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Un visiteur
4,0
Publiée le 17 février 2015
Casting 5 étoiles pour un film 4 étoiles ! Rares sont les films à aborder le thème de la finance pure et plus rares encore sont ceux qui en font un sujet intéressant. Il y a eu Wall Street, il y a maintenant Margin Call. Librement inspiré du déclenchement de la crise financière de 2008 et de la faillite de la banque d’affaires Lehman Brothers, le premier film de J. C. Chandor est une franche réussite. Ce drame en quasi huis clos s’intéresse à des personnages plongés dans des bouleversements qui vont les dépasser et les mettre sous pression constante. L’occasion pour eux de se révéler sous leur vrai jour. Pour représenter cette galerie de personnages, le film est servi par un superbe casting : Zachary « Spock » Quinto, Paul Bettany, Simon « Mentalist » Baker, Kevin Spacey, Jeremy Irons, Demi Moore et Stanley Tucci. Certains sont cyniques, d’autres protecteurs. A chaque niveau hiérarchique, une préoccupation différente : avenir personnel, avenir de la boîte, salariés, économies personnelles, dividendes des actionnaires… Autant de chocs à prévoir ! Le sujet n’est en rien un frein à la compréhension puisque tout est expliqué sans que cela soit forcé pour autant. Néanmoins, il faut quand même avoir quelques bases en économie et se souvenir un peu de la crise pour comprendre quelques termes techniques : actifs toxiques, seuil de profitabilité, intérêts, etc. Mais rien d’insurmontable. Les relations qu’entretient chacun des protagonistes avec les autres permet au film de ne jamais se répéter et de toujours aller de l’avant. Certaines discussions sur la finance sont très intéressantes (scène sur le toit) et amènent à réfléchir. Ça ne fait pas de mal de temps en temps. La réalisation de J. C. Chandor est sobre mais efficace. Pour un premier film c’est déjà un succès !
La crise financière frappe une banque américaine et on suit les différents protagonistes pendant les quelques heures ou tout à basculé pour eux. "Margin Call "se présente comme une tragédie grecque où l'on voit les caractères se révéler au fur et à mesure que le dénouement approche. Les interprètes sont impeccables. Seul le ton et le style trop cérémonieux alourdissent un peu trop l'ensemble.
La dernière nuit de traders, avant le crash boursier et la plus grosse crise économique du monde capitaliste.
Il s'agit d'un film catastrophe sur ceux qui ont permis la terrible crise que tout le monde connait puisqu'elle touche tout le monde.
Des gens comme n'importe qui, qui s'amuse à manipuler le marcher.
Après la terrible découverte d'un employé qui vient de se faire virer les grands patrons paniques et demande à leurs chiens de vendre des actifs à tout va .
Ce que montre très bien ce film c'est que ce sont bien les grandes firmes qui dirige le monde et c'est juste quand ces firmes s'écroulent que le monde entier s'en rend compte.
Il y a une scène assez subtile d'ailleurs avec Simon baker et Demi Moore qui parlent de ce qui est en train de ce passer dans un ascenceur alors qu'une femme de ménage se trouve entre eux deux et ils l'ignorent totalement.
La réalisation n'est pas des plus brillantes, elle est juste parfaitement adapté au sujet, mais il n'y a aucune subtilité.
Le style de mise en scène se rapproche un peu de ce que fait Soderbergh.
Bons dialogues. Une photographie assez sombre de bon usage.
Pour un premier film c'est du bon travail.
La guerre c'est plus les champs de batailles.
Le réalisateur peu aussi remercier son casting qui est doté d'acteurs qui ont une belle présence devant la caméra et je fais surtout allusion à Spacey.
Pour son premier long-métrage, J.C. Chandor frappe un grand coup en livrant un thriller maîtrisé dans les coulisses de Wall Street. Le cinéaste américain opte pour une mise en scène épurée, sans esbroufe, qui plonge le spectateur au cœur de l'action et met surtout en valeur les différents acteurs. Ces derniers forment un casting d’exception et brillent tous par leur justesse en s'affrontant dans des joutes verbales de haute volée. Cela faisait longtemps que je n'avais pas entendu d'aussi bons dialogues et l'écriture du film est d'ailleurs globalement excellente. Pas de doute, "Margin call" est un superbe film qui décrit avec beaucoup de réalisme l'horreur du monde de la finance et dresse ainsi un constat édifiant sur l'état de notre monde à l'heure de l'ultra-libéralisme.
«Margin Call» raconte les 24 heures précédant la précipitation d’une banque d’investissement vers une banqueroute irrécupérable. On pense forcément à Lehman Brothers ou encore à Goldman Sachs pour ne citer que ces deux-là, au moment de la crise financière de 2007-2008. Avec quasiment aucune image des salles de marché en pleine effervescence et en ignorant les effets sur le monde extérieur d’une telle débâcle. le réalisateur J.C. Chandor privilégie avant tous les rapports humains au sein même de la firme et l’impact des décisions prises sur eux-mêmes. Beaucoup de dialogues donc, pas des plus intéressants pour les non-initiées au jargon technique spécifique. Par contre, le casting est brillant : Kevin Spacey, Paul Bettany, Zachary Quinto (par ailleurs producteur), Simon Baker, Demi Moore, Stanley Tucci et l’excellent Jeremy Irons, dans le rôle glaçant du CEO, dont les derniers propos sont particulièrement édifiants par leurs réels cynismes.
