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Un visiteur
5,0
Publiée le 25 mars 2017
Un film tout bonnement excellent avec plein de rebondissements, et de roulement rubber ma tuer. Le meilleur moment reste quand la roue fait couler le titanic, pauvre dicaprio,
Rubber tombe dans la sphère du cinéma d'épouvante comme un pneu dans la soupe ! Se voulant ni vraiment horrifique ni totalement comique, ce film se pose pile à l'interface entre les deux et fascine par son caractère complètement décalé.
Un délire total: un pneu serial killer, amoureux d'une femme, télépathe, qui fait exploser les têtes des gens. Des spectateurs intégrés au film, qui observent l'aventure du pneu et qui finissent par mourir de faim et intoxiqués par un poulet. Bref... Ne cherchez pas de sens à ce film, il n'y en a pas. Mais bon, ce n'est pas étonnant puisque le policier, joué par Plotnick, nous prévient dès le début de cela. Si le film est parfois jouissif de par ce côté totalement décalé, on fini par s'en lasser un peu et on arrive surtout à la fin des 90 minutes du film en se disant qu'on a peut-être perdu 90 minutes...tant on ne peut rien en retirer. Reste que l'on sent bien le malin plaisir que Quentin Dupieux prend à écrire ces scénarios complétement délirants et à tourner le spectateur en bourrique.
Attention OVNI ! Au choix, coup de génie provoc' ou énorme foutage de gueule. A vrai dire, je n'ai pas réussi à trancher. Le pitch ? spoiler: Un pneu (oui oui) tue des gens . Oui comme ça, ça sent le navet mais en fait pas du tout. Tout est une mise en abîme dans cette œuvre. La production cinématographique en série et codifiée y est moquée. Le public bêlant meurt littéralement devant tant de vacuité. Le tout dans une ambiance totalement étrange. Quentin Dupieux fait là une déclaration d'intention. Sortir du cadre est un devoir et l'exigence artistique est dans le refus des codes. D'un point de vue formel, tout ça est très beau et inventif à défaut d'être pertinent sur toute la durée du film. Bien que court, le film est encore un peu long. Bref, ce film est le doigt d'honneur d'un gros con de snob ou une fabuleuse remise en question du système de production de films. Chacun se fera son avis. Moi, ça m'a mis le cerveau en ébullition et rien que pour ça, j'adhère !
Malgré la très mauvaise publicité que l'on m'a faite de ce film, je l'ai vu et j'en suis ravi ! Il est très mou et pas toujours drôle mais le concept est spectaculaire et malgré le côté lent du film on ne peut s'ennuyer, il suffit de s'ouvrir à la philosophie de l'histoire et vous passerez un très bon moment. Je conseille
Ce film constitue un hommage aux "aucune raison" comme le précise un policier en prélude, après nous avoir expliqué que la plupart des chefs-d'œuvre du septième art sont basés sur cette figure de style. Précision nécessaire et pour cause : le personnage principal de "Rubber" s'avère être tout bonnement un pneu. Un pneu redoutable qui plus est, doté de sentiments et de télépathie. Son histoire est vécue par des spectateurs regardent le film de son histoire depuis le désert avec des jumelles. Il fallait toute la volonté d'un ovni tel que Quentin Dupieux pour mettre en scène un tel sujet. Entre le road-movie et l'enquête policière, un long-métrage esthétiquement réussi, doublé d'une réflexion sur le faux et le vrai. Le genre de film impensable au XXIe siècle. S'il se perd parfois en route, la démarche libertaire du cinéaste force à la fois respect et admiration. Après le raté "Steak", le cinéma de Quentin Dupieux se canalise enfin et par définition, se trouve.
Le film de Quentin Dupieux, moins absurde que Réalité, parviens néanmoins, au delà de son histoire très drôle de pneu qui tue des gens, à intriguer par sa destruction du 4eme mur. Absurde, perché, loufoque, drôle et intelligent, Rubber jour avec les clichés du film d'horreur et se délecte d'une ambiance reposante, stylisée par une photographie précise. Un film original et réellement bien monté.
Un film très original, qui nous entraîne dans un monde irréel frôlant l’absurde et le surréalisme. Si on accepte le principe de ce pneu , comme personnage principal du film, et acteur à part entière, alors le film est très agréable. Nous partons alors dans un polar angoissant, avec un sérail killer lâché dans le désert. Une très belle mise en perspective aussi, avec en avant propos, un groupe de spectateur du film , en train de s’installer dans un coin de désert pour regarder à la jumelle l’intrigue au loin .Ce jeu de miroir sera constant pendant tout le film avec des spectateurs, témoin du récit , mais tour à tour intervenant comme acteur, ou même comme scénariste C’est très intelligent et passionnant. Beaucoup d’humour, l’attaque du lapin, l’intermède dans la piscine, ou la parano du chef de police sont hilarant. . L’image est très belle, très soignée , très « papier glacé », ou proche aussi de la peinture hyperréaliste américaine. De l’émotion aussi avec ce pneu, bourré de sentiments contradictoires. A noter la présence de la belle Roxane Mesquida, ( découverte par Breillat ,et vu ensuite dans le déjanté Kaboom de Araki). Un cinéma différent qui allie le féerique et l'esthétique.
