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    Elephant Man
    note moyenne
    4,3
    24085 notes dont 648 critiques En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
    répartition des 648 critiques par note
    417 critiques
    161 critiques
    47 critiques
    11 critiques
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    1 critique
    Votre avis sur Elephant Man ?

    648 critiques spectateurs

    guifed
    guifed

    Suivre son activité 44 abonnés Lire ses 286 critiques

    3,5
    Publiée le 19 novembre 2014
    A l'heure de la mise en spectacle et du voyeurisme à outrance via les télés-réalités et les réseaux sociaux, ce film trouve un écho étrangement prophétique. C'est un peu la caractéristique de tous les grands contes - intemporels car lucides sur les tréfonds de l'âme humaine. Ce film n'est génial que si on le traite d'un point de vue moral et philosophique, ce qui pose déjà une légère limite, en ce qui me concerne.
    Où se trouve le bien? La générosité peut-elle être gratuite? L'homme est-il en mesure de tolérer la différence? Toutes ces questions nous viennent à l'esprit à la vue des magnifiques scènes proposées par David Lynch. Un personnage principal entouré de mystère dans les premières minutes, puis maltraité, et qui finit par être choyé et jalousé par tout un peuple. Le spectateur ne peut qu'éprouver de la pitié et de la tendresse devant cet homme bestialisé par des animaux humains. Animaux qui ne retrouvent leur humanité que quand ils y trouvent un moyen de briller en société. Le film n'est jamais aussi bon que quand il range dans le même panier générosité intéressée et intolérance exacerbée. On est touchés par cet homme. Pourtant, et parfois de justesse, Lynch évite le mélodramatique. Emouvant, évocateur, lucide et acide, Elephant Man est une réussite qui ne pêche que par son rythme saccadé et une intrigue qui patine longtemps. Puissant.
    Julien D
    Julien D

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    5,0
    Publiée le 14 juillet 2014
    Voici une œuvre dramatique que le sujet rend indémodable: L'acceptation de la différence. La bêtise humaine n'a jamais été aussi bien filmée dans cette Angleterre en pleine période d'industrialisation (synonyme de déshumanisation?) où cet homme difforme, interprété par un John Hurt méconnaissable, se révèle fragile, tendre et surtout bien plus intelligent que tous ces badauds le voyant comme une monstruosité, aussi bien amusante à voir qu'horrifique. Face à lui, le docteur Frederick Treves, incarné par l’impeccable Anthony Hopkins, devient lui-aussi un personnage dont l’arche dramatique mène à une humanisation en s’attachant et en garantissant une identité à ce pauvre John Merrick. Avec sa morale, Elephant man devient une antithèse du Freaks de Tod Browning, puisqu’il est dit que pour devenir humain il ne faut pas accepter mais bien rejeter son statut de monstre. Cette histoire vraie, filmée à travers une mise en scène et une ambiance très sombres dans lesquels on retrouve la patte de David Lynch et clôt par un inoubliable final musical, est tout simplement le plus beau pamphlet humaniste de l’histoire du 7ème art.
    Wobot
    Wobot

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    4,5
    Publiée le 13 août 2012
    Un des films les plus émouvants que j'ai vu de ma vie et porté par la touchante interprétation de John Hurt qui ne tombe jamais dans le misérabilisme et le pathos.Mention spéciale au noir et blanc qui confère au film une atmosphère onirique et étrange.
    Truman.
    Truman.

