Avis : La Planète des singes : les origines - Page 6
La Planète des singes : les origines
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CDRIX C.
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3,5
Publiée le 29 mai 2015
Très agréablement surpris par ce prequel qui laisse le temps aux personnages de se développer. Des effets spéciaux pour la plupart assez réussis et un James Franco à la hauteur de ce film de bonne facture.
Cette fois on revient aux origines de la saga culte, scénario intense, combats spectaculaires, émotion, frisson et grand spectacle. C'est le blockbuster de l'année. Vivement la suite.
Un divertissement d'excellente facture en tout point de vue. On prend beaucoup de plaisir à suivre James Franco, très bon dans son rôle, ainsi que le fameux César, incarné par Andy Serkis, spécialiste de ce genre de rôle. Grâce à lui, on s'attache très vite au jeune César et, à travers ses expressions, on parvient presque à le comprendre. Les singes paraissent réels tellement les effets spéciaux sont géniaux, notamment pour les scènes d'action. Le scénario, lui, est cohérent et sans bavure. Vivement le second volet!
Une origine sans qualité... L'acteur James Franco à beau être là, il servira peu tout comme le scénario qui lui se pose sur une rallonge vide d'intérêt. Freida Pinto trop peu d'apparition dans le film pour ne pas dire même qu'elle passe carrément inaperçue. Que dire des singes ! Le tout jeune César pas de quoi se faire un plein ventre de banane. Le spectateur suit son évolution pour après être enfermer dans un seul lieu dont la clé ferme considérablement le compte rendu. Ensuite les effets numériques motion captures sont pas cent pour cent parfait. L'action est molle, faut attendre la fin pour que cela bouge mais au final rien de stimulent. On nous vends que les peaux de bananes. L'origine des singes restera le tout premier volet avec Charlton Heston.
Pour moi la meilleure "Planète des Singes" cinématographique reste la première en date (Franklin Schaffner, en 1968). Que penser de ce nouvel opus (après les "sequels" - ou "prequels" - de 1970 et 1971, et le remake de Burton en 2001, tous plutôt décevants) ? Cette deuxième réalisation du britannique Rupert Wyatt (son premier "long", "The Escapist" étant inédit en France) a la perfection technique hollywoodienne requise, mais la ligne scénaristique (en dépit d'une louable volonté d'éviter les effets spectaculaires à tout prix, en développant donc en amont des scènes à faire l'histoire édifiante de la famille Rodman, "César" compris) manque singulièrement de fantaisie : dommage. Divertissant que ce "Rise of the Planet of the Apes" ; espérons que l'évidente suite à prévoir soit plus imaginative dans le fond, et toujours aussi bluffante dans la forme !
Pierre Boulle doit se retourner dans sa tombe. Son œuvre a été absorbée et entièrement dénaturalisée par l'industrie de spectacle hollywoodien. Le film est un ramassis de clichés et une mauvaise blague de film "révolutionnaire". Destiné à un public familial et certainement ignorant de l’œuvre de Boulle, Wyatt réussi le coup de maître de porter définitivement atteinte au cinéma. Tout est grotesque: la recherche scientifique motivée par l'argent et la gloire; un fils qui veut surtout soigner son père (volonté d'individualisation de la société); les scènes "émotives" à coup de violons, cymbales et trompettes. La cruauté des hommes envers les animaux sert finalement de prétexte enfantin pour que des singes génétiquement modifiés se "rebellent". Le scénario aussi ne déroge pas à la règle du classique: une intro de 30 min, dénouement et fin. La fin, justement, qu'on attend avec impatience tout en ce demandant comment elle va être justifiée. Dommage, car elle ne l'est pas. Pour ne pas heurter le gentillet spectacle familiale, les producteurs ont opté ne pas la montrer, mais la suggérer lors de la générique de fin, en schématisant un virus se propageant sur la terre, via les couloirs aériens. En vidant l’œuvre de Boulle de toute sa portée philosophique, Hollywood rabaisse le divertissement à un niveau indigne: le spectacle vide de sens, qui parle pour ne rien dire. Et, fatalement, la révolte des singes n'est pas l'aspiration des êtres intelligents à leur liberté; mais uniquement la vision manichéenne typiquement américain: le combat simple et abruti entre les gentils et les méchants.
Je ne comprends pas l'engouement autour de ce navet. Tirs nourris dès l'ouverture du film. Des singes singeant l'humain. C'est pathétique tout en frisant parfois l'extrême ridicule.