Il suffit de lire le synopsis pour se dire que ce film ne doit pas être tout à fait comme les autre ^^. Et bien on est pas déçu du voyage ! Il est vraiment pas comme les autres, et c'est pour ça qu'il faut l'avoir vu^^
Dés le début, le film annonce la couleur: un flic -campé par l'excellent méconnu Stephen Spinella- sort du coffre d'une voiture et nous annonce le sens du film: un hommage au "no reason". A partir de là, c'est une suite de bonnes idées, bien plus qu'un simple pneu au pouvoirs psychiques pouvant éclater la tête des gens, mais surtout une mise en abyme du film semblant vouloir déclarer que "les haineux vont hainer" contre cette ovni surréaliste. Car oui, ce film a un propos peu subtil sur le cinéma mainstream, avec ses spectateurs abrutis par ces films identiques ou réclamant des scenes d'action tout du long et ses producteurs insensibles à l'art. Le tout avec de très belles images et une bo entraînante. Merci monsieur Dupieux pour ces expériences bizarres mais appréciables.
Mais pourquoi Quentin Dupieux a-t-il réalisé ce film? Aucune raison... L'idée d'un pneu serial killer est certes saugrenue et attise forcément la curiosité des cinéphiles, mais les nombreuses maladresses, longueurs (certes voulues mais pas nécessaires) font de ce Rubber un film atypique mais pas forcément culte... Pour une bonne mise en abîme et le thème du "film dans le film", préférez Réalité du même réalisateur qui lui est légèrement supérieur.
Je me questionais récement sur la représentation sentimentale a l'ecrant sous toutes ses formes, et après avoir vu la représentation époustouflante de BB-8 dans le dernier Star Wars je me suis demandé si il était possible de représenter des sentiments sur un objet "Quotidient", et non mécanique (je veux dire par la robotisé. Et m'est instantanément venu a l'esprit Rubber de Dupieux. L'histoire en soit, ne vaut pas grand chose... nous avons vu de la part de ce réalisateur des films mieux écrits, ou avec une histoire plus passionante (!). Mais -selon moi- le film est un réel exploit en ce qui concerne la "personnification" de Robert, le pneu tueur . Car oui, malgrès ces défauts, le film parvient malgré tout (en ce qui me concerne) a nous imerger dans l'action, et a reussir a nous faire oublier que le personnage principal est un spoiler: PNEU . Oui , un spoiler: PNEU , et non on n'est pas dans un dessin animé ou ce sénario passerait mieux auprès des enfants, mais on est dans un film, qui représente rien de plus que la vie de ce spoiler: PNEU ! Je veux dire par la, a mes yeux, Rubber est un réel exploit, parvenant a donner vie a un objet tellement banal, et a reussir a créer une "intrigue" autour de ce dernier, tout en nous exposant ces sentiments et sa psychologie. On peut notement penser a la scene du scorpion, du miroir, de la douche, de la télé ... ou Robert parvient malgré tout a nous partager ses sentiments. Alors oui ce film est ridicule, ou lassant, ou même ridicule, mais il reste une experience très interessante lorsque l'on tente de comprendre le Modus Operandi de Dupieux en ce qui concerne ses enjeux. Un film a voir, bien qu'étant singulier.
Ce film est un ovni, véritable prouesse de burlesque et de créativité. C'est super simple à comprendre, on ne se prend pas la tête, ça n'a ni queue ni tête, mais que c'est bon. Pas besoin de complexité pour réaliser un petit film qui tient à coeur. Quentin Dupieux nous sort là, une petite pépite. A découvrir.
Dans le genre film débile où il ne se passe absolument rien et où l'ennui vous envahit dès les premières secondes, il faut vous interroger sur le mental du metteur en scène et le niveau intellectuel du producteur qui a eu le culot de financer un tel navet. De plus, quand on sait ce que valent les réalisations de Quentin Dupieux, on ne s'étonne plus de trouver de telles idioties dans sa filmographie. Les acteurs sont inexistants, d'ailleurs, il vaut mieux parler de simples figurants tellement les dialogues sont pauvres et indigents. Tout cela pour voir un pneu démoniaque rouler n'importe où, n'importe comment et faire n'importe quoi, et une bande de curieux plus ou moins abrutis les uns que les autres épier les péripéties du dit boyau, il faut avoir une patience d'ange pour résister jusqu'à la fin. Vous sortez de là sans vous demander pourquoi le cinéma français produit autant de navets chaque année. Fuyez braves gens, passez votre chemin, sinon vos neurones vont s'entrechoquer au risque de perdre la raison. Zéro pointé, c'est tout ce que ça vaut. C'est l'un des films les plus pitoyables que j'ai jamais vus de mon existence.