Elephant Man
Note moyenne
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konika0
konika0

38 abonnés 778 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 août 2020
Les freaks sont chics.
Pendant longtemps, si vous citiez Lynch, venait dans la conversation Elephant Man. Jusqu’à la sortie de Mulholland Drive disons. Est-ce à dire que ce film est représentatif du style de Lynch. Non pour la simple raison que le style de Lynch est protéiforme. On découvre ici l’existence et la vie de John Merrick (dont le vrai prénom est Joseph). Ce pauvre John a un physique tout à fait atypique. Son corps est totalement déformé. On est à la fin du XIXème, une époque pas très portée sur la bienveillance alors John est exploité comme monstre de foire. Le chaland bien sous tout rapport paie un montreur pour se faire peur à peu de frais. Un jour, un médecin passe par là et voit en Merrick un objet d’étude fascinant puis un ami sincère. Tout ici rappelle le Freaks de Browning, du noir et blanc très contrasté à la construction de l’empathie envers un personnage au physique à priori repoussant. Plus qu’un hommage, c’est presque une réadaptation. Ainsi, la morale de l’histoire est proche : le monstre n’est pas qui vous croyez. Tel un démon repenti, Merrick cite la Bible. Telle un objet renié par son créateur, il réalise une œuvre en trois dimensions pour conjurer le sort. Tel un être détesté et honnis par tous, il propose son amour inconditionnel. Le Mal, c’est l’autre et l’homme n’accepte pas de voir son portrait en creux ou par opposition. Au final, voici donc un film qui fonctionne très bien car il est le fruit d’une écriture maline et vive qui sait jouer sur ses références aussi bien que sur la manipulation du spectateur. En bonus, une très belle composition. Alors c’est ça Lynch ? Oui, entre autres choses.
Xavier D
Xavier D

88 abonnés 1 181 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 juillet 2020
Anthony Hopkins, joue un médecin, avec beaucoup d'élégance et de charisme, entre raffiné et gravité, de la faculté de médecine qui veut étudier l'Eléphant Man joué par le regretté John Hurt (évidemment méconnaissable dans ce rôle ci !) qui après été tué par un Alien, etoffe sa carrière différemment, et de manière plus sérieuse, choisi des rôles plus marqués. Je reconnais David lynch sur sa réalisation singulière et inégalé sur un sujet grave et très intéressant. J'ai l'impression que j'ai affaire à un vieux film des années 40, avec son côté noir et blanc ainsi que les costumes, alors qu'il a été mise en scènes en 1980. Un film difficile et culte. J'ai toujours eu du mal à voir ce long métrage par peur d'être choquer mais l'attente est fortement récompensé.
Yann B
Yann B

48 abonnés 80 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 juillet 2020
J’ai beaucoup aimé la grande humanité de ce film. Les émotions que j’ai ressenti me seront inoubliables. Film vraiment à voir.
steevevo
steevevo

12 abonnés 664 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 janvier 2021
Un très grand film sur la différence, sur la normalité. Lynch a trouvé la juste noirceur. L'esthétique du film, un superbe noir et blanc, lui va à la perfection. Que dire de ce film si ce n'est qu'il est à voir impérativement sur grand écran: il y prend toute sa puissance évocatrice. Les gros plans vous sidèrent. Et toute l'émotion contenue, qui jaillit par instant ne manque pas de vous bouleverser. La grande force du film est bien-sur son audace à atteindre le sublime, à la frontière de l'absurde ou du ridicule. Que de scènes justement devenues célèbres!
"Elephant man" n'est pas sans rappeler le premier long métrage de Lynch, "Eraserhaed" (à voir) réalisé en 1977.
CinÉmotion
CinÉmotion

