THX 1138
Note moyenne
3,2
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219 critiques spectateurs

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51 critiques
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robert_ginty
robert_ginty

18 abonnés 381 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 septembre 2006
Sous le film de SF, une virulente critique de la société américaine. Sont dénoncés, pèle-mèle : la société de consommation, la normalisation, l'abrutissement par la télévision, le rôle de l'église qui n'est qu'un instrument du pouvoir pour s'assurer la servitude des masses, la chasse aux sorcières, le rejet de la différence, la déshumanisation, l'état policier, la course au profit... mais quel révolutionnaire enragé a-t-il pu pondre un tel brûlot ? Un certain George Lucas. Difficile d'imaginer le nabab d'aujourd'hui le poing levé et le couteau entre les dents, mais bon, c'était il y a trente ans et le petit George a largement eu le temps de retourner sa veste et se goinfrer de beaux dollars. Revenons donc au film : les thèmes abordés plus haut sont intéressants, mais le film est parfois un peu confus (les dialogues abusent d'obscurs codes techniques) et n'éblouit pas par son dynamisme, les aspirations auteurisantes du réalisateur provoquant leur lot de baisses de rythme. Au milieu d'un casting "boule à Z" (de toutes façons, Robert Duvall n'a jamais rivalisé avec Rahan et ça n'a pas changé grand chose pour Donald Pleasance), on peut retrouver avec amusement Sid Haig dans un petit rôle de psychopathe et noter une performance très émouvante de Maggie McOmie. Bref, le film est pas mal et prend une tournure particulièrement savoureuse au vu de ce qu'est devenu son auteur. Ce dernier, s'il ne renie pas son film, n'a d'ailleurs pas pu s'empêcher de lui faire subir le même lifting numérique qu'à la première trilogie Starwars, et on se retrouve donc avec des plans supplémentaires tranchant singulièrement avec le look minimaliste de l'oeuvre originale, voire des personnages en images de synthèse ajoutés de-ci de-là, ce qui ne fait que perturber le spectateur. A quand American graffiti avec Jar-Jar Binks ?
Olmo
Olmo

56 abonnés 72 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 mai 2010
Jamais l’allégorie de la caverne de Platon n’avait été aussi bien illustré au cinéma. Bénéficiant de peu de moyens par rapport aux grands film de Science-fiction de l’époque, THX-1138 devait être le film de fin d’étude de George Lucas. S’inspirant d’ouvrages de Science fiction classique (1984) et de visionnaires tel Philip K.Dick, Lucas entends nous donner sa propre vision du mythe, dans cet univers froid, austère et en apparence parfait, contrôlé par un Etat totalitaire. Cette dominante politique du film importante pour le réalisateur faisant échos à la fois l’avenir et au présent, comme souvent chez le réalisateur. Doté d’un scénario simple mais efficace, d’une photographie des plus sobre et des plus évocatrice, dans des décors à l’esthétique unique, Robert Duvall nous livre une de ses plus belles prestations en interprétant cet Homme, nommé par un simple code, cet Homme qui a succombé, qui s’est élevé contre le système jusqu’à enfreindre les règles mise en place par le mensonges d’Etat dans une scène finale d’une intensité effroyable annonçant une vérité tout aussi terrifiante. Un film riche en significations et interprétations, qui ravira tous les amateurs de vrai Science fiction, et à la manière d’un 2001, d’un cinéma plus contemplatif et cérébral.
Timothé Poulain
Timothé Poulain

67 abonnés 507 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 avril 2012
Film d'une beauté et d'une intelligence rares, THX 1138 satisfera à la fois les fans de SF et les amateurs de réflexion sur la condition humaine mais aussi les amoureux d'images épurées et de scènes d'ambiance. A voir absolument !
Dawasta
Dawasta

