The Bride!
Note moyenne
2,4
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136 critiques spectateurs

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Direct-actu.fr
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371 abonnés 475 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 mars 2026
Avec The Bride !, Maggie Gyllenhaal ne se contente pas de revisiter un mythe, elle tente de le déplacer. Le film s’inscrit dans le Chicago des années 1930, en pleine Amérique fissurée par la crise et la pègre, et replace la figure de la Fiancée de Frankenstein au centre du récit. L’idée est forte : donner enfin une voix à celle qui, dans l’imaginaire collectif, restait une apparition muette.

Face à elle, Frank, incarné par Christian Bale, n’est plus seulement une créature effrayante, mais un être traversé par la solitude et la culpabilité. La rencontre avec la Fiancée, interprétée par Jessie Buckley, crée une tension romantique et électrique. Elle refuse d’être une simple compagne fabriquée, elle cherche son autonomie, sa vérité, sa place dans un monde qui la regarde comme une anomalie.

Le film revendique une dimension punk, presque insoumise. La musique de Hildur Guðnadóttir, les scènes de club, l’esthétique gothique et flamboyante participent à cette énergie de rupture. Pourtant, derrière la stylisation, Maggie Gyllenhaal interroge un thème plus ancien : la société fabrique ses monstres avant de les condamner. Les créatures deviennent les réceptacles des peurs collectives, de la peur du féminin libre, de la marginalité, de la différence.

La critique sociale est présente, mais elle reste diffuse. Le film évoque la révolution, l’insoumission, le droit de dire « non », sans jamais tomber dans le discours frontal. Il préfère l’allégorie au manifeste. Cette retenue peut frustrer ceux qui attendent une charge politique plus incarnée, mais elle permet aussi de préserver une dimension tragique et romantique.

Visuellement, The Bride ! impressionne. Tourné en partie en IMAX, le film magnifie ses personnages, leurs cicatrices, leurs silences, leurs regards. La robe orange flamboyante de la Fiancée devient presque un symbole à elle seule. L’Amérique de la pègre, avec ses clubs enfumés et ses rues nocturnes, sert d’écrin à cette histoire d’amour hors norme.

Au fond, le film rappelle que la monstruosité n’est jamais là où on croit. Comme dans Freaks ou dans le roman de Mary Shelley, les torches sont souvent tenues par ceux qui prétendent défendre l’ordre. Maggie Gyllenhaal signe une œuvre surprenante, imparfaite mais habitée, qui tente d’articuler romantisme noir et réflexion contemporaine. Une proposition singulière, qui mérite d’être vue en salle pour en saisir la puissance visuelle et sensorielle.


Vu en projection de presse
RedArrow

1 871 abonnés 1 676 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 mars 2026
Dévoré par la solitude depuis plus d'un siècle, Frank, la créature du docteur Frankenstein, débarque à Chicago en 1930 pour demander à la scientifique Cornelia Euphronious de lui créer une compagne. Le cadavre d'Ida, une escort-girl de la mafia morte dans des circonstances troubles, est donc ramenée à la vie par cette dernière, sans aucun souvenir de sa vie passée...

And... HERE COMES THE MOTHER F***ING BRIDE!!! Ressuscitée à la fois par la main du docteur Euphronious, par l'esprit de Mary Shelley bien présente dans le film, avec la ferme intention de poursuivre l'histoire qu'elle n'a pu terminer du fait de sa situation de femme bridée par les conventions d'une époque, mais aussi et avant tout par l'actrice Maggie Gyllenhaal dont le premier (beau) film, "The Lost Daughter", en tant que réalisatrice n'avait nullement laisser envisager l'envie de faire un tel cadavre exquis de cinéma bouillonnant de genres et d'idées en roue libre à partir du récit du fameux Prométhée post-moderne et, évidemment, de "La Fiancée de Frankenstein" de James Whale.
Car, oui, "The Bride!" est bien un film Frankenstein-ien, composé d'ingrédients a priorio hétéroclites mais que le script de Gyllenhaal a malgré tout cousu entre eux pour que les éclairs de sa réalisation cherche à y insuffler une âme via un ouragan d'électricité punk !

