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Claude DL
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3,5
Publiée le 8 septembre 2022
Je ne mets pas mieux que bien car ce film, datant de 1941, a beaucoup vieilli : prises de vue statiques, beaucoup de bavardages. Autrement, l’histoire de ce privé incorruptible est bien racontée, et Humphrey Bogart toujours excellent. Un bon film noir méritant une place dans un musée.
John Huston par son premier film est tout de suite monté au panthéon du film noir, ce "faucon maltais" est désormais un référence dans le genre. Effectivement, la mise en scène est bien menée seulement l'ensemble est bien trop bavard, il n'y aucun moment de repos. De plus, le scénario est archi compliqué, une intrigue valable pour un romain mais bien peu intelligible quand elle est transposée scène par scène au cinéma. Un film culte que je voulais absolument voir mais je suis assez déçu.
C'est une première incursion dans le film noir, avec les bases de tous les codes qui feront de ce genre. On suit ce détective désabusé, jouant un jeu dangereux sur la corde raide, avec les flics, les truands, et les femmes fatales, il se laisse manipuler, il se laisse trahir, il se laisse aller au jeu du chat et de la souris, un jeu dangereux qui pousse le spectateur à suivre cette enquête, ce demandant où tout cela va mener. Ce n'est pas un héros, lisse, il est cynique, intéressé dans un premier temps par l'argent, séduit par la belle inconnu, puis, se prête au jeu des gangsters, et nous, pauvre spectateurs, on se demande ce qu'il cherche à faire, ou est-ce qu'il veut nous emmener. Et tout cela est possible, parce que c'est Bogart qui s'y colle. Avec un visage qui peut montrer le dégoût avec une aisance rare, un visage sympathique lorsqu'il se met à rire face au petit truand interprété par Peter Lorre, une attitude dédaigneuse face à la femme fatale, un peu lâche face à la veuve épeurée de son coéquipier, dont on comprends qu'il a été l'amant. Rien ne nous ferait nous attacher à ce personnage, et voilà le tour de force de John Huston, nous présenter un héros antipathique, et arriver à nous le rendre attachant et même séduisant. C'est toute la force de ce polar magnifiquement photographié, qui nous plonge dans l'univers des films noirs avec une jubilation incroyable, car, ce film ouvre la porte à beaucoup d'autres qui vont suivre, pour notre plus grand plaisir.
Le Faucon maltais s'avère parfaitement emblématique d'une des catégories de Film Noir, ou l'intrigue demeure non seulement secondaire mais ou l'inextricable et l'indéchiffrable semblent des ingrédients revendiqués comme pour tirer le film vers une manière d'abstraction . C'est justement ce qui rends le film séduisant , qui transforme ce quasi huis clos en un dialogue de sourds entre des personnages fascinants de désincarnation.
Un grand classique de la vieille école dirigé de main de maître par John Huston dont la direction d'acteurs fait merveille. Même si ce polar n'a pas trop mal vieilli, j'ai été passablement déçu par la forme de ce film pratiquement tourné en huis clos, tant les scènes extérieures sont rares. J'ai été également frustré par le manque d'action de ce Thriller avec trop de dialogues et un scénario trop embrouillé. L'histoire frise parfois le ridicule avec des incohérences rendant certaines scènes irréalistes. Heureusement le film est sauvé par les belles prestations de Peter Lorre (Joel Cairo) et le charisme du légendaire Humphrey Bogart.
Parfaite adaptation du classique de Dashiell Hammett, "Le faucon Maltais" est aussi le premier long-métrage de John Huston, dont la mise en scène, dénuée d'effets, vient en appui d'une intrigue complexe et de comédiens parfaitement choisis. Dans le rôle de Sam Spade, Bogart impose sa présence nerveuse et virile, son jeu mêlé de douceur et de cynisme transcrivant bien les traits du personnage imaginé par l'écrivain. A ses côtés, Peter Lorre et Sydney Greenstreet imposent à merveille leur présence mielleuse, ambiguë chez l'un, plus ronde chez l'autre.
Un polar qui n'a pas pris une ride, un noir et blanc magnifique et des acteurs très convaincants avec des gueules comme on en voit plus tellement aujourd'hui. On pouuprait juste mettre un bémol sur les actrices mais le jeu était à l'époque à la "larmoyance".
