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Sebi Spilbeurg
95 abonnés
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1,0
Publiée le 10 juin 2008
Vu le talent de George Lucas, je m'attendais à beaucoup mieux que ça. Les décors neutres et le grands maques de dialogues est voulu, en effet, mais cela gâche complètement cette histoire des plus bizarres et presque incompréhensible. Heureusement que les effets spéciaux de la poursuite en voiture sont bien faits, sinon j'aurais considéré ce film comme un navet.
Lorsque j'ai vu ce film, je ne savais pas qu'il datait de 1971, je pensais qu'il était de la fin des années 90, début 2000. Il n'a nullement vieilli et a été précurseur pour de nombreux thèmes. Très proches d'oeuvres comme le Meilleur des mondes ou 1984, il est cependant original du fait que la société qui y est décrite ne semble pas dirigé par une élite mais fonctionne comme une machine bien huilé, un peu à la façon d'une fourmilière. d'autres sujets sont abordés, comme la surmédicamentation, la banalisation de la violence, la déshumanisation, la restriction des libertés individuelles, la globalisassions... très intéressant.
Un George Lucas comme je n'en n'avait jamais vu avant. Ce THX 1138 est un homme identifié dans cette sorte de termitière humaine, et qui cherche à s'en sortir par tous les moyens. C'est un peu comme si le plus célèbre des romans de G.Orwell avait été adapté à l'écran dans le style de 2001, l'Odyssée de l'espace. Tous habillés en blanc, les citoyens de cet univers sont dépossedés de leur facultés idividuelles par des matraquages systématiques d'idées, des pillules rouges et un environement aseptisé. Un design glacial et des architectures futuristes nous plongent dans un film au climat oppressant. Depuis, le cinéma nous a montré des réalisations beaucoup plus attachantes, avec une histoire à laquelle on peut davantage s'identifier. A l'époque, Lucas a eu au moins le mérite de faire son film expérimental. On en retiendra le concept.
Une oeuvre à l'esthétique glaciale mais le sujet est parfaitement maîtrisé. La restauration donne encore plus de densité à l'oeuvre, et Donald Pleasance est toujours aussi bluffant.
George Lucas réalise ici un film de science fiction trés sombre qui pousse à la réflexion! La mise en scéne est trés original, les acteurs sont exceptionnels et l'atmosphére opressante!
J'attendais beaucoup de ce film. Je suis resté perplexe sur la fin. Les effets spéciaux son d'une laideur! Les musiques banales, des acteurs normaux... un film de plus, classique au possible.
Ca ne ressemble à aucun autre film. C'est hyper original. En plus, le film est visuellement très beau. Lucas a créé un (autre) univers très complexe et très vaste.
Bon, il faut avouer que le film traine en longueurs, qu'il n'est pas toujours très clair (rof interprétation libre) et relativement peu dynamique. Mais sa photo en fait une oeuvre d'exception. Ca se laisse regarder, mais de la à le revoir une seconde fois, je ne sais pas.
THX 1138 traîne une dure réputation, celle d'une masturbation intellectuelle ostantatoire. Ceci ne correspond en rien à la réalité. Le film est limpide. Il n'effleure pas. Il ne spécule pas. Il pénètre son sujet et avec l'honorable habileté d'éviter toute critique politique facile. L'inhibition incomplète de la volonté, condition à la transformaion de celle-ci en force productive, terrible modalité d'un totalitarisme vain. THX 1138 annonce l'oeuvre de son réalisateur, tournée vers la transgression (on connaît la suite, paradoxalement). Une experience unique qui parvient à combiner contenu (réflexion sur l'homme sensible) et contenant (le film, véritable épreuve pour les sens).
Avec son style visuel épuré, sa narration semi-implicite, et ses dialogues bourrés de jargon technico-technocratique, « THX 1138 » peut facilement rebuter son spectateur. Il serait néanmoins dommage de ne pas s'intéresser à ce premier long-métrage de George Lucas, ne serait-ce que pour y voir l'embryon de « Star Wars » (les robots inspireront les stormtroopers, plusieurs écrans de contrôle seront repris, le terme « wookie » est mentionné, important travail sur le sound design, etc.). En terme de ton, le film n'a absolument rien à voir avec la célèbre saga. De par les couleurs blanches éclatantes, les personnages sans émotion car drogués, et les plans assez originaux, l'atmosphère est oppressante. Le film pointe ainsi du doigt le totalitarisme et la technocratie, non pas en évoquant une dictature sordide, comme beaucoup d’autres œuvres le feront (on pense à « Equilibrium », qui s’en inspirera allègrement). Mais en dépeignant le fonctionnement d'une gigantesque fourmilière froide, déshumanisée et anxiogène, où les hommes sont éduqués, produisent, consomment, et obéissent par des procédures, des chiffres, des budgets, sans vraiment comprendre d'où tout cela vient. Une critique presque nihiliste, qui n’est pas aujourd’hui sans évoquer le fonctionnement de certaines grandes entreprises. Une volonté de produire à tout prix, « en toute sécurité », qui aboutit à une organisation soi-disant optimisée, ayant en réalité cloisonné et dilué les responsabilités et le sens du travail. Un jargon incompréhensible pour qui débarque dans cet univers. Des réunions où l’on parle plutôt que l’on agit. Bref, les salariés de groupes du CAC40 devraient bien s’amuser en regardant « THX 1138 » ! La faiblesse de l’œuvre réside dans son intrigue, qui s’avère assez simple, et s’efface clairement devant l’univers et les idées du film. Même si Robert Duvall et Donald Pleasence sont tout à fait convaincants, ils participent surtout à une ambiance plutôt qu’à une histoire. Ceux qui y recherchent une odyssée de SF seront donc déçus, soyez avertis ! « THX 1138 » n’en demeure pas moins un film fort, qui prouve qu'avant de réaliser sa célèbre saga, Lucas était parfaitement ancré dans le Nouvel Hollywood.
Georges Lucas est tout simplement un génie absolu et sa première oeuvre annonce la couleur comme étant celle d'un jeune prodige qui va bouleverser à jamais le monde du grand écran. Chapeau bas monsieur Lucas pour avoir fait rever toute une génération dont je fais parti.
J'aimerais bien mettre une seule étoile à ce film, mais quelque chose m'en empêche : je me dis que c'est un film de fou. Est-ce suffisant pour que je lui enlève une étoile sur les deux que j'ai mis ? Pour certains, cela ne ferait aucun doute. Mais on dirait que non, puisque cela m'a poussé à lui laisser ses deux étoiles... George Lucas a réalisé ce film ? Tiens donc... je l'apprends maintenant, après l'avoir vu. Peu importe, rien ne m'empêchera de dire que ce film est un film de fou. Je m'explique : il y a de nombreux passages qui n'ont aucun sens pour ceux qui ne connaissent pas les pensées de l'auteur, à savoir sans doute pas mal de monde, moi y compris. Des scènes qui sont complètement absurdes. Et je ne sais pas pourquoi, ça me travaille. Les aurai-je appréciées, moi qui aime tant les choses qui ont du sens ? Possible. Je n'arrive pas à me prononcer... La réponse vient peut-être dans la note que je lui adresse. Deux étoiles au lieu d'une... Ce film est tout de même flou, étrange, il manque beaucoup de choses pour nous permettre de le comprendre, néanmoins il ne manque pas d'action et d'intérêt. 2 étoiles. A voir pour se faire sa propre opinion.