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Poussin 2000
4 abonnés
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4,0
Publiée le 6 septembre 2020
Soyons clair, sur le sujet, j'ai préféré "Les autres" et "Le 6ème sens" à la maison des ombres, mais j'ai quand même aimé, et je l'ai regardé avec plaisir, donc aux amateurs du genre, je le conseille fortement. A voir et à revoir.
J'ai bien aimé cette femme libre et indépendante. On est alors dans les années 1920 et ça surprenait encore tout le monde qu'une femme puisse être cultivée. Sa solitude la rend touchante. Sa lucidité aussi. "Je n'ai jamais été heureuse dans ma vie". Cette chasseuse de fantômes (détestant les charlatans, l'un n'empêche pas l'autre visiblement) va être confrontée dans ce pensionnat lugubre (comme toujours avec ce genre d'endroit non ? Quand des enfants sont séparés de leurs parents...) à ses propres démons. Une tragédie familiale qui va remonter à la surface. Pour le CPE de l'école qui l'a fait venir ici, ce sont les souvenirs douloureux de la Première Guerre Mondiale. Plus que cette histoire de fantôme et de maison hantée, ce sont vraiment ces deux personnalités fragiles qui m'ont le plus plu et l'histoire d'amour qui émerge lentement. Le climat malsain m'a paru secondaire. Et, pour tout dire, même moins intéressant.
Voici un sympathique drame psychologique sur fond de paranormal.
Le film rappelle évidemment Les Autres (2001) tant sur le fond que sur la forme.
Ici, la production du film insiste sur l’aspect so british, avec son casting, sa campagne et son immense château où se déroule l’intrigue.
La mise en scène et les costumes rappellent toutes les reconstitutions britanniques type Downton Abbey, signe de la qualité de la reconstitution. Ici, dans les années suivants la première Guerre Mondiale.
L’une des bonnes idées du film, est de ne jamais jouer avec le jumpscare façile : les personnages ayant vu des fantômes lui coure après, plutôt que de s’enfuir, et s’agissant d’adultes, c’est beaucoup plus réaliste et plausible. Le fait que l’héroïne soit une femme indépendante qui ne croit pas dans le surnaturel aide également.
Si le casting est correct, avec la belle Rebecca Hall, et le solide Dominic West, on retrouve les deux autres rôles incarnés par Imelda Staunton (Harry Potter) ainsi que le jeune Isaac Hempstead Wright, l’année précédent de sa venue dans la série Game of Thrones.
Le film est réalisé de manière plutôt subtil, évitant les raccourcis ou facilités scénaristiques propres aux films de série B d’épouvante.
Encore une fois, le film se focalise sur le passé torturé des adultes, et le fantastique n’est qu’un élément déclencheur d’évènement.
Je reste déçu par le dénouement, qui n’est pas aussi construit qu’avec Les Autres, Identity ou Usual Suspects.
Si le casting est tout à fait correct, une Gemma Arterton et un Ioan Gruffudd aurait apporté beaucoup plus au film.
Une oeuvre de qualité, mais loin de renouveler le genre.
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5,0
Publiée le 14 juin 2020
La Maison des Ombres est la meilleure histoire de fantômes à l'ancienne faite dans les temps modernes depuis The Others. Pour moi le film était si puissant émotionnellement avec une histoire captivante de perte, de solitude et de peur. Ce n'est pas le type de film d'horreur qui se concentre vraiment sur la peur. Les points forts du film sont son atmosphère, son suspense efficace et ses performances impeccables. Rebecca Hall joue Florence Cathcart, une femme qui démasque les canulars qui est appelée dans une pension pour enquêter sur une étrange activité paranormale. Le reste de la distribution été formidable, notamment Dominic West qui joue Robert Mallory et Imelda Staunton qui donne une performance déchirante en tant que gardien Maud Hill. Le réalisateur et scénariste, Nick Murphy montre un vrai talent dans son premier long métrage. Sa capacité à capturer l'émotion est à couper le souffle. Dans l'ensemble, The Awakening marche beaucoup sur des terrains familiers mais il y a un vrai talent devant et derrière la caméra que vous pouvez vraiment apprécie. Le réalisateur aurait pu utiliser quelques frayeurs de plus mais celles qui nous étaient données étaient effectivive. L'action, les personnages, le suspense et la tournure surprenante de l'histoire font que je conseille ce film...