"La Planète des singes" est encore une fois adapté au cinéma, mais cette fois-ci, nous avons le droit à un prequel. L'idée est intéressante et les créateurs ont réussi a bien l'exploité pour en faire un scénario de bonne qualité. On peut quand même noter quelques imperfections scientifiques et des messages qui manquent de subtilité. Les acteurs sont plutôt bons et on peut applaudir Andy Serkis qui montre la performance capture est plus intéressante que la 3D basique. Les effets spéciaux sont bons tous comme les scènes d'action, brillamment réalisées. Bref, un bon diversement et une introduction à l'oeuvre de Pierre Boulle.
Le vaccin qui tourne mal, combien de fois les mauvais studios américains nous l'ont-il injecté ? A force de les subir, la seule vaccination dont nous aurions besoin serait celle contre les blockbusters périmés. Sorti il y a peu, Les origines de la Planète des Singes a déjà vieilli. Le décor est pauvre, et les singes ne sont que des images de synthèse sans charme. Andy Serkis, en chimpanzé, est bien meilleur que que Tom Feldon en petit con sans nécessité, et que James Franco dont le jeu est convenu. Cela devient vite insupportable, surtout que le scénario est attendu, banal, et manichéen. Il s'offre aussi le luxe d'incohérences : comment se fait-il que des singes qui n'ont pas inhalé ce foutu gaz vert rejoignent les autres dans leur révolution ? Et pour les biens du grand spectacle (plutôt stupide), il fallait qu'ils paraissent bien plus nombreux une fois dehors, même s'il n'en étaient pas le dixième dans leurs cages... En 2011, la Planète des Singes prend un mauvais départ. En 1968, elle est devenue bien plus intéressante, et malgré son âge avancé, l'esthétique, le jeu, et la réflexion véhiculée par l'oeuvre, sont bien plus passionnantes que cet ersatz-reboot décérébré.
La planète des singes est aujourd’hui un élément culte de science-fiction. Mettant en œuvre une humanisation des primates pour à la fois rappeler notre bestialité animale mais également pour montrer ce qui fait de nous des hommes, la saga est morte en 2001 avec le film de Tim Burton, un incroyable navet qui n’est qu’un argument de plus pour prouver que Burton n’est pas le réalisateur génial qu’on nous vend (l’a-t-il été ?). Vient alors La planète des singes : les origines. Reboot complet, il se dresse comme une lueur d’espoir.
Avec un nouveau départ viennent de nouvelles orientations qui sont très clairement ressenties. L’homme n’est plus au cœur du problème, c’est le singe qui intéresse le plus. En cela, le film franchit une nouvelle barrière, s’ouvre sur un autre univers. Il est bien question ici d’un animal, mais son parcours va l’amener à devenir de plus en plus humain. On ressent alors une évolution, comme si les singes devenaient supérieurs aux humains. Ces derniers apparaissent d’ailleurs à un stade d’anti-évolution, où les limites de l’éthique sont vite oubliées face aux enjeux qui suivraient de leur transgression. Il est d’autant plus juste que lorsque le film analyse notre rapport à l’animal, l’homme se prenne pour le maître incontesté, et chutera bien vite de son piédestal. Nous retrouvons constamment cette opposition entre Homme et Singe. Au début, les scènes montrant les humains sont plus nombreuses, puis petit à petit, la caméra se focalise sur César (singe, personnage principal). D’ailleurs le film procède à un beau parallélisme dramaturgique entre Will (humain qui a recueilli César) et ce même César. Là où le premier essaye de conserver son humanité en ne tentant pas d’alimenter la folie des grandeurs humaine, il est abandonné par ses semblables et permet au deuxième de créer une solidarité apparaissant comme primordiale à la survie d’une espèce. Ainsi le fossé se creuse entre humains et primates, ces derniers étant menés par un César très riche.
La performance en motion capture d’Andy Serkis est bluffante car elle laisse voir toute l’humanité dont fait preuve son personnage à travers un champ d’émotions variées. Que ce soit dans l’expression corporelle ou faciale, les studios Weta Digital ont fait honneur au jeu de Serkis de bien belle manière. Ce que vit le chimpanzé est rendu encore plus réel, provoquant un attachement pour cette créature qui n’a d’animale que l’apparence. Les autres acteurs ne font pas non plus de la figuration, et si une belle brochette est présente (Freida Pinto, John Lithgow, David Oyelowo…) le plus touchant est James Franco qui arrive à exprimer un pessimisme gracieux ainsi qu’une amertume envers les membres de sa propre espèce, ce qui n’est que bénéfique à l’opposition entre lui et César.
