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Ghibliste
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4,0
Publiée le 27 novembre 2014
"Polisse" est une sorte de docu-fiction à la fois émouvant et percutant. C'est très rythmé, on n'a pas le temps de s'ennuyer, faut dire que c'est à un enchaînement d'affaires, de témoignages, pas toujours liés entre eux auxquels on assiste... C'est d'ailleurs le défaut majeur que l'on pourrait lui reprocher : son manque de liant. Les dialogues sont excellents, parfois drôles - eh oui y a pas mal de second degré -, zéro concessions, on s'y croirait ! Les comédiens sont très bons, rien à redire là-dessus, avec une mention spéciale pour Joey Starr, grande révélation de ce "policier" ! Le dénouement laisse sans voix. Pas Lisse.
On l'attendait, Polisse, le dernier film de Maiwenn ! Encensé à Cannes, auréolé d'un prix du jury, on était en droit d'espérer une oeuvre de qualité.
La déception est grande. Polisse a cette particularité de verser dans une sorte de boursouflure bipolaire : que ce soit dans une surenchère de misérabilisme qui s'apparente parfois à du sensationnalisme médiatique, on alors dans l'humour excessif et vulgaire qui prend source dans la démesure des sous-intrigues.
Certaines séquences relèvent de la prise d'otage émotionnelle, alors que d'autres ont davantage recours à un humour presque franchouillard (le parallèle avec les Petits mouchoirs est assez inévitable).
Le problème, c'est que ces excès ne fonctionnent pas car le premier versant est utilisé comme faire-valoir à l'autre tant l'humour se complait dans le minimalisme et le cliché.
Cette galerie de lieux communs, voilée sous l'étiquette "basé sur des faits réels", trouve son apologie dans des personnages caricaturaux, des situations improbables, et dans un final absolument odieux.
Ici, tout est calculé, tout est calibré pour plaire, probablement afin de cacher la vacuité d'un propos simpliste et faiblard : Maiwenn est fascinée par l'emploi-sacrifice.
Alors que retenir de ce Polisse ? Pas grand-chose : peut-être la performance étonnante de Joeystarr, l'inégal intérêt documentaire (mais qui se fait aux dépens de l'intérêt cinématographique).
Commençons par le commencement, c'est à dire le scénario. Ecrit par Maïwenn et Bercot, il est digne de la pire des séries télévisées (au hasard Plus Belle La Vie), ou d'un mauvais télé-film au cas échéant, un petit problème, nous sommes au cinéma. Le film relate donc la vie de policiers de la brigade de protection des mineurs qui luttent contre les innombrables vicissitudes subies par les enfants : traque de pédophiles, appréhensions de parents soupçonnés de maltraitance avec témoignages d'enfants à l'appui, suivi d'adolescents pickpockets ou en dérive sexuelle. Plongés dans cet univers délétère, ces policiers tentent d'accorder leur dur labeur quotidien avec leur vie privée. Une jeune photographe (Maïwenn) est envoyée faire un reportage photo dans l'unité en charge des affaires de mœurs. Ces policiers donc, sont présentés comme des héros vivants, d'autant plus qu'eux même ont leur propres problèmes (insurmontables !), entre un alcoolique, un malheureux marié et une anorexique, mais tous excellent comme policiers (on appréciera l'esprit critique de Maïwenn). La réalisatrice a probablement essayé de nous faire rentrer dans le film à la manière d'un Hitchcock, où le spectateur, comme le personnage principal est clouée sur sa chaise, ici, nous sommes dans le regard de Maïwenn (omniprésente !) et bien malgré nous, nous ne voyons que ce qu'elle voit. Photographe, elle immortalise des clichés... Cogitez bien le mot, car il est très révélateur. Alors oui, peut-être que certaines histoires (mais appelons-les épisodes, restons dans la série), si abjectes soient elles, reflètent la réalité et le quotidien de cette brigade des mineurs, mais on peut déplorer l'instrumentalisation que Maïwenn fait des enfants dans ce film. Car la réalité, c'est qu'elle se contre-moque de savoir comment vivront les Roms arrachés des bras de leur parents, le film n'est pas centré sur le sort des enfants, non, le film est centré sur l'issue de la procédure de divorce que Nadine a entamée. Les dernières minutes du film sont centrées sur le mal-être de la femme, et non sur les agressions commises sur un enfant gymnaste, qui ne sert qu'à amplifier le premier sujet. Un voyeurisme pour rien, et une instrumentalisation indigne des enfants au profit du scénario, de la réalisation, de Maïwenn, et, injustifiable, de l'intrigue, qui est centrée sur Maïwenn et son égo. Répugnant.