Une des plus belles coutures de ce "monstre" cinématographique se retrouve ainsi dans celles de la transposition des aventures de ce couple de cadavres ambulants dans le Chicago des années 30, où l'éternelle persécution dont sont et seront victimes ces freaks par la masse populaire du fait de leur simple différence se marie à la perfection avec l'intrigue d'un film de gangsters à la "Bonnie and Clyde" pourchassés à la fois par les autorités, la mafia et le public.
Agrémenté de mises en abîme hors du temps de la créatrice originelle Mary Shelley sur sa créature qui y rajoutent une superbe imagerie d'outre-tombe, des coups d'éclat violents du couple face à ceux qui essaient d'entraver leur route, de la fascination de Frank pour un acteur de comédie musicale d'époque qui l'amène à traverser les écrans de cinéma pour s'imaginer à sa place ou encore de séquences dansées psychédéliques lorsque la frénésie commune du couple se réapproprie cette passion pour l'exprimer à sa manière, le pêle-mêle de genres cinématographiques que convoque "The Bride!" se fond assez naturellement en un seul pour servir le caractère hors-norme de ses personnages et le récit d'une Fiancée, d'une femme, cherchant à se définir et à s'affirmer par elle-même en s'émancipant des hommes qui veulent l'étouffer par leur emprise sur elle (cela concerne aussi bien les mafieux du passé d'Ida que Frank profitant de son amnésie pour la façonner selon ses désirs).

En soi, si Maggie Gyllenhaal en était restée là -et ça fait déjà beaucoup- son film avait déjà de quoi nous rassasier, maîtrisé sur tous ces points qui plus est, mais, malheureusement, comme emportée par la folie du docteur Frankenstein devant l'amplitude que recouvre les tenants et aboutissants de son expérience, la réalisatrice a voulu trop en faire et s'est finalement laissée dépasser sa créature.
En plus d'être assené avec la subtilité d'un marteau piqueur (la tirade finale de la Fiancée la fera même répéter "Me too !" à plusieurs reprises au cas où quelqu'un n'aurait pas encore compris), l'expression du discours féministe va se muer en un bis repetita pas très inspiré du film "Joker" et de sa suite où la Fiancée va devenir d'un coup de baguette magique scénaristique un symbole pour toutes les femmes américaines éprises de liberté. Dans le même temps, le fil rouge de course-poursuite ne parvient pas, lui, à sortir des clous des classiques dont il s'inspire, s'éparpillant autour d'un duo de policiers (Penelope Cruz et Peter Sarsgaard) qui n'a pas assez le temps de vivre à l'écran pour exister face à l'omniprésence de leurs cibles ou de rebondissements mafieux réduits à leurs stéréotypes les plus connus, et tous les artifices déployés, malgré les fulgurances qu'ils entraînent dans la démonstration de la dynamique baroque du couple de fugitifs, ne peuvent au bout d'un moment plus faire grand chose pour dissimuler un film qui fait du surplace, coincé entre altercations meurtrières et répétitions incessantes de son propos dans l'attente d'une conclusion que l'on sait tragique par avance.

"The Bride!" est donc un amalgame de composantes disparates qui arrivent souvent à produire de belles et étonnantes étincelles par leur improbable union mais dont le flux est presque toujours régi aléatoirement dans un film où Maggie Gyllenhaal a voulu trop en faire, gouvernée par de sincères et louables envies de partager son cinéma mais de façon complètement immodérée, comme enivrée par une création qu'elle pensait sans doute capable de tout au vu de la multitude de registres sur laquelle elle s'étale.
Il en restera un long-métrage malade, bordélique (sans doute handicapé par une post-production que l'on dit compliquée) et qui n'aura probablement pas les faveurs d'un large public par son approche audacieuse mais on sera de ceux qui le défendront car, au sein de ce "monstre" ressuscité, on sent malgré tout un gros coeur décharné qui y bat. Et, si on devait résumer les palpitations de celui-ci à un seul élément de la nébuleuse qui compose cette Fiancée, ce serait bien entendu celle qui lui prête ses traits: Jessie Buckley.
Aux côtés d'un excellent Christian Bale (pléonasme), l'actrice livre encore une fois un numéro exceptionnel, une prestation totalement déjantée, déchirée entre la folie et la tragédie de sa Fiancée et à la puissance d'une grenade dégoupillée qui ne semble jamais en mesure de s'épuiser à l'écran. Oui, c'est bien elle, le cœur de ce film, à en devenir même carrément iconique, elle est bel et bien THE MOTHER F***ING BRIDE!
Math719
Math719

229 abonnés 889 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 6 mars 2026
Une méli-mélo de pseudo fiancé de Frankenstein qui passe son temps à crier et une pseudo course poursuite peu intéressante voilà si on pouvait résumer ce film. Scénario bien trop léger, pseudo feministe un ratage total : bien trop le fouillis à un tel point qu’au bout de 45 minutes on attend qu’une chose, qu’il se termine !
GyzmoCA
GyzmoCA

295 abonnés 2 582 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 9 mars 2026
Avec The Bride!, la réalisatrice Maggie Gyllenhaal propose une relecture très particulière du mythe de Frankenstein. Sur le papier, le casting donne envie : Christian Bale et Jessie Buckley sont tous les deux très bons dans leurs rôles et font ce qu’ils peuvent avec le matériau proposé.

