The Bride!
Note moyenne
2,4
788 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

136 critiques spectateurs

5
10 critiques
4
26 critiques
3
42 critiques
2
35 critiques
1
14 critiques
0
9 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 13 mars 2026
Avec "The Bride !", Maggie Gyllenhaal propose une relecture très libre de" La Fiancée de Frankenstein". Le film suit une femme ramenée à la vie par une savante pour Frankenstein seul depuis trop longtemps. Mais loin d’être docile, la fiancée découvre sa propre identité et rejette le rôle qu’on veut lui imposer. Dans ce monde sombre et décadent, elle croise la route de marginaux, de monstres et de manipulateurs. Malheureusement, ça tourne vite à vide. "The Bride !" verse trop souvent dans la vulgarité gratuite. L’univers visuel, censé être stylisé, ne se révèle pas être très beau. C’est d’autant plus regrettable que le casting avait tout pour fonctionner avec Jessie Buckley et Christian Bale. Les performances semblent étrangement forcées, comme si les acteurs eux-mêmes peinaient à trouver le ton juste dans un film qui oscille sans cesse entre satire, horreur et grotesque.
Audrey L

806 abonnés 2 857 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 mars 2026
The Bride! est un film outrancier, clinquant, maladroit, mais monstrueusement sincère. Et original, ce qui, après une bonne centaine de films avec la créature de Frankenstein, est un sacré luxe (et compliment, pour un cinéphile qui en a soupé, du boulon et de l'agrafe). Maggie Gyllenhaal récidive dans son pamphlet pro-femmes après son très sensible The Lost Daughter, sortant à présent les câbles électriques pour survolter son film fantastique de monstres qui s'inspire de (l'excellent !) La Fiancée de Frankenstein (1935) mixé avec Bonnie and Clyde, qui part dans tous les sens au point qu'on n'arrive plus à comprendre les délires qu'on y voit (il y a beaucoup trop de choses, et peu d'indispensables), y mêlant les préoccupations féministes actuelles à la manière d'un Marie-Antoinette (Sofia Coppola) résolument moderne. The Bride! déborde donc de partout, et ce, dès le début qui nous jette dans l'improbable mix de consciences entre Ida, une jeune femme légèrement bipo, et Mary Shelley herself (l'autrice de Frankenstein... Mais qui n'a jamais écrit une ligne sur sa Fiancée, ça c'est James Whale... Allez, on va dire que 99 d des gens n'y verront que du feu) qui lui dicte une conduite "bousculant les mœurs" à tenir. Sur le papier, l'idée est bonne, mais concrètement, on se coltine des scènes d'intervention pénibles en noir et blanc et un syndrome Gilles de la Tourette assez gonflant à la longue. Alors, direz-vous, dans tout ce patchwork d'idées mal rapiécées (comme ses monstres : pas même fichu de faire le même maquillage "lèvres" à la Fiancée entre chaque plan, et c'est ultra-visible... Vraiment, Maggie, avec tout ce budget ?), qu'est-ce qui a fait qu'on n'a pas passé un sale moment ? Bien évidemment, la grande harangue contre les oppressions des femmes, c'est un grand oui. D'ailleurs, cette Fiancée ne porte pas de soutif, et s'en contrefiche (et ça c'est encore oui : les agrafes dans la caboche, c'est rien à côté d'une baleine qui sort, elle l'a bien compris). Il y a aussi ce rythme effréné qui fait filer les 2h, surtout aux côtés d'un binôme aussi attachant que Jessie Buckley (alias l'actrice à la filmo dorée, la plus sous-côtée de tout Hollywood) et Christian Bale (comme d'habitude transcendée par son personnage), donnant vie (sans électricité) à deux anti-héros plus malchanceux que vraiment méchants, ce qui nous met dans leur poche. La mise en scène est soignée, la musique aussi, il y a le frangin Gyllenhaal qui file un coup de main en incarnant le comédien-danseur de music-hall détestable (un prétexte assez maladroit pour que nos héros se baladent : pourquoi spoiler: suivent-ils toujours son itinéraire de films, après qu'il s'est révélé être un sale type ?
), il y a une scène de danse totalement nanardesque (c'est un compliment dans notre bouche : oui ça sort de nulle part, on ne comprend rien, ni même pourquoi les gens se mettent à danser de façon "possédée", mais on nous met Puttin' on the Ritz à fond les ballons, avec une chouette choré endiablée, on fait semblant de bouder en bon cinéphile, et on aime en secret). Il y a aussi Annette Bening et Penelope Cruz en très bons seconds rôles, et ce final qu'on désespérait de voir arriver, qui nous fait ressortir avec un sourire un peu niais sur les lèvres (correctement noircies, merci l'équipe maquillage). Alors oui, The Bride est un film plein de gaucheries (qui oublie la terre dans les cheveux d'un cadavre fraîchement déterré, "ce genre-là de bêtises") mais qui a tellement de choses à dire (entre deux spasmes "de la Tourette") sur les femmes, sur le mythe de Frankenstein (de Mary Shelley) et surtout de sa Fiancée (de James Whales, rendons à César...), qu'on oublie souvent de voir les agrafes clinquantes, pour ne voir que le sourire provocateur en-dessous, qui fait un bien fou.
Vador Mir

