Goldfinger
Note moyenne
3,9
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400 critiques spectateurs

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Gonnard
Gonnard

293 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 11 octobre 2008
La classe de Sean Connery ne sauve pas le film de l'iceberg de l'ennui. Les 40 premières minutes sont sympathiques. Oh, ça ne casse pas trois pattes à un canard, mais ça se laisse regarder. Par contre après le film devient totalement soporifique. Tout est convenu, prévisible, les effets spéciaux sont nuls à chier, les scènes de baston font plus rire qu'autre chose, ... bref c'est le James Bond vieille école. On comprend aisément pourquoi Sean Connery s'est lassé de cette série.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 24 septembre 2009
Un bijou, avec le talentueux S.Connery ! De l'humour, de véritables beautés, de l'imagination, des effets, de la technique, de la classe, de la distinction. Le scénario un peu gros est à la hauteur du personnage. Goldfinger est vraiment impeccable dans son rôle. Un must que ce chef d'œuvre ! A ne pas louper.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 1 décembre 2008
Honnête spectacle,sans plus, dont les qualités ont été surestimées.
Cet épisode ne contient ni décors paradisiaques ni action trépidante et encore moins le charme et l'humour ayant fait la renommée de la série. Il reste un bon divertissement mais qui ne dépassera pas une vision.
Ewen Blake
Ewen Blake

190 abonnés 1 311 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 novembre 2024
spoiler: C'est l'histoire d'un mec qu'à pas une vie facile et doit choisir entre une brune, une blonde, une moneypenny et une chinoise. Heureusement, pour 007 le choix n'est jamais exclusif


- Cette critique contient des spoilers -

Je l'avais probablement vu il y a long et ce revisionnage a été plutôt plaisant. L'image de Jill, recouverte d'or étendue sur son lit me restera. Nous ne sommes qu'au 3e James Bond et toute la mythologie bondienne est déjà là: l'échange post-mission avec Moneypenny, le martini secoué pas remué, l'Aston Martin DB5, les femmes sculpturales, les gadgets et l'improbable homme de main (pikachu "attaque chapeau melon !").

Goldfinger bénéficie aussi de ce qui me manque le plus dans les opus récents : des bons mots "I find you in good hands ", délivré par un Sean Connery parfait ("Shocking" après avoir électrocuté vif son ennemi dans la douche). Le méchant est également parfaitement interprété et creusé comme rarement jusqu'à son plan, très original.
_ You'll kill 60,000 people uselessly.
_ Hah. American motorists kill that many every two years.

Le scénario n'hésite pas à sacrifier deux personnages auxquels on a le temps de s'attacher. Le fait de ne pas tuer Bond alors qu'il est à la merci de Goldfinger la moitié du film m'a par contre un peu gavé.
Dommage aussi que la conclusion soit si improbable (le retournement de la pilote et la feinte des militaires) et longuette.

Quoique cette scène ne pourrait exister dans un blockbuster actuel, j'ai trouvé drôle et acceptable que James utilise une femme comme bouclier humain pour se protéger d'un coup de matraque. Le viol dans la grange beaucoup moins.
Roub E.

1 317 abonnés 5 405 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 avril 2022
Dès le générique avec la formidable chanson de Shirley Bassey on comprend que James Bond va prendre avec Goldfinger une autre ampleur. Le passage à l’hôtel à Miami, la découverte de Goldfinger, l’improbable mini peignoir bleu de Sean Connery et le cadavre recouvert d’or de Jill Masterson donne le ton de ce que sera le film, à la fois plus délirant et plus premier degré. Le reste du film réussi une alchimie assez unique entre vraies trouvailles comme les décors grandioses, les gadgets de l’Aston Martin, l’homme de main imbattable Oddjob ; des passages très kitsch comme l’utilisation d’images accélérées, ou les personnages qui chutent de manière assez ridicule quand Goldfinger répand son narcoleptique et bien sur le charisme de Sean Connery qui est devenu James Bond jusqu’au bout des ongles (alors que paradoxalement son personnage rate presque tout ce qu’il entreprend dans ce film). Distrayant et amusant (parfois à ses dépens) il est probablement le plus réussi de la période Sean Connery.
Shawn777

