Georges Lucas, dans le cadre de son tout premier film, pose dans cette superbe œuvre d’anticipation une réflexion alarmiste sur une société si déshumanisée qu'elle considère justement l'humanité comme un frein à sa productivité, le tout dans un univers futuriste post-apocalyptique terriblement pessimiste reconstitué avec un excellent sens du détail. Cette communauté vivant dans un cadre terrifiant dominé par un système ultra-totalitaire est parfaitement dépeinte à travers une mise en scène haletante et des décors oppressants. Le duo d’acteurs, Robert Duvall et Donald Pleasance, est excellent dans les rôles de deux rebelles cherchant à fuir ce monde autocratique. Ce film qui connut un échec commercial injuste s’avère pourtant avoir définitivement sa place dans le panthéon de la SF!
Que ce film fleure bon la science fiction des années 70 ! Avec ses écrans un peu partout qui font des bruits bizarres, il pique un peu au HAL de 2001 (un des "personnages" les plus pathétiques de l'histoire du cinéma). Avec sa course poursuite magistrale, il emprunte à Bullit. Rien de révolutionnaire dans l'intrigue : c'est comme souvent l'histoire d'un réfractaire dans un monde futuriste devenu complètement soumis aux règles et aux lois stupides et inhumaines. Mais là où Lucas innove, c'est dans son côté "Tarkosvskien". Brillante vision de ces prisonniers condamnés à rester dans le vide d'un paysage aseptisé, sans horizon. Très belle scène où l'amour physique, devenu interdit, apparaît comme une nuage d'humanité dans un paysage de machines, de robots et de fous furieux. Pas grand chose à voir, finalement, avec La guerre des étoiles, qui délaissera totalement la vision kubrickienne de la science fiction au profit d'effets spéciaux et d'une linéarité plus accessible.
Un luxe de décor ne cachant pas une direction d'acteurs peu convaincante - avec des nexus très "cheap" - ; on est plus ou moins séduit par cette adaptation ne respectant pas toutes les conventions de l'original (qui contenait d'ailleurs à la base un traité très zénonien de la robotique), et de toute façon à plusieurs détails fantaisistes mis à part un Phobos plutôt réussi.
Six ans avant l'avènement de sa saga "Star Wars", George Lucas s'essayait déjà à la science-fiction en réunissant en 1971 Robert Duvall (Le Parrain, Apocalypse Now) et Donald Pleasence (Halloween, On ne vit que deux fois) dans ce long-métrage expérimental ingénieux, aux décors visionnaires, et prometteur. Un petit classique.
Je pose ma critique parce que quand je vois certains commentaires je ne peux m'empêcher de vouloir dire aux spectateurs : IL FAUT REMETTRE LES FILMS DANS LEUR CONTEXTE HISTORIQUE DE PRODUCTION. THX 1138 est ainsi un film culte dans le genre science-fiction dystopique. L'idée de fond du scénario est, en 1970, originale, l'univers colle tout à fait à la dystopie et le ressenti produit correspond tout à fait à la réalité construite par le film (un mélange d'horreur et d'incompréhension, normal il s'agit d'une dystopie !), enfin, la fin laisse le spectateur espérer et évoque l'allégorie de la caverne de Socrate. Un film de ce genre ne peut pas être simplement regardé bêtement, il suscite et demande, pour être apprécié, une réflexion de la part du spectateur autour des fondements de la société dictatoriale que le film décrit, du message du film et de ses corrélations avec le contexte historique de production du film (1970: guerre du vietnam, guerre froide, tension atomique, etc.). Bref, un bon film pour les fans du genre dont l'idée a été reprise et rénovée dans Equilibrium qui réussi avec brio la réadaptation de l'idée initiale même s'il est vrai qu'il perd en substance réflexive par rapport à THX.
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1,5
Publiée le 3 mars 2021
Si vous aimez regarder un groupe de personnes se promener dans un état semi-comateux portant des combinaisons blanches dans des couloirs blancs avec toutes sortes de choses scientifiques ce film est fait pour vous. Personnellement je m'ennuyais à être rigide en regardant cette histoire. De plus THX 1138 était prévisible. Je savais 40 bonnes minutes avant la fin comment les cinq dernières minutes du film allaient évoluer. Il y a peut-être que quelques angles de caméra intelligents et de bons visuels pour un budget limité qui méritent d'être applaudis mais cela ne veut pas dire que c'est un bon film...
Superbe ! THX 1138 est un véritable petit bijou : les décors sont magnifiques, les effets spéciaux sont très réussies, le scénario est très original, les acteurs sont d'une incroyable crédibilité. Bref, un vrai petit CHEF- D'ŒUVRE ! A voir absolument.
Énervant, excessivement long, voir même incompréhensible, le premier film d'anticipation de Georges Lucas insupporte plus qu'il n'inquiète. La succession de péripéties plus invraisemblables les unes que les autres dispersent le spectateur. Visuellement, THX 1138 brille plus pour son esthétisme que pour son message limite trop moralisateur. Largement dispensable à votre culture cinéphile, c'est navrant.
Un excellent long-métrage de science-fiction. Le premier film d'anticipation de Georges Lucas avant sa saga célèbre Star Wars. Ce récit futuristique réunit deux grands acteurs de légende : Robert Duvall et Donald Pleasence.
Fable futuriste révélant une société futuriste post-apolitique où vivent des hommes et des femmes reclus dans un monde blanc immaculé. Leur vie est régulée à outrance. Le citoyen THX1138 transgresse les interdits en tombant amoureux d'une semblable et se voit ainsi lourdement condamné. Ce film est d'une monotonie abyssale malgré la volonté de nous faire réfléchir sur certains maux de notre société actuelle (consommation de masse, tabou du sexe, religion, individualisme). Cette belle histoire d'amour manque cruellement de rythme, ce qui ne me permet pas de le placer dans les chefs d’œuvre de la science-fiction, contrairement à certaines critiques bien plus positives.
Un des meilleurs films de science-fiction de tout le temps. George Lucas prouve (plus que dans les Star Wars) qu'il est un très bon réalisateur. Il filme audacieusement et astucieusement cette histoire incroyable, Robert Duvall est impérial.
Le plus grand film de l'histoire du cinéma. Voici le seul film qui parle de la liberté d'une manière si pure et intelligente que les profanes n'en comprendrons pas le sens. George Lucas prouve avec THX qu'il est le génie d'un cinéma expérimental, novateur et incroyablement réaliste. Un chef d'oeuvre, un miracle du cinéma.