Le type même de films qu’on ne se lasse pas de revoir. C’est comme si l’on assistait à une œuvre à deux niveaux. Au premier degré à un drame terriblement poignant, et plus souterrainement à une réflexion prodigieusement profonde et complexe sur la nature de la monstruosité, et ses rapports avec la représentation, le spectacle, et aussi avec l’ambivalence fondamentale des choses (du bien et du mal en premier lieu). « Elephant Man » est un des films les plus traditionnels et référencié de son auteur. On y trouve une claire inspiration par « Freaks » de Tod Browning, le décors est celui assez habituel au cinéma fantastique de l’Angleterre victorienne de la Révolution industrielle, avec sa misère urbaine et la présence sourdement angoissante du machinisme. On est loin des labyrinthes mentaux, de la bizarrerie systématique de ses derniers films. Lynch parvient tout de même à subvertir la forme imposée et à distiller, par la seule beauté des images, le rythme des séquences, la bande son, un sentiment de décalage dans la banalité, une inquiétante étrangeté, qui se superpose à l’émotion mélodramatique. C’est décidément un grand maître.
Un chef d'oeuvre signé David Lynch, une expérience traumatisante, une ambiance malsaine, un film rempli d'émotions qui porte à bras levé, un sujet dérangeant.
Tout le savoir faire de David Lynch au service d'une histoire superbe et déchirante, merveilleusement interprétée par la totalité des acteurs, un chef d' oeuvre intemporel.
Wow... d'une infinie justesse. David Lynch, pour son deuxième long-métrage, juste après son "Eareserhead", se livre ici à sa seule incursion dans le genre biopic au cinéma. Le scénario se résume à la vie de John Merrick. Né difforme, bête de foire, il deviendra par la suite un homme tout à fait respectable. David Lynch engage John Hurt (déjà vu dans le premier "Alien" de Ridley Scott) pour interpréter le personnage de John Merrick ; Anthony Hopkins (il avait déjà joué avec Hepburn et O'Toole sur "Un lion en hiver" !) et en faire le médecin attitré de John. Toute l'ambiance du film repose d'abord sur une qualité atmosphérique palpable et complètement décontractée. La présence du N&B, la musique légère et too much de John Morris (c'est lui qui a signé la BO de "Dirty dancing") et le montage virtuose (alliant à la perfection cadres/plans scéniques) font de "Elephant man" une oeuvre à part entière de la part du cinéaste. David Lynch ose, et c'est pour notre plus grand bonheur de cinéphile. Ajoutons à celà un casting irréprochable, dominé par une performance majuscule de John Hurt (sans aucun doute le rôle de sa vie !) en tête. Hurt impressionne et reste impressionant dans des maquillages/effets visuels complètement superbes. Merveilleux, sublimissible ! On peut rajouter là-dessus la présence de l'époque victorienne qui se ressent grâce aux usines (et leurs fumées nauséabondes) et à l'ambiance qui se dessine entre la bourgeoisie et le petit peuple. David Lynch prouve ainsi tout son sens de la démesure qui prend forrme entre les deux classes sociales et se rigidifie avec l'opposition des riches et de John Merrick. Tout cet imbroglio politique, social et humain se dessine pour mieux nous transmettre les émotions merrickiennes, qui nous sont assénées d'une force brute mais sincère. Sensible, touchant, bluffant, Maître Lynch réalise son deuxième film et son premier chef d'oeuvre (je n'ai encore jamais vu son premier long-métrage !) avec une part importante de vérité et de valeurs morales. Il décridibilise la liberté nous rendant ainsi dépourvus face à la nature humaine. La phrase suivante résume assez bien le monde en général. "Je ne suis pas un animal, je suis un être humain, je suis un homme". David Lynch ou l'humanité (dans le sens noble du terme) inaccessible... . Spectateurs, prenez, il n'y a que du bon ! Notes : Premièrement, "Elephant man" a remporté une pluie de récompenses outre-Atlantique dont le César du meilleur film étranger en 1982. Deuxièmement, il fait bon de revoir la regrettée Anne Brancoft dans un super bon rôle. Décédée en 2005, elle a pu jouer Mrs Robinson aux côtés de Dustin Hoffman pour "Le lauréat", le rôle le plus marquant de sa carrière. Troisièmement, "Elephant man" va bientôt avoir 33 ans, et n'est toujours pas démodé ! Voici une raison de découvrir ce chef d'oeuvre en N&B, juste après "The artist". Merci Monsieur Lynch !!
