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vivaBFG
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4,0
Publiée le 2 juillet 2026
Très belle découverte que cette succession de sketch basés sur la méchanceté humaine que ce soit par lâcheté, peur, haine voire bien d''est court, c'est marrant et en même temps horrifiant. Les acteurs sont très bons, mais pour certains bien connus en France alors que le film est purement italien. Cela se sent bien! Si vous voulez osciller entre rire et honte d'avoir ri, ce film est fait pour vous.
Les nouveaux monstres est un film à sketchs, classique du cinéma italien, très amusant. Je pense l'avoir même préféré à son prédécesseur (les monstres). Le trio Gassman-Sordi-Tognazzi fonctionne à merveille. Bémol du film : tous les sketchs ne se valent pas (mais c'est un point propre aux films à sketchs). Certains sketchs m'auront un peu moins marqué. Mais d'autres sont vraiment géniaux (ceux de l'auto-stoppeuse, de l'hôtesse de l'air ou du casting pornographique sont particulièrement puissants). D'une manière générale, le film repousse les limites de l'humour noir que le film précédent n'osait pas franchir. A voir
Le film à sketches était en Italie une véritable institution mais on est ici face à un ratage aussi accompli que le premier opus, réalisé par le seul Risi au début des années 60, est resté mémorable. Dans ces "Nouveaux monstres", tout est laid, vulgaire, attendu, grotesque. On peut sauver du naufrage "Tantum ergo", dans lequel un cardinal, superbe Gassman, remet dans le droit chemin les brebis égarées d'une église rouge, et "Premiers soins" où le riche chauffeur d'une Rolls essaie de venir en aide à un blessé, dont ne veulent aucun des hôpitaux visités.
Sur les 12 sketches, deux m'ont semblé ratés, deux moyens, mais pour les huit autres tout est bon voire très bon. C'est très italien et derrière le comique la charge contre l'indifférence, l'hypocrisie, la bêtise, la manipulation, la méchanceté est féroce. Les trois acteurs italiens cabotinent à tout va, mais ça passe plutôt bien (sauf dans le mauvais sketch de l'auberge), quant à Ornella Mutti qui trouve le moyen de mourir deux fois, elle est adorable.
Une succession de courtes histoires à humour noir très bien interprétés et qui donnent parfois froid dans le dos. D'excellentes idées bien que tout ne soit pas drôle. J'ai particulièrement été marqué par "l'auberge" et "sans paroles".
Douze sketches, certes, inégaux mais qui font rire jaune. Une préférence pour la noirceur de "Premiers soins" (M. MONICELLI), "Auto-stop" (M. MONICELLI) et "Sans paroles" (D. RISI).
Après une première salve de sketches satiriques en 1963 ("I monstri"), Dino Risi propose quinze ans plus tard une nouvelle série de courts-métrages moquant une Italie égoïste, machiste et décadente, épaulé cette fois par deux autres "monstres" de la comédie transalpine, Ettore Scola et Mario Monticelli. Composé de 12 segments de durée variable, forcément inégaux, "I nuovi monstri" démarre doucement, avec 2-3 sketches assez quelconques, avant de trouver son rythme de croisière, et de finalement faire regretter au spectateur l'arrivée du dénouement, en musique et dans la rigolade comme il se doit... Les trois compères italiens proposent une vision cynique et désabusée de leur pays et du genre humain, étant entendu que le(s) "monstre(s)" de chaque histoire s'en sort(ent) toujours, au détriment de son prochain. Le politiquement incorrect est roi en permanence, et personne n'est épargné par le regard critique de chaque cinéaste : ni le couple ou la famille, ni les riches ni les pauvres, ni la politique ou encore moins la religion. Risi et consorts peuvent s'appuyer sur une distribution de prestige : autour des grands Ugo Tognazzi et Vittorio Gassman, et de la jeune et belle Ornella Muti, c'est Alberto Sordi qui m'a le plus impressionné par son savoir-faire comique. Tantôt engagé et subtil ("Premiers soins"), tantôt potache et burlesque ("Auberge"), mais toujours drôle et acéré, le propos de Risi, Scola et Monticelli trouve à mon sens son apothéose dans les segments "Pornodiva", "Comme une reine" et "Sans parole", qui égratignent avec jubilation la morale bien-pensante et la médiocrité quotidienne. Un must de la comédie italienne.
Chef d’œuvre irrévérencieux du cinéma italien des années 70, cette œuvre de Dino Risi particulièrement corrosive se découpe en douze sketches dont certains sont irrésistibles. Un ovni scandaleux à redécouvrir.
Les nouveaux monstres, réalisé en 1978 par le trio infernal du cinéma italien composé de Ettore Scola, Dino Risi et Mario Monicelli est la triste suite du classique Les Monstres, shooté lui en 1963.
