflexion. Et à son plaisir : plaisir visuel, plaisir cinéphile (on navigue entre road-movie américain et film gore). Et plaisir de rire, grâce à des gags savamment distillés, qui souvent font mouche.
A l’instar de l’apparition furtive mais hilarante de la moitié de Justice, le nonchalant Gaspard Augé, également co auteur de la BO.
Dans la salle, le public rit souvent de bon cœur, mais jamais vraiment en cœur. Quentin semble avoir réalisé le contraire d’une comédie « tout public » : une comédie qui s’adresserait à « certains publics ». Il ne choisit pas le plus petit dénominateur commun pour faire rire et s’affranchit du désir de plaire à tout le monde en même temps. Résultat, quand une vanne de « Rubber » fonctionne, on a l’impression qu’elle n’a été écrite que pour nous, dans la mesure où elle ne fait pas forcément rire nos voisins. Et réciproquement.
Monsieur Dupieux nous maltraite, nous renvoie à la figure son jugement sans appel dans un brève écho à un tube récent : « Vous êtes des animaux ». Et dans le même mouvement, nous gâte avec une vanne ciselée sur mesure.
Bourré de clins d’œil à feu l’American Dream, entre routes poussiéreuses, shérif désabusé et motels miteux, le film est tourné aux US et se termine sur une envolée majestueuse et énervée, présumant d’une suite. C’est l’usage dans les histoires de Serial Killer. Et comme c’en est une - Tout est normal !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 30 janvier 2011
Pas absurde du tout. Du nonsense au troisième degré qui rend le film parfaitement cohérent. En fait ce film pose la question "la réalité n'existe-t-elle que par l'existence de ceux-là même qui la regardent ?". Tout le film est dans la réplique (appelée, espérons-le, à devenir culte) (citée de mémoire) : "t'aurais bouffé la dinde, on n'en serait pas là". Un TRES grand film. Prenez une copie, vous avez quatre heures.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 30 janvier 2011
Eh ben la claque! Un film expérimental trés bien réussit. Tout est réunit pour que sa marche. Et. Sa marche. Acteur bon , même si les dialogues sont au 2eme degrès. Le monologue du "no reason" est tout bonnement allucinant. Une musique signé Mr. Ozio qui colle parfaitement au film. Et une histoire de mise en abîme remarquable. Parsemé d'humour noir. J'adhère a ce pneu comme au tricicle.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 29 janvier 2011
absolument à la hauteur de sa prétention d'hommage au no reason. excellentes reférences. Parfait dans son genre
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 19 janvier 2011
"This film is an homage to no reason." Le ton est donné dès les premières minutes, pour ceux qui se demandaient encore pourquoi toutes ces chaises et que faisait-il dans le coffre. No reason, really? Certainement pour ce qui touche au fond scénaristique de l'oeuvre, mais pas si sûr quant à son potentiel contestataire dans le paysage du cinéma français.

Rubber est indéniablement culotté et il semblerait que ça paie en plus. En tout cas, sur le plan de la réalisation, nulle doute ne subsiste quant à la pertinence des choix de Quentin Dupieux [...]
Lire la suite : http://jediscajenedisrien.blogspot.com/2010/11/rubber-quentin-dupieux-2010.html
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 20 février 2011
Le film ne tourne jamais en rond et ne se dégonfle jamais. De plus l'acteur principal, malgré qu'il n'ait pas un seul texte, est tout simplement formidable. Pour amateurs de films déjantés.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 13 janvier 2011
Rubber est d'autant plus délirant qu'il se moque de tous cette industrie qui dépense des millions pour aboutir à un produit conventionnel. Ici , chaque personnage ne ressemble à aucun autre déja vu, et chaque scène et dialogue est totalement assumé. Pas très subtil peut etre pour traduire le "no- reason", mais au moins Dupieux a un pneu...et des couilles.
JackFost
JackFost