304 abonnés 999 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 6 avril 2026
Un flm dans l'air du temps (hélas). Un peu prétentieux et maladroit. Parfois hystérique. Se voulant décalé à la Sofia Coppola mais n'y parvenant pas. Malgré la performance de Christian Bale.
Frédéric M.
Frédéric M.

239 abonnés 2 154 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 avril 2026
. déroutant, surjoué par moment, mais ça reste à voir, pas un coup de coeur.. les acteurs se défendent, et il y a quelques bonnes idées..
ATON2512
ATON2512

76 abonnés 1 317 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 23 mars 2026
De Maggie Gyllenhaal (2026).
Le mythe de la femme de Frankenstein aurait mérité un film plus ambitieux en restant sinon fidèle au roman de Mary Shelley.
Du moins à son esprit . Déjà l'histoire qui est transposée dans l'Amérique des années 1930 (Chicago il me semble) .
Avec même un une référence à la naissance de Frankenstein et une médecin totalement incongrue !
Mais c'est surtout l'histoire qui n'a (presque) plus rien à voir avec l'histoire originelle . Un mélange de genres entre le film de cavale , semant des morts ici et là et un film d'horreur où une certaine violence gratuite (tant elle ne sert pas l'histoire) se déchaîne . En plus si vous y ajouter une pointe de Me Too , vous aurez quelque chose de particulièrement indigeste . C'est souvent laid . On pourra toutefois noter la performance physique de Christian Bale dans le rôle de Frankenstein notamment niveau maquillage et de sa transformation physique . Quand au reste ? Rien de convainquant même le jeu de Jessie Buckley n'est pas du tout convainquant ! On se demande en plus que fait Jake Gyllenhaal dans cette galère !
Marc Leparquier
Marc Leparquier

71 abonnés 121 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 mars 2026
D'un point de vue purement stylistique ce film est un chef d’œuvre magnifique porté par une actrice de la trempe d'Heath Ledger quand il incarnait le Joker. La folie est maîtrisée, addictive et Christian Bale lui répond avec le talent indéniable qu'on lui connaît. Malheureusement même si la fin est à mon goût sublime, les ficelles d'un féminisme volontairement porté à l'écran son aussi visible dans l'incarnation des divers rôles que les actions sont régulièrement incohérentes. En ce qui concerne les rôle le film ma rappelé la maladroite série DC où chaque position importante (presse, militaire, héroïne, scientifique, présidente et j'en passe) était systématiquement tenue pas un rôle féminin. Autant dire que l'engagement n'est pas dans la subtilité, il est marqué et malheureusement grossier. Seulement si le problème n'étais que là, il aurait été anecdotique et l'on aurait je pense une incontestable réussite. Non, vient le second parti pris dérangeant, car là où le questionnement morale à créer la vie s'associe à celui non moins important de la créer dans avec un but aussi incertain que celui de faire naître un lien sentimental presque prédestiné, Maggie Gyllenhaal fait le choix d'alourdir son oeuvre en ajoutant à ce personnage déjà toucher par une sorte de génial syndrome de Tourette une connexion particulière à la mort, à laquelle s'ajoute encore des transfert gratuit entre le réel est l'écran, une scène de comédie musicale magnifique mais mal amenée.... etc qui laisse une grande partie du public dubitatif. Un manque de simplicité dont une scène à elle seule résume l'esprit : La scène de la mort du personnage de Jessie Buckley qui poussé sans qu'on y croit dans les escaliers fait une chutes digne d'une percussion avec un véhicule lancé à pleine vitesse... C'est gratuit et invraisemblable et là est l'essentiel du problème parce déjà ces escaliers, on les voit, c'est attendu et en même temps on ne demande qu'à y croire tant la scène est belle. Il ne suffisait que de profiter qu'elle se moque de l'autre mafieux, 2s plus tôt pour justifier que celui-ci lui envoit un pied rageur, justifiant le vol plané opéré. Encore un gâchis magnifique et honteux... Mais je ne vois pas comment l'oscar pourrait échapper à Jessie Buckley... Et ce même si les catégories femme et homme étaient mélangées. Sacrée performance !
Legid
Legid