77 abonnés 635 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 janvier 2012
THX est un délire de Georges Lucas pas toujours évident à suivre mais qui fait preuve d'imagination. L'esthétique épurée est mise en avant avec une une photographie soignée. Le rythme est très (trop) lent et alterne les passages ennuyeux (la prison blanche) avec les moment réussis (la course poursuite). Heureusement on a droit a quelques beaux plans futuristes. Tout ceci fait beaucoup penser à un film expérimental. Coté inspiration, le scénario emprunte beaucoup à George Orwell et Philip K. Dick, égratignant au passage la religion, la violence à la télévision, le racisme, l'absence de liberté, le danger du nucléaire...
On reconnait une foule d'éléments que Lucas réutilisera plus tard dans Star Wars, qui passe pour un film pour enfants à coté de celui ci nettement plus mature.
Quoi qu'on en dise, ce film reste un incontournable de culture SF qui a inspiré entre autres "The Island" (pour le scénario), Matrix (la salle blanche), Matrix Reloaded (la scène d'amour), Tron (l'univers)... et tant d'autres. (Moyen)
ManoCornuta

357 abonnés 3 063 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 avril 2016
A bien y regarder, ce film délivre un message étonnamment actuel, avec cette vision d'un futur aseptisé, gavé de pilules et gadgets visant à inhiber ou satisfaire les désirs les plus immédiats. On a vite fait de convoquer Orwell et surtout Huxley, mais l'histoire de Lucas apparaît beaucoup plus radicale et minimaliste que cela, réduisant tout individu à n'être que le simple maillon d'une chaîne, totalement semblable aux autres, une chaîne dont non ne saura jamais qui la manipule et pourquoi. Au milieu de ce climat angoissant se tisse une histoire d'amour assez adroitement mise en scène mais hélas un peu trop vite expédiée, la dernière partie du film pouvant se résumer à une course-poursuite vers un final attendu. Économe en moyens comme en dialogues ou dans le jeu des acteurs, le film fait son petit effet et démontre que Lucas est bon à autre chose que filmer des feux d'artifices ou des effets numériques.
Gody G.
Gody G.

23 abonnés 326 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 mars 2013
Je ne sais pas pourquoi je n'arrive toujours pas aller au bout de ce film après deux tentative. Probablement à cause de l'extrême lenteur de l'histoire. Au bout de 45 ième minute, je décroche ! comme si le film se lançait dans une digression qui détournait finalement mon intérêt. Pourtant l'histoire en elle même est intéressante.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 28 février 2010
Très bon film de science-fiction.
nikolazh
nikolazh

75 abonnés 1 060 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 janvier 2011
Une histoire de SF assez basique mais bien menée, bien loin du mauvais gout et du manque de finesse des récents star wars.
Danny Wilde
Danny Wilde

132 abonnés 502 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 janvier 2016
Ce tout premier film de George Lucas est en fait le développement d'un court-métrage qu'il avait commencé à l'âge de 23 ans alors qu'il était encore étudiant. Il offre une vision bien sombre du futur à travers une variation sur le thème du 1984 de George Orwell. C'est très différent de la science-fiction des années 50 dont le thème était la peur de l'atome, ici on est dans l'anticipation, dans un univers froid, glacé, aseptisé, mécanisé, déshumanisé, sans âme et vide de toute émotion puisque l'amour y est interdit et les naissances contrôlées sévèrement. Ce sentiment est accentué par des décors blancs et minimalistes très impersonnels, où règne l' absence de fantaisie et de gaieté. C'est donc une vision très pessimiste de l'avenir, conforme à la plupart des films de SF qui sortiront dans cette décennie 70, tels Soleil Vert, L'Age de cristal, New York ne répond plus... mais contrairement à ces films qui disposaient de gros budgets, le film de Lucas fut tourné avec un budget ridicule, c'est l'antithèse de Star Wars... La bonne dénonciation d'une certaine société en brassant plusieurs thèmes reste intéressante, de même que les performances d'acteurs de Robert Duvall et Donald Pleasance, mais l'ambiance un peu claustrophobique, le manque de dynamisme, le ton froid un peu pesant et la sécheresse de la mise en scène rendent le film peu captivant, ce fut d'ailleurs un échec commercial à sa sortie (mais il impressionna favorablement les responsables du studio Universal)... je l'ai revu il y a peu dans sa version d'origine (sans les rajouts numériques opérés par Lucas), et j'ai eu ce sentiment, mais ça reste un film expérimental à voir par curiosité et plus si affinité..
AMCHI

6 942 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 juin 2013
Le film est égal à son univers froid et sans sentiments, j'avais découvert il y a quelques années THX 1138 lors d'une reprise en salles et j'en suis ressorti quelque peu dépité. Décidant de le revoir en espérant que mon avis change mais non je reste sur ma première impression (c'est-à-dire une certaine déception) ; malgré des qualités indéniables THX 1138 peine à nous intéresser, Lucas est aux antipodes de l'univers de Star wars avec un ton hermétique, beaucoup de lenteurs, ça avance péniblement. THX 1138 a mieux subi le passage du temps que d'autres productions de SF de la même époque, rien de kitsch ici donc de ce côté le film a bien vieilli. C'est dommage tout de même THX 1138 fait partie de ces films que j'étais persuadé d'adorer avant même de les découvrir. A voir avant tout pour gonfler sa culture cinématographique.
fandecaoch

1 151 abonnés 2 232 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 novembre 2014
THX 1138 : Et oui, avant d’être le célèbre son THX que tout le monde connais, il y a le film et plus particulièrement le premier film de George Lucas (il n’a pas fait que les Stars Wars ^^). Donc, on a le droit un a un film de SF d’anticipation assez spécial car j’ai eu vraiment du mal a adhéré. C’est qu’il ne ce passe pas grand-chose au début et on se demande ce que l’on fait la. L’univers est bizarre, les dialogues et les scènes peu captivantes et franchement, j’ai trouvé le temps long au début et j’allais mettre à peine la moyenne pour ce film. Heureusement que la fin rattrape un peu le film : avec la fuite et course poursuite de tout ça. Mais globalement, c’est très fade, dommage car il y avait d’excellentes idées et je pense qu’elles sont bien exploités car c’est ce que voulais George Lucas mais ça manque de rythme. Car, ce film critique la société qui pourrait être dans un futur proche, ou on serait constamment surveiller, avec pas de liberté et ou l’amour serait le crime ultime. Non, de ce point de vue la, le film est bien et maitrise son sujet. Et l’ambiance correspond bien au thème, une ambiance sans vie, blanche, sans couleur et très oppressante. D’ailleurs, la réalisation est assez astucieuse et bien menée, surtout pour un film à petit budget, George Lucas avait déjà de l’idée et un sens du 7 art. En plus, l’ambiance sonore est tous aussi soignée. Mais voila, c’est que on a du mal à accroché à tout ça, enfin pour moi donc c’est pour cela que je vous conseil ce film pour vous faire votre propre avis.
moonboots
moonboots

72 abonnés 1 322 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 juillet 2009
George Lucas signe un film de SF expérimental très original, aux images très marquantes, qui a dû inspirer un paquet de cinéastes par la suite. Après le premier Star Wars il a mis ses ambitions au placard et essentiellement pensé au tiroir caisse, dommage...
Adrien J.
Adrien J.

150 abonnés 164 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 mai 2024
Une expérience unique en son genre car assez expérimentale et novatrice pour l’époque ! Alors c’est loin d’être parfait vu que l’intrigue est plutôt mal gérée je trouve, puis les thématiques sont assez survolées, mais l’ambiance est particulièrement prenante. Une sorte de rêve étrange à l’esthétique glaciale.
Pierre L.
Pierre L.

20 abonnés 73 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 mars 2016
Que dire ? George Lucas fait partie des plus grandes figures du show-business. Créateur des sagas Star Wars et Indiana Jones, producteur aisé de nombreuses superproductions, fondateur de sa propre société, c'est indéniable, Lucas traîne davantage l'image d'un homme d'affaire que celle d'un réalisateur. Emblème d'une partie des plus grosses franchises du cinéma, il a pourtant débuté sa carrière avec ce THX 1138, portrait d'une société futuriste régie par le totalitarisme, tout droit inspirée des plus grands romans d'anticipation qu'il est inutile d'énumérer. Un premier film commandé par Francis Ford Coppola, admiratif de Lucas pour son court-métrage Electronic Labyrinth THX 1138 4EB, dont il est la source.

Un gouffre réside donc entre le Lucas actuel et celui d'il y a quarante ans. Jeune réalisateur à l'époque, Lucas avait déjà ce penchant pour la science-fiction. A l'instar d'un univers complet, précurseur du space-opéra, il opte pour l'anticipation et le régime totalitaire avec notamment un décor blanc et monochrome, principal atout du film. En effet, il réside en ce vide visuel et émotionnel une richesse avant-gardiste saisissante. Lucas instaure en son film une ambiance des plus obsédantes et psychédéliques. Le caractère aseptisé de cette société future la rend d'autant plus oppressante, parfois alimentée par des airs électroniques intemporels, parfois dénuée de toute musique, accentuant ainsi avec entrain l'horreur humaine omniprésente et perpétuelle. Lucas ne mise pas sur le sensationnalisme, bien au contraire, il fait appel à la contemplation de décors réels spécifiquement choisis pour son film. Ainsi, tunnels autoroutiers, parkings souterrains, escaliers roulants servent à merveille le contexte, ce qui fait de THX 1138 une dystopie à la splendeur visuelle saisissante dotée d'un réalisme à couper le souffle.

Malgré toute l'entrave humaine et émotionnelle qu'impose le système, Lucas parvient à en faire ressortir toute la mélancolie de ses habitants. Cette ambiance stationnaire et ces cardages fixes laissent ainsi une véritable liberté aux acteurs. Les prestations de Robert Duvall et de Maggie McOmie font preuve d'une sobriété et d'une justesse saisissantes. Ils sont la parfaite incarnation de la révolte, au beau milieu de cette cité souterraine, elle-même allégorie des enfers. Il règne au sein de cette société un climat étouffant, l'asphyxie que procure ce sentiment d'enfermement mais, paradoxalement, cette crainte de l'extérieur inconnu. L'humanité vit bel et bien dans une atmosphère de souffrance, une civilisation aseptisée disposant d'une force de renseignement et de répression terrible où tout est surveillé au détail près dans le but d'éliminer toute pensée nuisible au système. Lucas développe à merveille la psychologie de ses personnages notamment grâce à son travail d'acharné pour représenter à l'écran et de manière si juste, cette dramatique contre-utopie.

Malgré son faible succès à sa sortie, THX 1138 est à juste titre considéré comme un véritable chef d'oeuvre de la science fiction, surtout lorsque la comparaison se fait avec d'autre piliers du genre tels que 2001 : L'Odyssée de l'espace, Blade Runner, Rencontres du troisième type ou encore Soleil Vert, des films bien plus conséquents en terme de budget. THX 1138 mérite donc largement ces éloges d'autant qu'il est l'un des rares à avoir conservé toute son actualité. Sa cohérence absolue et son caractère intemporel procurent angoisse et frissons, une telle perfection visuelle a de quoi ravir tout amateur du genre. THX 1138 est à mes yeux une des plus grandes expériences vécues en matière de science fiction, qui a été un déclic décisif dans ma découverte et ma passion pour le genre. Un film que je suis fier de louanger à travers cette critique qui, je l'espère, reflète tout l'amour que j'éprouve pour cette merveille expérimentale de l'anticipation.
Caine78

7 753 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 avril 2007
Un film de science-fiction intéressant, mais qui semble avoir aujourd'hui un peu de son effet. On a du mal à rentrer dedans et l'action n'est qu'assez peu présente au départ. En revanche, la deuxième partie est nettement plus enlevé, avec un univers nouveau rendu de manière plutot intéressante, notamment l'immensité du blanc dans certains endroits, moments plutot impressionnants. On sent aussi un travail soigné de Lucas, notamment au niveau de la lumière et certains moments sont vraimet prenants, notamment lors de la fuite des deux héros (Robert Duvall est solide mais on peut lui préférer Donald Pleasence). La fin est quant à elle assez déconcertante, mais plutot intéressante. De plus, ce film nous livre une critique intéressante de la société, sous forme d'anticipation donc. Sans être selon moi un coup de maitre donc, THX 1138 n'en reste pas moins un film de science-fiction de qualité, qui laissait entrevoir l'univers d'un cinéaste intelligent. Ce n'est déja pas si mal.
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