Dietrich a collaboré dix-sept fois avec Jésus Franco, j’aurais dû me douter que son film allait être remarquablement ennuyeux. Les Hôtesses du sexe est un film extrêmement laborieux. N’ayant pas vraiment d’histoire (c’est vaguement un film à sketch), réalisé dans un style pseudo-documentaire très désagréable car sans aucune allure, le métrage déçoit surtout car il s’englue dans la vacuité. Pour atteindre péniblement sa durée réglementaire, il nous assène des séquences de visites touristiques, des stock shot d’avions à devenir nauséeux, et ça dure, et ça dure sur fond de musique bontempi désagréable. On dirait un long film de vacances, et d’ailleurs le jeu des acteurs nous confirme presque dans cette opinion. Les interprètes sont globalement pas bons, mais en même temps ils n’ont rien à défendre car les personnages sont sans écriture aucune. Tous sont juste là pour pimenter les scènes de sexe du film qui se réduisent en réalité très souvent à des scènes de nudité gratuite. On est dans un érotique soft, mais vraiment très soft, presque plus une comédie pouet pouet ! Ca se balade à poil, ça fait quelques gesticulations hors champs, et voilà, vous aurez à peu près tout. Il faut sans doute pas venir ici pour la fesse si c’est ce qui vous intéresse, et c’est là un souci du film, se vendre quasi exclusivement sur le sexe pour au final n’en rien faire et nous ennuyer avec tout un tas d’autres trucs mal fichu. Mal fichu car c’est mal réalisé, fauché, et le seul intérêt est peut-être encore de voir à quoi ressembler certaines villes d’Europe au début des années 70. C’est peu me direz-vous pour supporter ce film érotique sans aucun intérêt par ailleurs, mou et dépassé.