43 abonnés 717 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 avril 2026
« The Bride » est un des premiers gros bides au box office de cette année 2026. Très fraichement accueilli par le public, il a été aussi descendu par la critique. Toute cette dépréciation était-elle vraiment méritée ? Et bien… oui !
« The Bride » ne fonctionne jamais et est assez lourd. Tous les aspects qu’il explore et toutes les expérimentations qu’il tente tombent à plat.
Les acteurs sont en roue libre, Jessie Buckley en tête.
Les dialogues sont agaçants voir prétentieux.
La narration part dans tous les sens avec ce mélange de drame, de film musical, de romance ou de thriller dont l’ensemble ne se mixe jamais complètement.
Le duo Jessie Buckley – Christian Bale, ne produit pas l’osmose qu’on peut attendre d’un duo, qui est l’essence du film.
Certains arcs scénaristiques n’aboutissent pas ou de façon très expédiée (celui du chef de la mafia est effleuré pour être complètement bâclé à la fin).
Et pour couronner le tout, le film comporte de très nombreuses longueurs qui rendent le visionnage au mieux peu palpitant, au pire parfois ennuyeux.
« The Bride » est un film qu’on sent plein de bonne volonté et d’idées mais qui n’aboutissent jamais vraiment. Un échec économique malheureusement mérité.
Note : 10/20
Morcar
Morcar

42 abonnés 352 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 mars 2026
Avec "The Bride!", Maggie Gyllenhaal revisite l'histoire de la fiancée de Frankeinstein, en se réappropriant totalement le personnage et en le retranscrivant dans un tout autre contexte. La bande-annonce laissait espérer quelque chose d'original, mais qui pouvait être clivant. Et comme les avis depuis sa sortie étaient plutôt négatifs, j'y suis allé en craignant vraiment d'assister à une catastrophe. Mais bon dieu que j'ai bien fait de suivre mon instinct !!!

Dès le premier plan, le film surprend. Mary Shelley, autrice du roman mettant en scène l'histoire du monstre de Frankenstein s'adresse au public en noir et blanc, et si on comprends qu'elle va être la narratrice du film, en réalité elle ne sera pas que ça. On découvre ensuite l'histoire d'Ida, dans le Chicago des années 30, victime de la mafia locale, puis seulement arrive Frankenstein, monstre d'une centaine d'années ayant pris le nom de son créateur, et qui souhaite avoir une fiancée pour tromper sa solitude. En réveillant Ida, il a sans le savoir choisi pour promise une femme qui va l'entrainer au delà de tout ce qu'il avait imaginé.

Si "The Bride!" se permet de placer son histoire dans les années 30, il multiplie surtout les genres, les inspirations et les références. Ida à quelque part un peu de la Catwoman de Michelle Pfeiffer, un peu du Joker de Joaquin Phoenix et son histoire avec Frankeinstein a surtout beaucoup de Bonny & Clyde ! Et par ailleurs, on a une trame mafieuse, une enquête policière, de la comédie musicale et l'histoire de ces deux personnages paumés qui apprennent à se connaitre.
Il y a tellement de mélanges que le film est un peu foutraque, au point qu'on ne sait pas trop quoi en penser tout au long de sa découverte. Mais portant totalement le film sur ses épaules, Jessie Buckley, que je découvre pour la première fois, est grandiose dans le rôle de cette Fiancée totalement schizophrène ! A la fois dingue et touchante, elle est habitée par le rôle. A ses côtés, Christian Bale est assez surprenant aussi, offrant une performance à mille lieux de tout ce qu'il avait fait jusque là.

Côté technique, la réalisation est franchement travaillée, mais à l'image du scénario et de ses personnages, ça part dans tous les sens, ce qui peut décontenancer un peu. Il n'empêche que les images mises en scènes ici par Maggie Gyllenhaal sont sublimes, la photographie franchement réussie, et le tout est accompagné de choix musicaux audacieux, mélangeant de la musique de l'époque avec des titres modernes, donnant au film encore une fois une personnalité vraiment unique.

