Elephant Man
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Danny Wilde
Danny Wilde

133 abonnés 502 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 octobre 2015
Bon je dois l'avouer, ce n'est pas un film que je regarde le coeur joyeux et l'esprit détendu, c'est un drame intense, douloureux, bouleversant, inspiré d'une histoire véridique, d'une tristesse absolue, qui réserve des moments pathétiques et qui vous fout le moral à zéro. C'est probablement un chef d'oeuvre aux yeux de beaucoup, mais le sujet qui ne m'attire pas ne peut pas me faire attribuer une note au-dela de "bien", j'en suis conscient et je le regrette. Cependant, je reconnais ses immenses qualités, car en traitant de l'acceptation des différences et de la reconnaissance de l'être humain quelles que soient les apparences, David Lynch (qui est produit par Mel Brooks, et qui frappait un grand coup) a réussi un film d'une rare sensibilité, sans voyeurisme ni caricature, ni mélo... Il est soutenu par une photo en noir et blanc de toute beauté de Freddie Francis, et a permis de révéler John Hurt, capable d'exprimer une émotion sous le maquillage incroyable crée par Christopher Tucker qui le rend pourtant méconnaissable. Indéniablement, ça reste un grand film.
CinÉmotion
CinÉmotion

220 abonnés 226 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 juillet 2020
Quel plaisir de (re)découvrir sur grand écran cet ELEPHANT MAN de David Lynch. Super moment de cinéma. Un film maîtrisé de bout en bout alors qu'il s'agissait là que de son 2ème long métrage à son actif. Et la première partie du film où l'on découvre la monstruosité de John Merrick à travers les réactions et yeux des différents personnages sans jamais voir son apparence, plans filmés à travers la suggestion, magnifiquement exécuté. Il en est de même du montage, de l'écriture, de la réalisation, du cadre et de la photographie accentuée et sublimée par l'utilisation du noir et blanc (mais l'inverse est tout aussi vraie). Quelle belle performance aussi d'Anthony Hopkins, que dire de cette scène de découverte du "freaks" avec ce léger traveling avant s'arrêtant sur le versement d'une larme du Dr Treves. Tout est millimétré de façon talentueuse et naturelle à l'écran. Le maquillage et prothèse sur John Merrick est également génial si on le replace dans le contexte de l'époque. Une histoire touchante, poignante, humaine, et encore plus quand on la sait tiré de la réalité. Assurément un de ces films cultes dont on ne se lassera jamais.
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 juin 2020
Sorti en 1981, “Elephant Man” est un chef d’oeuvre de David Lynch, inspiré des mémoires de Frederick Treves, un médecin qui prit en charge Joseph Merrick, un homme aux nombreuses difformités. Surnommé “Elephant Man”, il est présenté comme une bête de foire et les spectateurs s’empressent de venir voir le monstre. Le chirurgien rachète la bête en y voyant une expérience unique pour ses études. Au fur et à mesure de ses travaux, il constate que Joseph est loin d’être un idiot congénital, mais un homme intelligent doté d’une grande sensibilité. A l’occasion de son quarantième anniversaire, “Elephant Man” ressort dans une magnifique version restaurée 4K. Sous ses allures sombres et effroyables, “Elephant Man” est une ode à la tolérance, une oeuvre bouleversante, brillamment mise en scène et les mots “je ne suis pas un éléphant, je ne suis pas un animal, je suis un être humain, je suis un homme" résonnent encore dans notre tête.
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Yasujirô Rilke
Yasujirô Rilke

