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Pascal
256 abonnés
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4,5
Publiée le 5 mai 2021
"Un, deux, trois " n'est pas considéré comme un des meilleurs films de B.Wilder. C'est à tort. Film excellent d'un des plus importants et talentueux cinéastes hollywoodiens, il faut absolument voir ce film, il est formidable. J'ai beaucoup rit en le voyant. Rythmé et sans temps mort, une œuvre comme celle là, j'en redemande.
Un film qui démarre un peu lentement et s'emballe dans une comédie originale et drôle. En même temps burlesque et loufoque utilisant une actualité pourtant tendue avec la construction du mur qui en fait commence au moment du tournage. Il y a tant de vannes au final qu'on a du mal à le considérer comme une sorte de propagande et les acteurs sont assez bons. C'est la marque d'un réalisateur expérimenté qui pousse ici un humour provocateur à son maximum. C'est réussit dans ce sens mais c'est un peu troublant et au final il y a une part de propagande cachée ainsi que quelques chose qui ressemble à son inverse une insouciance peu subtile. Le film reconnu comme une performance n'a pas eu un grand succès à sa sortie car effectivement il s'en dégage autant d'humour que de doutes sur son orientation et sa moralité car le personnage principal est sans aucun scrupules.
Une farce menée à cent à l'heure, avec pour double cible, pas moins que le communisme et le capitalisme réunis ! Dans le genre, ici totalement assumée, il faut reconnaître que c'est une franche réussite, et par moment une franche rigolade. Action et quiproquos non stop, dérision permanente, rythme endiablé, jusqu'à extinction... Ce n'est plus du Wilder, c'est du Vaudeville, du Gérard Oury, du Jean Girault. Bref ! Les acteurs sont bons dans leurs excès, James Cagney n'a pas à rougir de sa prestation, mais par moment, on se prend à penser que l'acteur qu'il aurait fallu à ce film très français dans sa construction et ses courses poursuites... c'est Louis de Funès !
Très bonne satire à la fois du milieu capitaliste et du bloc soviétique. Les deux parties sont renvoyés dos à dos. En utilisant les ressorts classiques du vaudevilles, Billy Wilder tire à boulet rouge sur les travers politiques et économiques de son époque !
Pas le film le plus connu de Billy Wilder mais un de ses meilleurs. A l'époque il n'a pas eu le succès qu'il méritait, étant sorti après l'édification du mur. Comme pour toutes les grandes comédies US, le rythme est trépidant mais jamais hystérique et les dialogues imparables. Ce qui fait la modernité du propos de Wilder c'est qu'il ne s'est pas contenté de faire de son film une charge féroce contre le communisme mais qu'il s'en prend aussi violemment au capitalisme à travers le personnage d'un James Cagney intenable, qui doit transformer un jeune défenseur exalté de l'Union Soviétique en parfait petit capitaliste et en gendre idéal pour son patron, le tout en quelques heures.
Il y a plus de Trois Raisons pour voir ce film: le scénario dont le rythme ne ralentit jamais; des répliques cultes; des situations plus marrantes les unes que les autres; la perfomance des acteurs; la mise en scène géniale; et très subtilement, l'engagement politique. Il y a plus de Trois Raisons, il y en a des dizaines !!!
Une comédie au rythme improbable, démarrant sur les chapeau de roues et finissant à 500 à l'heure. On frôle parfois l'hystérie, mais le débit de James Cagney, l'accumulation délicieuse de stéréotypes n'épargnant personne, et le sens du rythme habituel de Billy Wilder font de ce sympathique One, two, three une belle réussite. Y'a pas de raison de s'en priver !
Ce n'est pas le meilleur film du grand Billy Wilder, mais on y retrouve toute la fantaisie grinçante du maître avec un James Cagney particulièrement en forme qui gesticule tel un De Funès sous amphétamines ! S'appuyant sur une critique féroce de l'antagonisme communisme-capitalisme porté au comble de l'absurdité par la partition de l'Allemagne, le scénario déroule une mécanique bien huilée de vaudeville cinématographique à la française avec portes (et talons) qui claquent et poursuites burlesques. L'ensemble a toutefois pas mal vieilli, mais le rideau de fer a lui aussi complètement rouillé pour tomber finalement en poussière...
Un, deux, trois : comédie aussi rythmée que son titre. Une série de personnages hauts en couleurs qui donnent l'impression d'avoir ingurgité une bonbonne de café chacun et tournant jusqu'à à vue de nez du 30 gags/minute balancent leurs échanges comme des rafales de mitraillettes dans un Berlin théâtre d'un sacré foutoir entre capitalistes et communistes. Tonifiant.
Un film extra au comique bien calé, parfaite critique cynique de la Guerre Froide et de l'opposition capitalisme/communisme, critiquant aussi bien l'un que l'autre avec humour dans un film en noir et blanc. Les choix de musique sont bons tous comme les plans réfléchis et révélateurs des oppositions qui engendrent le comique, de plus les personnages ont chacun leur caractère bien forgés ce qui les rend attachants et appréciables chacun dans leur individualité.