George Lucas dresse le portrait d'une civilisation endoctrinée, ou chaque individu n'est qu'une copie de son voisin. Uniformisation, enfermement, contrôle des esprits, tout y est dans ce monde terne et morose, dans la lignée de 1984 ou Le Meilleur des Mondes. Une œuvre qui manque cependant d'un soupçon d'ambition à cause d'une intrigue trop rectiligne.
Comme pour Star Wars, c'est sûr que pour l'époque ce film faisait sensation et était doté d'un côté novateur extraordinaire. Cependant, à voir aujourd'hui, on se lasse vite de cette histoire aspetisée et lente à mon goût. De plus, j'ai été gêné par la luminosité qui en ressort !!
Avant Star Wars, George Lucas réalisa son premier long métrage : Thx 1138. Un film dr science fiction intéressant sur le papier car George Lucas est un visionnaire et de création artistique. Ce monde dystopique est assez marquant car, on nous plonge dans un monde entre lutte des classes et travail à la chaîne. Visuellement, c'est d'une belle prouesse pour l'époque ! Cependant, George Lucas a un défaut qui continuera à garder tout au long de sa carrière : la mise en abyme et sa réalisation ; Malgré son univers, on sent que le récit peine à avancer... L'ennui finit par s'installer au fur et à mesure. c'est même pire : un sentiment qu'il ne sait pas quoi raconter... Malgré cela, je le recommande car George Lucas n'a pas fait que Star Wars mais d'autres films dont celui ci, qui ont pu l'inspirer à créer son univers
Difficile de faire la chronique d'un film de 1970. Tout ce que l'on dira sera forcément en décalage avec le contexte de l'époque. Le visionnage de ce film laisse mitigé. On retrouve dans THX 1138 ce qui donnera de l'inspiration à Matrix et Equilibirum par exemple. Formidable son, on comprend pourquoi George Lucas réutilisera le sigle THX pour sa société spécialisée dans le son. Visuellement il y a quelques belles choses: des hologrammes bien réalisés, la scène de l'espace blanc apparemment infini. Un clin d'oeil aussi au futur Star Wars avec ce dialogue "- Je crois que j'ai renversé un wookie". Les acteurs jouent leur rôle, par exemple Donal Pleasence en citoyen un peu fou sur les bords. Au-delà de ça, il est vraiment difficile de rentrer dans le film, avec de longues périodes de lenteurs un peu douloureuses pour nous. Quand on se rappelle qu'à l'origine il s'agit d'un court métrage de 15 minutes sans dialogues, c'est peut-être l'explication.
George Lucas nous sort un excellent film de SF dans le même genre d'idée que les romans 1984 de George Orwell et "Le meilleur des mondes" d'Aldous Huxley. Ce film produit par Francis Ford Coppola est vraiment très intéressant. La vie sur terre est devenue aseptisée, toute la population est sous terre, l'alimentation est contrôlé par des pilules et une drogue sédative que l'on est obligé de prendre sous contrôle d'une caméra. Les divertissements sont contrôlés, que des images avec des policiers frappant un civil à coups de matraque. Les relations sexuelles sont interdites sous peine de prison. THX 1138, le personnage joué par Robert Duval, en fera d'ailleurs les frais. J'ai beaucoup aimé ce film d'anticipation qui est une idée extrême de ce que pourrait devenir un état ultra totalitaire dans l'avenir.
Film de SF déroutant mais réussi. Un univers fascinant, mais j'avoue avoir eu du mal à y entrer totalement au début. Ce n'est qu'à partir de l'emprisonnement, puis la fuite que j'ai vraiment accroché au film. En tout cas, l'imagination de Lucas est ici très prolifique et les prestations de Duvall et Pleasance très très bonnes. En plus de la parabole sur la société des années 1970, j'ai facilement repéré les "hommages" à des oeuvres telles que 2001 ou 1984 dont Lucas s'est largement inspiré. Une oeuvre culte assurément, mais dans le genre, j'ai personnellement préféré Brazil de Gilliam.