Mais malheureusement, le film se perd rapidement dans une histoire difficile à suivre. On a souvent l’impression qu’il ne se passe rien. Le récit avance lentement, sans véritable direction claire, et la mise en scène s’accompagne d’une musique envahissante qui, par moments, finit presque par donner mal à la tête.

On sent qu’il y a une volonté de raconter quelque chose de symbolique — peut-être un parallèle sur le pouvoir des femmes, sur la mort ou sur la condition humaine — mais le propos reste flou. À force de vouloir être conceptuel, le film devient surtout très ennuyeux et peine à captiver.

C’est d’autant plus frustrant que j’adore Christian Bale, mais même son talent ne suffit pas à sauver un film dont je n’ai finalement pas vraiment compris l’intérêt. Une expérience assez pénible et très décevante.
Rudy S.
Rudy S.

7 abonnés 21 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 5 mars 2026
Un ersatz de "Joker 2".
Un casting 5 étoiles mais le film ne raconte rien.
Grosse déception au vu de l'attente...
garnierix

306 abonnés 592 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 4 mars 2026
On pensait se faire un superbe délire : quelle déception ! Ce film est horripilant, même quand on ne va le voir que pour sa belle brochette d'acteurs. De la première minute à la dernière, on est pris de lassitude, voire de mélancolie, devant un tel étalage (prétentieux) de scènes hétéroclites (ni drôles, ni belles, ni effrayantes), chaotiques (on a même entendu parler de la courbure de l'espace-temps), à peine visibles d'ailleurs vu que tout est filmé à contre-jour. Tout manque dans cette soupe tièdasse. Or le spectateur a besoin de rire, ou de pleurer, ou de frémir, ou de penser, ou de se relaxer. On devine juste un demi-message sur les gens (des femmes pour être précis, étrangement) prêts à suivre n'importe quelle mode fut-elle monstrueuse - mais on pense s'être trompé vu que c'est un vrai cheveu sur la soupe.
Alolfer
Alolfer

178 abonnés 1 736 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 mars 2026
The Bride est une surprise à tous les étages ! Surprenant, Maggie Gyllenhaal propose une farandole d'idées dans le mythe de réinterpretet de la Fiancé de Frankenstein. Une émancipation féminine délivré comme jamais avec une Jessie Buckley exceptionnelle, volant la vedette à Christian Bale

Esthétiquement, le film prend des risques dans sa construction, entre le côté "artificiel" et "réalisme". L'histoire ne cesse d'installer ses métaphores, portant le film à son paroxysme

Il risque de diviser car les directions prises sont surprenantes voir discutable mais quel bonheur de voir cela. Maggie Gylleenhaal a voulu surprendre et le choix est payant !

Vraie réussite
Cinemadourg

905 abonnés 1 782 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 mars 2026
La créature monstrueuse du Docteur Frankenstein s'ennuie dans sa longue vie de solitude depuis sa création en 1818.
En 1930, à Chicago, il contacte une scientifique pour que celle-ci lui "fabrique" une compagne, ce sera chose faite à partir du cadavre d'une jeune fille un peu dérangée...
Que cette histoire d'amour est laide ! Et que cette histoire de possession est pénible ! Et dieu que cette espèce de course poursuite avec la police est faiblarde !
Je ne saurais même pas classer ce film dans une catégorie bien précise : romance ? thriller ? policier ? science-fiction ? horreur ?
Ce qui est clair, c'est que c'est moche, long, ennuyeux et sans réel intérêt ni émoi !
Côté point positif, il y a tout de même l'interprétation convaincante et habitée des deux comédiens principaux, c'est maigrelet...
Si vous aimez les drames sombres et glauques, dans des ambiances sinistres, avec des personnages torturés, le tout enrobé dans une réalisation sans âme, foncez, vous allez adorer !!
Site CINEMADOURG . free . fr
Jean N.

