Elephant Man
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Nodot Kévin
Nodot Kévin

2 abonnés 15 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 juin 2026
Lynch signe ici son chef-d'œuvre. Reprenant la vie de Joseph Merrick, le film suit le le docteur Treves découvrant un "freak", monstre de foire venant de ces lieus où les erreurs de la nature sont exposées à la bêtise humaine et au voyeurisme malade. Loin d'être un monstre, ce Merrick est en réalité dotée d'une sensibilité à fleur de peau. Les apparences sont trompeuses mais l'âme grandit parallèlement à l'injustice vécue et ressentie. La scène du métro, le final avec l'Adagio for strings de Barber sans oublier le dîner, tous ces moments font de ce film une œuvre glaçante qui nous pose la question de savoir si l'humanité se cache réellement dans la normalité des gens corrects ou si la façade n'est qu'un leurre, si finalement ce ne serait pas l'homme-éléphant l'homme véritable, destiné au paradis, et si ces gens bien vêtus ne seraient pas les véritables monstres. Tout en noir et blanc, le film permet de mettre des couleurs sur la beauté d'une âme piétinée... par "l'éléphant" de la foule des gens normaux ?
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

91 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 mai 2026
"Elephant man" témoigne d'une étonnante sagesse de la part d'un cinéaste dont on connait l'extravagance, le goût pour les atmosphères fantasmatiques et les sujets ésotériques. Lynch met en scène un personnage inconcevable en même temps qu'une histoire parfois émouvante qui en appelle à la générosité et à la tolérance.
De ce personnage fruste, sans conscience apparente, qu'est Elephant man, le réalisateur parvient à faire un être humain sensible, un paria pathétique dans sa solitude et dans son besoin de capter l'attention des hommes de bonne volonté. Monstre méprisé et harcelé, il ne trouve san salut que dans l'humanité, quoique précédée par un postulat scientifique, du docteur Treves.
On pourra toujours objecter un procédé d'émotion un peu complaisant ou des considérations humanitaires quelques fois élémentaires; on pourra aussi préférer, dans un registre analogue, le naturalisme et la pédagogie de Truffaut dans "L'enfant sauvage", cela n'enlève toutefois rien à la beauté photographique ni à la posture généreuse du film, lequel se détourne du conte et partage avec Truffaut un optimisme mesuré.
onsefaitunetoile
onsefaitunetoile

85 abonnés 1 487 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 avril 2026
Un film bouleversant comme on n'en voit que rarement !
grâce à son ambiance, le choix du noir et blanc, osé dans ce début des années 80, ce contraste de noir, cette reconstitution des bas fonds de Londres, fait immédiatement pensé au temps de Jack the Ripper, mais aussi, le travail de David Lean avec son Oliver twist. Il faut souligné l'interprétation de Anthony Hopkins, dans une certaine retenue, pas de voyeurisme, un élan d'humanité, où tous les sentiments ne seront pas épargnés.
Et le film est parsemé de petites scènes, de magnifiques scènes où les larmes montent aux u=yeux sans pouvoir les arrêter, et un flot de sentiment se déverse sur nos joues. Ces petites scènes, misent bout à bout font de ce film un magnifique exemple de ce qu'st l'art. Et que dire de cette toute dernière scène, où John Merrik se retrouve seul dans sa chambre, et enfin la musique envahie l'espace, et en un instant, on sait le drame qui se joue, et les émotions nous submergent, tel un océan de bonheur trop grand pour être retenue. On passe encore quelques minutes avec cet homme éléphant, loin enfin de toute cruauté humaine, qui ne semble pas avoir de limite. Un portrait sur la table de nuit, la finesse d'une maquette, et le vent dans les rideaux passant doucement à travers une fenêtre ouverte. Et voilà comment un film devient pour l'éternité qui cri d'espoir.
Nicolas B
Nicolas B

