La Planète des Singes était à l'origine un conte philosophique cachée sous le récit de roman post-apocalyptique de l'écrivain français Pierre Boulle, datant de 1963. A peine cinq ans plus tard sort une adaptation d'Hollywood qui n'a pas résisté à cette histoire de singes prenant le dessus sur les Hommes. Le film de Schaffner restera dans les mémoires pour sa morale anti-nucléaire, et marquera le début du retour de la Science-Fiction au cinéma, et du film catastrophe. Un classique qui donnera lieu à quatre suites plus ou moins risibles, et plus ou moins engagées, qui ne resteront pas dans les mémoires. Une série ne contenant qu'une saison existera en 1974, mais restera un flop. Une série animée sortira un an plus tard, Return to the Planet of the Apes, et restera elle aussi un ratage complet. Ces multiples échecs laisseront la franchise en or en stand by, et on la crut morte pendant des années. Il y a certes eu en 1987, Le Temps des Singes chez nos amis nippons, mais le temps fera du film de Schaffner un classique de la Science-Fiction. C'est en 2001 que contre toute attente sortit une réadaptation (qualifiée injustement de remake, car la version de 2001 respecte bien plus le livre de Pierre Boulle que le film de 1967) du réalisateur gothico-fantastique Tim Burton. Le film décevra les fans de Burton, mais les amateurs de SF et du roman d'origine - comme moi - y trouveront leur compte dans ce blockbuster pleine d'action et avec une certaine philosophie non-négligeable. On annonce une suite, mais Burton la refuse. Le projet tombe à l'eau. C'est en 2009 qu'on entend de plus en plus parler d'une possible préquelle très proche de La Conquête de la Planète des Singes, quatrième volet de la saga des années 70. La réalisation est confiée au quasi-inconnu Rupert Wyatt, qui annonce déjà que, même si le film se rapproche plus du film de Burton que celui de Schaffner, il s'agit d'une préquelle à part, totalement détachée du reste, qui s'inscrit dans la mythologie et non dans la saga. Les singes sont créés pour la premier fois en images de synthèse (motion capture pour le coup, comme Gollum). Autant dire que même si on a pas affaire à un classique, ce nouveau volet est une claque : dénonçant l’esclavagisme, la maîtrise de la nature, les manipulations génétiques et l'Homme en général, le film réalise le pari insensé de se révéler supérieur techniquement et philosophiquement à celui de 1968. Il n'aura surement pas le statut de classique, mais a le mérite de le surpasser dans ces domaines. Mais le plus bluffant est sans doute le singe César : interprété en motion capture par Andy Serkis (qui a déjà interprété de la même façon Gollum, King Kong et le capitaine Haddock), le singe, comme les autres d'ailleurs, dégage un réalisme implacable qui donne déjà l'évidence que la motion capture fait un nouveau bond de géant dans le cinéma moderne. César est sans doute la meilleur création informatique depuis le Clu de Tron Legacy. Le film est bourré de scènes excellentes : on pense à la scène du "NON!", qui a donné suite à un silence terrifiant dans la salle. Pas un bruit. Le silence des spectateurs, pourtant nombreux, choqués par tant de réalisme et de perfection dans cette scène. Le film a certes ses défauts, mais dégage surtout, contrairement aux autres adaptations, de l'émotion. De la véritable émotion. Certes, le film critique la maltraitance des singes, mais livre un hommage excellent à la relation entre James Franco et César. La scène de la séparation finale est troublante de beauté. On a plaisir à voir Tom Felton dans un nouveau rôle de bad guy qu'il interprète à merveille. La Planète des Singes : les origines n'est peut-être pas un chef d’œuvre mais livre une claque resplendissante: un film qui choque, qui marque, qui fait même presque peur (pas une peur instantanée mais à long terme, comme Les Dents de la Mer). Techniquement parfait et révolutionnaire, scénaristiquement inventif, intelligent, engagé et émouvant, un excellent film à découvrir car il se révèle un enrichissement certain.
Un très bon retour aux sources de cette saga mythique du cinéma de science-fiction. Les acteurs sont très bon et les effets spéciaux INCROYABLES. A voir pour les fans de la saga ou pour la découvrir !
La Planète des Singes : Les Origines – Quand les singes deviennent nos maîtres
Un reboot de La Planète des Singes ? Ça sentait le gros nanar, le truc qui allait finir au fond de la jungle cinématographique. Eh bien, surprise ! Rupert Wyatt nous a pondu un film d’anticipation qui dépote, mélangeant divertissement pur et innovation technologique. Oui, même César aurait été bluffé.
