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Un visiteur
2,0
Publiée le 18 mai 2012
C'est rare de sortir du visionnage d'un film et de n'en avoir aucune opinion. Bon signe ? A vous de vous faire la vôtre, avec un minimum de connaissances économiques et boursières...
Il ne faut pas voir "Margin call" et penser que Wall Street n'aura plus de secrets pour vous..... On décortique "la volatilité" des finances. On comprend que si 'tout le monde veut acheter", ça monte et on s'enrichit....très vite Par contre, si le produit proposé ne trouve pas acheteur, ça "s'effondre".très vite... mais bon, même les cadres supérieurs de notre histoire, ne maîtrisent pas grand chose.....et c'est là le problème... Les rouages sont décortiqués mais c'est le cynisme, l'arrogance, le jusqu'auboutisme qui sont mis en lumière... L'homme est broyé par l'entreprise; c'est compliqué à souhait mais ça se suit comme un polar; ce ne sont que dialogues et pourtant il y a une tension...c'est un grand film, façon tragédie grecque.... Chacun des personnages est intéressant. La mise en scène n'est pas originale et pourtant, un montage efficace, un savoir faire de vieux routier, pour un premier film. Et surtout, des problèmes humains....la soif de pouvoir ? jouer avec l'argent ? Du haut du building, enfermés dans leur tour (d'ivoire?), ils dominent le monde....très provisoirement !!! Des scènes formidables qu'on a vu souvent, mais pas avec cette force..... Au début du film, quand le cadre est licencié sur le champ; affaires personnelles dans le petit carton, téléphone portable suspendu....symboles de "l'homme déchu".....
Quand s’affiche le générique de fin, c’est une impression étrange qui m’a habité : l’impression d’avoir assisté à un bon film, qui ne m’a jamais largué en route avec ses termes compliqués (contrairement à ce que j’aurais pu craindre), d’avoir assisté à très bon numéro d’acteur mais aussi l’impression d’un film qui n’est pas allé au bout de sa logique, qui s’est arrêté à mi-chemin de la dénonciation du système, qui n’a pas vraiment osé… Le film est rythmé, sans vraiment de temps morts et fort bien scénarisé. A ce titre, certains passages sont très forts, certains dialogues sans langue de bois sonnent fort et sonnent drôlement justes, ils en disent long sur la mentalité et le système de valeurs de ces gens qui semblent tellement déconnectés de la vie réelle qu’ils nous appellent « les vrais gens ». Les personnages ne sont pas vraiment manichéens, ni des parfaits salauds assumant cyniquement leurs actes, ni des idéalistes osant refuser l’inacceptable. Ce sont juste des hommes et des femmes (mais surtout des hommes) qui pensent à eux avant de penser aux autres, à leurs intérêts propres avant de penser à l’intérêt collectif. Ils font quelque chose qu’ils savent pertinemment être mal et ils composent tant bien que mal avec leurs scrupules, ils se cherchent des excuses, se défaussent sur l’autre et le système, sombrent parfois dans le déni aussi… C’est un des points forts du film, je trouve, la vraie complexité des personnages personnifiée par celui qu’interprète (magistralement comme toujours) Kevin Spacey. Il est le plus brillant d’une bande d’acteurs impeccables : Stanley Tucci, Demi Moore, Jeremy Irons, Paul Bettany. Cependant, comme je le disais plus haut, je ne peux pas de départir d‘une impression d’inachevé devant « Margin call », et la fin du film, brutale et complètement décalée n’aide pas ! Peut-être que c’est l’effet « huis clôt sur 24h » qui rends ce film un petit peu étouffant par moment. Peut-être aussi qu’on aimerait en savoir un peu plus sur « l’après », comment cette banque va être jugée (ou pas) par l’Histoire et le pouvoir politique pour avoir fait ce qu’elle a fait. Et puis, parce qu’il s’agit d’un film américain, on ne pouvait sans doute pas espérer plus dans la dénonciation du système, dans la dénonciation d’un système de valeurs aussi, d’un système qui rémunère si bien des gens si inconscients et si cupides.