272 abonnés 1 059 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 mai 2010
«The Elephant Man» (USA, 1980) est le deuxième film de David Lynch. Produit par Mel Brooks, cette oeuvre se veut moins expérimentale que «Eraserhead» (USA, 1976). Or, certaines séquences se parent d' attributs abstraits. Tantôt un nuage de fumée vient figurer (et voiler) l'horreur du bébé difforme, tantôt des éléphants s'affichent en surimpression sur le visage d'une parturiente en détresse, etc... Bref, il reste dans «The Elephant Man» le désir de Lynch d'expérimenter l'image. Cependant, ce qui frappe le plus dans ce film, en plus de sa qualité visuelle et de sa photographie : «charbonneuse», c'est son histoire humaine. Plaidoyer émouvant pour le respect de la différence, ce film de Lynch n'a pourtant rien de manichéiste. Le croire simplet ce serait oublier la véracité des faits. Nulle exagération des comportements, il faut voir l'histoire comme un fait divers. Un fait divers exemplaire sur le comportement général de l'individu vers l'autre. Le tout étant parfois romancé, «The Elephant Man», en plus d'être une histoire troublante, est d'un lyrisme fou. Attention cependant, l'oeuvre n'est pas le drame larmoyant qu'on clame si fort. Si le tout est d'une tristesse affligeante envers la non-acceptation de l'autre, on est très loin d'une oeuvre tire-larmes. En conclusion, «The Elephant Man» (USA, 1980), et sa musique inoubliable tellement elle effraie, est assurément un chef d'oeuvre, une ode naturel au respect sans une once de naïveté. A mesure que le personnage d'Anthony Hopkins apprend le personnage de John Hurt, le spectateur se prend de folle affection pour ce «freaks». D'autant plus que Hopkins mais John Hurt davantage, nous offre les plus belles prestations du cinéma. La scène finale en dit très long des effets du monde sur l'individu... A méditer.
GéDéon
GéDéon

134 abonnés 711 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 octobre 2024
Pour son deuxième long-métrage, David Lynch s’inspire de faits réels survenus à la fin du XIXème siècle. Au-delà de l’histoire bouleversante de cet homme né avec une malformation (John Hurt) et exhibé comme une bête de foire, le réalisateur expose la vilenie de la société de l’époque. Que ce soit les plus pauvres attirés par l’argent et le spectacle ou bien les plus riches dont l’attitude obséquieuse envers cette « créature » est totalement cynique, tout le monde en prend pour son grade. Bref, le sujet du regard sur la différence n’a sûrement jamais été aussi bien traité au cinéma, ce qui a notamment valu à cette œuvre dix nominations aux Oscars et le César du meilleur film étranger en 1982.
moket

660 abonnés 4 675 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 juillet 2020
Ce film est tout simplement bouleversant. Le rôle est magnifique pour John Hurt : un personnage en or, hors du commun, à l'histoire touchante et émouvante. Le noir et blanc crée une ambiance mélancolique qui ajoute à la profondeur du film, qui montre différentes facettes de l'âme humaine : entre cruauté et humanisme.
guifed
guifed

75 abonnés 286 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 novembre 2014
A l'heure de la mise en spectacle et du voyeurisme à outrance via les télés-réalités et les réseaux sociaux, ce film trouve un écho étrangement prophétique. C'est un peu la caractéristique de tous les grands contes - intemporels car lucides sur les tréfonds de l'âme humaine. Ce film n'est génial que si on le traite d'un point de vue moral et philosophique, ce qui pose déjà une légère limite, en ce qui me concerne.
Où se trouve le bien? La générosité peut-elle être gratuite? L'homme est-il en mesure de tolérer la différence? Toutes ces questions nous viennent à l'esprit à la vue des magnifiques scènes proposées par David Lynch. Un personnage principal entouré de mystère dans les premières minutes, puis maltraité, et qui finit par être choyé et jalousé par tout un peuple. Le spectateur ne peut qu'éprouver de la pitié et de la tendresse devant cet homme bestialisé par des animaux humains. Animaux qui ne retrouvent leur humanité que quand ils y trouvent un moyen de briller en société. Le film n'est jamais aussi bon que quand il range dans le même panier générosité intéressée et intolérance exacerbée. On est touchés par cet homme. Pourtant, et parfois de justesse, Lynch évite le mélodramatique. Emouvant, évocateur, lucide et acide, Elephant Man est une réussite qui ne pêche que par son rythme saccadé et une intrigue qui patine longtemps. Puissant.
Vrakar
Vrakar

49 abonnés 373 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 janvier 2016
On ne ressort pas nécessairement bouleversé de ce film réalisé par D.Lynch, bien que le propos soit noble. Question image, c'est exemplaire. Le N&B permet de plonger aisément dans l'histoire, lui donnant un côté suranné pas désagréable. Le travail sur les contrastes/lumières est superbe. Idem pour les décors et costumes. Mais la réalisation fait son job, sans plus. Les acteurs sont excellents, surtout Hopkins, dans un rôle inhabituel. Mais John Hurt surjoue sur certaines scènes, faisant parfois passer de la compassion à l'exaspération. S'il y a un seul véritable reproche à faire sur ce film culte, c'est qu'il est trop prévisible. On sent à l'avance ce qui va se passer. Du coup, ça tue une partie de la magie des 1ères minutes. D.Lynch a fait mieux que ça et avec beaucoup moins de pathos.
Truman.
Truman.