Dans ce laboratoire, on pense trouver la cure pour Alzheimer, mais on crée juste un futur chef de guerre poilu. César, le chimpanzé prodige, découvre l’intelligence et, spoiler alert, il n’aime pas les humains ingrats. Imaginez Einstein avec des poils et un sérieux goût pour la rébellion. Le scénario nous plonge dans cette montée en puissance simiesque qui va vous clouer au siège.
Après le flop de Tim Burton en 2001, on n’en attendait pas grand-chose. Mais avec un petit budget de 93 millions, ce film nous emmène loin, très loin. Ça commence lentement, mais la claque arrive. L’histoire de César est captivante, moderne, et le tout est enrobé dans des effets spéciaux qui feraient pâlir Tony Stark.
Andy Serkis est à la motion capture ce que Mario est à Nintendo : incontournable. Gollum, King Kong, Haddock... le mec sait tout faire. Ici, en César, il est magistral. Les expressions, les mouvements, tout est réaliste à un point où on oublie que c’est de l’animation. Franchement, donnez-lui un Oscar ou au moins une banane en or.
Les scènes d’action sont rares mais marquantes. Pas de surenchère explosive façon Michael Bay, juste ce qu’il faut pour rester crédible. Mention spéciale à la bataille sur le Golden Gate, où les singes montrent qu’ils peuvent botter des fesses humaines. Et le tout sans un milliard d’explosions inutiles. Bravo Rupert, tu gères.
En 2011, La Planète des Singes : Les Origines nous a surpris, émerveillé et prouvé que les reboots peuvent être réussis. Avec un scénario intelligent, une réalisation impeccable et des performances inoubliables, ce film a ressuscité une franchise moribonde. César, on t’aime, et on t’attend pour la suite. Allez, un petit « Noooooon » pour la route ?
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Totalement fidele a l'esprit du mythique film original avec de nombreux clins d'oeil, ce film est une totale reussite avec un scenario original tres bien construit et une montee en tension jusqu'au moment fort et symbolique ou Cesar parle et dit non. La technique et la capture de mouvements sont au rendez vous pour rendre ce film talentueux, efficace et spectaculaire. Le jeu des acteurs est tres juste et on retrouve avec plaisir Freida Pinto. Un tres beau divertissement digne de figurer dans cette saga filmographique culte.
Rebooter la Planète des Singes ? Il fallait énormément de culot pour le faire. Et bien Rupert Wyatt a relever le défi haut la main ! Plus qu'un reboot, une renaissance, la Planète des Singes les Origines est un mélange subtil d'intelligence, d'émotion et de grand spectacle. Une histoire intelligente et passionnante sur la montée en puissance d'un chimpanzé et de son espèce. Bourrée de clins d’œil au reste de la saga, ces origines ont pour principales atouts les acteurs, et surtout un acteur en particulier : Andy Serkis (alias Gollum, alias King Kong, alias Capitaine Haddock, etc...), l'un des acteurs les plus doué de sa génération. Mais le reste du casting reste brillant, avec le très convaincant James Franco, la très belle Freida Pinto (qui ne sert quand même à rien dans le film, avouons-le) et un Tom Felton qui a réussit à se démarquer de son rôle de Drago Malefoy dans Harry Potter. Les effets spéciaux signés Weta, la société de Peter Jackson, sont tous simplement époustouflants, nous offrants des singes d'un réel fou. La réalisation est aussi très belle, la musique est magnifique et certaines scènes valent à elles seules le visionnage tant elles sont intenses (spoiler: le ''Non'' de César ) et épiques (spoiler: l'assaut final des chimpanzés sur le Golden Gates Bridge ).Mais ce qui domine durant la majeure partie du film, c'est l'émotion, notamment durant le final. Un projet au départ casse-gueules mais qui a pourtant été réalisé avec talent et passion. Grandiose, l'un des meilleurs films du genre.
très bon film , le premier de la nouvelle saga qui nous racontent comment tout a commencé ! l'expression et l'émotion que dégagent les singes est exceptionnel et notamment César , grosse performance 16/20
Alors que le remake raté de Tim Burton semblait avoir enterré la saga de La Planète des singes, ce reboot/prequel ne partait pas sous les meilleurs auspices. Et pourtant... C'est une vraie claque. Rythmé, émouvant, captivant,... Les qualificatifs élogieux manquent pour parler de ce blockbuster intelligent qui ne donne envie que d'une seule chose: voir la suite (que nous prépare Matt Reeves).