Oui ce film est effectivement tiré d'une histoire vraie...ceci étant, David Lynch en a un peu rajouté dans le pathos si on s'intéresse à la vraie vie de Joseph Merrick de son vrai prénom qui, heureusement, en a (un petit peu) moins bavé quand même...Il n'a en effet aucunement été maltraité par Tom Norman (Bytes dans le film) qui l'exhibait dans les foires...je vous invite à consulter le site qui lui est consacré là : http://josephcareymerrick.com/. Pour en revenir au film, c'est un grand moment de cinéma, à juste titre souvent étudié dans les collèges et lycées : superbe photographie noir et blanc qui rend hommage au coté à la fois sombre mais aussi éclairé de l'époque Victorienne et aux débuts de l'ère industrielle, décors soignés, costumes superbes, son mono pour renforcer le coté "vieux classique"...que du bon !!! Le casting est judicieux : John Hurt, après plusieurs longues heures de maquillage quotidiennes, s'efface complètement derrière son personnage et en restitue toute la finesse et la sensibilité, l'immense Sir Anthony Hopkins est parfait de justesse et de retenue, et les seconds rôles - dont Anne Bancroft excusez du peu - sont excellents. Ce film superbe et poignant a marqué mon adolescence quand je l'ai vu en salle à sa sortie...et à chaque fois que je le revois maintenant en HD je verse une larme et je peste contre l'intolérance et la bêtise humaine.
Deuxième film de David Lynch, Elephant Man racontre l'histoire vraie de John Merrick, surnommée "l'Homme elephant" du fait de ses nombreuses malformations. Ce film est véritablement magnifique, un vrai plaidoyer pour la tolérance. On assiste aux réactions des personnes rencontrant Merrick, toujours reppoussé par son apparence,pourtant, certaines exceptions comme le docteur Frederick Treves vont permettre au personnage de s'épanouir et de révéler son intelligence et son envie de vivre. On est très rapidement pris de compassion pour cet homme qui subit la cruauté des autres personnes, qui finalement, semblent bien plus monstrueux que le personnage. Elephant Man est à la fois un film profondèment touchant mais comporte des scènes d'une tristesse infinie. David Lynch met formidablement bien en scène cette histoire en utilisant le noir et blanc, choix judicieux, qui apporte une esthètique et une ambiance unique à ce film, la BO, de plus est somptueuse. Lynch parvient à ajouter quelques éléments de son univers, mais il livre néanmoins une narration assez classique, qui permet de sublimer ce film bouleversant. A voir absolument.
Un film tout juste magnifique orchestré avec brio par David Lynch. Un long métrage qui ne tarira pas de si top au sujet toujours d'actualité. L'histoire est si touchante que remettre en question l'homme sur sa véritable nature ainsi que sur ses différences d'apparences ne se laisse pas attendre. Le personnage de John Merrick est si bien interprété que chaque seconde est un découverte sur sa véritable nature, ses pensées. Un chef d’œuvre, ruez vous dessus.
Chef-d'oeuvre du 7° art, "Elephant Man" est un formidable hymne à la tolérance. Le noir et blanc, les fondus au noir, le son et l'image peinent à faire croire que le film date de 1980. La mise en scène est donc sublime, parfaite, les acteurs, et notamment l'interprète de John Merric, "L'homme éléphant", sont parfaits. Les ressorts dramatiques sont présents sans que David Lynch n'ait besoin d'en rajouter d'en la mise en scène. Ce parfait dosage en fait un film marquant, inoubliable.
Je pense qu'il s'agit du meilleur film de David Lynch, car il nous montre l'un des principaux problèmes des hommes qui ne comprennent pas et n'acceptent pas la différence.
Il dénonce la bêtise humaine.
Pour le héros du film, la différence est d'envergure puisqu'il est complètement difforme, mais il est doué d'intelligence, il est gentil et raffiné.
Celui qui à toujours été maltraité, mépriser et battue va se voir recueuillie par un chirurgien qui va tout faire pour le bien être de l'homme éléphant. Des acteurs géniaux!
Elephant Man, deuxième long-métrage de David Lynch, adapté d'horribles faits réels, reste à ce jour l'une des oeuvre cinématographique les plus reconnue qui soit. Et pour cause. L'oeuvre de Lynch conte la vie de John Merrick qui, suite au terrible accident de sa mère lors de sa grossesse, viendra au monde en étant totalement difforme et deviendra une véritable bête de foire que l'on surnommera cruellement "L'Homme Eléphant" ("Elephant Man"), jusqu'à ce qu'un chirurgien, le docteur Frederick Treves, fasse sa rencontre. La première scène du film, évoquant l'accident de la mère de John, qui fut renversée par un éléphant, est extrêmement intrigante, étrange, onirique, voir dérangeante et confère une véritable inspiration stylistique, narrative et esthétique de la part de David Lynch. Nous retrouverons ces séquences étranges et très inspirées plastiquement parlant à plusieurs reprises au cours du film. La suite de l'oeuvre sera à la fois empreinte d'une cruauté affligeante de la part de ceux n'acceptant pas la différence de John, mais également d'une immense tendresse de la part des personnes ressentant de la sympathie pour lui, comme, par exemple, lors de la scène où Roméo et Juliette, l'oeuvre de Shakespeare, intervient. Car, en effet, sous la déformation physique de John se cache un homme terriblement intelligent, gentil, attentionné, émerveillé, tendre et attachant, que le grand John Hurt interprète avec une justesse absolue. Notons également le charisme incroyable de Anthony Hopkins, ainsi que la B.O, à faire dresser les poils sur les bras. Dénonçant admirablement la bêtise humaine et l'intolérance, Elephant Man est un immense chef-d'oeuvre du Septième Art. Finalement, entre John et les hommes dits "normaux", qui sont les vrais monstres ?