273 abonnés 1 364 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 avril 2013
Film culte de David Lynch a la photographie soignée et au acteurs exceptionnel Hopkins / Hurt , le film dénonce le marché de la misère humaine a la fin du 19eme siècle et il faut savoir que c'est inspiré d'une histoire vraie , c'est émouvant et triste .
A voir au moins une fois .
AMCHI

6 945 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 septembre 2008
Un véritable chef-d'oeuvre du 7ème Art, sans doute le film de Lynch qui peut réunir le plus de cinéphiles ; l'histoire de John Merrick est bouleversante, sa vie et ses souffrances sont poignantes. Un drame bénéficiant d'une interprétation sans faille, un N&B parfaitement maîtrisé par David Lynch qui donne plus de noirceur à certaines scènes dont beaucoup sont très fortes et marquantes. Une merveille tout simplement.
Kloden
Kloden

147 abonnés 997 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 juin 2013
Poignant, voire dur, mais émouvant et plein d'humanité, Elephant Man est un beau film, malheureusement terni par quelques longueurs qui diminuent largement l'impact de certaines scènes pourtant intrinsèquement extrêmement touchantes. C'est bien dommage que Lynch ne soit pas parvenu à me maintenir dans cette histoire de bout en bout, histoire si belle et racontée sur un ton savamment choisi, ni trop pathétique, ni trop sarcastique, ni trop misanthrope. Encore plus dommage quand on songe à cette ambiance si énigmatique et à ce Londres si bien reconstitué, mais aussi à ce duo d'acteurs Hopkins/Hurt si impliqué et convaincant. Malheureusement, on se balade entre coups de théâtre successifs, qui sonnent parfois quelque peu, à force de ces fameuses longueurs, comme des flashes dans l'obscurité.
Wobot
Wobot

21 abonnés 137 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 août 2012
Un des films les plus émouvants que j'ai vu de ma vie et porté par la touchante interprétation de John Hurt qui ne tombe jamais dans le misérabilisme et le pathos.Mention spéciale au noir et blanc qui confère au film une atmosphère onirique et étrange.
scorsesejunior54
scorsesejunior54

178 abonnés 694 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 décembre 2007
En 1980, David Lynch s'est déjà fait remarquer par le biais d'"Eraserhead" et se voit confier pour la réalisation de son second long-métrage un scénario inspiré des faits réels découlant d'"Elephant Man", un homme surnommé ainsi à cause des atroces difformités de son visage. D'éléments purement Lychéens, cette oeuvre ne possède guère, hormis la splendide ouverture et quelques séquences isolées ici et là. Le style du cinéaste n'habite pas franchement ce drame de facture classique mais bien mené : la photographie est splendide, l'image remarquablement mise en musique, quant à la réalisation à proprement parler, elle se contente d'une exécution propre, soignée sans pour autant faire des éclats. Ainsi D.L. n'a pas souhaité envahir le sujet de son univers et s'est même dans un premier temps atteler à rendre simplement hommage à Tod Browning, flirtant avec l'horreur lorsqu'il nous cache un bon quart d'heure ce qui effraie tant les gens. Puis il bascule vers un propos humaniste et propose le classique concept de dualité "qui est l'homme, qui est la bête ? Méfiez-vous des apparences..." sans parvenir malheureusement à réellement l'approfondir. Restant trop souvent théorique, en surface, le cinéaste ne parvient également pas à exploiter plus loin la métaphore de la société industrielle qui se déforme par l'intermédiaire du personnage principal. Pas assez de prises de risques, de liberté avec les conventions par un Lynch concluant sagement son film. Il y a de quoi être déçu, d'autant plus que l'interprétation était à la hauteur : John Hurt est saisissant, habitant totalement son personnage face à un Anthony Hopkins très éloigné des nombreux rôles de psycopathe qu'il tiendra par la suite. Les seconds rôles, notamment les présences féminines s'avèrent bien tenues, suffisamment en tout cas pour faire passer un minimum d'émotion. SI "Elephant Man" est loin de faire partie des Lynch majeurs, il se laisse toutefois voir agréablement, comme une copie propre d'un élève soigneux.
sly-stallone88
sly-stallone88

