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Pierre Scalliet
1 abonné
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4,5
Publiée le 24 juillet 2021
Quelle belle énergie, quelle chouette musique, quelles images bouleversantes d'une misère au delà de toute imagination. La ville est une jungle de béton dit l'un des intervenants. Et oui, Kinshasa n'est pas filmée de façon flatteuse (ce serait bien compliqué d'ailleurs), avec la débrouille, le vol, le danger. La tournée européenne de Benda Bilili forme un contraste cruel avec leur quotidien africain. Caméra à l'épaule en permanence, ou presque, le cadrage restitue de petits mouvements de danse, des expressions de visages, le tout dans un montage impeccable, nerveux, sans longueurs. Du magnifique travail documentaire. Pour terminer, voir Roger avec son monocorde grandir tout au long du film ajoute à l'émotion.
Cette aventure de musiciens de Kinshasa, du fin fond de la galère jusqu'au firmament sur les scènes du monde entier, se suit comme une fiction. C'est la force de ce documentaire outre, évidemment, l'incroyable optimisme qu'il dégage et les héros qu'il nous fait découvrir. A voir absolument !
"Regarder au delà des apparences" ,voila qui résume parfaitement ce magnifique documentaire retraçant la naissance puis l'ascension artistique d'un groupe musical composé de paraplégiques Congolais qui au final nous donne une sacrée leçon de vie.Sans jamais verser dans le pathos ,les 2 réalisateurs accompagne cette bande "d'éclopés de la vie" qui ne ménagent pas leurs efforts malgré des conditions de vie pour le moins précaires et délicates ,le destin ne les a pourtant pas épargnés mais comme un pied de nez a la misère environnante ,la musique les a réunis et leur a permis d'exprimer leur foi en la vie.Ricky et ses amis puisent leur énergie dans les chansons qu'ils inventent en s'inspirant de leur univers quotidien : celui de la rue.De la violence urbaine en passant par les aléas de l'enregistrement de leur album jusqu'à leur triomphe en Europe ,c'est un véritable enchantement de suivre leur parcours atypique guidé par un perpétuel espoir et une incroyable soif de vivre.
J'ai vu le film qui est en parti un film documentaire sur un groupe de musicien qui vont tout faire pour reussir dans leurs projet . Ce film peut nous faire passer le message qu'un rêve n'est pas impossible à réaliser , ici dans le film le groupespoiler: réussi et monte sur scène et ont un publique énorme
Ce film est une bonne leçons de vie et même si ce style de films ne m'attire pas trop j'ai mit une note juste à ce film , je n'allait pas mettre 1 ou 2 étoiles parce que ce style de film ne m'attire pas
En conclusion : Film touchant sur ce groupe de musique , la détermination , le courage , plusieurs image illustrer dans ce film sont au rendez vous
Un documentaire indispensable pour envisager la vie d'une autre manière : comment des musiciens handicapés, très pauvres et vivant sur des toncar (cartons) dans les rues de Kinshasa parviennent à enregistrer un disque et à se produire dans le monde avec beaucoup de succès et énormément de fierté. Une aventure humaine totalement sidérante, une leçon de vie, remarquablement montée dans cette oeuvre intemporelle au message universel. Entre larmes de rire (certaines scènes sont vraiment très drôles malgré la lourdeur des situations) et larmes d'émotion (les poils se dressent...), Benda Bilili nous donne un grand coup de pied dans l'arrière-train.
Un documentaire filmé dans les rues de Kinshasa, rendant hommage au groupe Benda Bilili, groupe de musiciens paraplégiques congolais. Une grande histoire couvrant 5 ans de leur parcours, de Kinshasa au triomphe international.
Un grand bravo à Florent de La Tullaye et Renaud Barret qui ont eu le courage de persévérer dans leur projet et qui nous font découvrir l'histoire de la Benda Bilili. Le documentaire sonne juste, on découvre ces Hommes plein de Vie ne se laissant pas abattre par la misère: Ils profitent de la simple chance de vivre et en témoignent en musique. Ce film fait sourire, rire, réfléchir: un film qui fait du Bien.
La première chanson du Staff Benda Bilili que l'on entend proclame : "Un homme n'est jamais fini, il n'est jamais trop tard". A l'image des paroles de la plupart de leurs compositions, il s'agit d'une véritable profession de foi pour ces musiciens qui vivent dans la rue avec femmes et enfants, parfois hébergés dans un centre d'aide aux très nombreux handicapés, la plupart ayant été victimes de la polio. Le leader du Staff, Ricky, "le vieux des gosses de la rue" ou le"Président", se fait d'ailleurs pédagogue quand il demande en chanson aux mères de vacciner leurs gamins.