Je l'avais vu à sa sortie en version originale sous le titre de The Awakening. Je le revois aujourd'hui en V.F. et je me souviens d'une histoire de femme féministe dévoilant les charlatans en matière de fantomes. C'est très intéressant de voir les Ghostbusters et les techniques qu'ils utilisaient à l'époque. Mais en réalité il y a trop de clichés, lapin, ectoplasmes qui n'apparaissent que sur des photos etc...Le film n'accélère jamais comme il se doit, mais il reste un exemple bien joué et joliment monté d'un thriller supernaturel à l'ancienne. La BBC me decoit rarement, trois étoiles pour la reconstitution et l'ambiance du pensionnat.
Pas de gore, pas non plus d’angoisse savamment distillée. Il ne reste pas grand chose à part l’histoire d’amour convenue et un scénario à dormir debout. Passez votre chemin.
Bon film. Des efforts évidents sur le scénario pour tenter de se démarquer du film de fantôme classique, ce qui en soit mérite d'être salué. Les moments de terreur sont plutôt réussis, et, même si certains d'entre eux sont trop téléphonés et rappellent des séquences vues des centaines de fois dans les films d'épouvante, ça marche quand même. Le film rattrape ces moments trop grossièrement prévisibles par d'autres qui le sont nettement moins, surtout au niveau scénaristique. L'atmosphère est travaillée et le réalisateur n'a pas abusé de scènes de nuits, et parvient à soutenir l'angoisse au grand jour.
Ce film, réalisé par Nick Murphy et sorti en France directement en DVD en 2012, n'est pas mal du tout ! Je dois dire que j'en suis assez surpris car même si je reconnais que le scénario n'est pas très novateur, je m'attendais à une énième histoire de fantômes abusant des jump-scares. Dans les années 20, une écrivaine et scientifique est invitée par un professeur d'histoire afin de chasser un prétendu fantôme rodant dans un pensionnat. Le synopsis n'est certes pas original mais malgré tout, si on aime les films du genre, il donne envie ! Effectivement, le fond est ici assez banal et la forme est une sorte d'hybride entre "L'Orphelinat" et "Les Autres" mais pourtant, si on n'en demande pas beaucoup, cela fonctionne ! Le film comporte certes des jump-scares mais finalement assez peu dans l'ensemble, le tout repose surtout sur l'ambiance inquiétante et l'esthétique très froide du film. Ce genre de film étant aujourd'hui assez rares, face à des "Conjuring" ou des "Insidious" qui abusent des jump-scares, je suis plutôt content de trouver un film devant lequel j'ai de réels frissons (au sens littéral du terme) ! Je trouve en effet que le film est à ce niveau-là vraiment bien travaillé, nous avons tout un tas de scènes réellement inquiétantes qui plongent petit à petit le spectateur dans l'angoisse et la paranoïa. Si l'idée de base est assez peu originale et déjà-vu, le scénario est quant à lui assez bien mené, surtout en ce qui concerne la fin, même si cette dernière peut être en partie assez prévisible, je la trouve tout de même très bonne et assez inventive. Malgré tout, le film comporte malheureusement quelques longueurs qui provoquent de l'ennuie et l'écriture du personnage principal est un peu bancale et possède quelques incohérences face aux principes qu'elle essaye d'avoir. Mais ce n'est malgré tout pas tellement gênant pour ce genre de production, nous savons de toute façon d'entrée de jeu que cela ne va pas être du grand art. La réalisation est quant à elle très classique mais les décors sont très réussis. En ce qui concerne les acteurs, nous avons principalement Rebecca Hall, Dominic West, Imelda Staunton et Isaac Hempstead-Wright qui jouent bien, tout simplement. "La Maison des Ombres" n'est donc clairement pas le film qui va révolutionner le genre mais il reste bon dans l'ensemble.