Visionnaire assurément. Le film est de 1971 mais c'est la version retouchée (remasterisation, nouveau montage, ajout d'effets numériques) par le réal (G. Lucas) que j'ai vue. Si le rythme est signe d'une autre époque (c'est lent quoi), l'univers de l'incarcération mentale est lui totalement d'actualité. C'est froid, vide, inhumain, obscur et aveuglant. Une formidable adaptation de l'allégorie de la caverne de Platon. Et cerise sur la gâteau, je comprends tellement mieux l’esthétique et le propos de l'album "Mechanical Animals" de Marilyn Manson. Bref, je conseille si vous n'avez pas peur de sortir de vos habitudes !
Veuillez nous excuser pour la gêne occasionnée, cette machine est hors service momentanément, sa réparation s’effectuera pour une courte durée avec peu d’efficacité. Le scénario n’arrive pas à décoller de ses ailes qui pèsent lourdement, l’ambiance de la mise en scène des personnages est relaxé, cool, tranquille, sans stress dans cette société soporifique où consommer n’a que faire du shopping�. Pas de pression imposée sinon, la romance recherchée est esthétique un point c’est tout, le visuel correctement travaillé. On s’adresse à des ordinateurs programmés derrière l’écran icône philosophique, pour satisfaire nos sollicitations besoins personnelles plus loin dans temps jusqu’à notre époque avec la technologie moderne, la religion a sa place sous d’autres formes d’outils de propagande. Il y a du Star Wars avant l’heure pour le réalisateur, l’empereur et son armée robotisée en marche utilise bâton très souple au niveau du durcissement de la meute d’égarés. La révélation du monde hors système confiné sera ensoleillée, des idées mais pas de patte de génie, c’était pour la photo de Donald que me fait penser ce film, l’inhumanité est ce soleil vert qui nous prévient du futur diktat.
Le premier film de Georges Lucas nous plonge dans un monde très sombre mais paradoxalement nappé de blanc à perte de vue. Pour un premier film dôté d'un budget restreint, THX 1138 brille par son univers et sa direction artistique impressionnante. Si la forme excelle, le fond alterne entre une critique d'anticipation bien mise en scène d'un système totalitaire proche de de l'univers Orwellien et de tout ce qui en découle au passage pur et dur d'action afin de trouver une sortie à cet enfer blanchatre.
Pour être honnête, si le film est toujours pertinent et intéressant, il est aussi décousu et parfois lancinant malgré une durée finalement assez courte. C'est ce qui pêche dans le film, surement dû à l'inexpérience de Lucas, mais le rythme du film ralentit le tout et distille ses éléments de manière trop diffuse.
Le premier film de George Lucas surfait sur la vague de la SF aseptisée,et témoignait des peurs américaines de l'époque.Anxiogène,"THX 1138" se caractérise par un monde totalement déshumanisé,vivant en souterrain,constamment surveillé,et traqué en cas de manquement à un certain code éthique.Toutes les caractéristiques d'un Etat totalitaire qui rapprochent cet essai de l'univers d'un Huxley ou d'un Orwell.A la base,il s'agissait d'un court-métrage de fin d'études autrement intriguant.En passant au long,Lucas se perd dans des considérations futiles,et étire à l'excès un scénario peu fourni,où malheureusement le manque de budget n'est pas compensé par la débrouille.La partie la plus réussie est celle de la fuite de THX 1138(Robert Duvall,sobre,voire éteint)à bord d'un dragster,à l'intérieur d'un interminable tunnel,et de sa sortie de cette gigantesque prison.La version director's cut rajoute quelques plans intéressants(les bestioles entre autres)et retravaille le son..L'atmosphère est étouffante dans ce monde de silence,blanchâtre,sans vie mais Lucas ne parvient pas à nous faire éviter l'ennui et les trop nombreuses scènes d'exposition.Un film précurseur,qui ne passe pas très bien le temps.
Quelle ne fut pas ma joie de trouver un film de George Lucas autre que Star Wars au Forum des Images, qui plus est en version Director's Cut. Ne le connaissant que de nom, j'y allais avec beaucoup de confiance. Mal m'en a pris.
