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Un visiteur
4,0
Publiée le 10 novembre 2007
Un bon divertissement signé Soderbergh, George Clooney toujours aussi bon et J Lo bien sans plus, on passe un agréable moment sans pour autant crier au film du siecle.
On peut classer Steven Soderbergh parmi les réalisateurs surdoués qui n’auront peut-être pas tenu toutes leurs promesses. Il faut dire que démarrer sa carrière de réalisateur avec une Palme d’or et un prix d’interprétation à Cannes (James Spader) à Cannes pour un film (« Sexe mensonges et vidéo » en 1989) sans doute très innovant mais peut-être un peu surestimé vous donne à 25 ans quasi instantanément le statut de petit génie. Par la suite Soderbergh n’a pas chômé, cumulant souvent les postes de réalisateur, scénariste, producteur, directeur de la photographie et monteur. Rien que ça ! sur plus de 30 longs métrages. À la suite de « Sexe mensonges et vidéos », le jeune prodige qui a multiplié les audaces a subi cinq échecs commerciaux assez notables pour des films toutefois à modestes budgets. Quand il aborde le tournage de « Hors d’atteinte », production Universal plus ambitieuse, Soderbergh sait qu’il n’a sans doute plus le droit à l’erreur. Ce d’autant plus qu’il travaille sur l’adaptation d’un roman d’Elmore Leonard, un romancier très réputé dont les adaptations nombreuses de ses romans notamment des westerns ont fourni des films mémorables dont « 3h10 pour Yuma » (Delmer Daves en 1957) , « L’homme de l’Arizona » (Bud Boetticher en 1957), « Hombre » (Martin Ritt en 1967) ou plus récemment « Jacky Brown » de Quentin Tarantino autre prodige d’Hollywood. Le réalisateur toujours aussi audacieux ne va pas décevoir. Il aura à ses côtés pour l’aider dans sa démarche de bâtir une comédie romantique policière décalée, George Clooney qui est alors l’homme qui monte à Hollywood. L’acteur est devenu la coqueluche du public féminin grâce à sa présence charismatique dans la série « Urgences » dont il est l’acteur phare depuis 1994. Au cinéma, il a été présent dans quelques films qui ont très bien fonctionné au box-office mais rien de significatif permettant de penser qu’il sera durablement une vedette sur grand écran. Les deux hommes sont donc à la croisée des chemins. Scott Frank qui officie au scénario vient tout juste d’adapter un roman de d’Elmore Leonard pour « Get Shorty » de Barry Sonnenfeld, comédie policière déjantée qui a été un solide succès. On retrouve d’ailleurs comme producteurs Barry Sonnenfeld et Danny de Vito qui jouait dans « Get Shorty ». Soderbergh était donc très bien entouré. Il va mettre ce confort au service de la romance naissant dans un coffre de voiture entre un braqueur de banque plutôt fantasque et "looser" (George Clooney) et une agent du FBI interprétée par la très « caliente » Jennifer Lopez qui montre en sus qu’elle est une très bonne actrice. Vu la narration qui va suivre plutôt décousue devant servir de décorum autour des deux personnages centraux, Soderbergh sait qu’il ne peut pas rater cette scène certes originale mais compliquée à mettre en œuvre sous peine de compromettre toute la suite. Il s’en sort à merveille livrant un formidable moment où se mêle humour à froid et sensualité à fleur de peau favorisée par l’exiguïté de l’endroit improbable où elle se déroule. La crédibilité de la suite composée de saynètes drolatiques faisant patienter le spectateur en attente de la prochaine rencontre entre les deux amoureux charismatiques en diable, n’a dès lors plus d’importance. Avec le recul on peut se dire que George Clooney est comme en rodage de son personnage « d’idiot heureux » qu’il développera avec les frères Coen dès 2000 pour « O’Brothers » avant d’enchaîner trois autres films qui sont des vrais moments de bonheur. Il ne délaissera pas pour autant Steven Soderbergh avec lequel il a à ce jour tourné six longs métrages dont la série des « Ocean ». À leurs côtés Ving Rhames, Don Cheadle, Dennis Farina, Albert Brooks, Luis Guzman et Steve Zahn renvoient la balle avec dextérité. La musique « al dente » de David Holmes rythme l’ensemble juste comme il faut. Steven Sodebergh comme l’athlète réalisateur qu’il était à 35 ans a réussi haut la main à passer la barre juste avant la probable élimination qui ne lui aurait sans doute pas permis de faire la carrière qui est la sienne aujourd’hui.