Évoquons à présent la réalisation de Rupert Wyatt. Cette dernière, très bien pensée, ne fait qu’achever magistralement une histoire prenante. De nombreuses idées font mouches, témoignant d’un style qui a su s’adapter au scénario, rendant ce dernier encore plus fort. Nous comprenons des choses, on nous en raconte d’autres, et nous les retrouvons toutes dans les choix de mise en scène. Une des étapes de l’empathie envers César constitue en des plans qui adoptent l’angle de vision de ce dernier. Il y donc une vraie relation qui se crée entre le spectateur et le primate. Au fur et à mesure, les plans montrant l’oppression, et à fortiori la révolution de César, impactent pour nous proposer le soulèvement comme une évidence, aidée par la force croissante de la réalisation qui propose des travellings pour mieux incorporer cette idée de progression et d’avancée. Cela est encore plus accentué par le fait que la caméra se rapprochera toujours davantage de César, le positionnant de plus en plus au centre à mesure que l’histoire avancera. Il y bien d’autres choses puissantes dans la réalisation, comme les plans représentant la solidarité simiesque ou le dernier acte montrant l’opposition entre singes et hommes, donnant inévitablement lieu à une résolution belliqueuse. Mais ce qui est plus profond encore reste dans doute la quête de liberté de César. Au départ enfermé, tenu en laisse, emprisonné, cette liberté va devenir son but, aussitôt qu’il partagera la souffrance de ses semblables. Et la mise en scène s’avèrera d’autant plus tonitruante que cette quête de liberté gagnera en puissance. Ainsi tout s’agence pour rendre l’enfermement plus réel, on film en intérieur, avec César, pour ressentir l’oppression de l’homme, jusqu’à arriver au moment où tout bascule, où la relation dominant/dominé est bafouée d’un revers de main et représentée de telle manière qu’on assiste à une scène culte.
Par ailleurs les compositions de Patrick Doyle s’accordent avec le grandiose qui se dégage du film. Elles retranscrivent même parfaitement l’idée de révolution à travers des crescendos (le morceau « Cookie ») et la sensation de liberté faisant frissonner de par les élans de violons géniaux (« Off you go » et « Caesar is home »). De ce fait, le film ne devient pas une vulgaire dénonciation des méfaits de l’homme, mais plus un discours sur la liberté comme besoin de l’humanité. Tim Burton et Helena Bonham Carter ne nous manqueront pas.
Si on dit du remake de Burton que ce n’est qu’un blockbuster banal alors ce préquel c’est quoi ? Franchement, que des images de synthèse et de l’action. Certes on va me dire qu’il y a un peu de réflexion, heureusement sinon James Franco serait pas venu, et c’est clairement le seul attrait du film. Et un long métrage qui mise tout sur une star c’est souvent quoi ? Un blockbuster, surtout si ça pète dans tous les sens, ce qui est un peu le cas à la fin. D’ailleurs cette « réflexion » c’est plus des longueurs dans un rythme lent, dénotant avec la fin, qu’une tentative de philosopher sur la condition humaine et notre rapport avec les animaux, l’instinct, la nature etc. Puis ok les effets spéciaux sont bons, la musique pas trop mal, le montage passe, la vf aussi, mais le scénario… Déjà quel besoin de faire ce préquel ? Oui un manque d’idée patent à Hollywood mais à part ça ? Nous expliquer comment on en est arrivé à « la Planète des Singes » ? Le mystère était bien mieux, puis la cause est tellement bête… Un sérum, le singe est intelligent et voilà, ça fait tout, ouah c’était recherché ça, la rébellion s’explique tout de suite là, de même que son succès. Il fallait soigner l’histoire d’autant plus qu’on en connaît la finalité, donc nous étonner aurait été plus non négligeable. Faut croire que miser sur le cachet d’un acteur et tenter de copier Michael Bay est plus rentable.
Un film divertissant et agréable à regarder qui s'adresse à tout public. On ne peut que ressentir de l'empathie par rapport à ces pauvres animaux mais aussi de l'intérêt face à cette histoire qui laisse songeur et dont on a hâte de voir la suite!