Ce film me fait penser à "Les autres" qui ne voyait pas forcément la réalité en face au début mais qu'au fil du film ils se posaient des questions. Ce film est extrêmement bien réaliser, original et avec une bonne phylosophie. Dommage qu'il n'a pas été plus populaire, heureusement que Netflix est la !!!
Dans les années 1910 à 1920, le spiritisme battait son plein comme une réponse à une société de plus en plus soumise à la machine. Avec lui son lot de charlatans de tous poils désireux de profiter d'âmes sensibles le plus souvent à la dérive suite à la perte d'un être cher. Aux Etats-Unis, le magicien Harry Houdini avait entrepris sur tout le territoire une traque sans merci de ces escrocs qui avaient pignon sur rue pour la plupart. Nick Murphy, réalisateur de télévision anglais s'intéresse au phénomène à travers son développement en Angleterre et le parcours d'une jeune romancière (Rebecca Hall) qui s'est spécialisée dans la chasse aux imposteurs. Quand elle est sollicitée par le directeur (Dominic West) d'un internat situé dans le comté de Cumbria au sujet de l'apparition récente d'un fantôme terrorisant les pensionnaires, c'est avec l'assurance de trouver rapidement réponse à la question qu'elle accepte le voyage jusque dans le Nord-Est de l'Angleterre, munie de tous ses appareils de mesure des champs magnétiques. Mais les choses vont rapidement prendre un tour très personnel ramenant la jeune femme à un trauma vécu dans son enfance. L'architecture du scénario plutôt bien construite apporte une solide consistance à cette "Maison des ombres" qui surfe sur le retour en force des films de maison hantée depuis le succès critique et commercial du remake des "Innocents" de Jack Clayton (1960) par Alejandro Amenabar en 2001 avec "Les autres". On peut juste regretter que le jeu des acteurs soit un peu terne et surtout que le rebondissement final soit mal utilisé en amont pour faire monter la tension d'un spectateur qui reste donc sur sa faim une bonne partie du film. Nick Murphy a ainsi raté une occasion unique de faire son entrée dans la liste des réalisateurs étrangers au savoir-faire reconnu (Alexandre Aja, Jaume Collet-Serra, Andrès Muschetti) que les producteurs américains débauchent pour monter des films de genre à budget modeste. Dommage.
Très agréablement surpris par ce film a l'atmosphère pesante et a la photographie sombre , un scénario intelligent qui nous mène en bateau tout au long du film avant de nous surprendre lors du dénouement final inattendu et remarquablement efficace ! l'actrice est superbe et les second rôle sont tous très bon ! Très bon film ! 16/20
Un film relativement classique et terriblement morne qui déroule un procédé, les rebondissements n'ont que peu d'effets et le dénouement "brille" par son invraisemblance, je m'attendais à plus de recul vis à vis des diverses apparitions, pourtant l'introduction ne manque pas d'ironie (qui rappelle un peu celle de Ouija 2) dans son aspect contre-pied des poncifs du genre. En fait j'ai eu sans cesse cette sensation de déjà vu (notamment parce que la période goldée du cinéma d'horreur espagnol était passée), même si quelques petits frissons s'opèrent bien de temps à autre, il faut dire que la mise en scène est correcte et que les acteurs ne tombent jamais dans l'excès, tout cela aurait pu être bien plus raté, mais bon j'en ressors surtout de l'ennui.
Une pale copie des Autres avec ambiance rétro (réussie), fantomes et twist final. Mais le scénario part un peu (beaucoup) dans tout les sens, pas de scène pour faire monter la pression (on s'endort un peu car les moments sensés nous faire sursauter sont inexistants) et le twist, même si il dénote une certaine recherche d'originalité, ne nous laisse pas non plus bouche-bée. Et si c'est le cas, c'est juste parce qu'on était en train de bailler une énième fois depuis la fin de la scène d'ouverture (qui elle pourtant éveillait notre curiosité).
Bon film surprenant ! Quand on apprend l'histoire on tombe de haut, le suspense est bien tenu. Ce film est un croisement entre "l'orphelinat" et "les autres".