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LaMoule R
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3,5
Publiée le 13 juin 2019
C'est l'histoire d'un réalisateur et artiste de manière générale, français, nommé Quentin Dupieux, qui un beau jour a sorti un film dont le synopsis est ; "Alors c'est un pneu, bah il est vivant et puis... bah il a des pouvoir télékynésiques. Il se trouve également que c'est un psychopathe et qu'il semble prendre plaisir à tuer des gens. Puis y a des gens bah ils regardent ça avec des jumelles tout en étant intra et extra diégétiques, spectateurs et omniscient. Et puis bah ça va être super !" Et bah vous savez quoi ? bah oui c'est super. En plus, vous pourrez avoir la satisfaction de voir toute la tablée vous prendre pour un fou lorsque, à un quelconque repas de famille, vous raconterez votre dernière trouvaille cinématographique ! Très étonnant comme film, de la part d'un réalisateur qui ne l'est pas moins. A voir !
Un film expérimental est à prendre comme tel, et ça c'est sûr, Rubber est un film expérimental ! Le film est plutôt sympa mais et vraiment intéressant de part ses expérimentations, car on parle d'un film sur un pneu qui tue des gens, où le public du film est dans le film, et où les personnages on conscience qu'ils sont dans un film. Quentin Dupieux vous invite littéralement dans son univers, en utilisant la notion du "no reason" expliqué par un personnage face caméra au début du film. Ce pneu n'a aucune raison de se déplacer tout seul et d'avoir des pouvoirs de télékinésie, mais c'est comme ça. Le film est à prendre au 50° degré, l'enquête autour du pneu ne nous intéresse pas vraiment, on attend juste de voir où le film ira. Et le film va un peu nul part, ils comprennent que c'est le pneu, mais d'autres objets sont finalement vivants, dont un tricycle qui peut contrôler d'autres pneus. Le film ne dit rien et ne cherche pas à dire quelque chose, le film n'a pas de raison. Laisse toi porter par l'ambiance du film et c'est tout ! No reason.
Avec Rubber nous disséquons le cinéma armés d’un métadiscours qui s’inscrit essentiellement dans l’absurde : un pneu tueur, une mise en abyme initiale où est représenté – et gentiment moqué – le corps spectateur, des personnages stéréotypés qui réinvestissement à merveille les clichés du film d’épouvante-slasher traditionnel. Mais Quentin Dupieux pousse l’expérience plus loin encore en proposant non seulement une réflexion sur le pouvoir des images via l’absurde mais aussi un ébranlement de l’absurde conscient de lui-même. C’est comme deux miroirs qui se reflètent indéfiniment, c’est intrigant au début et puis on finit par se lasser. Rubber provoque ce décrochage : la naissance du tueur contemplé par une communauté de fidèles fascine, sa progression intéresse, sa traque ennuie quelque peu. Dans ce jeu où chacun désamorce l’attente et se montre ainsi plus malin que son voisin, le spectateur voit son espace projectionnel amputé et conclut que ne pas y participer lui évitera d’en être la dupe. À trop vouloir exhiber les artifices qui fondent le cinéma et l’absurdité de l’existence, Rubber devient son propre spectateur – mais ne dit-on pas que toute œuvre dessine son spectateur-type ? – dans un circuit fermé. Non qu’une clef fasse défaut ; encore faudrait-il une porte d’accès.
Film original en effet par un scénario presqu'indigent : un pneu tueur, scénario qu'il faut accepter d'office pour ce film mi-fantastique mi-thriller, donc totalement irréaliste, mais qui se suit néanmoins avec un certain intérêt car le film est bien réalisé techniquement, avec un humour sous-jacent, des séquences horribles parfois. L'exercice semble toutefois un peu vain, et y voir un chef d'oeuvre est excessif.
Quentin Dupieux est un génie, un vrai, Authentique. Non pas, parcequ' il est super badasse et talentueux. Mais parceque son cinéma comme sa musique sont à contre sens des canons actuel. Une personne qui dévoue une vie entière à trouver et parfaire une forme d'expression. Je salut la régularité et la ténacité. A chaque fois on est bluffé. Rubber c'est exactement ça. L'absurde, sans cesse mais avec du sens et de la finesse. Et surtout du délire! Que c'est bon !
Dans une société toujours plus uniforme et impersonnelle cette mauvaise herbe continue de pousser! D’ailleurs ne dit on pas : "on appel une mauvaise est herbe, une plante dont on a pas encor compris l'utilité".