Tout le long du film, on se demande où est-ce qu'il veut bien nous amener, où va mener toute cette histoire, à quoi va servir tel ou tel personnage du mafieux, du flic et de sa co-équipière incarnée par Penelope Cruz, mais tout ça prend sens. Maggie Gyllenhaal propose un film profondément féministe, dans lequel la fiancée prend le pouvoir, et pas seulement elle.
Et tout ça amène à un passage final brillamment mené et un plan final franchement emballant. Une fois le film terminé, il m'a fallu le retourner dans ma tête plusieurs fois avant d'être vraiment sûr de savoir si j'avais aimé ou pas.

C'est complètement foutraque, recollant des morceaux et des genres tel le monstre de Frankenstein rapiécé, mais bon dieu que c'est original ! Tellement que ça laissera forcément beaucoup de spectateurs sur le côté, mais c'est le risque quand on propose quelque chose avec autant de personnalité. En tout cas pour ma part, j'ai été emballé.
Fanatoile
Fanatoile

19 abonnés 210 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 mars 2026
J'ai beaucoup aimé cette "suite" de Frankenstein avec un scénario très inventif où chaque personnage est parfaitement intégré. Le casting est super et Jessie Buckley est absolument époustouflante, a la fois en gestuelle, mimiques et en paroles.
Et, j'ai vraiment adoré le happy end auquel on ne s'attendait pas vraiment
Aspro
Aspro

18 abonnés 409 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 18 avril 2026
Ce film, c’est un sacré désordre. On sent que la réal a voulu jouer la carte du "punk-gothique" à fond, mais elle finit par s’y perdre complètement. C’est visuellement saturé, ça part dans tous les sens et ce côté anachronique finit par devenir agaçant plutôt que créatif. On passe d’une ambiance pesante à des délires visuels qui n'ont aucun rapport avec l’époque, ce qui casse systématiquement l'immersion. C’est typiquement le genre d’œuvre qui se veut tellement audacieuse qu'elle en oublie les bases : la cohérence et le soin du détail. Même avec un casting solide, on a du mal à s'attacher à ce qui se passe parce que le film nous éjecte sans cesse de son récit par des choix esthétiques trop bizarres ou des erreurs techniques grossières. Au final, on ressort de là avec une impression de gâchis, comme si on avait vu un collage d’idées mal dégrossies plutôt qu’un vrai long-métrage abouti. C’est dommage, il y avait de quoi faire, mais c’est resté au stade du fouillis pré
Fiers R.
Fiers R.

203 abonnés 869 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 mars 2026
Le second film de Maggie Gyllenhaal est arrivé dans la douleur. L’actrice devenue rare sur les écrans (et accessoirement sœur de Jake) est passée réalisatrice avec le film d’auteur « The lost daughter », une œuvre minimaliste et psychologique peu attrayante et trop hermétique. Changement radical de sujet (et de budget) avec « The Bride! ». Le film a été doté d’une enveloppe conséquente pour un film d’auteur, même si de style premium et à vocation populaire; on parle de près de 100 millions de dollars hors frais marketing. Il est donc à ranger dans la même catégorie que « Sinners » ou « Une bataille après l’autre ». Tous des films produits par la Warner et dits de prestige, du casting aux ambitions. Des œuvres qui ont eu ou auront des destins différents : carton plein inattendu pour « Sinners » et relatif succès mais budget non amorti pour « Une bataille après l’autre » qui aura cependant le mérite d’être nommé partout pour la saison des récompenses. Pour « The Birde », les critiques – public comme professionnelles - sont assez partagées et malheureusement son premier weekend au box-office a été catastrophique et présage du premier gros bide stratosphérique, un accident industriel même, de 2026.

Les reports de sortie, les reshoots et un film difficile à vendre n’ont pas dû aider mais ce sera un cas d’école (même si plutôt triste et injustifié) à mettre en parallèle d’un autre immense bide récent de la Warner avec un sujet finalement assez similaire. En effet, il mettait aussi en lumière une romance entre monstres/fous baigné dans une tonalité singulière et ressemblante : il s’agit bien sûr de « Joker : folie à deux ». Sauf que « The Bride! » est bien plus réussi et aimable que le doigt d’honneur de Todd Phillips à ses fans après un premier opus magistral et devenu culte. C’est déjà beaucoup tant le projet était casse-gueule mais que l’autrice s’en tire plus que bien pour qui fera l’effort de goûter à son univers et faire fi des aléas de production.