820 abonnés 3 979 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 septembre 2023
Sûrement un des opus les plus iconiques de la saga (en même temps, lequel ne l'est pas ?), cette troisième aventure de James Bond, réalisée cette fois par Guy Hamilton, n'est pas mal du tout ! On oublie cette fois le SPECTRE qui était l'ennemi principal de Bond dans les deux premiers opus (et qui reviendra par la suite) pour se concentrer sur un "simple" banquier du SMERSH qui fait du trafic d'or. Bond doit donc y mettre un terme. Un film moins "géopolitique" que les autres et donc peut-être plus accessible puisqu'il s'agit ici simplement d'arrêter les plans diaboliques d'un mec obsédé par l'or. Film qui sera d'ailleurs bien parodié dans le troisième "Austin Powers". C'est également avec ce film que la saga va prendre quelques tics qui resteront bien longtemps, comme le long générique musical (présent dans les deux premiers mais utilisant le thème de John Barry), le QG de Q et la voiture avec ses multiples gadgets, éléments qui participent peut-être également à ce côté iconique. Et tous ces éléments donnent également lieu à de très bonnes scènes d'action, comme les nombreuses scènes de courses-poursuite. En revanche, cette fois-ci, pas de James Bond Girl à proprement parler, si ce n'est Pussy (peut-être un des épisodes les plus sexiste également). Malgré tout, je dois dire que le film possède quelques longueurs même s'il tend à être plus dynamique que les deux précédents films. Le film se met pourtant en place assez rapidement, on comprend facilement les enjeux mais la fin s'essouffle peut-être un peu même si elle nous offre le très bon combat entre Bond et Oddjob. "Goldfinger" est donc une référence dans la saga mais n'est pourtant pas le meilleur !
stallonefan62

376 abonnés 2 938 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 novembre 2025
Une bonne histoire, de bonnes scènes d'actions avec pas mal de fusillades et cascades !! Les dialogues sont un plaisir à écouter !! De plus l'antagoniste est très intéressant et imposant et la confrontation avec James Bond est captivante !! Bref, ce 3ème volet est un très bon cru !! Avec un très bon Sean Connery , un vrai charmeur de femmes et un charisme so british incroyable!!!
GyzmoCA

305 abonnés 2 648 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 janvier 2016
Goldfinger est le James Bond par excellence. Celui qui a inventé la plupart des choses qui font James Bond (la scène d ouverture, le première fois que l on voit M présentant ses gadgets, la fameuse Aston Martin). Le méchant est un deux mieux réussi et que dire de la prise de fort knox. Un des meilleurs si ce n est le meilleur des Bond.
Jonathan M
Jonathan M

167 abonnés 1 529 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 avril 2022
Peut-être la plus mythique des adaptations de Ian Fleming, enveloppée par la voix divine de Shirley Bassey. Richard Maibaum insère un premier virage dans la franchise : la James Bond Girl n'est plus un objet. Bon, ce n'est pas non plus du féminisme, mais Honor Blackman nous fait grâce d'une indépendance certaine. Pas si facile quand on s'appelle Pussy...Avant de dérouler l'intrigue sur l'Est-USA, Mr Bond étrenne pour la première fois la fameuse Aston Martin DB5 sur le col de la Furka et ses lacets dans les Alpes suisses, un mythe dans le mythe. Q y insère un GPS (précurseur vous avez dit?) type sonar en écran de contrôle, des moyeux amovibles et tranchants, des jets de fumigène et d'huile par l'arrière, ou encore un siège passager éjectable, tout un programme. La sympathie du méchant très naïf, et déjà trop riche, Auric Goldfinger, est presque déconcertante, son homme de main Oddjob l'étant beaucoup moins. On note deux faits intéressants : l'intrigue pré-générique au Mexique est complètement déconnectée de la suite du film. Aussi, on met de côté l'organisation du Spectre, dont le n°1 aperçu en contre-champ dans Bons Baisers de Russie n'a toujours pas révéler son identité. A noter que ces trois premiers films nous annonce déjà les suites dans les génériques de fin, c'est dire si le business model était déjà très puissant.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 11 mai 2022
Je le dis d’emblée, je ne suis pas très James Bond.
Je n’ai vu que 4 James Bond au cinéma et suis ressorti à chaque fois peu emballé.
A la téloche, l’espion 007 n’est donc pas ma priorité. Je peux même m’en passer.
Puisque j’ai la possibilité de tous les voir, je vais me contraindre à parfaire ma culture 007.
D’où une naïveté parfois volontaire et sincère.

« Goldfinger ».
Troisième épisode de la jeune série James Bond.
Terence Young a laissé sa place à Guy Hamilton.

« Goldfinger » est mon premier James Bond vu dans un cinéma « Art et Essai » en 1977 !
Quatre grands souvenirs : Gert Fröbe, une femme nue peinturlurée d’or, un reflet dans un oeil et une voiture avec siège éjectable.
Une voiture que j’avais eue comme cadeau quand j’étais petit, copie conforme au film avec le siège éjectable et la figurine !
J’étais content de découvrir le film dans lequel je retrouvais cette voiture nommée Aston Martin DB-5, la voir réellement vivre, si je puis dire.

Je ne m’éternise pas : « Goldfinger » est un bon cru, je le préfère au premier épisode, cependant, il reste derrière « Bons baisers de Russie », en ce qui me concerne.

Le générique annonce la couleur avec des formes féminines couvertes d’or dans lesquelles ondulent les personnages qui nous seront donné à voir. Et cette fois, le générique est accompagné d’une chanson interprétée par Shirley Basset
La saga évolue pas à pas.

James Bond doit surveiller les agissements d’un homme d’affaire milliardaire, Goldfinger, obsédé par l’or. Apparemment, il en possède une grande quantité.
spoiler: Au cours de sa mission, 007 va découvrir que ce milliardaire a pour folie d’irradier le stock d’or entreposé à Fort Knox ; cet or inutilisable estimé sur 58 ans, permettra à l’or de Goldfinger d’exploser sa valeur.

Goldfinger, c’est Gert Frobe, celui de mes souvenirs.
L’extravagance est de retour après la parenthèse « Bons baisers de Russie » ; on parle de bombe atomique quand même, spoiler: bombe utilisée seulement pour irradier un simple entrepôt d’or !
Et on parle aussi de gaz mortel aspergé du haut d’une escadrille volante.
Si on y réfléchit bien, cette extravagance reste encore dans le domaine du raisonnable !!!

Gert Frobe campe un méchant assez classique, il impose par sa stature mais tout passe par son homme de main, le redoutable Oddjob (Harold Sakata), d’une stature toute aussi imposante, affublé d’un chapeau coupe-tête.

Autre souvenir : le fameux reflet dans l’oeil. spoiler: James Bond voit son agresseur dans l’oeil de la femme qu’il s’apprête à embrasser.

Une belle trouvaille de mise en scène.

Autre souvenir : une femme au corps recouvert d’une peinture or allongée sur un lit.
J’avais le souvenir qu’elle était nue. Elle l’est. La mise en scène nous la fait deviner. Pourtant, j’ai eu des doutes, les fameuses photos du film nous montrent un corps portant un maillot, lui-même enduit d’or.
Je ne vous cache pas ma déception, je pensais voir au moins une autre victime peinte en or, la signature d'Auric Goldfinger. Peine perdue.
Après tout, Auric Goldfinger n’est pas un serial killer !

La James Bond girl ?
Sur le lit, gît Jill Masterton (Shirley Eaton) ; spoiler: la malheureuse, surprise à aider Goldfinger à tricher et séduite par James Bond, finira assassinée le corps nu couvert d’or.

Elle est écartée dans la première demi-heure du récit.
Dans l’entourage de Goldfinger, Pussy Galore sous les traits de Honor Blackman. Avec un prénom pareil, on pouvait s’attendre à une nunuche, au contraire, on a droit à une James Bond Girl de caractère :
« Cessez le charme, je suis immunisée » dit-elle à James Bond étonné qu’une « pussy » ne lui tombe pas aussi facilement dans ses bras !
Caractère qui finira par céder, comme toute James Bond Girl qui se respectent.
Cahier des charges, oblige !
Pussy a tout de l’opportuniste. Elle s’appuie sur Goldfinger pour empocher une belle somme qui assurera ses beaux jours, elle ne compte pas le servir ad aeternam. spoiler: Quand elle réalisera que Goldfinger est synonyme d’arme atomique, elle sera l’alliée inattendue de l’agent 007.


Avec ce troisième épisode, j’ai noté qu’il ne fallait pas trop se poser de questions.
spoiler: En effet, après avoir expédié Goldfinger par le hublot de son jet piloté par Pussy,
spoiler: cette dernière impuissante à redresser ledit jet qui s’apprête à piquer dans la mer, se retrouve à terre dans les bras de James Bond des parachutes autour d’eux. On voit l’avion s’abîmer en mer mais on ne voit pas nos tourtereaux sauter en parachutes.

A voir en V.O si possible pour la voix Gert Fröbe, quand même.
Xavier D
Xavier D

86 abonnés 1 162 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 octobre 2021
Considerer comme le meilleur épisode de la saga, on a tous, en effet, dans celui-ci. Les filles, Laston Martin Db5, les scènes d'action, le méchant le plus réputé avec son colosse asiatique et son chapeau melon. Des scènes d'anthologie extrême, le personnage de Q, les gadgets don't le plus célèbre et le plus utile, la Db5. Le chanteuse qui chante Goldfinger, on l'a tous en tête, également. La fille en or, aussi, allongé sur le lit. Le scénario est plus que malin, tiré du roman de Ian Fleming, et la première réalisation de Guy Hamilton ! Le bijoux de la saga des James Bond, c'est celui là et un autre, outre de retrouver Sean Connery, qui nous fit découvrir ce personnage emblématique, des années plus tôt. Là, on s'appuie juste sur l'aspect général de l'épisode, qu'aucun autre, ne trouvera où fugassement, le même niveau d'excellence !
Julien D

1 342 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 juillet 2013
Après deux épisodes signés par Terence Young nous introduisant ce nouvel icône du cinéma d’action ainsi que les bases de la saga, la troisième aventure de James Bond s’axe avant tout sur ses décors plus impressionnants, en particulier les coffres forts de fort Knox, et sur les armements et autres gadgets mis à disposition de l’agent 007, parmi lesquels on découvre un nouvel élément qui deviendra récurrent, et même inhérent à la franchise, qu’est l’Austin Mini. Sean Connery excelle plus que jamais dans le rôle de cet agent secret britannique débordant de charisme mais Honor Blackman s’avère être une "James Bond girl" moins envoutante que les deux précédentes. Mais le principal regret autour de Goldfinger vient du fait de savoir qu’Orson Welles était initialement pressenti pour incarner le méchant de l’histoire mais pu être recruté. L’aspect rocambolesque et le peu de complexité de l’intrigue comparativement à celle du précédent opus peuvent faire paraitre le film comme un simple divertissement plutôt que comme un réel thriller d’espionnage mais son énorme succès commercial imposa aux producteurs de faire de sa structure narrative la nouvelle pièce maîtresse de la plupart des films suivants.
7eme critique

626 abonnés 2 778 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 mars 2017
"Goldfinger" est un James Bond qui se démarque grâce à ses idées certainement plus marquantes que bon nombre de ses autres épisodes, en plus d'un thème musical de grande qualité.
Ce troisième opus des aventures de James Bond a de la classe et du rythme, de quoi ne pas faire décrocher le spectateur une seule seconde (si ce n'est quelques moquerie à l'égard des scènes de bagarres sacrément dégueulasses de l'époque). Un grand classique de la franchise !
Stephenballade