Un film policier romantique agréable, au scénario malin. La réalisation n'est malheureusement pas à la hauteur mais le charisme de Clooney et le charme de Lopez font de ce film un bon film.
Soderberg est capable du meilleur (Solaris, Good German) comme du pire (Bubble). Ici on serait plutôt dans le moyen. Qu'on se comprenne bien il s'agit d'une comédie policière, donc les critiques sur les facilités de scénario ou l'absurdité des situations ne sont pas forcément de mise. Ce que l'on peut reprocher au film c'est sa propension au bavardage, ses flash-back pas toujours bien maîtrisés et aussi une certaine confusion narrative. Sinon comme film d'acteurs on se régale, Clooney est impeccable et Jennifer Lopez (que certains s'acharnent à critiquer) est absolument craquante. A remarquer aussi Nancy Allen dans un petit rôle très classe ! Ni un grand polar, ni un grand Soderbergh, mais ce n'est pas si mal.
"Hors d'atteinte" est un polar élégant de Steven Soderbergh, mêlant charme et tension narrative. L’alchimie entre George Clooney et Jennifer Lopez est indéniable : lui campe un gentleman cambrioleur irrésistible, et elle, une marshal déterminée mais troublée par leur attirance mutuelle. Ce duo magnétique porte le film, notamment lors de la fameuse scène dans le coffre, qui mêle séduction et danger avec une intensité palpable. La mise en scène de Soderbergh équilibre le ton entre humour et gravité. Sans révolutionner le genre, le film s’impose comme un divertissement de qualité.
Steven Soderbergh... je me souviens l'avoir cisaillé net quand j'avais rédigé ma critique de "Contagion" en disant que, s'il et un cinéaste éclectique, il ne sait en revanche pas faire grand chose. Et, après avoir revu ce "Hors d'atteinte", je maintiens mon jugement. Tout n'est pas à jeter, loin de là, on peut même dire que les cinquante premières minutes sont quasi parfaites. Un bon rythme, une histoire fluide, malgré quelques flashbacks qui sont posés là comme un cheveu sur la soupe, mais rien de méchant. C'est après que ça se corse. Pendant près d'une quarantaine de minutes, il ne se passe rien, un véritable trou d'air, on s'ennuie à mourir. Le film redevient intéressant à partir du braquage perpétré dans la maison de Ripley. Mais, il y a un problème de taille : jamais Soderbergh n'est en mesure de donner la tension que pareille séquence nécessite. Le casting est très inégal. Ving Rhames et Don Cheadle, sont excellents, il n'y a rien à redire. En revanche, George Clooney est très moyen. Alternant le bon et le très mauvais dans son jeu. Quant à Jennifer Lopez... au sommet de sa beauté oui, mais en terme de jeu, on sait de quoi il en retourne, même si elle est moins mauvaise que d"habitude. De ce "Hors d'atteinte", j'en ressors frustré, vraiment frustré.
Dans un film, le casting ne fait pas tout. En voilà un bon exemple. Visionné en 2019, on est content de revoir George Clooney et Jennifer Lopez plus jeunes. Mais le scénario ne les aide pas à exprimer leur talent à leur meilleur potentiel. Les personnages secondaires sont à la limite de la débilité profonde. Les scènes s'enchaînent sans qu'on arrive vraiment à croire à cette histoire d'amour entre les principaux protagonistes. Les effets de cinéma pour montrer à l'écran les pensées et les rêves des personnages tombent à plat. Un film dont on peut se passer.