Cette vitalité se manifeste y compris dans les coups durs, comme le montre la réaction de Ricky devant l'incendie du centre d'aide qui signifie pourtant le retour à la rue et la suspension de l'enregistrement : "Ca arrive, c'est la vie". Mais cette apparente résignation n'est pas que du fatalisme, c'est aussi la manifestation de la confiance dans ce qui est pour tous une qualité que souligne l'un des musiciens : "Nous autres Congolais, on a le sens de l'entraide." Ainsi, quand Ricky touche un premier cachet de 800 $ pour un concert au centre culturel français, il donne sa part à Roger en lui ordonnant de l'utiliser immédiatement pour faire sortir sa mère de l'hôpital.
Roger est une des figures marquantes du film. Découvert à 13 ans par les réalisateurs qui s'empressent de le présenter au Staff, il tire, le visage perpétuellement grave, des sons incroyables avec son instrument monocorde construit avec une boîte de laît, et que les gosses du quartier désigent comme"le truc qui fait diling diling". Quand il se retrouve dans la tournée en Europe, il porte à 18 ans sur ses épaules à la fois les espoirs de sa mère et de sa soeur de laver la honte de l'échec qui pèse sur la famille, et les espérances de Ricky de le voir prendre un jour sa relève à la tête du Staff.
Le film parle de cette formidable énergie qui se dégage de ce groupe d'accidentés de la vie, mais aussi de la fascination de l'Europe, visible à la fierté et à l'émotion des musiciens quand ils s'apprêtent à embarquer pour la tournée en France, en Allemagne et en Scandinavie. Un gamin explique doctement à une autre "Dieu a créé l'Europe pour qu'on puisse comparer avec nous". mais la fascination n'exclut pas la lucidité et l'humour : quand un des musiciens s'exclame en reagrdant la campagne autour de Belfort : "Regarde comme leurs poulets sont gros", un autre rétorque "Les maigres, ils nous les vendent !"
Comme beaucoup, je ne peux qu'évoquer "Buena Vista Social Club", par rapport à la similitude de destins entre ces musiciens cubains et Zaïrois oubliés ou ignorés de tous, et qui par la grâce d'une rencontre vont connaître la gloire en Europe. Je cite aussi " I Feel Good!", comme chronique de la vie d'un groupe, des répétitions au spectacle. Mais la comparaison avec ce dernier film est en défaveur du documentaire de Renaud Barret et Florent de la Tullaye ; il y a un vrai problème de positionnement des réalisateurs, à la fois témoins et acteurs, puisqu'ils produisent le disque. On ne les voit d'ailleurs pas, ce qui les oblige à déroger à leur principe de laisser la parole aux images, puisqu'ils doivent justifier telle ou telle ellipse par une voix off ou un intertitre.
Cette discrétion, ce retrait devant les musiciens laisse parfois un sentiment d'inachevé, comme cette brève scène où Ricky ordonne à ses gamins de tabasser un autre handicapé pour le punir de l'avoir volé. Même si on garde essentiellement du film la découverte d'un groupe extrêmement attachant, à la musique faite de rumba congolaise, de blues, de funk et de soul, "Benda Bilili" laisse en suspens un certain nombre de questions, notamment sur les effets à venir de ce soudain succès.
Pina Bausch disait "dansez, dansez sinon nous sommes perdus". Le Staff Benda Bilili illustre bien cette citation. Rêve, misère, succès, réalité, et au-delà de ça, la faim, cette faim différente propre aux artistes, de quelques qu'horizons qu'ils soient. Ceux-là ne marchent pas ou plus et pourtant, ils pétillent plus que du champagne. À méditer. Bravo.
Pas un film mais un documentaire. Documentaire à peine croyable qui est porteur d'un optimisme communicatif. Bien filmé, bien joué, aussi bien le jeu des acteurs que la bande son, parfait.Dommage la piètre qualité de l'image.
Un film plein d'humour malgré le sort qui s'acharne sur les protagonistes. Ces gens nous donnent une leçon de vie et sont porteurs d'espoir et d'optimisme. C'est un plaisir en ces temps où on nous bourre le mou avec la crise et autres problèmes matériels.