222 abonnés 226 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 juillet 2020
Quel plaisir de (re)découvrir sur grand écran cet ELEPHANT MAN de David Lynch. Super moment de cinéma. Un film maîtrisé de bout en bout alors qu'il s'agissait là que de son 2ème long métrage à son actif. Et la première partie du film où l'on découvre la monstruosité de John Merrick à travers les réactions et yeux des différents personnages sans jamais voir son apparence, plans filmés à travers la suggestion, magnifiquement exécuté. Il en est de même du montage, de l'écriture, de la réalisation, du cadre et de la photographie accentuée et sublimée par l'utilisation du noir et blanc (mais l'inverse est tout aussi vraie). Quelle belle performance aussi d'Anthony Hopkins, que dire de cette scène de découverte du "freaks" avec ce léger traveling avant s'arrêtant sur le versement d'une larme du Dr Treves. Tout est millimétré de façon talentueuse et naturelle à l'écran. Le maquillage et prothèse sur John Merrick est également génial si on le replace dans le contexte de l'époque. Une histoire touchante, poignante, humaine, et encore plus quand on la sait tiré de la réalité. Assurément un de ces films cultes dont on ne se lassera jamais.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 11 juillet 2020
Je m'apprête à revoir aujourd'hui 11 juillet 2020 ce film que j'ai vu en 1980 à sa sortie. J'ai vu beaucoup d'autres très bon film mais c'est le seul qui m'a assommé émotionnellement. Je suis sorti de la salle groggy, tétanisé ... 40 ans après je reste sous le choc. Si vous vous apprêtez à le voir, je vous envie, vous allez vivre un moment très dur mais tellement extraordinaire ...
Thibault D.
Thibault D.

4 abonnés 94 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 juillet 2020
Honnêtement, nous avons là un chef d'oeuvre. Que ce soit au niveau de la performance des acteurs, de la mise en scène et du récit, tout est parfaitement maîtrisé par David Lynch. Une oeuvre poignante du début à la fin qui ne nous laisse pas indifférent.
Boby 53
Boby 53

26 abonnés 259 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 juillet 2020
40 ans après, reste un chef d'oeuvre de Lynch. Rigueur de la mise en scene, interpretation magistrale, emotion intacte. QUE dire d'autre?
Einleiger
Einleiger

8 abonnés 115 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 juillet 2020
Ce film en noir et blanc n'a pas vieillit, il reste émotionnellement intact avec plusieurs passages forts. Tout le monde y passe sur la monstruosité : le monstre lui-même, décrit dans la première partie du film, mais aussi les individus (Bytes, le gardien, Treves) et la foule (les visites nocturnes et la scène de la gare). Ce qui est intéressant de voir, c'est aussi la manière où certains personnages masculins peuvent se remettre en cause par le biais des personnages féminins et que l'humanité est cachée n'importe où. Même s'il s'agit d'un film traitant de la différence (encore un), cette oeuvre en noir et plan est maitrisée : je pense à la scène où la caméra fixe le visage du Dr Treves regardant la première fois le Monstre (bravo Hopkins), la scène nocturne où Merrick monte dans le fiacre ou encore la dernières séquence avec les personnes de foires. Elle est à mettre en opposition avec la pièce de théâtre où les personnages sont des ... J'entends souvent dire qu'Elephant Man est un film le plus accessible de Lynch, ça ne veut pas dire pour autant qu'il est facilement accessible malgré la linéarité de l'histoire, cela d'autant plus qu'il s'agit d'un film lent,
Makimax74
Makimax74

5 abonnés 130 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 juin 2020
toujours aussi marquant émotionnellement, le noir& blanc et sa lumière magnifie la narration , l'émotion, l'humanité et le côté film d horreur a la freaks que lui a donné D.Lynch. .seul les effets de maquillage et prothèse semblent dépassé pour maintenant.ce film reste un chef-d'œuvre
QuelquesFilms.fr

