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Pôpô passion ciné
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4,0
Publiée le 12 mars 2026
Il y a une importante majorité de cinéphiles qui n'ont pas du tout aimé ce film et je les comprends ! Mais aujourd'hui, je vais être à contre-courant de la vague déceptive car j'ai été emportée par cette proposition originale !
A l'instar de "Joker : Folie à deux", dont j'ai ressentir la profonde inspiration, je sens que je vais faire partie de la minorité à faire un retour positif !
J'aime profondément les histoires d'amour rocambolesques et follement tragiques. Ici, c'est principalement l'histoire de deux marginaux qui se trouvent, deux âmes soeurs qui pansent leurs blessures ensemble : seuls face au reste du monde !
Il est dans la veine des grandes histoires d'amour que j'ai aimé voir sur grand écran : "True romance", "Tueurs nés", "Sailor et Lula" ou encore "Roméo + Juliette". Quand l'amour vibre avec passion en luttant contre le reste du monde avec violence !
J'aime les histoires qui se déroulent dans les années 30, je trouve qu'il se dégage de cette époque une atmosphère particulièrement euphorique et enivrante ! Ici, la réalisatrice a minutieusement reconstitué les décors, avec les vêtements, les voitures mythiques et la musique : j'adore !
J'ai aimé cette cacophonie et cette folie douce ! Ce doux mélange d'amour, de fantaisie, de violences brutales, de courses-poursuites, d'enquêtes et de danse à des moments inopinés. C'est un film original, avec un fort parti pris : il ne fera pas l'unanimité mais c'est ça que j'aime ! Il n'est pas parfait mais on sent la fouge et la passion de la réalisatrice !
J'ai également été sensible au message féministe et à cet élan de solidarité féminine qui fait un bien fou ! C'est une époque misogyne et sexiste : la révolte de cette femme et son élan pour la justice m'a galvanisé !
C'est un film qui va à 200 à l'heure et vous n'en sortirez pas indemne ! En tout cas, il animera les discussions et les débats : c'est la beauté du cinéma !
Film déjanté qui est plus à voir pour la performance de l'actrice principale qui joue le schizophrénie de façon magistrale. Le registre pseudo féministe laisse pantois.
Une fable féministe flamboyante qui transforme le monstre en icône politique. La mise en scène baroque et le duo Buckley/Bale sont au service d'un récit puissant sur la réparation et la liberté. Un chef-d'œuvre de modernité.
Oscillant entre l’incompréhension et l’excellent, sorte de Bonnie and Clyde sauce Frankenstein, porté par un excellent duo, The Bride est un objet étrange qui peut toucher comme il peut nous perdre. Ambitieux, différent et techniquement impressionnant, The Bride ne peut pas laisser indifférent.
Pour être une horreur ça en étais clairement une. Mon dieu que c’était dur à regarder. Je pense que j’ai clairement un problème avec Jessie Buckley. Je trouve qu’elle joue extrêmement mal, ou en tout cas je n’arrive pas du tout à y croire. J’adore Christian Bâle d’habitude mais là je l’ai trouvé horrible. (Dans tout les sens du therme) Je mets une étoile pour Pénélope Cruz qui est la seule à sortir du lot, mais selon moi, ça ne vaut clairement pas plus. Le film se veut féministe mais je trouve que c’est extrêmement mal fait, c’est dommage.
Cette hybridation entre blockbuster gothique, mélodrame romantique et manifeste féministe rend ce film aussi fascinant qu’inégal. Ça en fait le monstre de Maggy Gyllenhaal Le duo Jessie Buckley et Christian Bâle nous offre une prestation a couper le souffle. J'ai failli passer à côté en lisant les critiques négatives mais j'ai bien fait de ne pas m'y attarder ! Dommage, il va passer inaperçu car descendu par tous. J'espère qu'il aura la chance d'avoir une seconde vie sur une plate-forme de streaming car il mérite clairement d'être vu.