327 abonnés 735 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 5 mars 2026
The Bride! se déroule dans les années 1930. “Frank”, la célèbre créature qui aura réussi à traverser les âges, se rend à Chicago pour rencontrer le Dr Euphronious. Il va demander de lui créer une fiancée à partir du cadavre d’Ida, une jeune femme assassiné par la mafia locale. Le monstrueux couple secoue alors l’Amérique tandis qu’ils sont pourchassés par la police et les gangsters.
Gros navet , noyé dans une bouillie narrative et visuelle, on se retrouve avec un film aussi raté que Joker : Folie à deux de Todd Phillips, auquel on pense ici souvent – on y retrouve d’ailleurs le même parallèle entre étude de la folie et comédie musicale. Et on se retrouve dans la même impasse : celle d’un film certes monstrueux, mais surtout informe.
Céline Ange
Céline Ange

8 abonnés 41 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 4 mars 2026
C'est quoi ce navet ?? J'ai trouvé ce film terriblement pathétique et sans aucune émotion ni crédibilité. Pourtant vu le sujet j'en attendais beaucoup. Déception totale !
Que sont venus faire ces acteurs dans cette supercherie ???
je mets 1,5 pour les décors et les costumes .... Et c'est tout ! Ah si aussi la vieille musique du générique de fin aussi 
islander29

1 028 abonnés 2 662 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 mars 2026
D’abord chapeau à l’actrice principale ( Jessie Buckley) qui par la force du destin devient cette Fiancée ( bride) de Frankeinstein. L’interprétation est remarquable. Quant au film lui même il faut savoir que c’est un mélange entre Bonnie and Clyde et Frankeinstein …..Le casting est impessionnant, ( Christian Bale ? Penelope Cruz, Jake Gyllenhaal) et le scénario, inspire de nombreuses références au cinéma en noir et blanc des années 30….Ceci dit ces références auraient pu être mieux présentées, en renforçant le scénario. Une piste que j’aurais suivi pour la bande son qui aurait pu être plus percutante, plus émouvante ( un petit malus donc)….Disons le c’est le problème du film, il y a des longueurs malgré la beauté de certains passages, et il faut attendre la deuxième moitié du film, pour que l’action devienne intéressante…..Bref un film qui à cause de sa longueur et de son scénario, n’est pas toujours passionnant….Je conseille sans insister…….
Critiques d un passionné
Critiques d un passionné

138 abonnés 263 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 mars 2026
Découvrez mes autreAvec The Bride!, Maggie Gyllenhaal dynamite le mythe de La Fiancée de Frankenstein pour en faire une fable gothique, punk et résolument excessive. La Fiancée n’est plus une créature façonnée pour aimer : elle hurle, se rebelle et refuse d’être un fantasme.

Le film dialogue ouvertement avec Joker: Folie à Deux : même figure de héros solitaire, marginal, tombant amoureux d’une femme déjantée avec laquelle il part en cavale. Cette parenté est renforcée par le fait que les deux films partagent le même directeur de la photographie et la même compositrice. On retrouve aussi l’esprit de Bonnie and Clyde, entre romance criminelle et fuite en avant. La dimension polar noir se mêle par instants au film de mafia ou à la comédie musicale, avec une Créature fascinée par ce genre cinématographique.

Le choix de situer l’histoire en 1930 n’est pas anodin. Il fait un clin d’œil historique au premier Frankenstein de 1931, et à l’âge d’or de la comédie musicale. Mais surtout, le récit s’ancre dans une société patriarcale et rigide, où chaque geste de la Fiancée devient un acte de révolte, donnant au film une dimension ouvertement féministe.

Les personnages féminins apparaissent d’abord éclipsés par leurs compagnons : la Fiancée comme l’enquêtrice semblent définies par les hommes et reléguées à des rôles secondaires. Mais le film suit leur émancipation progressive : elles reprennent le contrôle, affirment leur volonté et imposent leur voix dans le récit.

Jessie Buckley incarne cette énergie avec un jeu physique, explosif et volcanique, et prouve que l’Oscar qu’elle pourrait décrocher pour Hamnet ne serait pas un hasard. Face à elle, Christian Bale apporte un contrepoint plus mélancolique et intérieur. Leur duo fonctionne particulièrement grâce à un contraste très marqué, nourrissant une tension constante entre attraction et rejet.

Visuellement, le film frappe par l’univers baroque et mythologique qu’il déploie. La reconstitution stylisée de l’Amérique des années 1930 impressionne, notamment avec un Times Square éclatant. Les costumes mêlent authenticité d’époque et exagération, accentuant la révolte et l’identité des personnages, tandis que le maquillage et les transformations participent au caractère opéra-gothique de l’ensemble.

