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Isaac L
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5,0
Publiée le 5 juin 2021
Elephant Man, en plus d'être sans aucun doute le film le plus grand public de David Lynch, est un immense chef d'œuvre du 7ème art. L'Angleterre Victorienne est très bien retranscrit grâce aux nombreux décors et costumes réussis. La musique, douce et dramatique colle à l'atmosphère du long métrage. Anthony Hopkins est très bon, mais c'est bien évidemment la performance émouvante de John Hurts en John Merrick (the Elephant Man) qui domine le reste. Avec ce film, David Lynch fait un appel à la tolérance vis à vis de l'étranger et de ce qui ne révèle pas de l'ordinaire. Tout au long du film, on va voir comment, John Merrick va être traité comme un monstre de foire, un phénomène de cirque qui effraie les gens. Et cette peur de l'étranger va au début être assez implicite, on va juste voir les visages des personnes effrayés œuf bien leurs larmes, donc c'est très intéressant car cela permet d'iconiser en quelque sortes le personnage principal. Sa relation avec la femme du docteur est très touchante, de même que celle avec l'actrice de théâtre. J'ai bien aimé le fait que malgré la peur des autres, au final, c'est John Merrick lui même qui souffre le plus de la peur, car cela montre que le vrai monstre dans l'histoire, ces sont bien les humains. Un autre éléments tout aussi intéressant c'est que, le docteur, malgré le fait qu'il l'ai tiré de sa position de monstre de foire, le fait de l'avoir amené à l'hôpital à également fait de lui un phénomène. C'est donc un message péjoratif et pessimiste de la société, société qui ne pourra jamais accepter les personnes nées différentes. Mais la meilleure scène du film c'est bien évidemment le cri, presque libérateur du personnage " I'm not a animal, I... am... a.... man !" ; un discours fort et plus qu'emouvant.
Après "Heraserhead", premier film très radical, David Lynch nous offre son œuvre la plus accessible (avec son blockbuster bancal "Dune") et qu'elle œuvre! Il fait un film parfait tant visuellement, avec un noir et blanc magnifique, que scénaristiquement avec une histoire des plus bouleversante. Les acteurs y sont superbes, surtout John Hurt qui arrive à transmettre tant d'émotions et de souffrances à travers son masque difforme. Quelle injustice que ce film n'est pas reçu l'oscar (il obtiendra le grand prix du festival du film fantastique d'Avoriaz... alors que c'est une biographie réaliste et assez fidèle sur John Merrick), mais heureusement il n'aura pas eu besoin de ça pour avoir la place qu'il mérite dans l'histoire du cinéma. Car oui "Elephant man" est un chef-d'œuvre, une réflexion troublante et étourdissante sur l'humanité et ses travers malsains mais aussi sur ce qui peut être beau en elle. Magnifique jusqu'aux dernières secondes bouleversantes de sobriété.
Sous le thème du rôle du regard, avec des chansons absolument parfaites (l'Adagio de Barber, le thème du début), un film qui mélange dégoût, larmes, fascination, haine... un film "beau".
Quand le Dr Treves (Anthony Hopkins) pose son regard pour la première fois sur John Merrick (John Hurt), on ne nous laisse rien voir de l’effroyable difformité du jeune homme. La caméra reste braquée sur le visage livide d’Hopkins, pétrifié par l’horreur, tandis qu’une larme coule silencieusement sur sa joue. Tout est dit. Joseph Merrick dit « l’homme éléphant » est un personnage réel ayant vécu dans l’Angleterre victorienne, et souffrant de neurofibromatose. Il fut exposé comme animal de foire durant la majeure partie de sa vie avant qu’un groupe de médecins ne l’aide à reconquérir sa dignité. Second long métrage de David Lynch après le dérangeant Eraser Head (1977), Elephant Man est moins marqué par l’imaginaire de son réalisateur, qui livre ici une vision plus accessible. Cependant, le noir et blanc, qui fait tant référence tant au passé qu’à l’absence d’espoir, ainsi que certaines séquences oniriques, nous rappellent qu’on a bien affaire à une œuvre du cinéaste. Une grande leçon d’humanité, récompensée par le César du meilleur film étranger 1982.
Tout simplement un des plus beau film de l'histoire du cinéma ! interprétation magistrale. Le meilleure et le pire de l'être humain. A ce jour le plus grand film de David Lynch.
Chef-d'oeuvre absolu dans l'émotion sur la différence d'un fait véridique de l'époque Victorienne superbement réalise par David Lynch bien accompagné de choix musicaux surtout celui de la fin du film qui m'a bouleversé à l'époque au ciné et encore quand je le revoie..
Elephant Man de David Lynch m'a retourné le coeur d'humanité. C'est touchant par tant d'amour et par tant de cruauté à l'égard d'un être humain. C'est une vision de notre société tellement juste mais tellement cruelle. La mise en scène rajoute tellement de sensibilité qu'on peut même en pleurer !
Oui c'est un bon film évoquant une bien triste histoire. L'empathie et la tristesse seront au rendez-vous, mais "Elephant Man" ne marque pas particulièrement dans le sens où l'histoire, on la connaît et ne paraît pas être utilisée d'une manière percutante. Alors oui, John Hurt est brillant accompagné d'Anthony Hopkins qui rentre parfaitement dans son personnage. Le tout est bien narré, mais cette histoire, on la trouve un peu partout. Parfois c'est un animal maltraité (Dumbo), où une espèce méconnue (Okja, qui est sorti bien après on est d'accord, mais l'histoire reste globalement la même) eh bien ici c'est un homme. De plus, certains incohérences sont présentes, je pense notamment au fait qu'il ne faut pas lui donner de miroir pour qu'il ne voit à quoi il ressemble... mais il y a une vitre qui reflète la pièce, ce qui ne fait donc aucun sens. Je peux bien imaginer que certaines personnes soient sortis choqués ou attristés, mais ce n'est pas mon cas. Malgré tout, je reconnais le talent de Lynch qui signe ici probablement son meilleur film.