Le second film de Maggie Gyllenhaal est arrivé dans la douleur. L’actrice devenue rare sur les écrans (et accessoirement sœur de Jake) est passée réalisatrice avec le film d’auteur « The lost daughter », une œuvre minimaliste et psychologique peu attrayante et trop hermétique. Changement radical de sujet (et de budget) avec « The Bride! ». Le film a été doté d’une enveloppe conséquente pour un film d’auteur, même si de style premium et à vocation populaire; on parle de près de 100 millions de dollars hors frais marketing. Il est donc à ranger dans la même catégorie que « Sinners » ou « Une bataille après l’autre ». Tous des films produits par la Warner et dits de prestige, du casting aux ambitions. Des œuvres qui ont eu ou auront des destins différents : carton plein inattendu pour « Sinners » et relatif succès mais budget non amorti pour « Une bataille après l’autre » qui aura cependant le mérite d’être nommé partout pour la saison des récompenses. Pour « The Birde », les critiques – public comme professionnelles - sont assez partagées et malheureusement son premier weekend au box-office a été catastrophique et présage du premier gros bide stratosphérique, un accident industriel même, de 2026.
Les reports de sortie, les reshoots et un film difficile à vendre n’ont pas dû aider mais ce sera un cas d’école (même si plutôt triste et injustifié) à mettre en parallèle d’un autre immense bide récent de la Warner avec un sujet finalement assez similaire. En effet, il mettait aussi en lumière une romance entre monstres/fous baigné dans une tonalité singulière et ressemblante : il s’agit bien sûr de « Joker : folie à deux ». Sauf que « The Bride! » est bien plus réussi et aimable que le doigt d’honneur de Todd Phillips à ses fans après un premier opus magistral et devenu culte. C’est déjà beaucoup tant le projet était casse-gueule mais que l’autrice s’en tire plus que bien pour qui fera l’effort de goûter à son univers et faire fi des aléas de production.
Et, hasard du calendrier, le film sort quelques mois après le plutôt réussi et gothique « Frankenstein » de Guillermo del Toro. On ne peut pas le voir comme une sorte de spin-off pour autant tant la manière d’appréhender le mythe est différente. Pourtant, Gyllenhaal utilise le matériau de Mary Shelley, souvent citée ici en mode méta, pour le tordre à sa manière et composer une œuvre folle et baroque qui s’éloigne fortement de l’œuvre initiale sur la créature de Frankenstein. Que ce soit concernant le cadre spatio-temporel (l’Amérique des années 30 ici contre l’Europe cent ans plus tôt pour Del Toro), le côté romance punk et barrée, l’aspect suspense et film de gangsters ou encore la patte féministe très contemporaine apposée par la cinéaste, on n’est pas vraiment dans une prolongation cinématographique féminine de l’illustre roman.
Il n’empêche - et malgré des stigmates de sa production houleuse qui se ressentent parfois à l’écran - « The Bride! » est loin d’être le raté annoncé et il est même bon. On sent par instants que Gyllenhaal aurait voulu aller plus loin dans son délire mais que les producteurs ont dû la restreindre. Il y a aussi quelques longueurs et répétitions pas trop préjudiciables. Mais, surtout, quelques facilités narratives gênent durant le film. Notamment concernant le personnage de Pénélope Cruz qui fait des déductions un peu trop faciles durant la partie policière et se retrouve un peu trop aisément au bon endroit, au bon moment, à l’instar du personnage joué par John Magarro. Mais on ne s’en formalisera pas tant cette intrigue secondaire n’est pas vraiment le cœur du film et que ses qualités se situent ailleurs, dans des domaines plus intéressants.
D’abord, on sent le budget conséquent à l’écran. La reconstitution du Chicago et du New-York des années 30 est opulente et s’avère un régal pour les yeux. Quant à la mise en scène, elle est vraiment de toute beauté et la cinéaste ne manque pas d’idées comme ces inserts dans les films en noir et blanc vus au cinéma par les personnages et comme lors de cette chute dans les escaliers très théâtrale ou encore lors d’une soirée très dark dans un vieux club où les genres s’entremêlent. Ou tout simplement quand vient la transformation très réussie de la fiancée. Ensuite, le discours féministe et très MeToo sur les violences faites aux femmes, fondu dans ce film à l’esthétique polar des années 30 très probante, est plutôt bien sentie.
