Requiem pour un caïd
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chrischambers86

16 164 abonnés 13 121 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 août 2013
Un honnête policier, un peu dèmodè aujourd'hui mais qui attira l'attention de Maurice Cloche dans le registre polar! Ici, l'histoire et les acteurs importent peu même s'il y a du beau monde au gènèrique: Pierre Mondy en chef de la Brigade Mondaine, Magali Noël en pute attendrissante, Francis Blanche en patron d'une salle de sport...Seul compte ici le Paris des annèes 60 avec de vieilles bagnoles (Peugeot, Jaguar...), son cabaret « Elle et lui » , ses brasseries d'antan, ses bistrots (Claire Maurier tapine devant « L’Atlantique » ) ou ses monuments (la Tour Eiffel affiche l’annèe 1964). On y voit même dans une scène volèe un cinèma de quartier, avec à l'affiche "The Haunting" de Robert Wise! A part ça, "Requiem pour un caïd" est un polar qui se laisse voir, la nuit, sur Cinè Polar, avec des interpellations, des perquisitions, des filatures et même un passage à tabac sur la pauvre Magali Noël...
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 janvier 2025
Une enquête agréable et détaillée de l’époque ancienne du Paris des années 60. Mention spéciale aux dialogues assez savoureux.
Pas d’effets ou de musique. Juste le plaisir des interrogatoires qui mènent à l’arrestation. Sympa
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 décembre 2021
Intégré tout récemment par Jean Ollé-Laprune dans son anthologie du cinéma policier français, « Requiem pour un caïd » de Maurice Cloche sorti sur les écrans en 1964 est comme il l’écrit un film à part. A part tout d’abord venant de son réalisateur Maurice Cloche ayant bâti sa réputation avec des films retraçant la vie des personnages célèbres de la chrétienté. Son « Monsieur Vincent » avec Pierre Fresnay recevra un Oscar d’honneur à Hollywood en 1949. A part aussi pour son aspect documentaire très marqué qui toute proportion gardée, le rapproche davantage de « La cité sans voile » (1948) de Jules Dassin que de la production française habituelle de l’époque. D’emblée, Maurice Cloche annonce la couleur qui remercie la Préfecture de Police de Paris pour son aimable concours. L’ambition du scénario écrit par Cloche lui-même et Jean Kerchner rôdé au genre pour avoir participé aux trois films de la série « Deuxième Bureau » (de 1956 à 1958), est via la traque d’un proxénète (Jean-Pierre Bernard), de décrypter les méthodes d’une brigade mondaine mais aussi de rendre compte de l’esprit de solidarité qui unit les policiers. A leur tête, un Pierre Mondy comme toujours très volontaire qui démontre quelque soit la période de sa carrière, la très grande adaptabilité de son jeu ainsi que son étonnante force de conviction qui transcenda toujours avantageusement un physique passe-partout. Déambulant dans le Paris des faubourgs populaires, la caméra de Cloche saisit la vérité d’une époque à l’aide de scènes courtes mais sonnant toujours juste, infiltrant le milieu de la prostitution au sein duquel, il ne fait pas bon vouloir sortir du rang. Pittoresque, le film ne manque pas de rythme et se suit avec plaisir, permettant d’admirer des actrices aussi talentueuses que séduisantes comme Claire Maurier, Magali Noël, Hela Petri ou Patricia Viterbo mais aussi toute une brochette de seconds rôles réjouissants comme Daniel Ceccaldi, Francis Blanche, Jacques Monod ou Jacques Duby.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

91 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 novembre 2024
Entre polar classique et chronique policière, le film de Maurice Cloche montre comment le 36 Quai des Orfèvres met à profit moins de 48 heures -ce qui explique que le récit est mené tambour battant- pour faire tomber le proxénète Jo Pinelli que Pierre Mondy et ses hommes ont depuis longtemps dans le collimateur.
Efficacité, méthode et investissement, la Brigade mondaine de Paris sort grandie de cette démonstration qui, sans pouvoir prétendre à l'authenticité, se rapproche toutefois d'une certaine réalité policière. Les figures du polar sont suffisamment sobres et les dialogues bien écrits, avec de l'esprit, ce qui ne gâte rien, pour éviter la caricature. Même le personnage d'infame souteneur est joué avec une belle rigueur par le comédien méconnu Jean-Pierre Bernard. On sent une volonté de la part de Maurice cloche de ne pas en faire trop et cela sert la cohérence des personnages.
Et puis, dans le registre de l'humour, Francis Blanche et Jean Tissier font chacun une apparition remarquée.
Pour ces raisons et pour sa qualité d'interprétation en général, le film est plaisant.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 16 juillet 2014
Un policier à la papa qui joue la carte du réalisme. Pas très emballant au début on finit par rentrer dans le jeu.
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