Ce film de science-fiction d'anticipation est une réelle purge pour qui ne rentre pas dans le film dès le départ. Ce film, très abrupt dans sa mise en forme et dans ses quinze premières minutes, interminables, n'est à conseiller qu'à un public averti. Très intellectuel dans ses critiques contre la société (personnellement, je ne les ai pas comprises), le film trouve son rythme de croisière une fois que les deux principaux protagonistes quittent la prison blanche (partie aussi interminable que le début). Le seul point fort du film est l'interprétation, dominée par un Donald Pleasance des grands jours, parfaitement épaulé par le héros éponyme du film, Robert Duvall et par le troisième protagoniste, Don Pedro Colley.
Mais le tout est vraiment trop long, trop pénible, vraiment trop abstrait et surtout anti spectaculaire au possible, ce qui m'a totalement empêché de ressentir quelque chose pour le personnage de THX... Dommage.
Bof, j'ai peu été emballé par ce film, très froid (même si j'imagine que c'est volontaire de la froideur du film) et assez ennuyeux, même si son propos est plutôt convaincant. Le contexte décrit est très intéressant et assez complet. Tous les travers classiques que ciblent les œuvres de SF sont présentes dans ce film (la religion avilissant l'individu, la société de consommation, la police de pensée incarnée par des robots dépourvus de sensibilité et d'humanité, …), pour son époque, je ne crois qu'il y avait autant de films SF aussi exhaustif que ça. Malheureusement le film se perd un peu et devient, une fois le contexte présenté assez lassant. Il y a pas mal de longueurs dans la seconde moitié du film et au final, on retient (et c'est dommage) un film plutôt ennuyeux. Le casting est loin d'être mauvais pour un petit film expérimental avec ni plus ni moins que Donald Pleasance et Robert Duvall en tête d'affiche. Bon, le film a le mérite de lancer sur le terrain de la science-fiction la carrière du réalisateur à l'origine de la plus grande saga du cinéma.
L'un des plus beau film d'anticipation de tout les temps. Lucas est remarquable dans sa vision de notre futur, certes pessimiste mais tellement forte et triste à la fois. Ce film a en outre le mérite de ne pas avoir pris une ride.
Avant-goût de Star Wars ? Peut-être bien oui, si le film de Lucas n'aurait pas été aussi sérieux et de tout public. On retrouve le soin du réalisateur pour les décors, les costumes et les gros effets visuels, mais pour le scénario, c'est autre chose. La fin est trop brève pour en être une, surtout que le héros n'a pas retrouvé son amie même sil il s'est échappé de la base souterraine dans laquelle il était enfermé, menant à un conflit non résolu et donc non satisfaisant. Quelques bons plans sont à noter, comme les scènes dans la prison blanche et lumineuse, et la course poursuite dans les tunnels. Sinon rien de mieux.
L’œuvre, la première du réalisateur, est fascinante par le ton qu'elle adopte quand on connaît le bonhomme aujourd'hui. Et ce n'est pas étonnant, même si terriblement fascinant là aussi, quand on voit que George Lucas, bien des années plus tard, à décider de remanier ce film pour le rendre plus à son goût. Des rajouts de CGI affreux et des images numériques navrantes qui viennent plomber toute l'ambiance froide et singulière de départ. La première version, naïve, quelque fois peu captivante et un peu brouillonne, mais singulièrement dénonciatrice et révélatrice d'un esprit encore en proie à de grandes idéologies avec la volonté de porter un cinéma qui parle de la société, est radicalement dégradée par ces ajouts stupides - le mot est faible - et complètement inutiles. "THX 1138" est un bon film néanmoins, voire très bon, et une véritable curiosité lorsqu'on voit à quel point George Lucas a abandonné ce ton polémique, pourtant si indispensable dans le cinéma, pour se livrer sans honte aux plaisirs de la facilité et de la richesse. En soi, le film mérite d'être vu, son ambiance glaciale, aseptisée et mécanique, sans espoir et sans émotions est très touchante, et le luxe de voir jouer pour lui deux grands acteurs comme Robert Duvall et Donald Pleasence est probablement inespéré pour un premier film, mais on ne peut s'empêcher de regretter mille fois ce que Lucas en a fait et ce qu'il est devenu.