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Louis Morel
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4,0
Publiée le 29 juillet 2014
Avec son "Rubber", Quentin Dupieux insuffle quelque chose de frais et d'inédit au cinéma indépendant, en forme de non-sens et d'absurde absolu, mais surtout la promesse de quelque chose de nouveau et de durable...
Rien de neuf à signaler : Quentin Dupieux tente de perdre le spectateur. Quand on se rend compte que quelques minutes suffiront à se perdre, on voit parfaitement où veut en venir le réalisateur : nulle part. spoiler: il y a bien un sens sous-jacent : la consommation etc. c'est maaaaaaaal. Mais ça fait tellement attardé que je préfère encore passer à côté.
Un film d'horreur expérimental, qui verse dans le grand n'importe quoi. Un film sans queue ni tête (un peu comme un pneu finalement...) Un film à réserver aux gens capables d'un grand degré d'abstraction. Pour ma part, je l'ai trouvé assez moyen, un peu trop de longueurs à mon goût (malgré sa courte durée). Mais je salue quand même la performance d'avoir osé faire un film pareil!
J'ai halluciné du début à la fin avec ce film mais quelles barres de rire !!! Il faut aimer l'absurde car le film est une absurdité totale et déjantée, j'ai adoré ! Vraiment fan de bout en bout avec des séquences irréelles et tellement drôles. Vraiment l'idée des spectateurs dans le désert m'a enchanté ainsi que l'introduction la plus incroyable de l'histoire du cinéma. Cultissime !
Dans un surréalisme totalement assumé, ce film sait brouiller les codes! Et en plus c'est un film français! Incroyable! Enfin on sort des sentiers battus! Ce film m'a fait pensé au "Retour des tomates tueuses" qui donne aussi un rôle actif au spectateur, rempli d'autodérision.
Complètement surréaliste du début à la fin, Rubber est surtout un film ultra poétique et incroyablement bien filmé qui nous rappelle à chaque instant que les plus belles scènes sont aussi les plus simples. A voir absolument !
Un suce pneu intense… Des amours de latex. De la libido roulante… Un road-movie inouï et dramatique. Des meurtres par psychokinésie ! L’interrogation archimédienne à son plus haut niveau d’intensité : flotte ou coule ???
Voici un film crevant à proposer à tous les caou et à tous les tchoucs… A ceux qui aiment l’humour… Et la plastique affriolante de Roxane Mesquida ! Sûr, vous vous éclaterez en regardant Rubber… Alors vous vous poserez la question de fond : pneus donc, avez-vous donc une âme ?
Un film sans raison… Car il n’y pas plus de raison pour faire un film que d’en faire la critique… La règle c’est que ce soit fait et bien fait !
Et Dupieux, sans avoir l’air de toucher, d’effleurer un pneu, nous sert un scénar, une réalisation et une musique parfaits… Un noir bijou totalement immergé dans l’absurde et la poésie…
Encore des activités inutiles, direz-vous en réajustant vos Ray Ban miroirs dans lesquelles se reflète un vieux Goodyear ! Un truc déjanté ! Ah bon ? Alors allez-y ! Faites chauffer la gomme ! Et servez-nous quelque chose d’aussi bon !
Profond, intense, intelligent. « LE » FILM A VOIR !
Comme je l'ai lu ici, ce film est difficile à classer. Il fallait un certain culot pour oser rendre public l'histoire d'un pneu tueur, et encore plus pour la produire... De bonnes idées malgré des longueurs.
Quentin Dupieux, le nom ne vous dit pas forcément grand-chose mais il est probable que vous le connaissiez à travers le personnage Mr. Oizo ou alors connaissez-vous déjà son univers cinématographique déjanté via Steak. Toujours aussi unique en son genre, le français n’est pas fini de faire parler de lui et il fallait être vraiment gonflé pour projeter un simple pneu en tête d’affiche de son film. Décalé et surprenant, Rubber est bien évidemment un ovni et c’est le genre de film qui devient culte avant même de le voir. Avec les moyens du bord, on ne peut que saluer ce scénario complètement improbable mais on ressort tout de même avec une certaine déception ; comme cette excellente idée n’avait pas été totalement exploité.
Quentin dupieux, le réalisateur qui avait du mal à trouver un bon scénario....bon après avoir vu le très mauvais et pas drôle "wrong cop" (et très déçu du coup), j'ai lu quelques critiques concernant le réalisateur, et comme j'ai pu constater, cà et là, des avis positifs sur le bonhomme, je me suis vu (par le biais d'un forum) conseillé de regarder "rubber" pour me faire une vraie idée de dupieux. Je me suis donc donné une seconde chance. Et effectivement, mon avis est confirmé. Je ne perdrai plus un moment sur une des "oeuvres" de dupieux. L'histoire ? spoiler: un pneu serial-killer. . Ca n'est, ni drôle, ni inventif, ni terrorisant, ni dégueu, ni....rien du tout en fait. Ce film est un comprimé de néant. Quand je regarde ce type de film, je m'attend a un certain niveau de "délire". Mais içi, vous allez fermement vous ennuyer, a moins d'aimer l'effet de mode, si vous aimez ce film, il y a 2 solutions : soit vous voguez sur la positivité de la majorité des commentaires sans comprendre ce que vous regardez, soit vous vous persuadez d'avoir un sens critique aiguisé, en vous disant que c'est un film hors-norme. J'espere avoir découragé ceux qui aimeraient perdre leur temps....