Et, hasard du calendrier, le film sort quelques mois après le plutôt réussi et gothique « Frankenstein » de Guillermo del Toro. On ne peut pas le voir comme une sorte de spin-off pour autant tant la manière d’appréhender le mythe est différente. Pourtant, Gyllenhaal utilise le matériau de Mary Shelley, souvent citée ici en mode méta, pour le tordre à sa manière et composer une œuvre folle et baroque qui s’éloigne fortement de l’œuvre initiale sur la créature de Frankenstein. Que ce soit concernant le cadre spatio-temporel (l’Amérique des années 30 ici contre l’Europe cent ans plus tôt pour Del Toro), le côté romance punk et barrée, l’aspect suspense et film de gangsters ou encore la patte féministe très contemporaine apposée par la cinéaste, on n’est pas vraiment dans une prolongation cinématographique féminine de l’illustre roman.

Il n’empêche - et malgré des stigmates de sa production houleuse qui se ressentent parfois à l’écran - « The Bride! » est loin d’être le raté annoncé et il est même bon. On sent par instants que Gyllenhaal aurait voulu aller plus loin dans son délire mais que les producteurs ont dû la restreindre. Il y a aussi quelques longueurs et répétitions pas trop préjudiciables. Mais, surtout, quelques facilités narratives gênent durant le film. Notamment concernant le personnage de Pénélope Cruz qui fait des déductions un peu trop faciles durant la partie policière et se retrouve un peu trop aisément au bon endroit, au bon moment, à l’instar du personnage joué par John Magarro. Mais on ne s’en formalisera pas tant cette intrigue secondaire n’est pas vraiment le cœur du film et que ses qualités se situent ailleurs, dans des domaines plus intéressants.

D’abord, on sent le budget conséquent à l’écran. La reconstitution du Chicago et du New-York des années 30 est opulente et s’avère un régal pour les yeux. Quant à la mise en scène, elle est vraiment de toute beauté et la cinéaste ne manque pas d’idées comme ces inserts dans les films en noir et blanc vus au cinéma par les personnages et comme lors de cette chute dans les escaliers très théâtrale ou encore lors d’une soirée très dark dans un vieux club où les genres s’entremêlent. Ou tout simplement quand vient la transformation très réussie de la fiancée. Ensuite, le discours féministe et très MeToo sur les violences faites aux femmes, fondu dans ce film à l’esthétique polar des années 30 très probante, est plutôt bien sentie.

« The Bride! » alterne avec un dosage pertinent romance et course-poursuite à la « Bonnie & Clyde » (film qui a du beaucoup inspiré la cinéaste) avec beaucoup de fluidité, enchaînant les séquences chocs à bon rythme. Jessie Buckley est génialement déchaînée et nous assène une nouvelle prestation de folie où elle excelle sans déborder, ne laissant que de place à ses partenaires, notamment à un Christian Bale étonnamment sobre. Après son rôle déchirant dans « Hamnet » qui devait lui valoir l’Oscar cette année, elle devient une actrice douée et incontournable. L’apparition de son frère Jake dans le rôle d’un acteur et de son mari Peter Sarsgaard dans le rôle d’un flic sont savoureuses. Pénélope Cruz et Annette Bening finissent de garnir avec goût ce joli casting pour une proposition originale et maîtrisée de bout en bout malgré ses menus défauts. Du bel ouvrage!

Plus de critiques cinéma sur ma page Facebook Ciné Ma Passion.
22sur20 | Alex
22sur20 | Alex

108 abonnés 335 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 mars 2026
THE BRIDE! : 11/20

Petit ovni dans l’univers du monstre de Frankenstein, ou plutôt reboot/remake du film de 1935, The Bride débarque avec ses rimes et synonymes et un casting XXL qui avait tout pour séduire.

Malheureusement, malgré quelques qualités et de bonnes idées, on a plus affaire à une Bride façon Joker Aldi qu’à une vraie proposition qui tient la route.

Brouillon… c’est le mot qui me vient à l’esprit quand je repense à ma séance. Non pas que le film soit raté, mais la façon qu’il a de raconter son histoire est très borderline, décousue et confuse.

Pourtant, certaines scènes sont vraiment sympas, parfois même très gores. Mais je ne sais pas… ça manque de quelque chose… de personnalité !

