Comédie romantique coréalisée par Glenn Ficarra et John Requa, Crazy, Stupid, Love est un excellent film riche en sentiments. L'histoire nous fait suivre Cal, un père de trois enfants, marié à Emily, qui, lors d'un dîner avec elle, apprend que celle-ci veut divorcer. Au plus, mal, les jours suivants, il noie son chagrin dans le fond d'un verre dans un bar ou Jacob, un séducteur invétéré aux innombrables conquêtes, lui propose de devenir en quelque sorte son coach personnel afin qu'il reconquiert son ex-épouse. Ce scénario s'avère extrêmement plaisant à visionner tout du long de sa durée d'environ une heure et quarante-cinq minutes. On assiste pendant tout ce temps à une intrigue très bien ficelée, dont le synopsis n'est que le point de départ. Car oui, le récit mêle d'autres romances qui se lient avec la principale pour notre plus grand bonheur tant toutes ces amourettes donnent lieu à de superbes moments entre peines et joies. Le sujet principal est assurément l'amour et le métrage en déborde, le tout, sans tomber dans les clichés du genre. Tout cela accouche de scènes délicieuses avec pour point d'orgue, dans les trente dernières minutes, une réunion de famille et amis totalement jouissive. Le ton se veut drôle avec un humour qui décroche de nombreux rires et sourires, mais il est tout autant tendre et émouvant, sans tomber dans le pathos. L'ensemble est superbement porté par des personnages adorables et attachants, trouvant chacun leur place au sein de ces imbroglios amoureux. Des rôles parfaitement interprétés par une très sympathique distribution comprenant Steve Carell, Julianne Moore, Ryan Gosling, Emma Stone, Jonah Bobo, Joey King, Analeigh Tipton, Kevin Bacon, Josh Groban, Marisa Tomei, Julianna Guill, Liza Lapira ou encore John Carroll Lynch. Tous ces individus entretiennent des relations touchantes et sincères procurant autant d'amusement que de mignonnerie. Des échanges soutenus par des dialogues tantôt savoureux, tantôt à cœur ouvert qui émeuvent. Sur la forme, la réalisation du binôme se veut qualitative. Leur mise en scène est dynamique et comporte quelques idées bienvenues. De plus, elle évolue dans des lieux appréciables. Ce visuel tout aussi charmant que les protagonistes est accompagné par une bande originale collant très bien avec le propos à la faveur de ses ballades mélodieuses. Reste une fin réussie, à la hauteur du reste de la narration, venant ainsi mettre un terme à Crazy, Stupid, Love qui, en conclusion, est un film plus profond qu'il n'y paraît, parlant magnifiquement bien d'amour sous couvert d'humour, méritant grandement d'être découvert afin de passer un délicieux moment faisant un bien fou.