Ce film de Rupert Wyatt est assez inattendu. La plupart s'attend sûrement à un film d'action qui montre uniquement la révolution des singes face à l'homme qui est désormais vulnérable. Mais il n'en 'est rien. La planète des singes: les origines mérite bien son titre. C'est en effet, le tout début de la révolution. Tout commence avec celui qui révolutionnera les autres, bébé. James Franco - qui joue d'ailleurs très bien dans le film même s'il se fait voler la vedette par Andy Serkis - décide de l'élever suite à la mort de la mère du jeune chimpanzé. Avec le produit développant les capacités intellectuelles dans les gènes, le jeune singe va grandir intelligemment et avec une conscience. Il se sentira trahi par les siens - les hommes au départ - et se sentira par la suite, obligé de mener à bien une révolution. Tout le film porte uniquement sur ça, il n'y a que les 20 dernières minutes qui sont remplies d'action. C'est un film qui m'a assez surpris par son originalité et sa présence. On n'est pas vraiment sur le point de réclamer une suite tellement celui-ci est doté d'une certaine humanité qui pourrait être gâchée par une suite qui n'enchaînerait que les scènes d'actions. Rupert Wyatt décide donc de livrer un petit conte philosophique plutôt bien, joliment mis en scène, au lieu de se tendre vers de la science fiction apocalyptique. Un bon film.
Moi qui n'est pas un fan de la saga de Planète des Singes, j'ai quand même décidé d'aller voir ce film qui est soit un reboot ou un remake, je n'en sais rien, mais peu importe. Ce reboot ou remake de Planète des Singes est génialissime. James Franco est parfait dans son rôle, surtout Andy Serkis jouant la rôle de César, est tout simplement incroyable dans la peau du singe, il mérite vraiment un prix ce Andy Serkis. Les effets spéciaux sont tellement bien faits qu'on aurait dit des vrais chimpanzés. Vivement une suite, car j'ai adoré ce film. Un Chef d'Oeuvre, 5/5.
Voilà l’un des meilleurs films de cette année, qui pourtant n’a pas vraiment marqué le box office français (1 321 648 millions d’entrées). C’est donc avec appréhension que nous avons acheté ce ticket de cinéma. Et pourtant, pendant l’heure et demie passée dans cette salle obscure, nous n’avons pas décroché une seule seconde: tout était parfait ! Après la projection, on a du mal à réaliser que l’on vient de voir un film aussi sensationnel ; il s'agit là d'une grande leçon d’humanité. Les scènes sont magnifiques, pleines d’émotions. le personnage de César (mené par Andy Serkis) est très touchant avec sa personnalité si particulière, ressentant des choses que seul les humains peuvent comprendre : on s’identifie totalement à ce protagoniste, de son envie de liberté jusqu’à la révolte qu’il organise. Même si les singes volent la vedette aux êtres humains durant toute la pellicule, nous pouvons féliciter le jeu d’acteur de James Franco, John Litghow et Tom Felton. Les effets spéciaux, la musique, le scénario, tout colle, pas un défaut ! On ne tombe pas dans le cliché. Bref, la Planète des singes : les origines est un film humaniste et spectaculaire qu’il faut avoir vu !
Excellente surprise avec ce film humaniste ! Très bon scénario avec des effets spéciaux au top pour montrer des émotions rien que dans le regard. Très belle interprétation de James franco dans un film dont j'espère vraiment une suite. Un très bon moment.
Hollywood nous gâte ! Une semaine après l'excellent SUPER-8, voici La planète des singes, les origines. La série doit compter maintenant 7 opus. Disons d'emblée que ce film se place parmi les meilleurs du thème, à égalité de qualité de réalisation avec ce qu'on fait Franklin J. Schaffner en 1968 et Tim Burton en 2001. Le scénario est inventif, remarquable d'intelligence, évitant à la fois les pièges et la facilité. Les effets spéciaux sont époustouflants et la bataille de Golden Gate Bridge devrait rester dans les annales. On est scotché. Excellent ! Ah, au fait : l'apparition du générique de fin ne marque pas la fin du film, restez trois minutes de plus dans votre fauteuil...
La planète des singes est un film qui demeure malheureusement à la surface des choses pour se concentrer sur les prouesses de la technologie d'imagerie de synthèse. Toutefois, les origines du soulèvement est assez bien amené avec la question du travail sur la recherche d'un traitement contre la maladie d'Alzheimer, d'ailleurs la relation entre le personnage de Will et son père est assez touchante. Cependant l'intrigue se perd vite dans le mélo à 3 entre Will, son (trop) aguicheuse fiancée et César ... le temps est alors assez long ! Dans ces séquences, et bien que le jeu de l'acteur qui joue César mérite un vrai coup de chapeau, on a parfois l'impression de plonger dans un film d'animation, et là où le réalisateur veut humaniser les primates, le film perd en crédibilité et en réalisme. Lorsque la question du soulèvement et de l'affrontement se pose contre les humains, on reste à la surface des choses, la réflexion se limite au conflit basique entre l'Homme et la bête humaine qu'il a créé et dominé à outrance. L'impression d'ensemble est toutefois relevée par une fin plutôt réussie où se pose notamment la question de la captivité animale.