Entre film et documentaire, Polisse nous raconte la vie des policiers de la brigade de protection des mineurs. Et la ou le film est intelligent c'est qu'il montre les effets de leur vie professionnelle sur leur vie personnelle et qu'il n'est pas manichéen. La réalisation est bonne ainsi que les dialogues et l'immersion. La grande force du film vient de son casting exceptionnel ou chaque acteur joue à merveille son rôle ce qui nous donne des scènes choques et poignantes. Le problème avec ce genre de film qui se veut très proche de la réalité c'est que l'on se demande parfois ou commence la réalité et où commence la fiction. En effet certaines répliques sèment le doute car elles paraissent impossibles à entendre de la part de policiers. Mais ce qui m'a le plus déçu c'est la fin qui est un peu bâclée à mon gout même si elle ne nuit pas à la qualité du film. Polisse est un film à voir mais pas à considérer comme étant la réalité.
Maïwenn signe avec "Polisse" un film particulièrement original, nous plongeant au coeur du quotidien de la Brigade de Protection des Mineurs. On a tout de suite l'impression que ce drame ne veut rien nous cacher et décrire au maximum la vie hors du commun de ces personnages communs. Le casting est varié présentant des acteurs multiples tels JoeyStarr, Karin Viard, Marina Foïs, Emmanuelle Bercot, Jérémie Elkaïm et beaucoup d'autres, ce casting est vraiment réussi. Le scénario présente une multitude d'anecdotes pouvant être choquantes, en effet le spectateur est totalement dépourvu face à des faits qui paraissent impensables. Le film a pourtant une fâcheuse tendance à vouloir à tout prix impressionner le spectateur, quitte à perdre en crédibilité, c'est le cas pour la scène finale. "Polisse" reste un très bon film, méritant ses nombreuses récompenses.
Son allure de documentaire ferait presque oublier que "Polisse" est avant tout une fiction. En totale immersion dans une Brigade de Protection des Mineurs (tel son personnage de photographe, témoin comme nous spectateur), Maîwenn, réalisatrice, oscille entre le sordide des faits dont fait l'objet cette brigade et des relations fortes, parfois explosives, de ces policiers, victimes collatérales des excès qu'ils côtoient dans leur quotidien. Entre pitié, rage, délire, rire, connivence, abattement ou espoir: ce film trimballe intelligemment toutes sortes de sentiments dont on ne peut être insensible. Désordonné parfois, un peu contemplatif et sûr de lui, cet "L627" version 2011 surpasse ces quelques défauts sans baisse de rythme, certaines situations borderline, ainsi que ses personnages constamment sous pression, nourrissent un scénario parfaitement maîtrisé, absolument pas avide en rebondissements et (mauvaises) bonnes surprises. Une distribution impressionnante, faîte d'interprètes aussi réalistes qu'on en oublierait que certains sont des acteurs confirmés, complète la réussite totale de ce film. En tête: K.Viard, M.Foïs, et l'insoupçonné J.Starr. Surprenante et captivante, cette polisse est un sans faute.
Un film hautement imparfait, mais qui possède une telle énergie et une "envie de", que l'on passe au-dessus de ses nombreux défauts, comme la direction d'acteur, des situations trop cliché, Joeystar qui tire un peu trop la couverture ou dérape parfois hors sujet (la scène ou il se prend la tête dans ses mains, puis pleure, puis propose de le prendre chez lui en attendant quand le petit garçon est placé en foyer mais pas sa mère est hors propos : impossible de travailler dans un tel service quand on a des réactions aussi extrêmes) sous le regard complaisant de son ex-amante scénariste/réalisatrice. Malgré le sujet dramatique, on rigole aussi énormément, plus que dans certaines comédies faites pour rire!
Maïwenn nous plonge avec plus ou moins de maîtrise dans l'univers de la police française où s’entremêlent pleurs et rires. Côté casting, Karin Viard et Marina Foïs sortent du lot.
Des dialogues hurlants de justesse, des personnages auxquels ont s'attache immodérément, une histoire à laquelle on croit très fort... À voir absolument.
Extrêmement déçu par ce navet sans nom qui portait pourtant sur un sujet intéressant que seulement peu de producteurs n'osent traiter. On aurait pu espérer de ce film, qui a tant été récompensé aux césars, qu'il traite ce sujet avec finesse. Or, le scénario de ce film ne présente aucun fil conducteur, nous assistons tout au long de ces deux heures de film à une succession d'échanges verbaux entre collègues (poussant le cliché du policier nerveux qui cherche à se faire respecter à son paroxysme) et à une multitude d'interpellations, banalisant ainsi les délits commis et avortant la compassion qu'on aurait pu (et dû) avoir pour ces enfants traumatisés. Pire, certains passages nous mènent même à croire qu'il ne s'agit en fin de compte pas d'une faute si grave que cela, notamment à la fin du film avec le passage douteux de l'enfant victime d'attouchements qui avoue bien aimer son agresseur et qu'on retrouve très joyeux à la fin du film...