Jessie Buckley, qui nous propose ici la gamelle dans l’escalier la plus graphique de l’histoire du cinéma, est en roue libre. C’est beau à voir, mais c’est too much. Pourtant excellente dans Hamnet, elle n’arrive pas à rendre la fiancée autre chose que ridicule et complètement barrée, alors qu’il y avait matière à la rendre ultra charismatique et badass.

Cette histoire de possession par une folle aux chats qui s’empare de son esprit est complètement superflue et inutile. C’est dommage, car je trouve qu’ils lui ont apporté une vraie signature visuelle avec cette tâche d’encre sur sa peau.

Christian Bale est un bon Frankenstein, mais beaucoup trop effacé dans le film. C’est dommage, parce que je le préfère visuellement au Frankenstein de Jacob Elordi.

La photographie est vraiment soignée, mais le tout ne prend pas. J’ai du mal à l’expliquer, mais il m’a manqué quelque chose.

On se retrouve au final avec un Joker : Folie à Deux au rabais, sans trop d’inspiration ni de vrais moments wow, alors qu’il y avait matière.

Je n’ai pas passé un mauvais moment, mais c’était clairement moyen.

THE BRIDE tente, mais ne convainc pas, malgré des visuels léchés et soignés. Sans être mauvais, il reste un film moyen, assez confus dans son scénario, qui aurait mérité encore plus de folie et des personnages plus charismatiques et travaillés.

Plus de notes sur insta : 22sur20
Noah N
Noah N

33 abonnés 210 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 mars 2026
Pour une relecture du célèbre conte en plus développé et placé dans un contexte de « féminisme », j’admets avoir été submergé par cela. Et le fait de spoiler: commencer le film par une histoire de possession
apporte son lot d’originalité qui démarque le film des précédentes adaptations (même si j’en ai pas vues d’autres). Après attention, le film souffre de pas mal de facilités scénaristiques et je ne sais pas si c’est moi, mais j’avais l’impression que le film avait du mal à assumer son contexte de base. En vérité, c’est à partir spoiler: de la deuxième moitié
que le film devient plus intéressant. Plusieurs relectures font ainsi leur apparition et ça apporte un certain intérêt au film.
Christian Bale et Jessie Buckley offrent des performances extraordinaires : Bale est toujours impeccable dans ses transformations et Buckley apporte folie et « schizophrénie » à la Fiancée. Voir Frank en quête de conquête et d’immersion parmi le Monde complexifie le personnage et Adi/la Fiancée est en quête de réponse après sa résurrection. En ce qui concerne Wiles et Malloy, le premier a un certain côté sympathique, mais l’autre est plutôt lisse et n’apporte pas grand-chose à l’histoire, malgré le caractère de Penélope Cruz.
Maggie Gyllenhaal fait preuve d’une bonne mise-en-scène en nous faisant ressentir la quête de place pour nos monstres, en rendant l’action fluide et en sachant placer deux situations se déroulant en même temps. Elle ne cherche pas à nous offrir du gore gratuitement et ses moments de tension font mouche et inattendus. La photographie est par ailleurs réussie et devient une qualité visuelle, bien qu’on ait droit à une séquence stroboscopique. Le maquillage des monstres et la musique de style cinéma 30’s sont aussi des qualités techniques à souligner.

Sans être une véritable claque, "The Bride" approfondit l’univers de "Frankenstein" en mélangeant plusieurs genres en même temps, en apportant une relecture de la place de la femme. M. Gyllenhaal a choisi les têtes d’affiche parfaites pour ce couple atypique (quitte à engager son frère), c’est très beau à voir et elle nous montre le macabre au bon moment, sans exagérer. Le film n’est pas parfait et je reconnais des défauts majeurs, mais je ne peux pas lui reprocher d’aller plus loin que ce que ferait un film plus aseptisé en terme de ton et de rendu.
pascal camurati
pascal camurati

15 abonnés 85 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 14 mars 2026
Wow c'est quoi ce navet réhydraté ? ça part dans tous les sens et ça gueule pour rien avec des problèmes de continuité et un scénario abstrait qui vole par-ci par-la pour faire un gloubiboulga qui serait plus un test raté.

c'est un non complet et par pitié arrêtez d'user ces personnages de frankenstein.....
Lil Sprite
Lil Sprite

65 abonnés 757 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 mars 2026
Oscillant entre l’incompréhension et l’excellent, sorte de Bonnie and Clyde sauce Frankenstein, porté par un excellent duo, The Bride est un objet étrange qui peut toucher comme il peut nous perdre. Ambitieux, différent et techniquement impressionnant, The Bride ne peut pas laisser indifférent.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse