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Cécilia S
21 abonnés
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2,0
Publiée le 7 avril 2026
Un gros brouillon bruyant, une protagoniste en mode syndrome de la Tourette que personnellement j'ai trouvé insupportable. J'ai stoppé au bout de 45 minutes, beaucoup de bruits pour peu de substance.
Le mythe imaginé par Mary Shelley en 1818 n’a jamais cessé de revenir hanter le cinéma. Non pas seulement parce qu’il met en scène la création d’un être artificiel, mais parce qu’il pose une question beaucoup plus dérangeante : que devient un être qui existe avant même d’avoir choisi d’exister ?
Avec The Bride!, Maggie Gyllenhaal ne se contente pas de revisiter l’héritage de Frankenstein. Elle déplace le regard. Là où les adaptations classiques mettaient en avant la peur du monstre, le film s’intéresse davantage à la naissance d’une conscience — à ce moment fragile où une créature cesse d’être une expérience pour devenir un individu.
La figure de la Bride of Frankenstein apparaît ainsi moins comme un symbole horrifique que comme une présence encore incertaine, presque en train de se découvrir elle-même. Le film avance avec une lenteur volontaire, laissant les gestes, les regards et les silences construire progressivement cette identité naissante.
Visuellement, l’esthétique gothique du film assume pleinement son héritage. Les ombres épaisses, les lumières sculptées et les décors presque théâtraux évoquent l’imaginaire du fantastique classique tout en conservant une modernité plastique très affirmée. Les corps y semblent fragiles, presque en suspens, comme si l’existence elle-même demeurait encore instable.
Dans ce contexte, la présence de Christian Bale prend une dimension particulière. L’acteur est depuis longtemps reconnu pour sa capacité à transformer physiquement son corps afin d’habiter ses personnages. Sa métamorphose extrême dans The Machinist demeure l’un des exemples les plus marquants de cette approche : un corps presque spectral, vidé de sa substance, comme si l’acteur cherchait à disparaître derrière le personnage.
Dans un récit qui interroge précisément la fabrication du corps et de l’identité, cette présence agit presque comme un écho symbolique au mythe originel de Frankenstein.
Mais la véritable singularité de The Bride! apparaît ailleurs. Le film introduit une tension contemporaine en laissant affleurer une dimension d’émancipation féminine. La créature refuse peu à peu d’être seulement ce que d’autres ont voulu qu’elle soit. Pourtant, cette affirmation ne conduit pas à une rupture avec l’idée du lien. Au contraire, le film conserve au cœur de sa dynamique une forme d’éloge du couple — un couple étrange, marginal, presque improbable.
Cette ambivalence inscrit The Bride! dans une tradition plus large de récits consacrés aux couples atypiques. Le cinéma récent en a proposé une variation troublante avec Joker: Folie à Deux, où la relation entre les deux protagonistes devient une romance dérangeante, oscillant entre fascination et inquiétude.
Bien avant cela, la culture populaire avait déjà transformé en légende la trajectoire criminelle de Bonnie Parker et Clyde Barrow. Le cinéma a fait de ce couple une figure presque mythologique : celle de deux êtres que l’amour pousse à défier le monde entier.
Mais l’histoire réelle rappelle parfois que cette fascination peut aussi prendre des formes plus sombres. Dans les années 1990 en France, le couple formé par Florence Rey et Audrey Maupin a marqué durablement les esprits par la violence de sa trajectoire. Il ne s’agit évidemment pas d’en faire l’éloge. Cette référence rappelle simplement combien le lien amoureux peut, dans certaines circonstances, entraîner deux individus dans des choix tragiques.
Ces histoires — fictives, mythifiées ou réelles — disent toutes quelque chose de la même fascination : celle d’un amour capable de transcender les cadres sociaux, moraux ou rationnels.
C’est précisément dans cette zone ambiguë que The Bride! trouve une part de sa modernité. Le film ne transforme pas ses personnages en symboles militants ni en figures romantiques idéalisées. Il explore plutôt la possibilité fragile d’une alliance entre deux êtres qui n’étaient pas censés exister.