Pour un 1er film, J. Huston s'imposait d'emblée dans la cour des grands. Propulsant H. Bogart tout en haut de l'affiche, il impose aussi sa figure du privé, signe un film noir tortueux, rempli de personnages troubles et accumule les rebondissements, mais, et c'est le principal souci du genre, on finit par s'y perdre et les personnages deviennent quelques peu désincarnés. Mais ne boudons pas notre plaisir car la mise en scène assure avec des cadrages et des jeux de lumières qui font toujours références, le casting est au poil, le rythme est suffisamment soutenu pour que le spectateur ne lâche rien et l'objet qui donne son titre au film fascine toujours autant. Un monument du genre, le mètre étalon absolu, le modèle après lequel tous les fans du genre se raccroche. Indispensable. D'autres critiques sur
Un scénario entrainant, des dialogues aiguisés, une mise en scène efficace, le tout emporté par le talent d'Humphrey Bogart (rôle le révélant au grand public), "Le faucon maltais", avec son intrigue prenante renfermant mystères et rebondissements, vient s'installer à la fois comme un modèle du genre mais aussi comme un grand classique du film noir.
En portant à l’écran Dashiell Hammett, John Huston transforme son essai en coup de maître et ouvre l’ère du "film noir". Respectueux du roman, « le Faucon Maltais » maintient l’attention par un enchaînement mesuré, quoique pas toujours recevable, dont on suit l’évolution à travers le personnage de Sam Spade, magistralement interprété par Humphrey Bogart. L’acteur, cantonné jusqu’ici à jouer les seconds couteaux, va dès lors s’imposer comme l’incarnation iconique du détective privé, solitaire et ombragé.
« Le Faucon maltais » de John Huston (1941) est un grand classique du cinéma noir. Je ne l’avais curieusement pas encore vu et j’avoue avoir été un peu déçu ! L’intrigue policière autour de ce précieux joyau du XVIème siècle issu des Templiers de Malte et qui est la convoitise de Kasper Gutman alias Fatman, est quelque peu alambiquée. Mais surtout le rythme de ce film est tel qu’au début on a bien du mal à savoir qui est qui et quel rôle il joue dans cette histoire. Humphrey Bogart dont c’est le premier rôle principal s’en tire à merveille dans ce rôle typique de détective privé américain. C’est également le premier long-métrage de John Huston qui en plus de 50 ans de carrière a tourné pas moins de 75 films !
L'histoire est confuse surtout si l'on a pas lu le livre. Pour autant une fois avoir suivi tous les crépages de chignon successifs dans la quête du Graal (qui se révélera décevante au final pour ceux qui le cherchaient), Le Faucon Maltais ne démérite pas son statut de film noir culte. Pourquoi ? en premier lieu pour la performance unique de Bogart en détective cynique et désabusé, ensuite la photographie expressionniste et les cadrages précis, enfin la gallerie de personnages bien que la femme fatale se révèle assez fade ce qui est le principal défaut du film. Mais Peter Lorre, Sydney Greenstreet et Elisha Cook Jr forment une sacrée brochette de personnages faiblards. Ne vous attendez pas à voir une quête d'une statue de Faucon mais plutot des rapports humains tendus qui caractérisent le film noir.
Souvent cité comme le premier film noir, il n’en est pas un archétype à mon avis, car si le style est bien là, le contexte social ou sociétal en est tout à fait absent. C’est plutôt un film de gangsters, dans lequel John Huston donne plus d’importance à l’atmosphère et aux personnages qu’à l’intrigue proprement dite (ce qui était déjà le cas dans le roman de Dashiell Hammett). Et encore plus d’importance au rythme et aux dialogues, avec une verve, un humour et une distanciation des plus savoureux dans cette mise en scène de la cupidité, de l’avidité et de l’illusion.
Nul besoin de s'étaler un fois de plus sur "Le Faucon Maltais" sauf pour citer quelques unes de ses multiples qualités. Datant de 1941, le premier long-métrage de John Huston reste le polar noir de référence des années quarante. Rythmé, efficace porté par la formidable prestation de Peter Lorre et un Bogart au sommet de son art, l'oeuvre et à la fois un mystère et un ravissement jusqu'à son ultime acte.Certains trouveront peut être cela bavard mais avec "Quand la ville dort" réalisé huit ans plus tard, John Huston aura porté à son point d'orgue le film noir américain.
Souvent considéré comme le premier film noir (titre par ailleurs discuté), "Le Faucon Maltais" est également le film qui a vraiment lancé la carrière du grand Humphrey Bogart, jusque là abonné aux seconds rôles. Il faut bien le reconnaître, son personnage cynique et désabusé lui va à merveille. Il est d'autant plus bon que ses partenaires sont également à la hauteur (Peter Lorre, célèbre "M" de Lang). Mais pour son premier film, John Huston, qui a également écrit le scénario, s'appuie sans doute un peu trop sur des dialogues très longs plus que sur l'image, quitte à ce que le spectateur un peu fatigué décroche par moments. Un peu trop théâtral et bavard à mon goût, donc, malgré les qualités indiscutables de ce film...