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Régis L.
9 abonnés
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5,0
Publiée le 21 septembre 2015
Un chef d'oeuvre. Le premier film de science-fiction de George Lucas avant sa saga Star Wars . On retrouve Donald Pleasance six ans après Le Voyage Fantastique.
En une poignée d'images, en quelques phrases, tout est là. La surconsommation est devenue obligatoire, les armoires de salle de bain sont devenues des pharmacopées entières, l'environnement est entièrement fonctionnel, aucune couleur vive, aucune originalité, jusqu'à se retrouver chauve pour ne pas se démarquer. Jusqu'à la religion qui s'est complètement déshumanisée, devenue machine (au sens propre) à conforter les hommes dans leur piètre existence. Un univers glaçant et dérangeant où les originaux sont internés. Alors oui, c'est une anticipation prévisible, mais c'est fait de manière tellement minimaliste et froide que THX 1138 est un modèle du genre.
THX 1138 : Et oui, avant d’être le célèbre son THX que tout le monde connais, il y a le film et plus particulièrement le premier film de George Lucas (il n’a pas fait que les Stars Wars ^^). Donc, on a le droit un a un film de SF d’anticipation assez spécial car j’ai eu vraiment du mal a adhéré. C’est qu’il ne ce passe pas grand-chose au début et on se demande ce que l’on fait la. L’univers est bizarre, les dialogues et les scènes peu captivantes et franchement, j’ai trouvé le temps long au début et j’allais mettre à peine la moyenne pour ce film. Heureusement que la fin rattrape un peu le film : avec la fuite et course poursuite de tout ça. Mais globalement, c’est très fade, dommage car il y avait d’excellentes idées et je pense qu’elles sont bien exploités car c’est ce que voulais George Lucas mais ça manque de rythme. Car, ce film critique la société qui pourrait être dans un futur proche, ou on serait constamment surveiller, avec pas de liberté et ou l’amour serait le crime ultime. Non, de ce point de vue la, le film est bien et maitrise son sujet. Et l’ambiance correspond bien au thème, une ambiance sans vie, blanche, sans couleur et très oppressante. D’ailleurs, la réalisation est assez astucieuse et bien menée, surtout pour un film à petit budget, George Lucas avait déjà de l’idée et un sens du 7 art. En plus, l’ambiance sonore est tous aussi soignée. Mais voila, c’est que on a du mal à accroché à tout ça, enfin pour moi donc c’est pour cela que je vous conseil ce film pour vous faire votre propre avis.
Énervant, excessivement long, voir même incompréhensible, le premier film d'anticipation de Georges Lucas insupporte plus qu'il n'inquiète. La succession de péripéties plus invraisemblables les unes que les autres dispersent le spectateur. Visuellement, THX 1138 brille plus pour son esthétisme que pour son message limite trop moralisateur. Largement dispensable à votre culture cinéphile, c'est navrant.
L'un des dix meilleurs films de SF. THX 1138 est du niveau de "2001 l'odyssée de l'espace". Une bande son d'une extrême sophistication crée une ambiance sonore hallucinante qui le rapproche à la fois de "2001" et de "Playtime" de Jacques tati. THX est donc certes une caricature de notre société moderne technomaniaque, mais c'est aussi une sorte de poème cinématographique ou les dialogues sont presque élevés, avec les bruitages, au niveau de la musique contemporaine à la Pierre Henry. Le monde de THX, qui tient à la fois de l'hôpital psychiatrique, de la centrale nucléaire, de la "salle blanche" et du camp de concentration est superbement déshumanisé et effrayant. La fin est inattendue et le suspense bien mené. Ce chef-d'oeuvre a moyennement marché à sa sortie. L'actuelle version "directors'cut", remise à neuf avec des ajoûts numériques (robots, voitures futuristes...) qui améliorent considérablement la version d'origine souffrant d'un budget limité, en fait un indémodable et un indispensable de toute DVDthèque de cinglé..