Difficile de décrire Rubber, c'est une sorte de road-movie où l'on se régale à suivre les aventures d'un pneu serial-killer au fil de ces crimes et des ses rencontres dans une amérique où se mêle une foule de personnages étranges. Je dirais que Rubber est un film atypique pour un réalisateur, également atypique, trop souvent sous-estimé : Quentin Dupieux/Mr Oizo. On ressent une certaine liberté du réalisateur tout long de ce long-métrage, une volonté expérimentale dans l'utilisation d'appareil photo 5D pour l'image où les contraintes volontaires (rendre le pneu "vivant). Mais également une profonde volonté de non-sens un scénario délirant digne d'une série B, des scènes aussi absurdes que les personnages (l'excellente tirade "aucune raison" avec Stephen Spinella). C'est pourquoi il est difficile pour moi de tirer un message de Rubber, mais est-ce que ce ne serait pas le but finalement ? Retour à un cinéma primaire où personne ne se prend pas au sérieux, le réalisateur le premier.
Excellent film WTF, culte!! Excellent film WTF, culte!! Excellent film WTF, culte!! Excellent film WTF, culte!! Excellent film WTF, culte!! Excellent film WTF, culte!!
Je deviens un inconditionnel de Dupieux depuis que j'ai vu "Wrong Cops" que j'ai trouvé assez exceptionnel. Il fallait donc que je vois "Rubber" qui est un peu l’œuvre culte de sa filmographie. C'est l'histoire d'un pneu qui tue les gens en leur explosant la tête et qui a des sentiments pour une nana. Quoi ?! Bah oui, c'est totalement absurde. Mais il y a une raison à ce film, où plutôt la raison c'est qu'il n'y a pas de raison à ce pitch. C'est absurde et c'est assumé dans l'esprit du "no reason" dans les films. Le problème avec ça, c'est que dès le début, on entre dans le film avec un type qui s'adresse directement à nous (où plutôt c'est ce que l'on croit). Il énonce des films connus prenant des exemples de passages où il n'y a pas de raison pour que telle chose soit ainsi. Mais justement, ce qui est mal foutu, c'est que dans la plupart des exemples, il y a des raisons. Des raisons scénaristiques mais des raisons quand même. On comprend ce qu'il veut dire mais il l'explique mal. Ça, ça m'a gêné. Après, le film en lui-même n'est pas extraordinaire, le concept est marrant mais l'idée du pneu s'épuise vite car il ne fait très vite plus rire. Par contre, d'autres concepts restent amusant, le film joue bien avec la mise en abyme et les spectateurs dans le film qui regardent le film, ça c'est vraiment habile parce qu'il y a des passages où c'est ce qu'il se passe dans un cinéma (quand ils parlent du cul de l'actrice par exemple) et puis bon, c'est drôle. Ça joue aussi sur les codes du slasher. C'est un bon mélange, sans être un mélange grandiose, j'ai préféré "Steak" ou "Wrong Cops".
J'avais aimé Wrong Cops et je voulais poursuivre la filmo de Dupieux et Rubber s'imposait, depuis le temps que j'en entends parler. Un film faisant l'éloge du "no reason". Sauf que je ne suis pas d'accord avec le concept.
Si tu commences ton film par une apostrophe tu peux être certain que je vais trouver ça bien, j'aime beaucoup ce procédé, sauf qu'après il faut raconter quelque chose. Faire l'éloge de l'absurde, pourquoi pas, franchement. Mais après, justement il y a des raisons à toutes ces choses, comme il y a une raison au fait que l'on ne voit pas l'air. Je trouve ça trop facile comme explication, en fait il refuse l'explication, qu'elle soit scientifique ou bien scénaristique.
Car souvent la raison c'est qu'il n'y a pas de film, que sinon ce n'est pas intéressant, etc.
De même que là dans le film on a un pneu tueur pour la raison que c'est absurde (pas certain que ça soit français) et il voulait faire un truc absurde.
Après le film en lui-même m'a laissé plutôt de marbre, je n'ai pas trouvé ça nul, mais ça ne m'a pas éclaté non plus, c'est sympa, peut-être un peu long. Mais ce qui est frustrant c'est que je ne sais pas s'il faut interpréter ou non, parce qu'on a quand même une mise en abîme du spectateur de cinéma, est-ce innocent ? Je ne le pense pas, mais bon.
J'ai bien aimé l'esthétique 5D qui colle bien avec le ton du film, on a cette photographie qui fait très photo (justement) avec le plus souvent seulement une toute petite partie du cadre qui est nette et avec un côté très numérique. C'est plutôt réussi.
Cependant c'est un peu longuet, on sait qu'il ne veut pas forcément venir quelque part du coup je me suis un peu lassé parce que ce n'est pas forcément très drôle (j'ai souri vite fait).
Après c'est pas inintéressant, je suis content de l'avoir vu, je verrai sans doute Steak et Wrong, mais je suis déçu malgré tout, parce qu'il n'y a plus rien de "réel" qui viendrait trancher avec l'absurde contrairement à Wrong Cops. Après le film joue assez habilement (enfin…) avec les codes du slasher, mais sans jamais avoir une scène logique, qui tiendrait debout. Je pense que l'absurde doit naître d'un décalage progressif jusqu'au moment où ça n'a plus de sens, là ça me semble juste un peu à côté de la plaque et ceci sans forcément aller jusqu'au bout du délire.
Ah si, il y a un peu de réel, de vrai, en la présence des spectateurs qui commentent le film, j'ai beaucoup aimé les commentaires sur le cul de l'actrice, j'ai trouvé ça super vrai (étant donné que je venais d'en faire un).