Pour autant, le scénario montre ses limites. L’enquête manque de tension et de progression crédible, tandis que l’intrigue liée à la mafia reste anecdotique. L’accumulation d’intrigues et de thèmes finit par alourdir un récit qui aurait gagné à être resserré. Le discours féministe et social qui manque parfois de subtilité. Le côté décousu et surchargé du film s’explique sans doute par les reshoots qu’il a connus : l’ensemble déborde d’idées et d’inventions visuelles, mais tout semble parfois rentrer au chausse-pied.

Malgré ces réserves, The Bride! reste du vrai cinéma généreux. Ses ruptures de ton peuvent déstabiliser, mais elles participent aussi à son énergie débordante. C’est un film clivant, foutraque mais vivant, qui rappelle combien le cinéma peut être flamboyant lorsqu’il ose tout.

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Cadreum
Cadreum

59 abonnés 777 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 mars 2026
Qui a décrété que le surjeu était un mauvais jeu, ou qu’une émotion trop vive devait être rabattue ? Certainement pas Jessie Buckley. Son interprétation déborde, ses envolées lyriques aussi, et c’est précisément dans ce débordement (à l'image de sa douleur dans Hamnet) qu’elle devient symbole. Face à la créature mélancolique incarnée par Christian Bale dans The Bride!, elle refuse d’être l’appendice sentimental d’un fantasme masculin. Cousue pour aimer, elle choisit pourtant d’exister.

La mise en scène épouse cette insubordination. Le film avance par fragments, par impulsions capricieuses : des pistes narratives surgissent puis s’évaporent, certaines séquences ressemblent davantage à des visions qu’à des étapes d’un récit discipliné. Visuellement, cette logique d’assemblage s’affirme encore. La photographie de Lawrence Sher mêle ombres de film noir, couleurs saturées et compositions stylisées, tandis que les costumes de Sandy Powell accentuent une théâtralité baroque où les personnages semblent parfois sortir d’une bande dessinée gothique ou d’un cabaret expressionniste. Le film ne cherche jamais la mesure ; il cherche l’impact, comme en témoignent sa séquence inaugurale.

C’est là que The Bride! devient passionnant. Notre regard critique sanctifie trop vite l’épure comme signe de profondeur et soupçonne l’abondance d’être un cache‑misère. Cette hiérarchie paresseuse transforme des choix esthétiques en jugements moraux, comme si la retenue garantissait la pensée et l’excès la condamnait.

Or, à l’aune de cette opposition trop confortable, The Bride! apparaît précieux précisément parce qu’il pense par excès. Maggie Gyllenhaal choisit la profusion, la fragmentation et l’hétérogénéité pour faire exister ses créatures. Sa narration capricieuse, ses images baroques et son montage heurté ne relèvent pas d’un désordre gratuit, mais de la condition même de ses personnages : des corps cousus de morceaux qui cherchent une forme d’existence. Nourri par les mythologies Universal, par Bonnie and Clyde, par Méliès et bien d’autres encore, l’excès visuel devient une manière de penser l’identité comme collage, comme recomposition permanente. Là où le minimalisme chercherait l’essence en retirant, The Bride! la cherche en ajoutant, en superposant, en débordant. Et ce débordement a aussi de la valeur.

Certes, certaines lignes narratives paraissent superflues et certaines images juste belles. Certes, Gyllenhaal cite beaucoup et digère mal ses références. Certes, quelques flamboyances rappellent parfois le pire de Joker. Mais dans ce désordre (peut-être le résultat d’un projet dont l’aboutissement fut chaotique) il y a quelque chose de précieux : un film‑chantier, encore en train de se faire. Et paradoxalement, c’est peut‑être ce caractère qui lui donne sa force. Tout y converge avec les coutures visibles.
Elisabeth G.
Elisabeth G.

214 abonnés 1 199 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 mars 2026
Un film clivant, décoiffant, baroque, gothique, flamboyant, farouchement féministe, qui assume ses nombreuses outrances. On ne peut pas rester indifférent face ce film ambitieux mais imparfait.

La critique complète sur
Paul B
Paul B

89 abonnés 1 500 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 mars 2026
Avec des critiques - presse comme spectateurs - aussi calamiteuses on pouvait s'attendre à un navet de la pire espèce.

Et bien ce n'est de loin pas le cas. Au menu une romance touchante, des dialogues riches, une direction artistique léchée forte de beaux costumes et de beaux décors, des acteurs doués...

Un film globalement très réussi. Juste un peu trop long.
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