3 abonnés 7 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 janvier 2011
Après l'avoir vu deux fois, j'en suis désormais sûr : ce film est un chef d'œuvre d'absurdité, au sens le plus positif du terme. Chaque situation emprunte une direction totalement à l'opposé de ce qu'un esprit sain pourrait attendre, sans jamais être poussée au ridicule.
En ce qui concerne l'aspect visuel, il faut avouer que le rendu de l'appareil photo utilisé par Quentin Dupieux a de quoi rendre jaloux les caméras de cinéma traditionnelles. C'est beau et parfaitement fluide.
Les acteurs sont quant à eux parfaits, en particulier Stephen Spinella qui incarne un flic/acteur évoluant à la frontière des deux dimensions du film (le film et la réalité).
En résumé, ce film tourné en équipe réduite, en deux semaines avec un budget assez serré, est une excellente surprise. Le plus beau étant le constat de ce que l'on peut faire avec aussi peu de moyens et une technique de tournage aussi peu académique, qui frôle le niveau amateur pour un résultat qui dépasse de loin bien des produits estampillés "professionnels".
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 8 janvier 2011
Le film hésite entre la lenteur qui fait passer à l'ennui et à l'humoir noir de bout en bout mais les scènes poétiques et les prises de vues très belle font gagner le "bon" coté de ce film déjanté (faut aussi comprendre le jeu de mot ;))
Gilles P
Gilles P

22 abonnés 553 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 8 janvier 2011
C'est ahurissant de bétise !! Du grand n'importe quoi, une idée loufoque pour un court métrage mais pas pour un film.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 7 janvier 2011
Un film franchement couillu.
Le concept est déjà hallucinant : l'histoire d'un pneu tueur. Si l'on rajoute à cela une histoire surréaliste de spectateurs en train d'assister à la même séance que nous mais à qui il arrive aussi des choses, donnant une intrigue au film par la même occasion, on arrive à un film bien plus construit qu'il n'y paraît.
Ce film décalé, drôle, subversif, voire moqueur vis-à-vis de toutes ces productions médiocres qui sortent des studios de cinéma chaque année est aussi presque crédible. On y croit carrément à ce pneu tueur ! Et cette prouesse est certainement liée à cette excellente idée qu'a eue le réalisateur de vouloir rendre le pneu "humain" en ajoutant un tas de petites scènes très drôles sur le pneu en train de se découvrir une conscience. Ajoutons à cela des acteurs convaincants et une mise en scène travaillée.
En bref, un film vraiment étonnant donc à voir.
stillpop
stillpop

96 abonnés 1 444 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 janvier 2011
Voici un génial ovni pour cinéphiles américanophiles, merci beaucoup M. Oizo. Ca m'a beaucoup plu et pas qu'un pneu... désolé.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 26 septembre 2012
C'est l'histoire géniale d'un pneu qui découvre ses pulsions meurtrières et ses fantasmes sexuels inassouvis. Il est télépathe et trotte gaiement après ces méfaits ! Une expérience loufoque et réjouissante recommandée a tous ceux qui ont trouvée l'année cinématographique pourrie...
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 21 décembre 2010
Ce film lorgne vers les films de série B,voire Z américaine produites dans les années 50 ou 60. Au lieu d'une araignée géante, ou autres insectes démesurés, on a affaire à un pneu. C'est bien trash (l'éclatement des têtes), et on a du mal à comprendre si c'est un spectacle pour le seul spectateur qui reste, ou bien une loufoquerie totale. Mais bon, comme le dit le flic au début : dans tous les grands films, il y a du "No reason", alors pourquoi essayer de trouver des explications ?
DarioFulci
DarioFulci

132 abonnés 1 412 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 décembre 2010
Un pneu abandonné sur une route désertique de la Californie se met à tuer tous ceux qui croisent sa route. Des touristes observent de loin les actions de ce tueur improbable.
A quoi peut-on s'attendre avec un pitch pareil ? Un film bis pour amateurs du genre ? une série Z merdique et/ou hilarante ?
Non, c'est juste un film sur un pneu tueur. Ce n'est pas vraiment un exercice de style, ce n'est pas une métaphore lourdingue, ce n'est pas un concept branché réalisé par un artiste prétentieux. Le film est fait simplement au contraire, et c'était indispensable à sa réussite.
On peut s'amuser des codes du film de genre américain, de l'imagerie californienne et des personnages typiques et faire un film singulier qui ne ressemble pas à grand chose de connu. Tant mieux !
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