Avec la crise économique sans précédent qui a frappé le monde, nos potes financiers n’ont pas été en odeur de sainteté ces derniers temps et ce n’est pas Margin Call qui va arranger leurs affaires ! Projeté en plein cœur d’une firme, nous devenons ainsi les témoins des grandes manœuvres des hautes sphères pour dissimuler une légère anomalie qui se chiffre tout de même à des millions de dollars. Le film devient alors un huis-clos plein de tensions mené par un casting impressionnant réunissant Harvey Keitel, Demi Moore, Paul Bettany ou encore Jeremy Irons qui redonne un léger coup de fouet à l’intrigue. Pas mauvais en soi, le sujet commence par contre à lasser et sans vraiment trouver le temps long, certains passages apparaissent presque creux ; à voir si vos finances vous le permettent.
Casting grandiose, thème réel et bien traité, un rythme alterné (parfois un peu trop plat à mon goût), Margin Call marque les esprits et laisse vraiment à réfléchir. Contrairement, à certaines critiques, je ne pense pas que le scénario amène à s’apitoyer sur le sort des traders. Chaque personnage a son propre comportement face aux évènements, et s'adaptent en conséquence, selon leur caractères et leur position hiérarchique. A conseiller vivement.
Malgré un bon casting et une photographie soignée, le sujet est eennuyant et les personnages sont stéréotypés au possible.spoiler: Le pire reste la scéance d'explication de la "prise de risque"; une reprise déconcertante du film catastrophe (du type intervention du scientifique sur la fin du monde) mais sur fond d'économétrie financière....vous aurez compris c'est ennuyant.....
C'est vraiment dommage quand on voit la richesse que pourrait constituer des scénarios plus réaliste (Kierviel, bearings, enron....). Ce film aurait gagner à embaucher un ou deux traders pour éviter de sombrer dans le ridicule.
Rien à voir avec une énième reprise des tracas d’un Wall Street hasardeux. Tout le contraire. Margin Call, film catastrophe, d’un système qui se croit inébranlable et qui s’effondre faute de réelles fondations. Scénario remarquable et solide, servi par une mise en scène adéquate. La tension reste forte du début à la fin du film. Pour un premier film J.C. Chandor choisit de nous entraîner du côté obscur, sombre et répugnant de la haute finance. Réussite totale. Les comédiens tous excellents augmentent le plaisir de ce grand moment de cinéma. Une très belle surprise et des récompenses largement méritées. À voir sans hésitation. http://cinealain.over-blog.com/article-margin-call-104189392.html
A la sortie du film je me suis dit qu'il fallait que j'aille me renseigner sur les autres films de ce réalisateur J. C. Chandor tant il y a une maitrise dans la mise en scène aidé par un casting de rêve à la hauteur de ce film où l'avenir du monde se joue dans cette tour. Il faudra que je patiente ! Réussite totale sur l'approche. Pour une fois les financiers ne passent pas que pour des flambeurs et des "méchants" et l'aspect humain l'emporte sur le langage technique et les chiffres. Beaucoup de métaphores qui sonnent justes. Du très bon.
Loin des clichés et des convenances, du politiquement correct et de la sentimentalité naïve, le film Margin Call, plutôt réaliste, mérite le détour. Le film est prenant, sans temps mort, la réalisation serrée. La distribution semble judicieuse, les acteurs très bons. A voir et à revoir!
Un film qui se veut didactique pour décortiquer les prémices d'un cataclysme boursier. Il faut bien reconnaître qu'il est nécesaire d'être un tantinet attentif pour enregistrer le jargon financier émaillant ici ou là le déroulé de cette tragédie frappant le Marché actions/obligations. On asticote, on boursicote on ergote et la cote vous jette dans la flotte tout un pan du monde des affaires. Les acteurs dans des rôles se résumant à celui d'auditeurs dépassés par les évènements sont tous convaincants. Et tous se laissent entraîner par le froid et implacable calcul du big boss interprété excellemment par un Jeremy Irons "atterrissant" en fin de parcours.
Voici un film traité un peu comme un "documentaire", extrêmement bien interprété avec une quasi unité de temps et de lieu, mais long, long..... décortiquant très bien le mécanisme de cette vaste arnaque qu'est le monde de la finance..... Dire que j'ai été emballée, non, mais à voir pour le côté justement "documentaire" du film.... même si on n'apprend finalement rien de bien nouveau car on se doute que cela se passe ainsi et que la cupidité n'a aucune limite.