« The Bride! » alterne avec un dosage pertinent romance et course-poursuite à la « Bonnie & Clyde » (film qui a du beaucoup inspiré la cinéaste) avec beaucoup de fluidité, enchaînant les séquences chocs à bon rythme. Jessie Buckley est génialement déchaînée et nous assène une nouvelle prestation de folie où elle excelle sans déborder, ne laissant que de place à ses partenaires, notamment à un Christian Bale étonnamment sobre. Après son rôle déchirant dans « Hamnet » qui devait lui valoir l’Oscar cette année, elle devient une actrice douée et incontournable. L’apparition de son frère Jake dans le rôle d’un acteur et de son mari Peter Sarsgaard dans le rôle d’un flic sont savoureuses. Pénélope Cruz et Annette Bening finissent de garnir avec goût ce joli casting pour une proposition originale et maîtrisée de bout en bout malgré ses menus défauts. Du bel ouvrage!
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D'un point de vue purement stylistique ce film est un chef d’œuvre magnifique porté par une actrice de la trempe d'Heath Ledger quand il incarnait le Joker. La folie est maîtrisée, addictive et Christian Bale lui répond avec le talent indéniable qu'on lui connaît. Malheureusement même si la fin est à mon goût sublime, les ficelles d'un féminisme volontairement porté à l'écran son aussi visible dans l'incarnation des divers rôles que les actions sont régulièrement incohérentes. En ce qui concerne les rôle le film ma rappelé la maladroite série DC où chaque position importante (presse, militaire, héroïne, scientifique, présidente et j'en passe) était systématiquement tenue pas un rôle féminin. Autant dire que l'engagement n'est pas dans la subtilité, il est marqué et malheureusement grossier. Seulement si le problème n'étais que là, il aurait été anecdotique et l'on aurait je pense une incontestable réussite. Non, vient le second parti pris dérangeant, car là où le questionnement morale à créer la vie s'associe à celui non moins important de la créer dans avec un but aussi incertain que celui de faire naître un lien sentimental presque prédestiné, Maggie Gyllenhaal fait le choix d'alourdir son oeuvre en ajoutant à ce personnage déjà toucher par une sorte de génial syndrome de Tourette une connexion particulière à la mort, à laquelle s'ajoute encore des transfert gratuit entre le réel est l'écran, une scène de comédie musicale magnifique mais mal amenée.... etc qui laisse une grande partie du public dubitatif. Un manque de simplicité dont une scène à elle seule résume l'esprit : La scène de la mort du personnage de Jessie Buckley qui poussé sans qu'on y croit dans les escaliers fait une chutes digne d'une percussion avec un véhicule lancé à pleine vitesse... C'est gratuit et invraisemblable et là est l'essentiel du problème parce déjà ces escaliers, on les voit, c'est attendu et en même temps on ne demande qu'à y croire tant la scène est belle. Il ne suffisait que de profiter qu'elle se moque de l'autre mafieux, 2s plus tôt pour justifier que celui-ci lui envoit un pied rageur, justifiant le vol plané opéré. Encore un gâchis magnifique et honteux... Mais je ne vois pas comment l'oscar pourrait échapper à Jessie Buckley... Et ce même si les catégories femme et homme étaient mélangées. Sacrée performance !
c'est un peu brouillon, des paroles qui sortent de la femme sans aucun sens, il y a des longueurs les fx sont parfois mitigé l'action très peu, le seul point positif pour moi c'est la ba qui de temps en temps nous réveille
Maggie Gyllenhaal avait un message à faire passer peut importe sa lisibilité, peu importe la pertinence du biais. Sortir une figure d'outre-tombe et lui prêter des mots et des intentions, actualiser à outrance un bout d'idées! Bref, passer cette étape, la suite n'est pas du meilleur aloi. Un mélange entre fantasme, réalité, combat militant et revenge movie. C'est confus et étrangement exubérant sans être dans une osmose digeste et attrayante
Cette seconde réalisation de l'actrice Maggie Gyllenhaal (après «The Lost Daughter»), se présentant comme une revisite complète de la Fiancée de la créature de Frankenstein (introduite dans le film de James Whale en 1935), faisait partie de mes grosses attentes de cette année.
Autant vous avouer qu'à l'arrivée, j'aurai dû revoir mes attentes à la baisse.
Faisant se confondre les genres (du fantastique au film noir, en passant par la comédie musicale) et ayant connu une création assez chaotique en coulisses (et cela se ressent à l'écran), une œuvre se voulant punk et grotesque, mais surtout une sorte de vrai-faux OVNI avançant à l'aveuglette et ne sachant pas vraiment quoi nous raconter à travers son histoire confuse (pas aidée par un montage parfois hasardeux).