Les nouveaux monstres, c'est 12 sketches censés nous décrire une Italie au bord du chaos. Les réalisateurs s'en prennent à l’Église, au sexisme et à la crise économique. Sur la papier, le film fait vraiment envie. En tant que grand admirateur des comédies italiennes et carrément fan de Risi, Scola et Monicelli, je m'attendais à des sketches vraiment caustiques et politiquement incorrects. Que nenni monseigneur! Les nouveaux monstres, c'est une accumulation de scénettes inoffensives et ringardes, qui plus est interprétées par des acteurs en totale roue libre. Et quels acteurs! On ne parle pas ici de Frédéric Diefenthal, Samuel Le Bihan ou Pascal Elbé, non, il s'agit quand même de Vittorio Gassman, Uga Tognazzi et Alberto Sordi. Soit les comédiens les plus marquants, les plus doués et les plus drôles de leur génération. C'est avec tristesse que j'ai regardé mes chéris sombrer dans le sur-jeu et la banalité.
Tout le monde semble s'amuser comme des petits foufous dans ce film. Les mecs devaient bien se marrer: "Ho Vittorio! La soutane te va à ravir! Toi le mec le plus anticlérical que je connaisse, tu vas jouer un archevêque hahahah". C'est comme se retrouver dans une soirée avec des gens qu'on ne connaît pas et que l'ambiance est à la private joke. On se sent bien seul.
J'entends déjà les défenseurs de ce film me dire que je n'ai rien pané, que justement, tout ceci n'est qu'une farce, de la commedia dell'arte, et que le sur-jeu est une forme de dénonciation dans le sens ou celui ci permet de critiquer les travers de la société italienne par le biais de la caricature. Soit. Mais Les nouveaux monstres, c'est plein de bonnes intentions, dans le fond, je suis d'accord avec eux, mais bordel, le film est difficilement regardable aujourd'hui. Jean Dujardin et Gilles Lellouche se sont inspirés de ce film pour leur film à sketches Les Infidèles. Je n'aurais jamais pensé pouvoir dire ça un jour, mais le film de Jeannot et Gillou est bien mieux que celui de Risi, Scola et Monicelli. Un jour sombre dans la vie du cinéphage.
Quand on parle de commedia dell'arte, on parle forcément d'improvisation, et la plupart des sketches du film ont été improvisés. Normalement, on devrait dire que les mecs sont vraiment balèzes d'avoir improvisé sur un film. Mais là, on va dire que...,Bah ça se voit putain! Vous avez pas bossé les gars! Bande d'escrocs!
Ce qui me donne l'idée d'une petite morale pour la fin de mon article, à savoir: Les acteurs connus tout comme les comédiens débutants, doivent à chaque fois se sortit les doigts du cul pour nous en mettre plein les dents.
Si vous êtes amateurs des comédies italiennes pleines d’humour noir des années 70, alors vous apprécierez cette douzaine de sketchs qui en condensent tout à fait l’esprit corrosif avant que le genre ne soit fait absorber par des séries télés ringardes. Avec un esprit plus mordant que LES MONSTRES, sorti quinze ans plus tôt, tout le monde y prend pour son grade: Que se soit les institutions religieuses, la jet-set ou les clochards, tous sont vus ici sous un angle transgressif remettant en question les valeurs de base de notre société. Le ton violent des prestations d’Ugo Tognazzi, le jeu sulfureux d’Ornella Muti, la folie burlesque qu’inspire Alberto Sordi à ses personnages et la cruauté ironique de Vittorio Gassman permettent de créer une galerie de caricatures sordides de haute qualité et méchamment poilante.
Le film se compose de 12 sketches a l'humour noir et grinçant,mis en images par trois des grands nom du cinéma italiens.Si certains sont réussit,d'autres sont moyen voir très moyen.Dommage enfin les meilleurs sont tout de même en ouverture et en clôture de film,donc les réalisateurs ne se sont pas trompé sur la qualité des films.
Que dire du ce n'est que c'est un monument d' humour noir et de caricature de notre quotidien . Critique des travers de notre société au moyen de sketchs tous plus savoureux les uns que les autres à l'aide d'un casting exceptionnel.
Les Nouveaux Monstres, c'est une série de vacheries "gentiment monstreuses", quelquefois époustouflantes. Des histoires de manipulation, de sales coups... Ici et là, hypocrisie pathétique, pied-de-nez insolites, ironie cruelle ou tendre encore, le tout enrobé d'un bon fond satirique et d'esprit sarcastique. On y reconnaît un grand classique, parfois un peu lourd mais toujours détonnant. Les "séquences" sont inégales, certaines manquant de pêche ou de rythme par rapport à d'autres. On alterne humour noir, humour cynique, burlesque... Au final, un joli moment de grande irrévérence.