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Un visiteur
4,0
Publiée le 30 janvier 2011
Pas absurde du tout. Du nonsense au troisième degré qui rend le film parfaitement cohérent. En fait ce film pose la question "la réalité n'existe-t-elle que par l'existence de ceux-là même qui la regardent ?". Tout le film est dans la réplique (appelée, espérons-le, à devenir culte) (citée de mémoire) : "t'aurais bouffé la dinde, on n'en serait pas là". Un TRES grand film. Prenez une copie, vous avez quatre heures.
Eh ben la claque! Un film expérimental trés bien réussit. Tout est réunit pour que sa marche. Et. Sa marche. Acteur bon , même si les dialogues sont au 2eme degrès. Le monologue du "no reason" est tout bonnement allucinant. Une musique signé Mr. Ozio qui colle parfaitement au film. Et une histoire de mise en abîme remarquable. Parsemé d'humour noir. J'adhère a ce pneu comme au tricicle.
"This film is an homage to no reason." Le ton est donné dès les premières minutes, pour ceux qui se demandaient encore pourquoi toutes ces chaises et que faisait-il dans le coffre. No reason, really? Certainement pour ce qui touche au fond scénaristique de l'oeuvre, mais pas si sûr quant à son potentiel contestataire dans le paysage du cinéma français.
Rubber est indéniablement culotté et il semblerait que ça paie en plus. En tout cas, sur le plan de la réalisation, nulle doute ne subsiste quant à la pertinence des choix de Quentin Dupieux [...] Lire la suite : http://jediscajenedisrien.blogspot.com/2010/11/rubber-quentin-dupieux-2010.html
Le film ne tourne jamais en rond et ne se dégonfle jamais. De plus l'acteur principal, malgré qu'il n'ait pas un seul texte, est tout simplement formidable. Pour amateurs de films déjantés.
Rubber est d'autant plus délirant qu'il se moque de tous cette industrie qui dépense des millions pour aboutir à un produit conventionnel. Ici , chaque personnage ne ressemble à aucun autre déja vu, et chaque scène et dialogue est totalement assumé. Pas très subtil peut etre pour traduire le "no- reason", mais au moins Dupieux a un pneu...et des couilles.
Après l'avoir vu deux fois, j'en suis désormais sûr : ce film est un chef d'œuvre d'absurdité, au sens le plus positif du terme. Chaque situation emprunte une direction totalement à l'opposé de ce qu'un esprit sain pourrait attendre, sans jamais être poussée au ridicule. En ce qui concerne l'aspect visuel, il faut avouer que le rendu de l'appareil photo utilisé par Quentin Dupieux a de quoi rendre jaloux les caméras de cinéma traditionnelles. C'est beau et parfaitement fluide. Les acteurs sont quant à eux parfaits, en particulier Stephen Spinella qui incarne un flic/acteur évoluant à la frontière des deux dimensions du film (le film et la réalité). En résumé, ce film tourné en équipe réduite, en deux semaines avec un budget assez serré, est une excellente surprise. Le plus beau étant le constat de ce que l'on peut faire avec aussi peu de moyens et une technique de tournage aussi peu académique, qui frôle le niveau amateur pour un résultat qui dépasse de loin bien des produits estampillés "professionnels".
Le film hésite entre la lenteur qui fait passer à l'ennui et à l'humoir noir de bout en bout mais les scènes poétiques et les prises de vues très belle font gagner le "bon" coté de ce film déjanté (faut aussi comprendre le jeu de mot ;))
Un film franchement couillu. Le concept est déjà hallucinant : l'histoire d'un pneu tueur. Si l'on rajoute à cela une histoire surréaliste de spectateurs en train d'assister à la même séance que nous mais à qui il arrive aussi des choses, donnant une intrigue au film par la même occasion, on arrive à un film bien plus construit qu'il n'y paraît. Ce film décalé, drôle, subversif, voire moqueur vis-à-vis de toutes ces productions médiocres qui sortent des studios de cinéma chaque année est aussi presque crédible. On y croit carrément à ce pneu tueur ! Et cette prouesse est certainement liée à cette excellente idée qu'a eue le réalisateur de vouloir rendre le pneu "humain" en ajoutant un tas de petites scènes très drôles sur le pneu en train de se découvrir une conscience. Ajoutons à cela des acteurs convaincants et une mise en scène travaillée. En bref, un film vraiment étonnant donc à voir.
C'est l'histoire géniale d'un pneu qui découvre ses pulsions meurtrières et ses fantasmes sexuels inassouvis. Il est télépathe et trotte gaiement après ces méfaits ! Une expérience loufoque et réjouissante recommandée a tous ceux qui ont trouvée l'année cinématographique pourrie...
Ce film lorgne vers les films de série B,voire Z américaine produites dans les années 50 ou 60. Au lieu d'une araignée géante, ou autres insectes démesurés, on a affaire à un pneu. C'est bien trash (l'éclatement des têtes), et on a du mal à comprendre si c'est un spectacle pour le seul spectateur qui reste, ou bien une loufoquerie totale. Mais bon, comme le dit le flic au début : dans tous les grands films, il y a du "No reason", alors pourquoi essayer de trouver des explications ?
Un pneu abandonné sur une route désertique de la Californie se met à tuer tous ceux qui croisent sa route. Des touristes observent de loin les actions de ce tueur improbable. A quoi peut-on s'attendre avec un pitch pareil ? Un film bis pour amateurs du genre ? une série Z merdique et/ou hilarante ? Non, c'est juste un film sur un pneu tueur. Ce n'est pas vraiment un exercice de style, ce n'est pas une métaphore lourdingue, ce n'est pas un concept branché réalisé par un artiste prétentieux. Le film est fait simplement au contraire, et c'était indispensable à sa réussite. On peut s'amuser des codes du film de genre américain, de l'imagerie californienne et des personnages typiques et faire un film singulier qui ne ressemble pas à grand chose de connu. Tant mieux !
Un film à voir, mais ne pas s'attendre à y comprendre qqchose ! Un peu long sur la fin, on a l'impression qu'ils ne savaient pas trop comment finir....