17 abonnés 110 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 avril 2026
J'ai revisionné ce film récemment et j'en garde une impression assez partagée, même si l'œuvre reste marquante. David Lynch réussit une prouesse visuelle avec ce noir et blanc magnifique qui donne l'impression de plonger directement dans le Londres industriel et brumeux du XIXe siècle. L'ambiance est lourde, presque étouffante, ce qui colle parfaitement à la détresse de John Merrick. La performance d'acteur est d'ailleurs incroyable ; on oublie totalement le maquillage pour ne voir que l'humanité derrière la déformation physique.
Cependant, avec le recul, le film force parfois un peu trop sur le côté mélodramatique. Le contraste entre la bonté absolue de Merrick et la cruauté caricaturale de certains personnages secondaires, comme le propriétaire du cirque, manque de nuances. C'est un récit poignant sur la dignité et la tolérance, mais le rythme est assez lent et la structure narrative reste très classique, voire prévisible pour un film de Lynch. C'est un long-métrage solide, nécessaire pour son message, mais je n'ai pas ressenti le choc cinématographique total que certains décrivent. C’est un film plutôt bon, mais une seule vision m'a suffi pour en saisir l'essentiel sans éprouver le besoin d'y revenir souvent.
Flo M
Flo M

29 abonnés 782 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 avril 2026
Ce film est un véritable ascenseur émotionnel, très triste et dérangeant mais aussi merveilleux et magnifique. Cette histoire est mémorable, qui nous laisse pas insensible. Un Hopkins juste époustouflant.
LAvisDuNeophyte
LAvisDuNeophyte

4 abonnés 656 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 avril 2026
L’histoire, réelle, est très marquante. L’image noir et blanc est sublime. Ce film est à voir au moins une fois dans sa vie. Le rythme très lent rend cependant le film un peu ennuyeux.
ProjecteurTemporel
ProjecteurTemporel

1 abonné 58 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 avril 2026
Fable humaniste d’une intensité déchirante, Elephant Man transforme la monstruosité en miroir de la cruauté sociale et du regard. Avec une sobriété inattendue, David Lynch délaisse ses élans oniriques pour composer une œuvre d’une pudeur bouleversante. L’interprétation habitée de John Hurt confère à John Merrick une dignité fragile, presque sacrée, face à l’humiliation constante. La mise en scène en noir et blanc, à la fois réaliste et stylisée, accentue le contraste entre la brutalité du monde et la douceur intérieure du personnage. De cette tension naît un film profondément émouvant, qui interroge avec une acuité rare ce que signifie véritablement être humain.
Daryl
Daryl

7 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 avril 2026
Elephant Man m’a profondément touché par sa délicatesse et son humanité rare. Le film transforme une histoire tragique en une ode à la dignité et à la compassion. J’ai été marqué par la sobriété de la mise en scène, qui laisse toute la place aux émotions. La performance de John Hurt est bouleversante, tout en retenue et en sincérité. C’est un film qui reste longtemps en tête, comme un rappel silencieux de ce qui nous rend vraiment humains.
FrameAlchemy
FrameAlchemy

11 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 mars 2026
David Lynch transforme la difformité en miroir de notre propre regard, plus cruel que le monstre lui-même. Le film refuse le voyeurisme facile pour atteindre une tendresse presque sacrée envers John Merrick. Le noir et blanc accentue une atmosphère à la fois onirique et profondément humaine. Derrière l’étrangeté, c’est une méditation sur la dignité et l’acceptation qui émerge. Une œuvre bouleversante qui nous confronte à ce que signifie vraiment voir et être vu.
Nath_mgn
Nath_mgn

2 abonnés 12 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 mars 2026
Juste incroyable ce film.
Le protagoniste est trop touchant.
Les décors et l'ambiance rapelle les vieux films avec l'image en noir et blanc. ( C'est le meilleur film du MCU )

Je retiens juste qu'il pécho et pas moi.
Clap
Clap

11 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 mars 2026
Elephant Man est une œuvre profondément émouvante et humaniste.
David Lynch y révèle une grande sensibilité dans sa mise en scène.
Le noir et blanc sublime renforce la puissance du récit.
Les performances, notamment celle de John Hurt, sont bouleversantes.
Un film poignant qui célèbre la dignité et la compassion.
ewan_carlier
ewan_carlier

68 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 février 2026
J’en ai vu peu, mais c’est pour le moment pour Lynch préféré.

C’est le plus simple d’accès mais de loin le plus efficace dans tous ses propos et le plus touchant.
Guillaume.G
Guillaume.G

7 abonnés 830 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 janvier 2026
Ce film est un classique du cinéma. David Fincher a très bien su faire travailler Anthony Hopkins et John Hurt dans ce film sur John Merryck plus connu sous le nom d’Elephant Man.