368 abonnés 1 789 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 juin 2020
Y a-t-il film plus déchirant ? Pas sûr. On y atteint des sommets d'émotion via quelques scènes à jamais gravées dans le cœur et dans la mémoire : quand John Merrick rencontre l'épouse de Frederick Treves, quand il reçoit la visite de l'actrice (Mrs. Kendal), quand il se retrouve acculé dans les toilettes de la gare de Londres... Il y a aussi la scène du théâtre, le dénouement... Les larmes coulent. Naturellement.
Cet Elephant Man est une perle noire. Un chef-d'oeuvre pétri de dignité, de cruauté et de compassion. Profondément humain, douloureusement humaniste, le film laisse à la fois dévasté et totalement admiratif, fasciné par le personnage central (qui a réellement existé) et fasciné par l'infinie délicatesse du traitement de son histoire. Délicate et habile est la façon avec laquelle ce John Merrick nous est présenté, progressivement et pudiquement, d'abord à travers le regard d'autres personnages : regard d'effroi des amateurs de fêtes foraines, regard cupide de celui qui se dit son "propriétaire" et qui l'appelle "mon trésor", regard de tristesse sidérée du chirurgien qui le contemple pour la première fois (une des plus belles scènes de l'histoire du cinéma). John Merrick, c'est aussi un râle, une ombre, une cape noire surplombée d'un masque en toile et d'une casquette, avant d'être un corps révélé, monstrueusement difforme, et un regard, merveilleusement doux, innocent. On apprécie la subtilité de ce jeu de regards, comme on apprécie l'efficacité d'un autre jeu, de miroirs. Jeu de miroirs pour confronter la monstruosité physique et la monstruosité morale, la noblesse d'âme du "monstre" et l'abjection d'une frange plus "normale" de l'humanité. Jeu de miroirs, aussi, pour rapprocher la société du spectacle et la société scientifique qui, toutes deux, en viennent à chosifier l'être humain à des fins de commerce, d'étude ou de gloire. Jeu de miroirs, enfin, établi par Lynch lui-même, dans ses commentaires sur le film, pour associer symboliquement les excroissances du corps de Merrick aux protubérances urbaines d'une Angleterre victorienne en pleine révolution industrielle (usines, cheminées…).
Avec Elephant Man, le cinéaste signe son deuxième long-métrage seulement, après Eraserhead, qui était déjà une réflexion-expérimentation sur le corps, les projections corporelles de l'inconscient, la monstruosité. Lynch décline donc ici à nouveau certaines de ses obsessions, sous un vernis plus classique, même si le côté expérimental affleure parfois. Et dans cette thématique du "monstre", il rend également hommage à Tod Browning en établissant une parenté magnifique avec son film le plus connu, Freaks, à travers la reconstitution des univers forains, la caractérisation de personnages atypiques, le noir et blanc expressionniste… Ce noir et blanc, parlons-en un peu. C'est une merveille esthétique, de même que la composition des plans. Tout le travail de Freddie Francis (à qui l'on doit aussi notamment la photo superbe des Innocents, de Jack Clayton) est à saluer.
Côté acteurs, la performance de John Hurt, affublé d'un maquillage phénoménal, est unique ; Anthony Hopkins brille par sa subtilité : Anne Bancroft irradie comme toujours d'une lumière vibrante. Et l'on se régale des compositions très classe, dans des seconds rôles, de deux acteurs so british : John Gielgud et Wendy Hiller.
Hugo C.
Hugo C.

10 abonnés 97 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 juin 2020
Œuvre magnifique de David Lynch, ce film à la musique envoûtante et à l'émouvante histoire est clairement culte. Les plans de Lynch sont toujours sublimes, le scénario est juste parfait avec les premiers plans d'éléphants et de l'accouchement prématuré, en flou et en cri, mais on retient aussi évidemment la scène des applaudissements envers John Merrick, qui a survécu l'horreur du monde et est arrivé jusqu'à là, terminant son œuvre et montrant que même s'il est different c'est un homme.
Le jeu d'acteur est aussi fantastique que la beauté du message du film. Un grand merci à David Lynch pour ce bijou du cinéma.
Cinéphiles 44

1 708 abonnés 4 722 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 juin 2020
Sorti en 1981, “Elephant Man” est un chef d’oeuvre de David Lynch, inspiré des mémoires de Frederick Treves, un médecin qui prit en charge Joseph Merrick, un homme aux nombreuses difformités. Surnommé “Elephant Man”, il est présenté comme une bête de foire et les spectateurs s’empressent de venir voir le monstre. Le chirurgien rachète la bête en y voyant une expérience unique pour ses études. Au fur et à mesure de ses travaux, il constate que Joseph est loin d’être un idiot congénital, mais un homme intelligent doté d’une grande sensibilité. A l’occasion de son quarantième anniversaire, “Elephant Man” ressort dans une magnifique version restaurée 4K. Sous ses allures sombres et effroyables, “Elephant Man” est une ode à la tolérance, une oeuvre bouleversante, brillamment mise en scène et les mots “je ne suis pas un éléphant, je ne suis pas un animal, je suis un être humain, je suis un homme" résonnent encore dans notre tête.
D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Alolfer
Alolfer

192 abonnés 1 887 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 décembre 2024
Elephant man est un film a voir pour tous le monde ! quel film avec un message puissant ! on en sort bouche bée
Ornithorynque
Ornithorynque

3 abonnés 6 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 octobre 2020
Ce film retrace l'histoire cruelle de la vie de John Merrick, hideusement défiguré par un éléphant. Il fera la rencontre de Frederick Treeves qui l'aidera dans son malheur.

L'histoire est émouvante, le noir et blanc symbolise parfaitement l'ère victorienne, l'interprétation des acteurs est forte et poignante avec John Hurt qui maîtrise son rôle à la perfection.

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