Un film inclassable mais franchement réussi et décalé. Dès les premières secondes, l’un des acteurs prévient les spectateurs qu’il va s’agir d’un film sans logique ni raison et c’est précisément comme ça qu’il faut le prendre. Bien sur que ce n’est pas possible mais que c’est drôle de voir un pneu prendre vie. Telle Martine, on suit ses aventures : le pneu dort, le pneu boit, le pneu tue, le pneu mate une nana sous la douche, le pneu regarde la télé, le pneu se douche, le pneu tombe amoureux, le pneu va à la piscine, le pneu se remet en question…puis au final il se réincarne en autre chose (énorme…) et lève une armée d’autres pneus ! Oui ça n’a aucun sens mais c’es très drôle et vraiment bien fait ! On croirait presque que ce bout de caoutchouc a des sentiments, et les dialogues sont tellement savoureux qu’on ne peut y résister : « oh mon dieu, l’assassin est un pneu ». L’autre idée géniale du film tient dans l’idée d’intégrer des spectateurs du film dans le film. Ainsi, ils agissent comme nous, se demandent à quoi tout ça rime, font des commentaires comme n’importe qui pourrait le faire dans une salle de ciné. Et le plus beau dans tout ça, c’est que les acteurs cherchent à les tuer car ils ne savent pas comment finir le film et souhaiteraient que personne ne survive pour éviter de trouver une fin… Vraiment hilarant ! En résumé, un bon gros délire à ne pas prendre au sérieux, très bien fait cependant…A voir ! Auteur du livre "Guide de Survie du Cinéphile Amateur" (sortie janvier 2019)
Trop énorme. Contrairement à par exemple Réalité, Quentin Dupieux a su réaliser un film structuré qui ne délire pas trop et qui reste amusant. Film qui est soit une merveille en terme d’éléments a déchiffrer, soit un simple film idiot mais marrant, difficile à dire, néanmoins je recommande fortement. Je le déconseille aux moins de 13 ans. 4/5
j'imagine que le réalisateur Quentin Dupieux fait partie de ces gens qui pensent que leur mère est objective quand elle leur dit qu'ils sont les plus beaux. On nous explique au début que ce film est une dédicace au ''non-reasons'' mais on pense malgré tous qu'on nous emmènera dans une réflexion qu'on brisera pour lui faire perdre son sens. non là pas du tout c'est simplement de la merde. Franchement si quelqu'un chie devant ta porte crois-moi il aura ses reasons.
Ce film m'a fait ressentir ce que ressent un accro au jeu quand il a presque joué l'ensemble de son aide sociale le premier du mois . On se dit qu'on ne va pas s'arrêter là, qu'on a déjà perdu 1h , qu'on peut peut être impressionné par le non sens de la chute si on le termine mais la fin est juste une douleur qui nous ramène a constaté que l'ensemble de l'oeuvre est d'une nullité affligeante. Que visiblement son auteur essaye de paraître complexe , on a envi de lui répondre : Sur un malentendu ça peut passer .
Un film pompeux voulant illustrer le "Aucune raison" des faits dans le cinéma en général. C'est assez bien décrit car il n'y a aucune raison d'apprécier ce film........ çela ne sert à rien de critiquer car le "Aucune raison" règne....... d'aucuns trouvent cette chose avant-gardiste de peur de passer pour des béotiens.....
Que cela fait du bien d’avoir un cinéma complètement subversif comme celui de Quentin Dupieux. J'adore. Après un premier essai en demie teinte dans la réalisation avec Steak en 2007, Dupieux arrive avec un OVNI qui caractérisera la suite de son œuvre (mais aussi lui-même) nommé Rubber en 2010. On a ici l’histoire d'un pneu tueur, et il faut le voir pour y croire, car d'entrée de jeu on est prévenu, il s'agit bien d'un hommage à la “no-reason”, une ode au non sens absolu. Que du bonheur. Dans le style, le frenchie prends possession des codes du road trip américain en filmant ses routes bordées du désert tel qu'on retrouve bien à l’Ouest ou il a posé bagages. Le spectateur se retrouve désincarné par un film dans le film, et les autres spectateurs caractérisés par leur approche vulgaire du cinéma sont traité sans pitié par la réalisation du film. C'est drôle et malin, osé c'est le cas de le dire, et en quelques sortes ambitieux. Il est possible quand on est français et réalisateur de sortir de l'école bien pensante actuelle sans se faire traiter de fou ? Il a le culot de le faire et c'est vraiment a plébiscité. Impossible de bouder son plaisir, on en redemande même, et heureusement il en a eu d'autre.
Un film tout bonnement excellent avec plein de rebondissements, et de roulement rubber ma tuer. Le meilleur moment reste quand la roue fait couler le titanic, pauvre dicaprio,