Quand on regarde ce film on a le droit à une très belle leçon de vie
Laurent Dvx
Laurent Dvx

1 abonné 17 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 décembre 2025
David Lynch signe un chef d'œuvre du cinéma sur le thème de la différence. Une maladie incurable rend un jeune homme de 21 ans, John Merick, difforme, condamné à errer en phénomène de foire pour un exploitant écœurant. Son salut vient d'un jeune médecin entreprenant et curieux, Treves, joué par Anthony Hopkins, qui le sortira de son destin d'objet de foire.

Ce film est un chef d'œuvre entremêlant la qualité des dialogues, le décor, le cadrage et surtout la sensibilité de John Merick. En effet, l'œuvre est bouleversante car c'est le personnage laid, difforme qui le cœur le plus pur, le plus sensible. Le choix du noir et blanc confère au film une dimension intemporelle et tragique. David Lynch utilise les sons mécaniques, les silences et les cadrages oppressants pour créer un climat d’angoisse qui reflète l’enfermement moral et social de John Merrick.

Enfin le réalisateur réussit à nous questionner sur le regard que nous aurions porter sur Jonh Merick. Est ce que le docteur Treves est si différent de l'exploitant de foire ? Treves s'interrogent même à ce sujet dans le film. Alors, est ce que nous aidons John Merick par charité chrétienne comme l'invoque la Reine Victoria ou bien par besoin de popularité ou de reconnaissance ?

Manifestement, "Elephant man" marque durablement le spectateur et l’oblige à s’interroger sur sa propre humanité. Plus de quarante ans après sa sortie, le film conserve une puissance intacte et demeure l’une des œuvres les plus profondes. "Je ne suis pas un éléphant, je suis un être humain, je suis un homme."
CloakBack
CloakBack

6 abonnés 347 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 novembre 2025
Un film qui m’a touché par la manière dont il observe la dignité et la violence sociale sans tomber dans la caricature.

Un homme rejeté pour son apparence et un médecin qui tente de lui rendre une place. Elephant Man montre comment un corps perçu comme monstrueux révèle surtout la manière dont une société traite ce qu’elle ne comprend pas.

Quand le film sort en 1980, Hollywood est dominé par la couleur, le spectaculaire et les récits modernes. Lynch prend le chemin inverse. Il choisit le noir et blanc, situe son histoire dans l’Angleterre victorienne et s’intéresse à une trajectoire intime que le cinéma aborde rarement. Après un premier film expérimental, ce passage à une forme plus classique surprend. C’est aussi sa première collaboration avec un grand studio, preuve qu’il peut rendre son univers plus accessible sans perdre sa singularité. Le film est salué dès sa sortie pour ses interprètes, son respect du sujet et la précision de sa mise en scène. Avec le temps, il est devenu une référence, souvent cité comme l’un des films les plus marquants du début des années quatre-vingt.

Le film parle avant tout du regard. Celui que l’on pose sur l’autre et qui décide de sa place. Elephant Man montre comment une société fabrique les monstres qu’elle prétend combattre et comment un individu peut être assigné avant d’avoir pu se définir lui-même. Le corps devient un territoire que l’on scrute, que l’on expose et que l’on utilise. La violence la plus profonde ne tient pas aux coups, mais à la manière dont on réduit quelqu’un à une curiosité ou à un objet.

Le récit interroge aussi la compassion. Aider ne garantit rien. Certains gestes relèvent de la sincérité, d’autres de l’intérêt, d’autres encore d’un besoin d’être vus en train d’aider. Le film ne condamne pas, mais installe une nuance essentielle : la dignité se construit moins par les intentions affichées que par la manière dont on laisse réellement quelqu’un exister.

Le message m’a touché. Le film émeut, même si certains passages insistent un peu sur l’effet recherché. Quelques scènes soulignent clairement la compassion attendue, et la musique se montre parfois appuyée. Le rythme est posé, parfois lent, surtout dans le second tiers où la narration avance par petites touches. Cette temporalité volontaire peut donner une impression flottante, comme si l’histoire progressait sans impulsion marquée.

Elephant Man reste pourtant une œuvre solide et profondément humaine. Il touche parce qu’il aborde son sujet avec sérieux, sans manipulation émotionnelle simple. Il montre ce qu’un regard peut détruire ou réparer et rappelle qu’une existence peut être abîmée, non par la différence, mais par la manière dont on la considère.

Un film qui ne cherche pas à choquer, mais à rappeler que ce qui défigure, ce n’est pas la différence : c’est le regard posé dessus.
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