Cette "histoire d'amour" entre deux anomalies monstrueuses dont la société américaine des années 30 ne veut pas, et se muant en Bonnie & Clyde (avec une touche de «True Romance») pour créer une sorte de soulèvement féministe, se veut anarchique (à l'image de sa protagoniste principale, possédée par l'esprit de...Mary Shelley), mais s'avère le plus souvent chaotique, et pas dans le bon sens du terme.
Sorte d’œuvre fourre-tout incarnée par une distribution parfois en roue libre (mention spéciale à Jesse Buckley, en mode schizo/syndrome de Gilles de la Tourette une bonne partie du film), une «Folie à deux» dont on distingue encore plus les coutures mal exécutées et les morceaux mal assemblés. Et cette impression persistante d'avoir vu un film charcuté et remanié au fil de sa création pour finalement aboutir à cette expérience en grande partie désincarnée, et ce malgré les envies de cinéma de sa réalisatrice.
Une envie qu'on voit transparaître dans l'esthétique du film (particulièrement sa photographie très soignée), mais qui ne suffira pas à donner suffisamment chair à ce spectacle outrancier et sans véritable ligne directrice.
Plus proche du simple exercice de style (pas mauvais en soit, mais sans un sujet fort et maîtrisé qui l'accompagne, ça complique la tâche), un film qui m'a progressivement laissé à distance et désintéressé de ses personnages, et ce malgré sa distribution qualitative.
Bref, une œuvre trop artificielle et bordélique, se perdant dans ce qu'elle veut nous raconter. Un film manquant d'une histoire solide et d'un véritable point de vue, donnant ainsi vie à une création qui en manque justement. Déception donc, et pas qu'un peu. 4,5/10.
La créature hideuse (Christian Bale) créée un siècle plus tôt en Bavière par le docteur Frankenstein déboule désespérée dans le cabinet du docteur Euphronius (Annette Benning) à Chicago en 1936. Elle lui demande, pour atténuer sa solitude, de lui créer une compagne. Le cadavre d’Ida (Jessie Buckley), une jeune femme que la mafia vient d’éliminer, est déterré et ramené à la vie. Frankenstein et sa fiancée prennent la route, semant les cadavres sur leur chemin. La police et la mafia sont à leurs trousses.
"Frankenstein" est décidément à la mode. Trois mois à peine après le film de Guillermo del Toro, sorti exclusivement sur Netflix, la célèbre actrice Maggie Gyllenhaal lui consacre son second film (après "The Lost Daughter" inédit en France). Il s’agit d’un remake revendiqué de la suite de "Frankenstein", "La Fiancée de Frankenstein" (1935) par James Whale.
"The Bride!" est une superproduction hollywoodienne dotée d’un budget de quatre-vingts millions de dollars. Son casting est prestigieux. Jessie Buckley, qui obtiendra dans quelques jours l’Oscar de la meilleure actrice pour "Hamnet", y joue le rôle principal aux côtés de Christian Bale, un immense acteur qu’on voit trop rarement. Ils sont secondés par des vieilles gloires hollywoodiennes : Penélope Cruz, Annette Bening, Peter Sarsgaard (époux de la réalisatrice à la ville), Jake Gyllenhaal (frère d’icelle)…
"The Bride!" est un curieux mariage, un mélange, un crossover entre deux univers : celui gothique et steam punk des films fantastiques du XIXe siècle façon "Etranges créatures" (l’interprétation de Jessie Buckley louche dangereusement du côté de celle d’Emma Stone au point qu’on puisse crier au plagiat) et celui mettant en scène la mafia américaine des années 30 façon "Les Incorruptibles" ou "Bonnie and Clyde". Le résultat n’est pas totalement convaincant même si on ne peut évidemment qu’applaudir l’interprétation des deux acteurs principaux. Les autres ont une fâcheuse tendance au cabotinage. Le couple formé par Penélope Cruz et Peter Sarsgaard pèche tout particulièrement de ce point de vue.
La longue cavale des deux amants criminels dure plus de deux heures. Sa fin épique laisse présager une suite possible. Hélas l’accueil hostile voire glacial qu’a reçu le film aux Etats-Unis le week-end dernier en compromet la réalisation.