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    3,5
    Publiée le 24 avril 2013
    Film culte de David Lynch a la photographie soignée et au acteurs exceptionnel Hopkins / Hurt , le film dénonce le marché de la misère humaine a la fin du 19eme siècle et il faut savoir que c'est inspiré d'une histoire vraie , c'est émouvant et triste .
    A voir au moins une fois .
    Kloden
    Kloden

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    3,0
    Publiée le 24 juin 2013
    Poignant, voire dur, mais émouvant et plein d'humanité, Elephant Man est un beau film, malheureusement terni par quelques longueurs qui diminuent largement l'impact de certaines scènes pourtant intrinsèquement extrêmement touchantes. C'est bien dommage que Lynch ne soit pas parvenu à me maintenir dans cette histoire de bout en bout, histoire si belle et racontée sur un ton savamment choisi, ni trop pathétique, ni trop sarcastique, ni trop misanthrope. Encore plus dommage quand on songe à cette ambiance si énigmatique et à ce Londres si bien reconstitué, mais aussi à ce duo d'acteurs Hopkins/Hurt si impliqué et convaincant. Malheureusement, on se balade entre coups de théâtre successifs, qui sonnent parfois quelque peu, à force de ces fameuses longueurs, comme des flashes dans l'obscurité.
    Mr. Renton
    Mr. Renton

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    5,0
    Publiée le 13 février 2017
    Ma-gni-fique deuxième chef d'oeuvre du grand David Lynch, Elephant Man est une histoire bouleversante et magnifique. John Hurt est magistral, Anthony Hopkins est excellent, l'histoire juste, forte et filmé a la perfection par David Lynch. La fin donne envie de se pendre mais malgré tout, je garde en tête la magnifique scène de la gare que j'ai vu étant enfant sans connaître le film. "I am not an animal! I am a human being!". Bravo monsieur Lynch.
    QuelquesFilms.fr
    QuelquesFilms.fr

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    5,0
    Publiée le 28 juin 2020
    Y a-t-il film plus déchirant ? Pas sûr. On y atteint des sommets d'émotion via quelques scènes à jamais gravées dans le cœur et dans la mémoire : quand John Merrick rencontre l'épouse de Frederick Treves, quand il reçoit la visite de l'actrice (Mrs. Kendal), quand il se retrouve acculé dans les toilettes de la gare de Londres... Il y a aussi la scène du théâtre, le dénouement... Les larmes coulent. Naturellement.
    Cet Elephant Man est une perle noire. Un chef-d'oeuvre pétri de dignité, de cruauté et de compassion. Profondément humain, douloureusement humaniste, le film laisse à la fois dévasté et totalement admiratif, fasciné par le personnage central (qui a réellement existé) et fasciné par l'infinie délicatesse du traitement de son histoire. Délicate et habile est la façon avec laquelle ce John Merrick nous est présenté, progressivement et pudiquement, d'abord à travers le regard d'autres personnages : regard d'effroi des amateurs de fêtes foraines, regard cupide de celui qui se dit son "propriétaire" et qui l'appelle "mon trésor", regard de tristesse sidérée du chirurgien qui le contemple pour la première fois (une des plus belles scènes de l'histoire du cinéma). John Merrick, c'est aussi un râle, une ombre, une cape noire surplombée d'un masque en toile et d'une casquette, avant d'être un corps révélé, monstrueusement difforme, et un regard, merveilleusement doux, innocent. On apprécie la subtilité de ce jeu de regards, comme on apprécie l'efficacité d'un autre jeu, de miroirs. Jeu de miroirs pour confronter la monstruosité physique et la monstruosité morale, la noblesse d'âme du "monstre" et l'abjection d'une frange plus "normale" de l'humanité. Jeu de miroirs, aussi, pour rapprocher la société du spectacle et la société scientifique qui, toutes deux, en viennent à chosifier l'être humain à des fins de commerce, d'étude ou de gloire. Jeu de miroirs, enfin, établi par Lynch lui-même, dans ses commentaires sur le film, pour associer symboliquement les excroissances du corps de Merrick aux protubérances urbaines d'une Angleterre victorienne en pleine révolution industrielle (usines, cheminées…).
    Avec Elephant Man, le cinéaste signe son deuxième long-métrage seulement, après Eraserhead, qui était déjà une réflexion-expérimentation sur le corps, les projections corporelles de l'inconscient, la monstruosité. Lynch décline donc ici à nouveau certaines de ses obsessions, sous un vernis plus classique, même si le côté expérimental affleure parfois. Et dans cette thématique du "monstre", il rend également hommage à Tod Browning en établissant une parenté magnifique avec son film le plus connu, Freaks, à travers la reconstitution des univers forains, la caractérisation de personnages atypiques, le noir et blanc expressionniste… Ce noir et blanc, parlons-en un peu. C'est une merveille esthétique, de même que la composition des plans. Tout le travail de Freddie Francis (à qui l'on doit aussi notamment la photo superbe des Innocents, de Jack Clayton) est à saluer.
    Côté acteurs, la performance de John Hurt, affublé d'un maquillage phénoménal, est unique ; Anthony Hopkins brille par sa subtilité : Anne Bancroft irradie comme toujours d'une lumière vibrante. Et l'on se régale des compositions très classe, dans des seconds rôles, de deux acteurs so british : John Gielgud et Wendy Hiller.
    Flavien Poncet
    Flavien Poncet