457 abonnés 1 241 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 décembre 2019
Qu’on se l’avoue ou pas, le plaisir de retrouver l’agent 007 est bien réel. L’attente provoquée par l’annonce des prochaines aventures de Bond lors du générique de fin de "Bons baisers de Russie" s’en retrouve satisfaite. Par le biais de "Goldfinger", la saga « James Bond » prend une autre dimension. A l’occasion de cette troisième adaptation, après le sixième roman mettant en scène James puis le cinquième, c’est le septième roman de Ian Fleming qui est mis à l’honneur. Sean Connery revêt le costume de 007 pour la troisième fois, Lois Maxwell celui de Miss Moneypenny pour la troisième fois également, Bernard Lee incarne « M » pour la seconde fois après avoir commencé par un personnage différent lors de l’épisode Dr. No, et Desmond Llewelyn réendosse le rôle de « Q », pour la deuxième fois lui aussi. Sauf que tout ce petit monde est cette fois dirigé par Guy Hamilton, Terence Young ayant quitté le navire pour une sombre histoire de désaccord financier. Sûrement une question de salaire, car "Goldfinger » bénéficie d’un budget égal aux deux films précédents réunis ! Alors on peut davantage soigner les effets sonores (Norman Wanstall se verra d’ailleurs octroyer un Oscar), passer la vitesse supérieure sur les voitures et les gadgets, les deux faisant ici la paire. Voici donc la plus célèbre des voitures que James Bond ait eu à conduire, l’Aston Martin DB5. Un modèle si mythique que j’en ai moi-même possédée une… quand j’étais gosse ! Ah ben hein vous ne croyiez tout de même pas que j’en avais eu une pour de vrai, tout de même ? Non, là c’était un modèle réduit. Mais ce véhicule-là contribue à donner plus de dimension aux films James Bond. On peut le noter dès le générique de début, puisque "Goldfinger" est le premier Bond qui bénéficie d’un thème introductif chanté. J’ignore qui a eu cette idée lumineuse, mais le fait est que la voix et la puissance vocale de Shirley Bassey produisent leur effet, d’autant que les vocalises sont posées sur le thème de John Barry, certes réorchestré pour l’occasion. Cela ne veut pas dire que nous perdons le pré-générique habituel, non. Mais avec une telle chanson, ça annonce l’air de rien quelque chose de plus costaud. Et assurément, on a là quelque chose de plus costaud. Dans tous les domaines. Déjà on a beaucoup moins de défauts de montage. Les faux raccords ont quasiment disparus. Il en va de même pour les incohérences. Pourtant, j’étais prêt à crier haro sur ce film en voyant tomber les gens comme des mouches alors que l’avion passe tout juste au-dessus d’eux. D’autant qu’après, on voit des poules se promener tranquillement au milieu des corps inanimés. Là on sait qu’il y a quelque chose qui cloche mais patience ! L’explication viendra plus tard. En attendant, on notera une évolution dans le personnage de cet éternel charmeur qu’est James : non seulement on le voit plus en action que jamais (et ça commence par la tenue de plongeur magnifiquement camouflée par un palmipède, mais en plus c’est la première fois qu’on voit son cœur vaciller. Pourtant, le joli cœur a de quoi satisfaire son besoin irrépressible de charmer, puisque les James Bond girls sont plus nombreuses, notamment par rapport au film précédent. Ainsi, ce sont tour à tour la yougoslave Nadja Regin (Bonita la danseuse au Mexique), Margaret Nolan (Dink, la masseuse de Miami), les britanniques Shirley Heaton (Jill Masterson, l’assistante de Goldfinger) et Tania Mallet (Tilly Masterson), et enfin l’anglaise Honor Blackman qui nous ravit de ses décolletés. A propos de ces décolletés, c’est à peu près la seule décision qu’on approuve de la part de Goldfinger, bien qu’inconvenante il faut bien l’admettre. Toutes ne tomberont pas cependant dans les bras de l’irrésistible espion. L’une d’entre elles n’en aura pas le temps, surtout qu’elle avait autre chose à penser. C’est même d’ailleurs par elle que le légendaire charme de Bond se voit égratigner une première fois. « Je m’appelle Bond, et vous ? J’ai pas de temps à perdre » répond-elle. Trop marrant. Une autre saura résister, égratignant pour la seconde fois l’irrésistiblerie de Bond. « Arrêtez votre numéro de charme ». Et bim ! Mais pas de quoi ébranler l’homme. Les femmes, pour lui, ça va ça vient. Le scénario est plus fourni. Sans doute est-ce dû au fait que Ian Fleming, alors à son septième roman bondesque, a étoffé davantage ses personnages, tout du moins les principaux. C’est le cas d’Auric Goldfinger. Franchement, le dirigeant du Spectre pourrait en prendre de la graine, tant ce Goldfinger parait plus inquiétant encore que les adversaires passés de 007, l’allemand Gert Fröbe ayant su interpréter son rôle-titre avec beaucoup de justesse, en faisant preuve de légèreté à l’encontre de ceux qui pourraient contrarier ses plans. Quant à Sean Connery, il semble désormais s’être bien installé dans ce rôle, se laissant aller quelquefois à quelques mimiques savoureuses. "Goldfinger" est donc bel et bien le meilleur des trois premiers films. Un méchant d’une autre carrure (et ce n’est pas que physique), un Sean Connery qui se bonifie, un budget de plus en plus conséquent amenant plus d’action, et moins d’erreurs techniques. Personnellement, à l’époque, j’aurai signé pour un quatrième film, d’ailleurs annoncé lors du générique de fin. Et comme pour rattraper le temps perdu (enfin si j’ose dire puisque je n’étais pas né), je vais continuer à visiter cette saga très rapidement.
dougray
dougray

276 abonnés 1 904 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 juillet 2010
La série s'améliore au fil des épisodes. Dans "Goldfinger", il y a tout : un Sean Connery parfait (plus charismatique et macho que jamais), une super BO (la chanson titre interprétée par Shirley Basset), tous les "codes" enfin réunis (la phrase, le cocktail, la scène de Q, les gadgets, M, Money Penny, Félix Leiter...), un bon scénario (la victime peinte en or, le tueur au chapeau, l'attaque de Fort Knox), des méchants d'anthologie (le génial Goldfinger campé par l'énorme Gert Fröbe, le terrible Oddjob...), une James Bond girl enfin pas nunuche (Pussy Galore au nom évocateur), des scènes d'anthologie (le pré-générique, la scène du laser, la partie de golf...). Et en plus, James Bond a désormais sa voiture : la légendaire Aston Martin DB5 ! Un très bon cru auquel on ne pourra que reprocher son côté vieillot (les effets spéciaux) et une certaine passivité de 007 lors de sa captivité chez Goldfinger.
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