"Margin Call" est un formidable film de gangsters, où l'on se demande à chaque instant qui va survivre. Sauf qu'ici, la mort est symbolique: tu es mort si tu perds ta position dans la hiérarchie de la banque d'affaires. spoiler: Ainsi, en moins de deux jours, la Crise financière de 2008 va générer un terrible jeu de massacre parmi les traders.
J.C. Chandor signe une somptueuse tragédie, dans laquelle chaque humain (quelle que soit sa situation) est esclave du système capitaliste, et n'agit que dans le but d'avoir la meilleur place, et le meilleur pactole. Dans une mise en scène ample et précise, et soutenus par de magnifiques dialogues, les acteurs sont absolument remarquables. Signal d'alarme d'un monde malade, "Margin Call" est sûrement un chef-d'oeuvre.
Vraiment extrêmement déçu, les acteurs sont bons, mais le scenario est vraiment plat, il n'y a absolument aucun rebondissement, on attend sans cesse qu'il se passe quelque chose, et soudain arrive le générique de fin...
Cette plongée intimiste dans le monde de la finance compense son léger manque de rythme par un scénario et une intrigue captivantes ainsi qu'un jeu d'acteur crédible (pour des personnages aux profils bien fouillés), en particulier Kevin Spacey et Jeremy Irons parmi les plus convaincants du casting. Un bon film du genre.
Dans un univers sobre J.C. Chandor explore la psychologie des protagonistes de la crise financière de 2008. Nous sommes dans les bureaux d’une des plus grosse firme de la finance de New York, un cataclysme financier s’annonce, ils n’ont que quelques heures pour se débarrasser des actifs toxiques. L’équation étant posée, quelle décision prendre ? Comment forcer les traders, à travers la hiérarchie, à faire ce sale boulot pour sauver la tête du boss ? Décision à risque puisqu’il s’agit de se déshonorer pour sauver sa boîte et par la même sauver sa propre tête. Le big boss, lui, achète tout et tous pour se couvrir, c’est cynique mais c’est la réalité. L’argent peut tout ! Mis à part Simon Baker et Demi Moore, que j’ai trouvé hors du coup, le casting est parfait. Pour un premier coup, c’est un coup de maître, le sujet est parfaitement maîtrisé, pas d’affolement, le cynisme fait son œuvre en toute impunité. 4 étoiles.
JC Chandor débarquait en 2012 avec ce Martin call, film sur le krach boursier de 2008, doté d'un casting 5 étoiles (Kevin Spacey, Jeremy Irons ou Zachary Quinto entre autres), et filmé comme un thriller. Le film devient vite captivant une fois lancé (d'ailleurs il est un peu lent à démarrer), car la tension est palpable, et le plus important : il ne juge pas ces gens, il montre Wall Street à travers différents points de vue : celui du viré, de l'ambitieux, du cynique ou du désabusé, et la fin pour cela est parfaite. La mise en scène est également maitrisée, peut-être manque-t-il une BO (mais bon, je chipotte). Un thriller boursier lent à démarrer, mais efficace une fois lancé.
Un énorme casting au service d'un scandale aux allures surnaturelles et pourtant bien réel. Le risque de la super-production qui aurait tendu vers une caricature wallstreetienne était grand. Mais J.C. Chandler parvient dès son premier film à nous livrer une version aussi douce que violente des évènements de cette nuit de 2008, où une poignée d'hommes (et une femme) tient le sort de millions de gens entre ses mains... et serre le poing pour en tirer tout le jus jusqu'à la dernière goutte. Le choix de l'espace (quasi huis-clos), du temps (24 à 36h) et du nombre de personnages impliqués rendent compte de la simplicité des évènements, partout ailleurs décrits comme extrêmement complexes. Les décideurs ne sont pas des génies, mais des hommes pour qui les intérêts particuliers surpassent toute notion de morale ou d'éthique. La désinvolture à son paroxysme confrontée à un début de prise de conscience pour d'autres. Bienvenue dans l'univers du grand banditisme moderne !
Un rendu assourdissant, qui nous plonge dans un malaise permanent, avec des licenciements qui semblent être majeurs dans un premier temps puis, on en vient à relativiser face à l'enjeu de la situation. Le film formate l'esprit, bouscule méthodiquement nos certitudes personnelles en nous présentant de façon très précise les doutes de chaque personnage et leur réaction propre, bien que multiple face à la décadence du monde et de sa finance. Cette dernière nuit d'un autre monde est sublime, comme le casting qui révèle une volonté de précision, dans l'évolution permanente des lieux, amorcés comme un théâtre pour isolé l'impact psychologique de chacun, avec des explications claires, le tout devient - malgré des longueurs en cette longue nuit - limpide et très appréciable.
Malgré une tentative de faire du grand public, comme s'il fallait expliquer la crise de 2008 à un enfant, on ressort légèrement sceptique de ce thriller entre traders et banquiers. Un peu plus de didactisme aurait été bénéfique.
L'ambiance instaurée est une réussite grâce à une musique parfaitement disséminée et des acteurs saisissants. Une nuit lourde qui lève le voile avec brio sur un des nombreux rouages du monde des transactions. Premier film excellent.