Un film de science-fiction dystopique particulièrement paradoxal avec d'un côté un univers visuellement splendide et impeccable, des acteurs comme Robert Duvall et Donald Pleasence qui livrent deux solides prestations, un message sur un monde totalitaire incroyable un peu dans la lignée des romans comme "Fahrenheit 451" ou "1984" et d'un autre côté une mise en scène sans relief, un montage plutôt malhabile et surtout un rythme terriblement lénifiant. Un film culte mais pénible à suivre.
Film vraiment bon, bien réaliser, bien jouer, avec un univers intriguant et unique. Ce qu'il y a de mieux c'est qu'il n'y a aucune réponse a nos questions et on peut donc s'imaginer tellement de possibilité que ça en ai jouissif. Bref film a voir rien que pour l'univers et la musique. Je ne m'attendais pas à un tel chef d'oeuvre venant de Georges Lucas!
Que dire ? George Lucas fait partie des plus grandes figures du show-business. Créateur des sagas Star Wars et Indiana Jones, producteur aisé de nombreuses superproductions, fondateur de sa propre société, c'est indéniable, Lucas traîne davantage l'image d'un homme d'affaire que celle d'un réalisateur. Emblème d'une partie des plus grosses franchises du cinéma, il a pourtant débuté sa carrière avec ce THX 1138, portrait d'une société futuriste régie par le totalitarisme, tout droit inspirée des plus grands romans d'anticipation qu'il est inutile d'énumérer. Un premier film commandé par Francis Ford Coppola, admiratif de Lucas pour son court-métrage Electronic Labyrinth THX 1138 4EB, dont il est la source.
Un gouffre réside donc entre le Lucas actuel et celui d'il y a quarante ans. Jeune réalisateur à l'époque, Lucas avait déjà ce penchant pour la science-fiction. A l'instar d'un univers complet, précurseur du space-opéra, il opte pour l'anticipation et le régime totalitaire avec notamment un décor blanc et monochrome, principal atout du film. En effet, il réside en ce vide visuel et émotionnel une richesse avant-gardiste saisissante. Lucas instaure en son film une ambiance des plus obsédantes et psychédéliques. Le caractère aseptisé de cette société future la rend d'autant plus oppressante, parfois alimentée par des airs électroniques intemporels, parfois dénuée de toute musique, accentuant ainsi avec entrain l'horreur humaine omniprésente et perpétuelle. Lucas ne mise pas sur le sensationnalisme, bien au contraire, il fait appel à la contemplation de décors réels spécifiquement choisis pour son film. Ainsi, tunnels autoroutiers, parkings souterrains, escaliers roulants servent à merveille le contexte, ce qui fait de THX 1138 une dystopie à la splendeur visuelle saisissante dotée d'un réalisme à couper le souffle.
Malgré toute l'entrave humaine et émotionnelle qu'impose le système, Lucas parvient à en faire ressortir toute la mélancolie de ses habitants. Cette ambiance stationnaire et ces cardages fixes laissent ainsi une véritable liberté aux acteurs. Les prestations de Robert Duvall et de Maggie McOmie font preuve d'une sobriété et d'une justesse saisissantes. Ils sont la parfaite incarnation de la révolte, au beau milieu de cette cité souterraine, elle-même allégorie des enfers. Il règne au sein de cette société un climat étouffant, l'asphyxie que procure ce sentiment d'enfermement mais, paradoxalement, cette crainte de l'extérieur inconnu. L'humanité vit bel et bien dans une atmosphère de souffrance, une civilisation aseptisée disposant d'une force de renseignement et de répression terrible où tout est surveillé au détail près dans le but d'éliminer toute pensée nuisible au système. Lucas développe à merveille la psychologie de ses personnages notamment grâce à son travail d'acharné pour représenter à l'écran et de manière si juste, cette dramatique contre-utopie.
Malgré son faible succès à sa sortie, THX 1138 est à juste titre considéré comme un véritable chef d'oeuvre de la science fiction, surtout lorsque la comparaison se fait avec d'autre piliers du genre tels que 2001 : L'Odyssée de l'espace, Blade Runner, Rencontres du troisième type ou encore Soleil Vert, des films bien plus conséquents en terme de budget. THX 1138 mérite donc largement ces éloges d'autant qu'il est l'un des rares à avoir conservé toute son actualité. Sa cohérence absolue et son caractère intemporel procurent angoisse et frissons, une telle perfection visuelle a de quoi ravir tout amateur du genre. THX 1138 est à mes yeux une des plus grandes expériences vécues en matière de science fiction, qui a été un déclic décisif dans ma découverte et ma passion pour le genre. Un film que je suis fier de louanger à travers cette critique qui, je l'espère, reflète tout l'amour que j'éprouve pour cette merveille expérimentale de l'anticipation.