    Suivre son activité 174 abonnés Lire ses 1 024 critiques

    4,0
    Publiée le 1 mai 2010
    «The Elephant Man» (USA, 1980) est le deuxième film de David Lynch. Produit par Mel Brooks, cette oeuvre se veut moins expérimentale que «Eraserhead» (USA, 1976). Or, certaines séquences se parent d' attributs abstraits. Tantôt un nuage de fumée vient figurer (et voiler) l'horreur du bébé difforme, tantôt des éléphants s'affichent en surimpression sur le visage d'une parturiente en détresse, etc... Bref, il reste dans «The Elephant Man» le désir de Lynch d'expérimenter l'image. Cependant, ce qui frappe le plus dans ce film, en plus de sa qualité visuelle et de sa photographie : «charbonneuse», c'est son histoire humaine. Plaidoyer émouvant pour le respect de la différence, ce film de Lynch n'a pourtant rien de manichéiste. Le croire simplet ce serait oublier la véracité des faits. Nulle exagération des comportements, il faut voir l'histoire comme un fait divers. Un fait divers exemplaire sur le comportement général de l'individu vers l'autre. Le tout étant parfois romancé, «The Elephant Man», en plus d'être une histoire troublante, est d'un lyrisme fou. Attention cependant, l'oeuvre n'est pas le drame larmoyant qu'on clame si fort. Si le tout est d'une tristesse affligeante envers la non-acceptation de l'autre, on est très loin d'une oeuvre tire-larmes. En conclusion, «The Elephant Man» (USA, 1980), et sa musique inoubliable tellement elle effraie, est assurément un chef d'oeuvre, une ode naturel au respect sans une once de naïveté. A mesure que le personnage d'Anthony Hopkins apprend le personnage de John Hurt, le spectateur se prend de folle affection pour ce «freaks». D'autant plus que Hopkins mais John Hurt davantage, nous offre les plus belles prestations du cinéma. La scène finale en dit très long des effets du monde sur l'individu... A méditer.
    Fêtons le cinéma
    Fêtons le cinéma

