Un film éprouvant, qui passe du drame à l'horreur pur. Un double genre vraiment bien maitrisé. Le film est violent mais superbement interpréter à tel point qu'on en vient a ressentir des sentiments totalement opposés pour la personnages principal. Bouleversant.
Blood Island est le premier slasher réalisé par un nouveau prodige coréen, une réaction extrême aux codes d'une société coréenne encore archaïque sur le plan des moeurs. Les hommes violents, dans l'incapacité de considérer les femmes comme leurs égales, tout juste capable à respecter les plus vieilles. Et étrangement, pour une fois, ce qui se passe avant un slasher est bien plus prenant que ce qui se passe pendant. Une franche réussite ...
Le moins que l'on puisse dire c'est que lorsque les coréens décident de faire dans le sauvage ils n'y vont pas avec le bout des baguettes. Si on devait classer "blood island" ce serait peut etre plus dans le rape & revenge matiné de drame que dans le film d'horreur classique. Magistralement filmé et très bien interprété, avec peu du surjeu typique du cinéma asiatique, "blood island" démarre dans ce que j'appelerais une inhumanité paisible (si si, regardez, vous comprendrez) avant de tourner au jeu de massacre dans une 2eme partie ultra violente. Un sacré film... 4 / 5
Un drame coréen comme on les aime, des plus classique mais efficace. Quelques scènes d'anthologies, dontspoiler: une fellation sur une lame qui restera dans l'histoire du cinéma.
Encore une preuve (s'il en fallait encore) de la richesse et de l'inventivité du cinéma sud-coréen. Le film navigue habillement entre le drame, le thriller, le trash et la comédie, donc il ne sert à rien de chercher à le faire entrer dans la catégorie "film de genre". Le film est brut, cynique, mais surtout totalement captivant.
Le grand prix au festival de gérardmer est justifié, le film est assez long mais la mise en place du twist final est réussi. ce film nous tiens en haleine minute par minute pour nous emmener au bout de la folie et de l'horreur. On retrouve bien le style asiatique qui parvient à nous faire rentrer dans la peau des personnages progressivement pour finalement s'identifier dans la mise en scène. [15/20]
Dés les premières minutes du film on comprends trés vite que le film va nous plonger dans une autarcie totale ce qui est plutôt agréable, l'ambiance y est oppressante cette sensation s'accentue tout au long du film, et arrive a son paroxysme au trois quart du film, cette situation est assés attendue mais elle est si bien filmé que cela en devient jubilatoire, la fin du film est pour le moins inattendue et surprenante ce qui est tout bonnement jouissif. Les acteurs de ce films interprètent avec brio leurs rôles, bref un trés bon film asiatique, dommage qu'il ne soit pas plus médiatisé...
Pour peu qu'on aime le gore et la culture asiatique ce film est une petite merveille. En effet, il ne s'agit pas ici de simplement faire défiler les scènes de meurtres bien trash mais au contraire de monter une intrigue autour de cette pauvre fille dont on en apprend de plus en plus au long du film. La grande réussite du film étant d'ailleurs qu'on se prend à vouloir l'aider si bien qu'on est satisfait de la voir trancher tout ce qui passe et que l'on se surprend à trouver ça normal. De plus, la fin est simplement remarquable et fait le lien entre les différents éléments tout en nous glissant une petite leçon de morale qui ne fait pas de mal.
Premier long-métrage pour celui qui fut l'assistant de Kim Ki-Duk sur L'Île (2006). Avec Bedevilled (2010), c'est un véritable électrochoc qu'il réalise, une grosse claque sociale sur la condition de la femme à notre époque. L'intrigue se déroule en Corée du Sud où une trentenaire travaillant dans une banque se retrouve forcée de prendre des congés suite à quelques soucis professionnels. Elle se rend alors à Moodo, une petite île où une dizaine de personnes y ont élu domicile. Elle y retrouve son amie d'enfance qui, sous ses airs de bienveillance, cache un sombre secret. Elle vit au côté d'un mari tyrannique et subit ses humiliations ainsi que celles des habitants. Alors que le film démarre comme un drame sociétal, il bifurque violemment en un thriller horrifique, façon Série B, où la violence prend alors un tout autre sens. Bedevilled (2010) en plus de nous offrir deux formidables actrices, en profite pour nous servir toute une palette de seconds rôles, tout aussi ahurissants qu'intriguant, voir même inquiétants ! Une impressionnante plongée au coeur de l'horreur pure et de la violence destructrice, brillamment orchestrée tout au long.
Encore une pépite du cinéma coréen qui décidément dans tous les genres est un cinéma à découvrir avec des réalisateurs, acteurs et actrices, scénaristes, de grand talent . Ce film est inclassable entre drame, thriller et film d'horreur avec une montée en puissance tout au long du film qui finit en scène de massacre. Le départ est la froideur, l'indifférence, l'égoïsme d'une jeune coréenne qui reviendra passer quelques jours de repos sur l'île de son enfance, auprès de son ancienne amie lorsqu'elles étaient enfants. Une île quasi déserte qui vit en autarcie avec 9 habitants et un fonctionnement glauque et malsain où justement son amie est la souffre douleur, la souillon, la moins que rien, celle que l'on frappe, maltraite, profite, à volonté sans que le moindre signe de révolte de sa part se manifeste vraiment. La mort de sa fille et l'arrivée de cette amie de Seoul, vague espoir d'échappatoire va provoquer en elle un changement radical. Le film de glauque, malsain, dramatique, dérangeant , se transforme alors en killer movie dans cet espace clos, un carnage sanglant qui finira même sur le continent pour rattraper cette amie qui l'a trahie et abandonnée. Un final en rédemption cependant mais quelle claque, quelle maestria dans la conduite de ce magnifique film d'horreur très justement primé entre autre au festival de Gerardmer.
Attention ce film n'est en aucun cas un énième slasher pour ado ni un film d'horreur comme le sous-entend cette affiche ridicule à souhait.
Ce Bedevilled est bien plus que sa,c'est des scènes très durs et ce dès le début,j'avoue que c'est pas un film facile,surtout les scènes ou Bok-nam spoiler: se fait frapper violemment sous les coups de son mari, c'est montré avec un tel réalisme. Lâcheté, oppression,Machisme et indifférence, ce film nous envoie à la face notre société ou le sauvage a remplacé la douceur . L’île sur laquelle se déroule l’action est peuplée d’une dizaine de personnes seulement, ils sont tous aussi tarés surement par la consanguinité . Un film dur,touchant,qui traite du machisme bestial et primaire,de l'inceste et de la lâcheté,ce Blood Island (Bedevilled) est une bombe Coréenne !!
Je viens de me prendre une de ces claques dans la gueule XD C'est un putain de petit chef d'œuvre ce film ! Seo Young à un jeu d'actrice juste incroyable dans ce film À ne pas rater pour tous fans de cinéma qui se respecte.
Primé à Gerardmer et sorti chez directement en DVD / Bluray sous le titre fumeux de Blood Island, un drame poignant et insoutenable virant, dans sa seconde partie, au slasher jouissif et gore, pointant du doigt une société archaïque créant des monstres égoïstes prêts à fermer les yeux devant les pires sévices afin de trouver une petite place dans le monde. Dans le rôle de la victime / bourreau, Seo Yeong-Hie est tout simplement sidérante.
Une heure d'un drame poignant et réaliste tout simplement très réussie précède au bouleversement qui sent un peu le slasher trop gore pour être sincère, mais la tension dramatique est rappelée et maintenue, ce qui confère à Bedevilled une originalité qui demande à se perfectionner.