Hors d'atteinte est un bien piètre hors-d’œuvre en attendant les Ocean's qui réuniront Steven Soderbergh, George Clooney, et nos paupières ouvertes (ce sont ces dernières qui nous ont fait défaut). Il faut dire que dans ce film de 2h, on en est arrivé à décrocher toutes les dix minutes, face à des dialogues interminables et un syndrome de Stockholm risible : la flic est collée-serrée deux minutes à un criminel couvert de boue et qui lui joue les airs les plus ringards de la drague de bar, et elle tombe follement amoureuse de lui au point de saboter l'enquête ?! Non, non, et encore non. Ce n'est jamais crédible, et en plus ce personnage bécasse-in-love est insupportable. Côté mise en scène, Soderbergh verse dans les flashbacks pénibles : la vie en prison de Jack Foley, qui n'apporte pas grand-chose à l'intrigue principale dans le sens où elle ne se rappelle qu'à la dernière minute qu'elle a une histoire de vol à boucler : "ah oui tiens..." l'entend-t-on presque dire quand on arrive à dix minutes du générique de fin... Et ce braquage d'être expédié vitesse grand V. Le casting a beau nous avoir fait de l'oeil entre le duo George Clooney et Jennifer Lopez, et Don Cheadle en bad-boy bien construit (le seul personnage qui ne nous a pas fait lever les yeux au ciel), on n'a pas cessé de soupirer d'ennui ou de gêne devant la romance à la Stockholm la plus ridicule qui soit (le bad boy qui lui joue de la flûte deux minutes, et l'autre de roucouler à vie). Il faut croire que la chasse au pipeau attire bel et bien les bécasses.
Du Soderbergh bien maitrisé et bien vitaminé qui a su, du moins selon moi, tirer le meilleur parti du duo sulfureux entre J. Lo et George Clooney… Rien que pour le plaisir de voir un film de Soderbergh à l’époque où il était inventif et rigoureux, je pense que ça vaut le coup…
Je suis quelque peu partagé sur les cas d'Hors d'atteinte. Les quarante premières minutes du film sont très plaisantes, rythmées et posent les bases d'une histoire intéressante. La narration alterne entre présent et flash-back. Tout cela fonctionne très bien mais d'un coup, le film perds en intensité, devient moins intéressant et on passe par une bonne demi-heure on l'on s'embête un peu. Heureusement les 30 dernières minutes permettent de ramener le film à un bon niveau et propose une conclusion satisfaisante. Mais c'est dommage que le milieu s'enlise car le film aurait pu être vraiment très bon. Ceci dit et malgré ce passage, Hors d'atteinte, même s'il ne fait pas partie des meilleurs Soderbergh, reste tout de même assez plaisant.
Quel plaisir de voir et revoir ce film ! Une écriture ciselé, une mise en scène distinguée, un casting impeccable, une bande son magique, du second degré...
En revoyant cette comédie romantique policière débordante de classe, on ne peut s'empêcher de penser aux bases d'un Ocean's Eleven. Soderbergh dirige cette pléiade d'acteurs et chaque rôle apporte sa pierre à l'œuvre qui déborde d'une bonne humeur communicative. Déjà sans le savoir, le touche à tout du cinéma s'offrait le luxe de réunir dans un même film des noms comme Georges Clooney, Ving Rhames, Michael Keaton, Denis Farina, Don Cheadle, Steve Zahn, Luis Gusman, Jennifer Lopez ou Samuel L. Jackson. Rien que ça! Et même si certains ne sont là que pour quelques minutes, si d'autres ont réussi à tourner depuis dans de véritables navets, on ne peut que regretter leur jeu dans Out Of Sight. Sur cette nouvelle d'Elmore Leonard, la troupe s'en donne à coeur joie pour notre plus grand plaisir et même si cette histoire d'amour impossible faiblit par moment et s'étale un peu en longueur, Soderbergh réussit grâce à sa mise en scène rétro sur fond de musique funk soul à insuffler une véritable âme et une énergie communicative à l'ensemble. Dialogues léchés presque trop beaux, humour qui fait mouche et parfois même une légèreté et une sensibilité déconcertante dans des scènes où tout semble parfait. Un bon petit film pour nos endorphines.
Assez moyen. Comme souvent chez Soderbergh, le film devient peu à peu plus captivant, contrebalançant ainsi un début plutôt laborieux. Le film est assez léché, avec une musique lente parfois en décalage avec l'action à l'écran, créant un contraste intéressant. Mais bon, le rythme demeure lent et le tout manque de souffle. Clooney et Lopez jouent bien.