Le film est bien plaisant à regarder dans sa première heure avec notamment la performance délectable de Bill Murray et le scénario qui est amusant. Mais à force de multiplier un peu trop les retournements de situation vers la fin ça amenuise un peu la crédibilité de l'histoire, en même temps ce n'est pas vraiment le but recherché, l'effet de surprise et le plaisir même si ça reste bien divertissant dans l'ensemble.
Sous ses airs de film estampillé "série B", ce policier manie le suspense avec une réussite insolente, menant le spectateur par le bout du nez du début à la fin sans ménagement. Le scénario, d'une efficacité diabolique, est épatant de maîtrise, tout sonne juste et tient la route. Les rebondissements, omniprésents, sont autant de fausses pistes qui nous égarent pour mieux nous piéger lorsqu'intervient le brillant dénouement. Sensuel et envoûtant, ce film bénéficie de plus d'une remarquable qualité d'interprétation. Le quatuor d'acteurs, magique, donne vie à des personnages plus ambigus les uns que les autres, mystérieux à souhait. Grâce à eux, le spectateur n'est jamais au bout de ses surprises, plongé dans cette atmosphère troublante, où tout n'est qu'apparence, illusion et tromperie. Voici donc un film beaucoup plus intelligent qu'il n'y paraît. On aurait tort de le limiter à ses seules scènes "olé olé", par ailleurs très bien filmées...
Je m'attendais à une série B facon m6 et j'ai été surpris. Un bon film, de bons acteurs, des personnages sympathiquement tordus. Un peu trop de dénouement mais le dernier, imprévisible, est bien reussi. Film tres sympa qui se regarde sans se prendre la tete.
Sexcrime (1998) réunis une jolie pléaides d'acteurs habitués aux seconds rôles; les anciens de la méconnue brat pack, matt dillon et kevin bacon, puis la nouvelle Denise Richards qui était à ce moment l'actrice à suivre. Le film est rapidement devenue culte même si il n'a rien changé à la carrière de son réalisateur, John McNaughton qui je suis sur à du talent mais réalise la plupart du temps de petits divertissements sans grandes envergures. Il faut voir son 1er film, l'impresionnant, "The portrait of a serial killer". Bref, quand est-il de Sexcrime ? Un polar aux intrigues nombreuses et tordues (c'était la mode ds les 90s) mais trop rapidements menées pour que l'on ressente une quelconque surprise. Ainsi, se déroule devant nos yeux à la vitesse grand V des retournements de situations qui nous laissent froid. Les faits et les conclusions qui en découlent manques cruellements d'impacte pour nous captiver. C'est peut-être le format serie B (peu de personnages, peu de décors, peu d'actions) qui fait défaut au scénario. Heureusement que le sex-appeal de Denise Richards fait la différence pour intérésser. Sans blagues, le film doit être devenue culte seulement pour sa prestation (?). Sexcrime c'est un peu Basic Instinct sans Paul Verheoven mais avec Sharon Stone.
Un plan machiavélique, un peu de sexe et une histoire finalement très sympathique quoique très linéaire. Il manque de l'action mais reste plaisant à suivre. Bien.
A part l'"association" entre le prof et le flic, j'ai trouvé le film sans surprise. Si, la fin est bonne avec la soi-disante bonne-à-rien qui a un Q.I hors-normes. Les scènes manquantes rajoutées pendant le générique final est un point positif aussi. Mais au final, j'étais très loin d'être sur le cul avec ce film. Disons que l'ensemble est trop incohérent ou plutôt trop parfait pour paraître crédible.
Autrefois réalisateur de films d'horreur (on lui doit le cultissime Henry portrait d'un serial killer quand même), John McNaughton a changé de registre à la fin des années 90 pour nous livrer un thriller psychologique aussi impressionnant que sous-estimé. Mettant en vedette une belle clique de stars américaines fraiches et sexy, le metteur en scène américain s'appuie sur un script en béton concocté par un sombre inconnu et nous filme avec grâce cette histoire tordue à souhait où un charmant conseiller pédagogique est accusé du viol d'une de ses plus allumeuses étudiantes... À partir de ce pitch classique mais intrigant, filmé comme une sitcom et sans réelle innovation, le film va sombrer dans une tourmente infernale à base de rebondissements sans fin qui vont nous faire tourner la tête et nous surprendre jusqu'au générique final. Car le vrai plus de Sexcrimes, c'est bien cette abondance de coups de théâtre qui ne s'arrêteront jamais. Tout le monde trahit tout le monde, personne n'est innocent et le spectateur va peu à peu deviner lequel est le plus malin et qui va concrètement s'en sortir dans cette histoire de manipulations, de mensonges et de comédie. Placé dans un décor luxuriant (la Floride ensoleillée et ses habitants aux sourires Colgate et aux seins siliconés) et malgré ses allures de mauvais teen movie sans queue ni tête, le scénario fait travailler la matière grise tout en régalant les mirettes. Il faut dire que face caméra, on a droit à du sexy en barre : le trio principal incarné par Matt Dillon, Denise Richards et Neve Campbell fera des ravages dans votre pantalon, notamment lors d'une partie à trois particulièrement excitante. Viennent compléter le casting le classieux Kevin Bacon, le toujours aussi excentrique Bill Murray, le discret mais imposant Robert Wagner et même la ravissante Theresa Russell. Au final, même si certains pourront toujours critiquer ce scénario alambiqué qui semble effectivement tourner en rond (il n'en est rien), Sexcrimes reste une réussite qui rentre au panthéon des meilleurs thrillers érotiques, alors en vogue dans les brûlantes années 90, devenant un film terriblement addictif et très bien mené.