La musique accompagne cette évolution avec une tonalité presque élégiaque. Elle ne souligne pas simplement les moments dramatiques ; elle semble prolonger l’intériorité du récit, comme si la bande sonore exprimait ce que la créature ne sait pas encore dire.
Peu à peu, le film déplace ainsi le regard. Là où les versions anciennes du mythe insistaient sur la peur du monstre, The Bride! s’intéresse davantage à la fragilité d’une humanité en train de naître.
Et peut-être est-ce là la véritable modernité du film : rappeler que les monstres ne naissent pas seulement des expériences scientifiques, mais parfois aussi du regard que la société porte sur ceux qui ne lui ressemblent pas.
Même si Jessie Buckley réalise une belle performance d’actrice, The Bride est un film brouillon avec un scénario plus que limite…On peut aussi remarquer la surprenante présence de Pénélope Cruz, intéressante….
Une oeuvre plutôt soignée sur la forme (photographie, décors), un casting prometteur et une tentative ambitieuse de moderniser le mythe de Frankenstein mais le film est hélas étrangement désincarné ennuyeux et vain car ses personnages cabotins et ses enjeux scénaristiques nous paraissent trop distants. Un ratage pas totalement inintéressant mais mieux vaut revoir "Bonnie and Clyde" et les précédentes adaptations dont le méconnu "La promise" de Franc Roddam avec Jennifer Beals et Sting.
Je ne savais pas trop à quoi m’attendre, mais le film a quand même des choses intéressantes. Jessie Buckley est vraiment très bonne dans le rôle, elle apporte beaucoup d’intensité et porte plusieurs scènes. Christian Bale est bon aussi, mais je l’ai déjà vu bien meilleur dans d’autres films. Visuellement, il y a vraiment de belles choses, avec une direction artistique assez marquée et plusieurs plans très travaillés. L’ambiance est assez particulière, parfois un peu sombre et étrange, ce qui donne une identité au film. Mais le rythme est assez inégal et il y a clairement trop de longueurs, certaines scènes tirent un peu trop en durée. Au final, un film intéressant visuellement et bien joué, mais qui aurait gagné à être un peu plus resserré.
La cavale brouillonne du monstre de Frankenstein et de sa fiancée ! Revisite féministe du conte avec une Jesse Buckley survoltée qui ne sauve malheureusement pas un récit désorganisé et finalement peu intéressant.
J'avais vu la bande-annonce du film au cinéma qui était un peu intrigante et laissait perplexe ne comprenant pas bien de quoi il s'agissait, bon eh bien elle était à l'image du film ! Je ne savais donc pas trop à quoi m'attendre.. la classification notamment en épouvante-horreur me faisait peur mais ce n'est pas du tout un film d'horreur malgré une atmosphère assez particulière.. bon le film a des défauts mais globalement il m'a plu, je me suis attachée au fil du temps à ce duo improbable composé par la fiancée de Frankenstein et celui-ci.. je dirais que c'est le point fort du film : la performance de Jessie Buckley qui parvient à rendre cette fiancée profondément attachante. J'ai été prise par le côté romance du film spoiler: une romance assez improbable au début mais qui devient une véritable histoire d'amour et l'amour c'est beau à voir , cette cavale désespérée et folle.. j'ai été moins convaincue par certains aspects (cette histoire de possession un peu bizarre qui n'était pas vraiment nécessaire, le côté féministe plaqué et étalé de manière très bizarre et surtout assez superficielle finalement pour certains aspects). Autrement, le film est foutraque, part dans tous les sens et n'y va pas avec le dos de la cuillère mais ce côté-là m'a plus, ce n'est pas un film lisse et propret, c'est original et ça change de ce qu'on a l'habitude de voir, apparemment ça pourrait être le reflet d'une élaboration contrariée et chaotique mais je trouve que ça pourrait être simplement volontaire avec une envie que la forme épouse le fond, le film est à l'image de sa protagoniste, inclassable, refusant de choisir et de s'enfermer dans un cadre rigide, ça déborde de partout et ce côté profondément libre est un peu jouissif.