244 abonnés 2 224 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 novembre 2011
un grand film porté par les deux grandes interprétations de Hopkins et Hurt....montrant la cruauté humaine !!!!
elisa2102
elisa2102

168 abonnés 1 484 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 avril 2012
A Londres, un jeune chirurgien, le docteur Frederick Treves (Anthony Hopkins), trouve dans une fête foraine dont il est l'attraction, un jeune homme monstrueusement déformé. Il l'examine, l'emmène avec lui et découvre qu'il a en face de lui un être timide et craintif mais sensible, qui sait penser et parler, qui aime lire et discuter et crée des oeuvres d'art sur papier de sa main gauche restée intacte. Elephant man est basé sur l'histoire véridique de Joseph Carey Merrick, né en 1862 à Leicester et souffrant d'une forme aïgue de neurofibromatose, une maladie caractérisée par des tumeurs cutanées et des lésions osseuses. Frederick Treves le découvrit en 1884 dans une baraque foraine. En 1923, le médecin fit paraître ses mémoires "The elephant man and other Reminiscences" lesquelles, avec le livre "The Elephant Man : A study in human dignity" d'Ashley Montagu ont servi de modèle au film. C'est avec une profonde sensibilité que le réalisateur David Lynch nous montre cet être atrocement déformé. Durant les premières trentes minutes, nous ne voyons que les réactions de ceux qui sont en face de Merrick, ainsi, lorsque nous apercevons enfin son visage, nous connaissons déjà sa personnalité attachante et il ne nous effraie plus. Comme l'a dit David Lynch : "Il s'agissait de familiariser le public avec le monstre, afin que le monstre puisse disparaître et l'homme apparaître". Néanmoins, le martyre du pauvre homme ne touche pas à sa fin quand Treves l'emmène avec lui, puisqu'il est enfermé à l'hôpital où il devra satisfaire la curiosité des savants de la société de pathologie qui le considèrent comme un bel objet d'études, ainsi que la curiosité des membres de la haute société londonnienne qui trouvent chic d'aller de temps en temps prendre le thé avec le "monstre", sans oublier enfin la curiosité des prostituées et des ivrognes que le surveillant de l'hôpital laisse entrer afin qu'ils puissent le contempler aux aussi. Elephant man a un aspect particulièrement "historique" : les zones d'ombre et de lumière sont extrêmement prononcées, la lumière est douce, et souvent les arrières plans disparaissent dans un espace lumineux et diffus. Ceci est l'oeuvre du chef opérateur Freddie Francis (1917-2007). Les effets sonores renforcent l'étrangeté de l'ensemble. Elephant man est un pur chef d'oeuvre original et bouleversant, aussi émouvant sur le plan émotionnel qu'admirable sur le plan de la composition et de l'esthétique, il jette un regard sans concession sur l'angleterre victorienne, il valut à Lynch la reconnaissance internationale et ce fut paradoxalement la révélation, dans le rôle de John Merrick, du comédien John Hurt, méconnaissable sous le amquillage hallucinant créé par Christopher Tucker. Il livre une interprétation magnifique car il communique magistralement des émotions profondes alors qu'il est gêné par l'impossibilité d'utiliser son visage ou même beaucoup de sa voix. Si l'on excepte des séquences de visions au début et à la fin ainsi que les scènes de cauchemar au milieu, le film est raconté de manière naturaliste et fait revivre en images pleines d'ambiance le Londres des années 1880. Le chef opérateur et directeur de la photographie Freddie Francis, les costumiers et ensembliers (tous nominés pour un oscar) ont créé une oeuvre hors du commun. Dans ce film, nominé pour 8 oscars mais qui n'en obtint aucun, Lynch rend hommage à deux grandes oeuvres apparentées sur le plan thématique : Merrick habite dans un clocher comme Quasimodo (The hunback of Notre Dame, 1939) de William Dieterle; une scène où d'autres "monstres de foire" libèrent Merrick enfermé dans sa cage fait allusion à Freaks (La monstrueuse parade, 1932), le grand classique de Tod Browning. Ce film m'a énormément touché, il est incontestablement à découvrir. Le moment le plus marquant du film reste sans doute celui où John Merrick s'exprime devant la foule qui le poursuit en disant : "Je ne suis pas un animal ! Je suis un être humain ! Je suis un homme !"
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