Un film marquant poignant sur les différences et la cruauté humaine . Heureusement il y a le personnage de Anthony Hopkins pour sauver le pauvre Homme éléphant. Ce personnage est si attachant je ne peux que avoir de l'empathie. Certaines scènes sont bouleversantes et notamment le dénouement .
Un film sur la nature humaine, tous les échantillons de caractère gravitant autour de ce malheureux Elephant Man: les simples curieux, les charitables, les sans-cœurs, et les grand-coeurs, les cruels, les compatissants... Ce drame souffre selon moi de deux défauts: il est un peu long pour ce qu'il a à raconter et John Merrick est peint comme un homme dont la finesse et la politesse, en quelque sorte la beauté intérieure, sont à l'opposé de son apparence monstrueuse, dans le but d'émouvoir encore plus. Bien évidemment personne ne va renier le précepte "l'important c'est l'âme, non pas le physique" mais il est un peu étrange de voir un être qui a été élevé au bâton, soumis à une intense violence psychologique, déclamer des vers et boire du thé avec le petit doigt levé. Le maquillage de John Hurt est édifiant, quand on sait qu'il respecte l'aspect difforme du vrai Joseph M. (et non pas John). Comme ode à l'acceptation de la différence, il est difficile de trouver meilleur exemple que celui de cet être humain exhibé durant une grande partie de sa vie comme une bête de foire même si le premier sentiment devant le film de David Lynch reste la pitié.
Film culte, que j’ai donc visionné pour me faire mon propre avis. Elephant-Man est émouvant et fait passer un beau message. Je trouve que le film n’a pas trop mal vieilli, bien qu’il ait maintenant 40 ans. John Hurt et Anthony Hopkins jouent leur rôle à merveille. On passe du dégoût à la compassion pour le personnage de John Merrick, alias Elephant-Man. spoiler: Il meurt, heureux, d’une joie en grande partie possible grâce au Docteur Treves.
Des questions se posent lorsque l’on regarde le film : le Dr Treves agit-il dans l’intérêt de John ou dans le sien (afin de briller au sein de Londres) ? Que ressent Treves envers John ? Le considère-t-il comme un ami ? spoiler: John ne se rend pas compte que l’on se moque de lui et que personne ne le considère comme un véritable ami, mais est-ce une mauvaise chose ? Du moment qu’il se sent heureux...
Elephant-Man vous fera donc réfléchir, et vous procurera diverses émotions. Lynch a fourni un superbe travail, et certains plans font part entière de l’histoire des personnages, notamment certains plans où l’on voit John. Le film est un peu long à mon goût, je commençais à languir lors de la dernière demi-heure. Je terminerai donc cette "critique" en vous conseillant tout de même le film, qui est bien joué, très bien réalisé, et il comporte une belle morale.
Beaucoup de chose ont été dites. Personnellement j'ai vu ce film une seule fois et je suis incapable de regarder plus de la moitié actuellement. L'Humanité qui se dégage du film est trop forte, la fin est beaucoup trop spoiler: triste et touchante .
Je n'y arrive pas...Et les films que je suis incapable de revoir 2 fois sont ceux sont les plus forts.
Après avoir vu Mulholland Drive, Eraserhead et Lost Highway, je dois dire que j'étais un peu dubitatif quant au visionnage de Elephant Man. Voila un moment qu'il est sortit sur netflix et que je me tardais à le regarder. Quelle surprise ce fut ! On connait tous le style Lynch, qui peut parfois être difficile à visionner, voir très compliqué à comprendre, mais Elephant Man est à la croisé entre film d'auteur et film grand publique. Il fait partie de ces films auquel on attribue le titre de "classique", "chef d'oeuvre" et ce, je dois dire, pour une bonne cause. Certains reprochent au film de n'avoir aucun autre but que de plaindre John Merrick, que le fond est bon, mais que la forme ne suit pas et que le film en lui même tombe dans l'ennui. Je pense que ces personnes n'ont tout simplement pas réussit à faire l'expérience de la solitude et de l'enfermement dont est victime John. Car tout les éléments sont présents pour nous faire chavirer, le chemin vers la pitié est inéluctable et, dans un sens, on se projette nous même à John, on s'y identifie, effrayé à l'idée que ça aurait pu être nous à sa place. Elephant Man a désormais une place bien importante dans mon coeur, un chef d'oeuvre absolue devant lequel j'ai pleuré au bout d'une heure à peine (et je dois dire que je n'ai pas la chialade facile devant les films).
Pour son deuxième long-métrage, David Lynch s’inspire de faits réels survenus à la fin du XIXème siècle. Au-delà de l’histoire bouleversante de cet homme né avec une malformation (John Hurt) et exhibé comme une bête de foire, le réalisateur expose la vilenie de la société de l’époque. Que ce soit les plus pauvres attirés par l’argent et le spectacle ou bien les plus riches dont l’attitude obséquieuse envers cette « créature » est totalement cynique, tout le monde en prend pour son grade. Bref, le sujet du regard sur la différence n’a sûrement jamais été aussi bien traité au cinéma, ce qui a notamment valu à cette œuvre dix nominations aux Oscars et le César du meilleur film étranger en 1982.