On retiendra donc que ce film, n'ayant aucun intérêt cinématographique, n’intéressera que les amateurs de 90min enquêtes, recherchant uniquement l'adrénaline d'une intervention musclée ou d'une grosse bataille de testostérone entre collègues sans se fier au déroulement de l'histoire (qui est d'ailleurs inexistante) ni à la prise de position du scénariste.
Sans réelle histoire, «Polisse» n’est qu’une succession de scènes bluffantes de réalisme reflétant le quotidien d’une unité de la Brigade de Protection des Mineurs. La caméra s’incruste au sein du commissariat et se focalise essentiellement sur les réactions et les états d’âmes des policiers tout en délaissant celles des victimes. Ce parti pris de Maïwenn fait que son long-métrage ressemble plus à un documentaire sur la profession qu’à un simple film. C’est à la fois dur, sordide, brut, perturbant et drôle. Et que dire du casting : Karin Viard, Joey Starr, Marina Foïs, Nicolas Duvauchelle, Karole Rocher, Emmanuelle Bercot, Frédéric Pierrot, Naidra Ayadim, Arnaud Henriet et Jérémie Elkaïm se sont tellement bien fondus dans leurs rôles que l’on oublie qu’ils ne sont finalement que des acteurs. Seul le personnage joué par la réalisatrice fait défaut. Un très bon et étonnant film.
Pour commencer, ce film m'a fait penser à "Entre les murs" Ce film parle de minorités ... un film trop "social" à mon goût parodiant la police. Je ne pense pas que ce film soit commercial, il est avant tout mal réalisé, des acteurs qui s’ennuient en participant à une histoire qui avance péniblement... Je me demande de manière objective ce qui a valu à ce film autant de distinctions ... J'espère que Joey Starr va mettre un terme au cinéma ! Je suis désolé mais ce film ne vaut pas 0,5/5
Drame poignant et révélateur, Polisse oscille constamment entre comédie noire et drame transperçant. Maïwenn cherche à montrer la jeunesse, à montrer une France qui se cherche, une France pleine de diversité, mais également haineuse. Les meilleurs passages du film sont ceux qui entourent les enfants, les interrogatoires, les rencontres, les plaintes, lorsque Maïwenn se lance dans du relationnel non établi. Cependant lorsque Polisse se concentre sur ses protagonistes, sur leurs histoires d’amour, leurs embrouilles, le long métrage perd de sa saveur et de son impact. Les acteurs sur-jouent parfois, trouve le juste ton à d’autres instants. Mais Polisse est incontestablement un film français majeur.
Un film coup de poing, un tantinet naïf, profond et sombre, réactionnaire. Des scènes bouleversantes, d'autres plus drôles. Gros casting impeccable dans son interprétation à l'image de Joey Starr et Karin Viard que je ne supporte pourtant pas. Dans le mille.
Viens de me visionner « Polisse » - « Un Fim de Maïwenn »-. Bin bondieu j’en ai enduré. J’en avais enduré d’autres, mais rarement, et rarement autant. Alors, en gros, le sujet, c’est : Les Etats d’Ame des Flicards. Ah, les braves et bons flicards, tout juste s’ils n’ont pas des fleurs dans les cheveux. Pour faire passer cette pantomime, fallait bien le plus raccoleur des sujets –j’ai nommé : la pédophilie. Ca, ça devait payer à tous les coups. CQFD : ça A payé . Pas UN regard de psy, d’A.S., de pédophile ni même de maton là-dedans. Non. La caméra n’est QUE du côté des flics. Il faut attendre 01h55 pour trouver UNE minute de grâce à cette ordure. Mais rassurez-vous, braves gens : ça ne dure qu’UNE minute. Ensuite, vous avez droit au « happy end ». Ou presque. Des acteurs fantastiques –j’espère que Joe Starr a été payé en « indulgences » à valoir sur ses prochaines gaffes, genre baffes dans la gueule de son singe ou de sa femme (ce qui doit être pour lui équivalent…), au service d’une MERDE propagandiste. Dormez tous bien, la Polisse veille sur vous. Je vous souhaite de ne JAMAIS passer 36 heures en garde-à-vue.