Dans ce film à l'incognito immérité du grand public, Robert Duvall et Donald Pleasence font une prestation de très haut niveau. L'atmosphère hallucinante du roman original y est parfaitement reproduite. Georges Lucas s'est encore scratché en ajoutant des effets par ordinateur au film de 1971 alors que cela était totalement inutile. Sans ses additions purement commerciales, la version originale est un excellent récit de SF.
THX 1138 dénonce beaucoup de choses, la manipulation des masses, la religieux qui manipule, l'abrutissement des masses, le contrôle total de la société, l'état policier, la société de consommation etc ... Tout ces propos dénonciateurs sont bons, néanmoins le traitement du récit pour les mettre en œuvre est raté . Ambiance froide qui colle bien a l'univers mais récit d'un ennui ravageur, ennui de bout en bout, ou rien n'arrive vraiment a captiver et il suffit d'avoir deja vu un où deux films qui propose le même genre de dénonciation d'une société dictatorial-futuriste pour trouver ce film profondément gavant .
Je suis vraiment navrée pour les personnes qui considèrent le cinéma comme un divertissement et qui attendent qu'un film soit SEULEMENT un grand spectacle gratuit, surenchérit d'effets spéciaux dégoulinants et le plus souvent inutiles.. (peut-être afin de contenter une masse frustrée qui a besoin de se défouler à travers ce genre de vulgarité cinématographique.
Si science-fiction rime pour certains avec laser vert sur fond étoilé, et montage d'une rythmique gratuite et effrénée qui ne veut plus rien signifié, alors, en effet ce film ne répondra pas à leur attente. La forme réaliste du film passe par un futur imaginaire pensé par Lucas comme aseptisé et minimaliste En effet cet projection n'est pas très originale et pourtant c'est ce qu'on qualifie aujourd'hui chez LeroyMerlin de "design" (et qui semble d'ailleurs prendre place dans les nouveaux ménages).
Ce film est un manifeste qui détient une certaine poésie et des enjeux qui nous amène à penser les dérives actuelles. C'est SUBVERSIF et c'est ça qui est bon !
Et qu'on se le dise : apprenez un peu à Rêver, et laissez votre esprit petit Bourgeois dans vos chaussettes.
"THX onze trente-huit" est certainement un des meilleurs films d'anticipation SF des 70's. Le jeune George Lucas était alors un créatif réalisateur plein d'entrain et rebelle. Ca fonctionnera jusqu'à sa 1ère trilogie "Star Wars" avant que les millions de dollars à brasser n'aient raison de son génie. Venons-en à ce THX. La lenteur générale et les longueurs auront tôt fait d'endormir le 'djeuns' d'aujourd'hui, habitué aux blockbusters à 1138 images/seconde. Tant pis pour lui. Pour les autres, c'est l'occasion d'apprécier la vision alors futuriste de Lucas. Certes, tout ne tient pas debout dans le scénario mais cet univers aseptisé au possible est impressionnant et les dialogues des robots-policiers déroutants. Les acteurs principaux sont très bons, avec la participation de l'excellent Donald Pleasence. La B.O s'en sort bien, tandis que les mises en scène sont solides. Le rythme s'accélère sur le dernier 1/4 d'heure, avant de se conclure sur... spoiler: à vous de vous procurer le dvd ou le divx . Préférez la version d'origine au remaster. En 2014, il y a de plus en plus de caméras dans nos rues, internet est fliqué de partout, les chaînes de télé utilisent notre temps de cerveau disponible et il ne suffit pas de grand chose pour se retrouver au chômage ou en prison. C'est peu reluisant mais il y a encore beaucoup de boulot pour arriver au niveau de THX...