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    5,0
    Publiée le 3 avril 2020
    Le visage de John Merrick, ce visage gardé secret ou entrevu pendant les quarante premières minutes du long métrage, relève de l’art brut, de cet art inné des marginaux de toutes sortes qui, au XIXe siècle, remplissent les cirques, divertissent les foules, fascinent les sciences. C’est un visage-galaxie relié à la constellation-mère, à ce fracas cauchemardesque de plans dans lesquels la beauté maternelle est abîmée, écrasée, déchirée par l’enfantement et l’abandon. Et derrière ce visage, une âme, elle aussi brute, une bonté d’âme tenue à l’écart des vicissitudes du monde. John Merrick est un être pur, la compassion incarnée : il connaît la Bible par cœur, reconstruit à l’aide d’une maquette la cathédrale qui se dresse devant sa fenêtre, mais qu’un mur divulgue en partie. Il faut dépasser ce mur, le franchir en l’escaladant, le briser par l’imagination. L’art saisit l’art, l’artiste saisit l’artiste, David Lynch saisit John Merrick. Mais entre eux, la société-spectacle. Celle qui montre du doigt le monstre tel un miroir déformé tendu à sa beauté convenue, celle qui rejette ses angoisses sur le corps d’autrui pour en faire un bouc-émissaire à sacrifier, celle qui se rend à l’opéra, haut lieu de culture, pour voir, sur la scène, des animaux joués par des acteurs. Le cinéaste distribue le circassien non seulement au cirque dont il est l’émanation et le fondement, mais également à la culture mondaine ainsi qu’à la science qui peine, derrière son professionnalisme, à effacer sa fascination pour Merrick. Dès lors, The Elephant Man met en scène la déchirure irrémédiable qui sépare les hommes à partir du moment où l’apparence physique fait écran, devient le support sur lequel sont projetées des fantasmes, des peurs et de la curiosité. C’est un film sur le corps de l’autre regardé, sur le regard comme instance de jugement qui s’avère incapable de dépasser ce stade, de surmonter le mur voire le démolir afin de rebâtir la cathédrale dans son ensemble. Les efforts de compassion trahissent le malaise, l’assistance médicale trahit le regard clinique. L’autre est là, sous nos yeux, mais nous sommes destinés à le manquer, encore et encore. Sauf par le cinéma. Le long métrage de David Lynch constitue la seule communication véritable entre l’humain marginalisé et le spectateur qui perd ainsi son statut de public assistant à un spectacle pour se voir transporté en lui-même, confronté à des réactions et à des sentiments confus, complexes. Le recours au genre mélodramatique sert donc de porte d’entrée vers le sublime. Le cinéma peut seul faire de John Merrick une œuvre d’art, dans la mesure où il nous offre la possibilité de partager l’intimité, de dépasser la surface pour entendre les pulsations d’un cœur qui bat à l’unisson d’un rêve, celui de retrouver sa mère, de se raccorder à la beauté originelle qui est la somme de toutes les beautés particulières. Le film et le personnage principal rêvent à la beauté, mais en l’abordant par le prisme du grotesque, ils n’accèdent qu’au sublime, genre esthétique placé au-delà de la vie humaine. The Elephant Man est un chef-d’œuvre de douleur et de poésie qui laisse transparaître la vision d’un artiste, David Lynch, en communication avec d’autres, de la sublime partition musicale signée John Morris à la photographie magnifique de Freddie Francis, en passant par des acteurs d’une justesse bouleversante.
    stebbins
    stebbins

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    5,0
    Publiée le 6 février 2007
    Deuxième long-métrage du génial David Lynch, et probablement son film le plus émouvant. Cette hymne à la tolérance ne sombre jamais dans la sensiblerie facile ou dans le pathos, tant le réalisateur travaille son sujet avec sobriété. Anthony Hopkins et John Hurt sont tous les deux formidables et les seconds rôles sont tous excellents. Elephant Man est également une oeuvre plastique à part entière ( sublime photographie noir et blanc, magnifique musique de John Morris... ). L'histoire de cet homme ( car John Merrick est avant tout un homme, un être humain doué de sensibilité, de raffinement et d'intelligence ) bouleverse, et sa force première est que l'on ne le prend jamais en pitié ( ou presque, car au début du film, il inspire un tantinet ce sentiment ). Mais l'émotion l'emporte avec ce merveilleux final ( que je ne dévoilerai pas ). Elephant Man fut produit par Mel Brooks, qui avait repéré David Lynch et son premier film Eraserhead...Comme quoi, on constate que parfois les producteurs ont le nez creux. Un chef d'oeuvre.
    shmifmuf
    shmifmuf