The Bride! a été un enfer de production et ça se ressent largement à l’écran. On sent un film malade, qui a été charcuté, découpé et remonté dans tous les sens, à l’image du monstre de Frankenstein lui-même. Maggie Gyllenhaal veut faire de La Fiancée de Frankenstein une figure féministre dans une relecture qui emprunte autant à Frankenstein qu’à Bonnie & Clyde, parmi une multitude d’autres inspirations. Car on accumule les références appuyées dans une narration confuse et surchargée. Il y a trop d’idées, trop de pistes et on finit par ne plus rien raconter. Ce film se voulait chaotique, il l’est tellement qu’il en devient complètement décousu.
Le duo principal formé par Jessie Buckley et Christian Bale est lui aussi dans l’excès mais ça fonctionne grâce à leur énergie qui épouse cette logique de surenchère permanente. Et sur la forme, là-aussi, on pousse les potards à fond. Entre l’esthétisation et un amour du cinéma qui transparaît à travers cette avalanche de références. Mais, comme pour le reste, cette exubérance en devient indigeste.
Bref, on décèle de nombreuses idées et ambitions fortes dans un film qui semble avoir été remanié encore et encore pour finir par devenir très fragile et brouillon.
Pas aussi raté que j'ai pu le lire à droite ou à gauche, ce film n'est pas très bon car il ne sait pas vraiment comment raconter ce que sa scénariste a imaginé, et à vouloir mélanger trop de choses, elle se perdent toutes. Dommage car je suis sûre que cette jeune femme ressuscitée malgré elle avait beaucoup de choses à dire.
Un film à mourir d'ennuis. Ce n'est pas le jeu des acteurs qui ont fait ce qu'ils ont pu mais c'est carrément le scénario qui ne va pas. Ce film peut se résumer en deux phrases. Mais je ne vais pas vous les dire si vous avez envie d'aller le voir. Trop de longueurs... Pas cohérent... Fouillis total.... Avec une Marie Shelley qui est là et on se demande pourquoi... La pauvre d'ailleurs... Franchement très très déçue... Il y avait 8 personnes dans la salle et au bout de 45 minutes la moitié de la salle était partie...
Ce film est un ovni, un gros foutoir punk et queer qui multiplie les clins d'œil cinéphiles dans une extravagance rafraîchissante qui fait du bien. je ne comprends pas les critiques. grandiose, drôle et émouvant. seul bémol, les deux personnages de flics sont assez pâlots à côté du duo. Très bon film.
Le thème est intéressant et on a de bons acteurs. Décors parfaits et fin inoubliables peinent à faire oublier le désordre qui règne quant au sens du film que l’on finit par trouver vain. En effet si le mee too est clamé haut et fort , inutilement car le récit se suffit à lui-même, la fin laisse à penser que le mouvement se muerait en dérive monstrueuse. Mais tout cela reste flou et par très clair. D’où la note pas très haute que l’on comprend parfaitement.
J’ai regardé le film jusqu’au bout surtout parce que j’avais payé ma place. Je savais que ça allait être un peu étrange, mais pas à ce point-là. J’ai eu du mal à comprendre le scénario, surtout a certains moments. Après le film, j’ai découvert qu’il existait des œuvres plus anciennes liées à cette histoire, donc je pense qu’il faut sûrement avoir vu les anciens films ou lu le livre pour mieux apprécier celui-ci.
Film Atypique, où un Bonnie and clyde Gore Très bien réaliser, interpréter et bien monté. Outre le casting impeccable, l’histoire révisitée de la Fiancée de Frankestein, est rythmé et bien dérangeant sur certains aspects, qui promeu une certaine émancipation fantasmé de la femme à une époque ou elles commençaient à peine à l'être. Le duo Buckley/Bâle est excellent. Toutefois ce film ne trouvera pas preneur je pense sur le tout public et c’est bien dommage car il en vaut vraiment la peine.