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    5,0
    Publiée le 5 février 2012
    On peut dire plein de choses sur ce monument du cinéma.
    Lynch transforme cette histoire poignante en un conte intemporel et universel.
    BOULEVERSANT!
    Caine78
    Caine78

    Suivre son activité 3773 abonnés Lire ses 7 355 critiques

    4,0
    Publiée le 26 septembre 2020
    Le chef-d'oeuvre de David Lynch. Ce film bouleversant sur la vie de John Merrick est effroyable, mais également bouleversant et inoubliable. Ce film sur la différence ne peut-être que gravé à vie dans notre mémoire. John Hurt superbe, sans oublier Anthony Hopkins. Grand grand moment de cinéma.
    ER  9395
    ER 9395

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    5,0
    Publiée le 9 septembre 2012
    David Lynch n'a pas fait mieux depuis , un noir et blanc sublime pour magnifier ce drame , immanquable
    Mathias Le Quiliec
    Mathias Le Quiliec

    Suivre son activité 30 abonnés Lire ses 378 critiques

    5,0
    Publiée le 24 janvier 2014
    Un chef d'oeuvre cinématographique mais avant tout un chef d'oeuvre d'humanisme et de tolérance. Merci Mr Lynch
    Redzing
    Redzing

    Suivre son activité 492 abonnés Lire ses 3 602 critiques

    5,0
    Publiée le 30 janvier 2021
    Après un "Eraserhead" très expérimental, David Lynch est embauché pour adapter l'histoire vraie de John Merrick. Un Anglais né difforme au 19ème siècle, et connu sous le nom de "Elephant Man". D'abord exposé comme une bête de foire, il sera étudié et aidé par un médecin humaniste. Malgré ce que suggèrent les premières minutes, "The Elephant Man" est un drame classique... du moins comparé au reste de la filmographie de Lynch ! Il n'en demeure pas moins excellent, prouvant que le réalisateur ne brille pas que dans les films psychédéliques. Le film aborde bien sûr le sujet de la tolérance et du droit à la différence, ou comment un être d'apparence hideuse et terrifiante peut conquérir son public... et même l'intégrer ! Mais le génie de l'ensemble est qu'au-delà de l'histoire tragique de ce protagoniste (qui évite par ailleurs le pathos gratuit), c'est le regard et le comportement des autres qui seront au cœur du film. Cruauté, curiosité malsaine, profit, amusement, peur, répulsion, compassion, amitié sincère ou intéressée : c'est toute une panoplie d'émotion humaine qu'exprimeront les acteurs, à travers une mise en scène intense. En premier lieu, face à un John Hurt touchant et totalement méconnaissable, on suivra un médecin joué avec classe et subtilité par Anthony Hopkins. Il verra en Merrick d'abord un intérêt personnel et un sujet de médecine original, pour développer un attachement, voire une amitié, dont il doutera lui-même. Le tout est superbement réalisé, ce qui est par ailleurs ironique pour un film qui traite de la laideur psychologique et physique de l'Homme ! La photographie en noir & blanc de Freddie Francis est absolument magnifique, exploitant à merveille la crasse des rues de Londres, mais aussi les intérieurs de l'hôpital. Les séquences les plus inquiétantes sont particulièrement réussies, ce qui n'est pas étonnant vue la carrière horrifique de Francis chez la Hammer. Quant à lui, Lynch joue avec ce passé victorien, et exploite en particulier les composantes mécaniques et industrielles de l'hôpital, lui donnant un aspect organique qui évoque "Eraserhead". Touchant, émouvant, superbe, ultra maîtrisé, "The Elephant Man" est donc un classique à voir. Pour l'anecdote, il s'agit aussi de l'un des films produit par Mel Brooks, maître de la parodie américaine à l'époque, qui refusa d'être crédité pour éviter de laisser entendre qu'il s'agissait d'une comédie !
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